Les copechagnièrois de la Nouvelle-France








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Les copechagnièrois de la Nouvelle-France

Paul Vachon

Jacques, Jean, Louis et Pierre Thomelet

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Mémoire des Chênes

Mars 2015

Les copechagniérois de la Nouvelle-France

La parlure Québécoise est riche en mots liés à son histoire, empruntée aux divers patois connus des colons avec des mots de notre parler vendéen comme ; Asteur (maintenant), garrocher (lancer), jaser (bavarder) etc.…

L’intérêt des Québécois pour la recherche généalogique (comme dans plusieurs pays du monde), cette discipline pratiquée par un nombre toujours croissant d’adeptes provenant de toutes les classes sociales et de tous âges. Les Québécois et les autres Francophones d’Amérique sont avides de connaître leur ascendance à travers les dix ou douze générations qui les séparent de leurs ancêtres français. Une fois le lien filiatif établi, les Canadiens, d’origine française, poursuivent leurs recherches dans les archives de la mère patrie pour remonter une ou deux générations supplémentaires. La généalogie est tantôt une profession, tantôt une passion, mais c’est avant tout une pratique, généreusement alimentée d’ailleurs des deux côtés de l’Atlantique Nord, par des kilomètres de manuscrits et d’imprimés. Mais les registres de naissance manquent avant le XVIe siècle, alors il nous reste les manuscrits écrits par les historiens, les seigneurs, les moines et les prêtres.

Comprendre les motivations du départ d’un ancêtre, il faut retracer l’histoire dans le contexte de sa vie, habiller les âmes. Pour guider mes recherches patientes et sans préjugé, j’ai pris plusieurs constats : l’histoire des communes du Moyen-âge jusqu’aux années 1750, un voyage dans le temps !

Il est, en effet, peu de départements qui puissent offrir des détails plus nombreux et plus intéressants que celui de la Vendée. Si nous touchons à sa partie historique, nous voyons la hache du laboureur faire disparaître ces forêts antiques où les druides célébraient leurs mystères ; une multitude de Dolmens et de Peulvens sont encore les témoins muets de ces temps anciens. Qu’on se figure une contrée presque généralement couverte de bois, peu de terres cultivées, quelques cabanes réunies au milieu des forêts et surtout au bord des rivières, plusieurs endroits fortifiés et défendus par des halliers, par des arbres touffus, par des marais peu accessibles, et l’on aura une idée juste de l’antique superficie du Bas-Poitou. Plus près de nous, les soldats victorieux de César foulent le sol de notre contrée, qui, refusant d’accepter le joug des Romains, le subit, tandis qu’elle reçoit avec empressement celui de la foi chrétienne. Tombée au pouvoir des Anglais, cette même contrée réunit ses habitants aux soldats de Duguesclin pour chasser l’étranger de son territoire. Victime enfin pendant quelques siècles des guerres civiles et de religion, la célébrité de la Vendée est écrite pour toujours dans les fastes de l’histoire. Nous reconnaissons cependant qu’il y aurait beaucoup à ajouter à l’histoire de plusieurs localités ; mais si on veut se rappeler que dans la révolution de 1792, les papiers des communes ont été brûlés, les Archives de l’évêché de Luçon et celles des différentes administrations civiles incendiées ; si on songe qu’à l’époque des guerres de religion, tout le Bas-Poitou et en particulier les abbayes où étaient renfermés les titres d’un grand nombre de paroisses éprouvèrent les mêmes malheurs ; si, en remontant plus haut, on veut ne pas ignorer que les Anglais, forcés de quitter le Poitou où ils avaient établi leur domination, ne quittèrent pas le pays sans emporter tous les papiers de la province déposés dans les archives de Poitiers, on conviendra qu’il était impossible de consulter, de se procurer des documents qui furent déposés à la Tour de Londres, ce monument ayant été incendié, il y a quelques années et avec lui un grand nombre de caisses renfermant des liasses énormes de papiers, il est à craindre que les Archives du Poitou ne soient en cendre.

