Leçon 1 15 janvier 1964 Leçon 2 22 janvier








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…que c’est avec celle–ci qu’il saute les frontières de ce domaine maintenant transformé en […],

qu’il commence, autour, l’incantation.
Car s’il est vrai de dire que le signifiant est la première marque du sujet, comment ne pas l’appliquer ici et du seul fait que ce jeu s’accom­pagne d’une des premières à paraître des oppositions phonématiques scandant son acte involutif…

c’est–à–dire d’alternances restitutives

…com­ment ne pas reconnaître que…

ce à quoi cette opposition s’applique en acte

…c’est là que nous devons désigner le sujet. Nommément dans la bobine à quoi ultérieurement,

nous donnerons son nom d’algèbre laca­nien sous le terme de (a).
Il en reste bien que l’ensemble de l’activité symbolise la répétition, non pas du tout d’un besoin qui en appellerait au retour de la mère et qui se manifesterait tout simplement dans le cri, mais de son départ comme cause d’une Spaltung dans le sujet, celle que surmonte une alternative qui est un vel :

fort–da qui est un « ici ou » et qui ne vise en son alternance que d’être fort d’un da et da d’un fort.
Mais ce qu’il vise, c’est ce qui essentiellement n’est pas là en tant que terme représenté, car c’est le jeu qui est le Repräsentanz de la Vorstellung.

Que deviendra la Vorstellung quand ce Repräsentanz de la mère à nouveau…

dans son dessin marqué des touches,

des gouaches du désir,

…le Vorstellungsrepräsentanz manquera ?
« J’ai vu, moi aussi, vu de mes yeux dessillés par la divination mater­nelle, comment l’enfant, traumatisé par mon départ malgré un appel précocement ébauché de la voix et désormais plus renouvelé pour des mois entiers, j’ai vu bien longtemps après encore quand je prenais ce même enfant dans mes bras, je l’ai vu laisser aller sa tête sur mon épaule pour tomber dans le sommeil seul capable de lui rendre l’accès au signi­fiant vivant que j’étais depuis la date du trauma. » 33
Ce dessin qu’aujourd’hui je vous ai donné de

la fonction de la τύχη [ tuché ], vous verrez qu’elle nous sera essentielle pour interpréter, pour diriger,

pour rectifier, ce qu’est le devoir de l’analyste dans l’interprétation du transfert.
Qu’il me suffise d’accentuer aujourd’hui que ce n’est point en vain que l’analyse se pose comme modulant d’une façon plus radicale ce rapport de l’homme

au monde qui s’est longtemps pris pour « connaissance ».
Si elle se trouve si souvent, dans les écrits théoriques, rapportée à je ne sais quoi qui se découvrirait comme analogue à la relation de l’ontogenèse à la phylogenèse, qu’on ne s’y trompe pas :

c’est par une confusion.
Et l’ontogenèse psychologique, nous montrerons la prochaine fois que toute l’originalité de l’analyse est de la centrer, non pas sur ces pré­tendus stades qui n’ont littéralement aucun fondement repérable dans le développement observable en termes biologiques.

Si ce développement s’anime tout entier de l’accident, de l’achoppement, de la τύχη [ tuché ] […] c’est dans la mesure…

et c’est ce que je voulais pointer aujourd’hui

…où la τύχη [ tuché ] et ce qu’elle vise nous ramènent au même point où la philosophie présocratique cherchait à motiver le monde lui–même.
Il lui fallait quelque part un clinamen34 et DÉMOCRITE…

quand tenté de le désigner, se posant déjà comme adversaire d’une pure fonction de néga­tivité

…pour y introduire la pensée, nous dit :
« Ce n’est pas le μηδεν [ meden ] qui est essentiel »…
Et vous montrant que, dès le début…

dès l’ori­gine de ce qu’une de nos élèves appelait l’étape archaïque de la philoso­phie

…les jeux de mots, la manipulation des mots était utilisée tout comme au temps de HEIDEGGER :
…« ce n’est pas un μηδέν [ meden : zéro ], c’est un δεν [ den : sans ] »
Ce qui, vous le savez, en grec est un mot forgé.

Il n’a pas dit ἕν [ en : un ] pour ne pas parler de l’ὄν [ on : pronom possessif : son ], il a dit quoi ?
Il a dit, répondant à la question qui est la nôtre, celle de l’idéalisme :

« rien peut–être ? ».
Il n’a pas répondu :
« peut–être rien »
mais pas [ non plus ] :
« rien ».