Suivant les informations de l’Association des descendants de Paul Vachon, Paul aurait 20 ans (donc aurait au moins 6 ans d’apprentissage, une solide formation de bâtisseur et très instruit (il construit une chapelle au Québec, instruit puisqu’il devient notaire, son écriture appliquée, sans tremblement) et serait le cadet pour les premiers départs vers la Nouvelle-France. Son père Vincent ne serait pas originaire de la Copechagnière, sa mère Spaciente ; une famille Rabeau au moins 2 générations à la Normandelière de la Copechagnière. Hors la Copechagnière vers 1500 était au ¾ une forêt et qu’une partie ouest serait cultivée, aucune habitation du bourg présente un véritable goût artistique et les premières en pierre seraient du XVIIe siècle, ce qui m’a permis de chercher les métairies de l’époque qui étaient toutes dépendantes des châtelains du côté ouest. Notre commune n’avait que 30 feux (15 vers le bourg) et 5 charrues en 1500-1600. Si le bourg était une ancienne motte féodale, seulement à quelques kilomètres, une concentration de plusieurs gentilhommières (souvent en reconstruction) dirigeaient un grand nombre de métairies principalement à Saint-Sulpice-le-Verdon.

Une ancienne motte féodale d’origine du Moyen-âge ; la Normandelière, puis une gentilhommière avec des fondations du XIIe siècle, possède les Rabeau pendant deux générations et m’a conduit Paul dans sa formation de maçon pour les travaux d’art pour la même famille propriétaire de la Normandelière et le logis de la Chabotterie (célèbre pour le haut-lieu de la Chouannerie en 1793).

Les départs pour la Nouvelle-France était dans un contexte de sanction pour avoir commis des abjurations (cas de Jacques Thomelet) ou ceux qui avaient une solide expérience dans l’artisanat (cas de Paul Vachon, Pierre, Jean et Louis Thomelet). La sélection était faite par Champlain et Richelieu (avant 1642) influençait les candidatures.

Les environs de la Copechagnière

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Dans un périmètre de 5 communes, nous trouvons 15 châteaux ou logis ayant une grosse activité et les matériaux provenaient des carrières les Airables de Mormaison.

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Mais pour retracer l’histoire de Paul, les écrits sur Saint-Sulpice-le-Verdon sont plus nombreux que la Copechagnière.

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L’étymologie de Saint-Sulpice-le-Verdon :

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Doit son origine de son nom au patronage d’une chapelle dédiée, depuis les temps reculés (avant 1181), à Saint Sulpice, le pieux évêque de Bourges (décédé 591) dont on célèbre la fête, suivant le martyrologe romain, le 17 janvier. Si son nom, comme celui de presque toutes les localités qui sont placées sous le vocable d’un saint, ne permet pas de se livrer à quelques investigations sur ce point, il n’en est pas de même pour celui de Verdon ajouté au nom de son illustre patron, et qui, contrairement à un usage assez commun, n’est pas emprunté à la rivière qui baigne son territoire. Aussi a-t-il, depuis bien longtemps déjà, vivement intrigué les archéologues et les étymologistes vendéens. Il est utile tout d’abord de constater que ce surnom donné à Saint-Sulpice ne paraît pas remonter bien loin. L’une des chartres de fondation de l’hôpital de Montaigu en 1182, le Grand-Gauthier rédigé vers 1300, le procès-verbal de visite de l’archidiacre Marchant en 1534 et les divers pouillés du diocèse de Luçon mentionnent tout simplement cette paroisse par ces mots : «  ecclésia Sancti Sulpicii ». Si on veut la distinguer des autres localités de ce nom, on l’appelle Saint-Sulpice-lez-Montaigu, comme étant située près de Montaigu et dans sa seigneurie, de même qu’autrefois Chavagnes-en-Paillers et Saint-Georges-de-Montaigu étaient dénommées Chavagnes-lez-Montaigu, Saint-Georges-lez-Montaigu. Ce deuxième nom lui est donné, par exemple, dans l’acte de partage de la succession de damoiselle Perette Chabot, dame de la Chabotterie, le 7 août 1593. C’est seulement le 17 janvier 1679, sur les registres paroissiaux de Saint-André-Treize-Voix, à l’acte de mariage de Pierre Douaud avec Renée Audureau, « de la paroisse de Saint-Sulpice-le-Verdon », que les recherches ont permis de rencontrer pour la première fois le qualificatif de « Verdon » attaché au nom de Saint-Sulpice. Suivant une opinion de l’abbé Th.de Goué, ce surnom lui serait venu de deux mots latins, « vere dominum » = vrai don, par corruption Verdon, lesquels auraient été donnés à la gloire d’un bienfaiteur ignoré ou du fondateur de la paroisse. Cette opinion forte spécieuse devrait être justifiée par quelque preuve authentique, et ce don si magnifique aurait dû tout au moins laisser un vague souvenir dans la tradition locale. D’autres ont voulu donner une origine plus bizarre encore. Le ruisseau de l’Izoire, qui passe auprès du bourg et qui traverse dans toute sa largeur la paroisse, contient un grand nombre de petits poissons appelés scientifiquement vairons ou vérons, et que le peuple nomme « vredons », prononciation qu’il donne fréquemment au mot Verdon. Mais le fait n’est pas particulier à Saint-Sulpice, les ruisseaux qui passent dans les bourgs voisins sont tout aussi poissonneux.