19 février 1964 Table des séances

Je continue en essayant de vous mener à la fonction,

dans notre découverte analytique, de la répétition.

Je tends à vous marquer que ce n’est pas là notion facile à concevoir dans l’accession,

dans la pratique que nous lui donnons.
Wiederholung vous ai–je dit – et déjà assez…

pour accentuer ce qu’elle implique…

dans la référence étymologique de « haler » à nouveau

…de connotation lassante.
« Tirer » quoi ?
Peut–être, jouant sur l’ambiguïté du mot « tirer » en français : « tirer au sort », ce Zwang [ contrainte ] nous dirigerait alors vers quelque chose comme la carte forcée, et après tout s’il n’y a qu’une seule carte dans le jeu, je ne puis en tirer d’autre !
Le caractère d’ensemble

au sens mathématique du terme

…qu’a la bat­terie signifiante…

qui l’oppose à l’indéfinité du nombre,

du nombre entier par exemple

…peut nous permettre de concevoir un schéma où cette fonction de la carte forcée tout de suite s’applique.
Si le sujet est le sujet du signifiant – déterminé par lui – on peut imagi­ner le réseau synchronique

tel qu’il donne, dans la diachronie, des effets préférentiels.
Et entendez bien qu’il ne s’agit même pas là d’effets statistiques imprévisibles mais que c’est la structure même de ce réseau qui en implique les retours.
C’est là, la notion qu’a pour nous…

à travers l’élucidation de ce que

nous appelons les « stratégies »

…c’est là, la figure que prend pour nous l’αύτόματον

[ automaton ] d’ARISTOTE. Et aussi bien, c’est par automatique que nous traduisons ce Zwang de la Wiederholung,

Zwang : la compulsion de répétition.
Je vous donnerai, en son temps, les faits qui suggèrent que dans le fait, dans un fait observable, en certains moments de ce monologue infantile,

imprudem­ment, faussement qualifié d’égocentrique,

ce sont des jeux proprement syntaxiques…

je vous le répète : je vous montrerai

cela plus tard, là où cela a été relevé particulièrement ingénieu­sement

…et donc relevant du champ que nous appelons préconscient, qui font, si je puis dire, le lit de la réser­ve inconsciente

« réserve » dans le sens de réserve d’Indiens

…à l’intérieur de notre réseau social.
La syntaxe bien sûr, est préconsciente, mais ce qui échappe au sujet c’est que sa syntaxe se constitue

en rapport avec certaines réserves incons­cientes.
Dans l’effet de remémoration disons–nous…

mémorialisation insistais–je plus précisément

…qui consiste pour le sujet à raconter son histoi­re, il y a là – latente – ce qui commande à cette syntaxe, pour avancer, de se faire de plus en plus serrée

par rapport – à quoi ? – à ce que FREUD au départ

de sa description de la résistance psychique

nous appelle un « noyau ».
Que ce « noyau » se présente d’abord comme se référant à quelque chose de « traumatique » n’est après tout qu’une approximation.
Il est clair d’abord qu’il faut, pour nous, distinguer la résistance du sujet de cette première résistance du discours s’il procède dans le sens

de ce serrage autour du noyau.

Car « résistance du sujet » n’implique que trop que nous y supposions un « moi », qui à l’approche de ce noyau n’est pas quelque chose dont nous puissions être sûrs que sa qualification de « moi » soit encore fondée.
Ce noyau, je vous l’ai dit, nous apparaît d’abord comme devant être désigné comme du réel, du réel en tant que l’identité de perception est sa règle.
À la limite il se fonde sur ce que FREUD…

quand il l’articule, l’énonce

…va jusqu’à pointer comme simplement une sorte

de prélèvement qui nous assure que nous sommes

dans la perception, par le sentiment de la réalité

qui l’authentifie.
Qu’est–ce que ça veut dire si ce n’est – du côté du sujet – ce qui s’appel­le l’éveil ?
Et c’est ce que j’ai essayé…

je le rappelle pour ceux à qui mon discours de la derniére fois n’aurait pas été suffisamment indi­quant, déterminant

…c’est pourquoi je reviens à dire que si

la dernière fois c’est autour de ce rêve que

j’ai commencé d’aborder ce dont il s’agit dans

la répétition, c’est bien parce que ce rêve si clos,

si fermé…

si doublement et tri­plement fermé qu’il est, puisque aussi bien il n’est pas analysé

…il n’est ici indicatif que par le choix qu’en a fait FREUD au moment où c’est du processus

du rêve dans son ressort dernier qu’il s’agit.
L’éveil, la réalité qui le détermine, est–elle

ce bruit léger contre lequel l’empire du rêve

et du désir se maintient, ou quelque chose d’autre qui s’exprime au fond de l’angoisse de ce rêve,

à savoir le plus intime de la relation du père au fils qui vient à surgir non pas tant dans cette mort, si je puis dire, que dans son au–delà,

dans ce qu’elle est au–delà, de ce fait dans son sens

de destinée ?