dsc02126.jpg La source de l’Izoire dans le bois des oies blanches

D’autres encore, mais plus savants cette fois, voudront peut-être trouver tout simplement son étymologie dans un vieux mot français, maintes fois employé sur les anciens titres pour désigner un cordeau, une corde légère. Les «  Glossaires » et dictionnaires de l’ancienne langue française mentionnent plusieurs passages où le mot « Verdon » est pris dans ce sens : en 1389, par exemple, on lira « pour XXX toyses de menue corde appelée verdon » ; en 1494 « item, pour une glenne de verdon », etc. On pourrait donc supposer que Saint-Sulpice serait devenu un centre de cordiers et de tisserands renommés par leur adresse dans tout le voisinage et que, pour ce motif , l’usage lui aurait fait attribuer le surnom de Verdon, vers le milieu du XVIIe siècle. Chose étrange, l’écu De Goué du logis de Normandelière porte une corde, ce qui affirmerait cette dernière version..

La topographie : L’état des paroisses du Poitou en font la description en 1750 ; Saint-Sulpice-le-Verdon a 94 feux et 30 charrues. Le tiers en terre labourables bonnes à seigle (soit 300 - 400 hectares). L’izoire qui prend sa source à la Normandelière, commune de la Copechagnière, traverse tout le territoire de Saint-Sulpice, de l’est à l’ouest, en passant par la Chevasse, la Chabotterie, le bourg et va se jeter à six lieues de là dans la Boulogne. Les voies de communications ; Saint-Sulpice, du temps de la domination romaine, avait sa « via », coupant son territoire d’une ligne allant du nord au sud-ouest. Cette voie romaine partant de Saint-Georges-de-Montaigu ou «  Durivum » pour aller au camp romain du Luc en passant par le poste de l’Herbergement. (traces d’un établissement gallo-romain à l’hôpitaud, dans un champ de la Roire et un camp romain à Chef-du-Pont). Peu à peu, suivant les besoins, se créèrent d’autres chemins, à grand-peine praticables pendant l’hiver. Plusieurs de nos routes actuelles ont suivi le tracé des vieux chemins qui existaient avant la Révolution ; quelques uns, cependant, qui étaient alors d’un passage fréquent, ont été, par suite des voies nouvelles, délaissés peu à peu, cas du chemin important de Rocheservière à Saint-Denis-la-Chevasse par l’ancien moulin de la Chabotterie.

Les mœurs et coutumes : Le langage, les mœurs et les coutumes, les qualités et les défauts de cette population ne diffèrent guère de ceux des paroisses voisines. Toutefois cette paroisse a la réputation, de s’être conservée l’une des meilleures et des plus chrétiennes de toute la Vendée. Nulle part en France, même en Bretagne, on ne rencontre autant de croix et de calvaires ruraux aux embranchements des chemins que dans cette partie du Bocage. La croix, en bois (avant 1800) ou en pierre (après 1800), est simple et n’a souvent pour tout ornement qu’un ou plusieurs cœurs enflammés qui ont pour but de mieux affirmer la dévotion du ou des donataires au Sacré-Cœur de Jésus, dévotion dont la plus grande manifestation humaine a été incontestablement donnée par les Vendéens pendant les guerres de la Révolution. Mais ce qui étonne le plus, c’est la quantité plus ou moins considérable de minuscules croix de bois piquées en terre au pied du calvaire, les unes fraîchement taillées, les autres noircies par le temps, d’autres enfin toutes vermoulues. Cet amas de petites croix qui est une énigme non seulement pour les étrangers, témoignent simplement d’un vieil usage local qui veut qu’à chaque enterrement, sur tout le parcours du funèbre cortège depuis le domicile du défunt jusqu’à l’église paroissiale, on marque ainsi le passage du convoi devant chaque calvaire à chaque « croisée » de chemin.

Heureux, dit-on, les peuples qui n’ont pas d’histoire ! : C’est bien le cas d’appliquer ce vieil adage, dicté par la sagesse populaire, à la paroisse de Saint-Sulpice. Chaque fois qu’elle prend une place, si modeste soit-elle, dans l’histoire –guerre de Cent-Ans, guerres de Religion, guerres de Vendée- chaque fois c’est pour voir son territoire ravagé et pour pleurer la perte d’un certain nombre de ses enfants.

La guerre de Cent-Ans : (1337-1453) Pendant la guerre de Cent-Ans, notre pays suit le sort du Poitou, particulièrement éprouvé par les Anglais. Dans la « Chronique de Rocheservière », Messire Yves du Pont, sire de Rocheservière, compter parmi les morts laissés sur le champ de bataille de Maupertuis, près de Poitiers, en 1336, et avec lui et le seigneur de la Roche, de Saint-André-Treize-Voix qui y est tué également, plusieurs habitants du voisinage. Nobles et vilains s’arment en guerre pour sauver la patrie, et nous trouvons les seigneurs de la Bégaudière et de la Chabotterie au milieu des rangs français. Les troupes sillonnent maintes et maintes fois le pays, causant des déprédations de toutes sortes. La tradition, enfin, nous apprend que le manoir des Chabot est brûlé au cours de cette guerre, vraisemblablement dès avant le traité de Brétigny (1360), qui cède le Poitou et tout spécialement les forteresses de Montaigu et de Belleville aux vainqueurs. Cette guerre une fois terminée, la paroisse de Saint-Sulpice, située comme elle sur la frontière de la Bretagne, dont les ducs sont alliés aux Anglais, voit à tout instant son territoire envahi par des bandes de pillards bretons. Au mois d’août 1480, les relations nous font connaître leurs méfaits commis dans la région comprise entre Rocherservière, Palluau, Belleville, Montaigu et les Essarts. Saint-Sulpice n’est donc pas épargné par ces forcenés dont le moindre crime est de rançonner les malheureux paysans. En septembre 1491, le frère cadet du seigneur de la Chabotterie , Roland Chabot, seigneur de la Babinière, remontre qu’il ne peut rejoindre les armées du roi, non pas tant à cause de ses blessures, qu’en raison de ce que, depuis quatre ans, lui et les gentilshommes voisins ne peuvent plus résider dans leurs maisons, étant toujours à la poursuite des pillards qui dévastent la châtellerie de Montaigu , dont Saint-Sulpice fait partie.