Je dis que quelque chose est figuré par ce qui arrive

« comme par hasard », quand tout le monde dort, à savoir :

le cierge qui se renverse,
– et le feu aux draps.
Il y a là le même rapport…

d’événement insensé, d’ac­cident, de mauvaise fortune

à ce dont il s’agit de poignant dans le sens,

quoique voilé, qu’il y a dans ce :

« Père, ne vois–tu pas, je brûle ? »
…il y a le même rapport entre l’un et l’autre,

que dans ce à quoi nous avons affaire :

dans une répétition qui pour nous se figure dans l’appellation de « névrose de destinée » de « névrose d’échec ».
Ce qui est manqué n’est pas adaptation,

mais τύχη [ tuché ], « rencontre ».
Disons au passage que ce qu’ARISTOTE formule…
– que la τύχη [ tuché ] est définie de ne pouvoir nous venir que d’un être capable de choix, de προαίρεσις

[ proairesis ] 35,
– que la τύχη [ tuché ] – bonne ou mauvaise fortune – ne saurait venir d’un objet inanimé ou d’un animal
…ici se trouve controuvé [ démenti, infirmé ] :

l’accident même de ce rêve exemplaire nous le figure.
ARISTOTE marquant ici la même limite qui l’arrête

au bord des formes extravagantes, monstrueuses,

de la conduite sexuelle, qu’il ne saurait qualifier que de τερατῶδες [ teratodes ] monstruosités.

Le côté fermé de la relation entre l’accident qui

se répète et ce sens voilé qui est la véritable « réalité »

et qui nous conduit vers le Trieb, la pulsion, voilà ce qui nous donne la certitude qu’il y a autre chose

pour nous dans l’analyse, qu’à démystifier l’artefact du traitement que l’on appelle « le transfert »

pour le ramener à ce qu’on appelle « la réalité » prétendûment toute simple « de la situation ».
Il ne semble pas qu’une valeur, même propédeutique, puisse se suffire de cette direction qui s’indique dans la réduction à l’actualité, si l’on peut dire, de la séance ou de la suite de séances, qu’il n’y a là qu’un alibi d’éveil, que la juste répétition doit être obtenu dans une autre direction que nous ne pouvons confondre avec l’ensemble des effets de transfert, mais qui sera justement notre problème quand

nous aborderons la fonction du transfert :

comment le transfert peut nous conduire au cœur de la répétition ?
C’est pourquoi il est nécessaire que nous fondions, que nous insérions, cette répétition dans cette schize même qui se produit dans le sujet à l’endroit de la rencontre, dans cette dimension caractéristique de la découverte analytique et de notre expérience, qui nous fait appréhender, concevoir le réel – dans son incidence dialectique – comme originellement malvenu,

et comprendre en quoi c’est par là qu’il se trouve

le plus complice de la pulsion chez le sujet.
Terme où nous arriverons en dernier,

car seul ce chemin parcouru pourra nous faire concevoir de quoi il retourne, radicalement, dans la pulsion.
Car après tout :


  • pourquoi la scène primitive est–elle si traumatique ?




  • Pourquoi est–elle toujours trop tôt ou trop tard ?




  • Pourquoi le sujet y prend–il ou trop de plaisir…

du moins est–ce ainsi que d’abord nous avons conçu la causalité traumatique de l’obsessionnel

…ou trop peu comme chez l’hystérique ?

  • Pourquoi n’éveille–t–elle pas tout de suite le sujet, si il est trop libidinal ?




  • Pourquoi le fait est–il si δυστυχία [ dustuchia ]36 ?




  • Pourquoi sommes–nous forcés ainsi de rappeler que la prétendue maturation des dits « instincts » est en quelque sorte transfilée, transper­cée, transfixée,

de « tychique » dirai–je (du mot τύχη [ tuché ]) ?
Encore bien sûr, le « tychique » est–il une notion opaque.

Peut–elle nous ouvrir le sens de ce qui serait sa résolution ?

Et nous ne devons pas moins exiger avant de concevoir ce que pourrait être la satisfaction d’une pulsion.

Pour l’instant, notre horizon, c’est ce qui apparaît de factice dans le rapport fondamental à la sexualité.
Ce dont il s’agit dans l’expérience ana­lytique,

c’est de bien partir de ceci :

que de même que la scène primitive est traumatique,

ce n’est pas l’empathie sexuelle qui soutient les modulations de l’analy­sable, c’est un fait factice comme celui qui apparaît dans la scène si farouchement tra­quée dans l’expérience de L’Homme–aux–loups :

l’étrangeté de la dispari­tion et de la réapparition du pénis.
Alors, qu’il soit bien entendu que ce sur quoi

j’ai voulu articuler les choses la dernière fois, c’est de pointer où est cette schize du sujet.
Celle même qui, après tout, après le réveil persiste entre le retour au réel, la représentation du monde enfin retombé sur ses pieds…

les bras levés, « quel malheur ! Qu’est–cequi est arrivé ! Quelle erreur ! Quelle bêtise ! Quel idiot que celui qui s’est mis à dormir ! »

…et la conscience qui se retrame, qui se sait vivre tout cela, disons comme un cau­chemar, mais qui tout de même se rattrape à elle–même :
« C’est moi qui vis tout ça, je n’ai pas besoin de me pincer pour savoir que je ne rêve pas… ».
Et cette schize n’est là encore que représentant l’autre, plus profonde et qui s’élude dans ce repérage,

cette schize qui dans le rêve révèle le sujet

à cette machinerie du rêve, à l’image de l’enfant

qui s’approche avec ce regard plein de reproche,

et d’autre part ce en quoi le sujet choit :


  • Invocation : voix de l’enfant,




  • sollicitation du regard : « Père, ne vois–tu pas… »


C’est pourquoi c’est là que…

libre comme je le suis de poursuivre

dans le chemin où je vous mène, la voie

par les temps qui me semblent les meilleurs

… ici il me semble que s’indique…

passant mon aiguille courbe à travers la tapis­serie

…de sauter du côté où se pose la question la plus pressante, et d’abord de s’offrir comme objet,

comme objet de débat, comme carrefour, entre nous et tous ceux qui essaient de penser les chemins du sujet.
À savoir :



  • si ce chemin…

en tant qu’il est repérage,

recherche de la véri­té

…est bien à chercher dans notre style d’aventure, avec son « traumatis­me », reflet en quelque sorte de cette facticité,


  • ou s’il est à chercher là où la tradition depuis toujours l’a localisé, au niveau de la dialectique du vrai et de l’apparence, prise au départ de la perception, dans ce qu’el­le a de fondamentalement « idéique », plus esthétique en quelque sorte, et accen­tuée d’un centrage visuel.


Ce n’est point ici simple hasard

que rapporté à l’ordre du pur « tychique »

…si cette semaine vient à votre portée

par sa parution le livre – posthume – de notre ami

MERLEAU–PONTY sur Le visible et l’invisible.
Ici s’exprime, incarné, ce qui faisait l’alternance

de notre dialogue.
Et je n’ai pas à évoquer bien loin pour me souvenir de ce congrès de Bonneval où son intervention était, pour nous, ramenée à ce qui était son chemin, celui justement qui s’est brisé en un point de cette œuvre, qui ne la laisse pas moins dans un état d’achèvement qui se préfigure…

et se préfigure d’abord

…dans ce travail de piété que nous devons à

Claude LEFORT, dont je veux ici dire l’hommage

que je lui rends pour la sorte de perfection

à quoi dans une transcription longue et difficile,

il me semble être arrivé.

Ce « visible » et cet « invisible » qui, pour nous, peut en quelque sorte pointer le moment d’arrivée de quelque chose que j’ai appelé la « tradition philoso­phique » dans cette recherche du réel

cette tradition qui commence à PLATON par cette promotion de l’Idée, dont on peut dire qu’elle se déter­mine d’un départ pris dans un monde esthétique, d’une nécessité, d’une fin, d’un but donné à l’être conçu comme « Souverain Bien » dans une beau­té

qui est aussi sa limite.

…dans quelque chose dont, assurément, ce n’est pas pour rien que Maurice MERLEAU–PONTY en reconnaît

le recteur
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