Les guerres de Religion : (1562-1598) Au siècle suivant, les guerres de Religion viennent apporter de nouvelles souffrances. Dans les environs, Montaigu, petite ville très fortifiée, est prise et reprise, et les bandes armées ne cessent à nouveau de parcourir les campagnes. Les calvinistes s’acharnent spécialement contre les prêtres et les églises. On pourrait croire que l’église de Saint-Sulpice, plus favorisée que celles du voisinage , aurait été respectée, car nulle part il n’en est fait mention ; pourtant les doléances consignées à Nantes, par devant notaires, le 12 avril 1568, rapportent la destruction du bourg et de l’église des Lucs, le 31 mars précédent ; celle des deux églises de Rocheservière et de celle de la Grolle, le 6 avril ; l’incendie de celle de Saint-Christophe-la-Chartreuse, le 10 du même mois ; vers la même date, Beaufou, l’Herbergement et autres villages circonvoisins, et tout le diocèse de Luçon. Aussi n’est-il guère d’espoir que Saint-Sulpice ait pu échapper alors à ce pillage général. Les documents les plus précis ont trait à la destruction du château de la Bégaudière et au démantèlement de celui de la Chabotterie. Le haut et puissant seigneur de la Bégaudière, Jean Bégaud, embrasse la religion calviniste ; son fils René épouse une fille de grande maison, damoiselle Margueritte de Machecoul, dont le père et les frères comptent parmi les chefs du parti protestant en Bas-Poitou. René Bégaud prend vite place à côté d’eux ; il devient capitaine d’une compagnie d’hommes d’armes et entraîne sans doute à sa suite plus d’un de ses vassaux de Saint-Sulpice en même temps qu’il les fait renier la foi de leurs pères. Le 27 juillet 1569, il met en déroute à Saint-Christophe-du-Ligneron la compagnie de son voisin et antagoniste, le seigneur du Bois-Chollet, Roland de la Boucherie. Cinq ans plus tard, la fortune lui est devenue contraire et, le 16 septembre 1574, lors de la reprise de Fontenay-le-Comte par l’armée catholique, il est fait prisonnier en même temps que son beau-père et que ses beaux-frères. Pendant sa captivité, son beau château de la Bégaudière, attaqué à l’improviste et laissé sans défense, devient la proie des flammes, et ainsi disparaît, grâce aux terribles convulsions des guerres civiles, ce fier castel qui sert depuis longtemps de refuge aux huguenots. Le château de la Chabotterie, seul autre château fortifié de la paroisse, présente dès lors leur asile le plus sûr. Il sera également fort maltraité. Nous ne retrouvons pas le nom des Chabot et des Aubert, seigneurs de la Chabotterie, parmi les chefs protestants. Néanmoins, s’ils ne professent pas ouvertement la religion prétendue réformée, ils semblent favoriser le parti calviniste, car ils demeurent entièrement hostiles à celui de la Ligue. Plusieurs de leurs alliances se font dans des maisons pour les réunions protestantes, et la dame de ce lieu, Perette Chabot, se remarie en secondes noces, en 1576, à Gabriel Darrot , chevalier de l’Ordre, seigneur de la Fromentinière, lequel est cité, dans une lettre adressée par Duplessis-Mornay au ministre de la reine Elisabeth d’Angleterre, au mois de mai 1583, au nombre des gentilshommes poitevins les plus en vue du parti protestant. Gabriel Darrot s’intitule parfois seigneur de la Chabotterie, et y habite en même temps que son beau-fils et gendre, Messire Jehan Aubert, le véritable seigneur de ce lieu : tous deux tiennent ouvertement la Chabotterie pour le nouveau parti, qui est d’ailleurs maître de tout le pays (au village de la Chevasse se trouve un champ faisant partie jadis du domaine de la Chabotterie, qui porte encore le nom de « cimetière aux Huguenots », dénomination qui est consignée sur le cadastre. On serait donc porté à croire qu’un certain nombre d’habitant de Saint-Sulpice auraient embrassé la nouvelle religion.). C’est alors qu’Henri III, décidé d’en finir avec les Huguenots du Bas-Poitou, y envoyer une forte armée de troupes régulières sous les ordres de Louis de Gonzague, duc de Nevers. Après avoir assiégé et pris les villes de Mauléon et de Montaigu, le duc continue la campagne et s’empare de trente-six châteaux et maisons-fortes des environs, dont il a laissé la liste dans ses « Mémoires » et dans son rapport au roi du 3 décembre 1588. Dans le nombre ; l’Eulière et l’Etang de la paroisse de Chavagnes, les Bouillères et le Hallay à Boufféré, le Châtenay à Saint-Denis-la-Chevasse, la Chabotterie, etc. Ces manoirs n’ont pas seulement à subir le pillage, car nombre d’entre eux sont détruits. La Chabotterie, moins maltraitée que plusieurs châteaux voisins, n’a qu’à souffrir d’un démantèlement dont on pouvait encore, il y a une quarantaine d’années, apercevoir les traces. Un commissaire est dépêché pour faire l’inventaire des biens qui s’y trouvent et qui doivent revenir aux vainqueurs, et M. de Sagonne, principal lieutenant du duc de Nevers, maître de camp de ses Chevaux-Légers, l’occupe en personne, et y place une forte garnison, ceci se passait vers le milieu du mois de novembre 1588. Un mois après ces évènements, le duc de Guise meurt assassiné et le roi rappelle le duc de Nevers. Les seigneurs huguenots, chassés de leurs châteaux, s’empressent aussitôt de rentrer dans leurs domaines et emploient tous leurs efforts à restaurer leurs demeures dévastées.

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