Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu'un, me le dire aussi








télécharger 420.3 Kb.
titreSi jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu'un, me le dire aussi
page3/6
date de publication24.01.2018
taille420.3 Kb.
typeDocumentos
c.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6

Le 23 février 2011

(6ième courriel)
Bangkok c'est un peu fou comme ville. Un peu beaucoup mettons. Comme un genre de New-York asiatique. Nous on couche proche de Ko san (la grosse rue des touristes et des bars).
C'est vraiment le fun de se déplacer dans les ruelles, il y a un paquet de marchants itinérants, des boutiques improvisés, même des bars de rue. Genre que y'a un bar qui est là juste le soir, pis y'a une télévision dans un pick-up qui projette des films ou des matchs de soccer, pis ils installent un système de son. C'est très commun à Bangkok ces genre de bars là.
À bangkok tu peux avoir une grosse bière à 100 baht, pis un bucket à 300 baht.  1$ = 30 baht. Un bucket c'est fucking intense. C'est comme un petit sceau pour faire des châteaux de sable, mais rempli d'alcool et ça vient avec trois pailles, pour partager.
Donc mon premier soir à Bangkok j'ai pris une bière avec l'équipe de tournage de Bruno Blanchet. Il y avait Marc (le prenneur de son), Arnaud (le réalisateur), Rémi (le producteur), Émil (un auteur et ami de Bruno) et Bruno.
Il ne m'a pas reconnu de la fois qu'on s'était rencontré au gala des prix gémeaux, mais c'était pas grave. J'ai parlé pas mal avec Rémi. Il est quand même cool, il a travaillé avec Les Bleu Poudres pis aussi pour Juste pour rire. Que la vie est bizarre. Fallait ben que je sois à l'autre bout de la terre pour le rencontrer. Il est vraiment sympathique.
On est ensuite allé se coucher parce qu'on était un brin fatigué.
####
Le centre-ville de Bangkok c'est complètement capoté. On est allé dans plein de centres d'achat un peu trop grand. J'ai vu le film Sanctum en 3D avec des sous-titres thaï. J'ai eu vraiment peur, un peu trop intense comme film.
Leur pop-corn goûte le maïs en canne.
En sortant du cinéma je me suis rendu compte que j'étais en thaïlande. Haha. J'avais oublié.
On a pris le bateau pour venir dans le centre-ville. Très weird. Plus vite que le taxi, on reste jamais pogné dans le traffic.
J'ai mangé du mcdonalds, ils ont un burger spécial : le samouraï burger. J'y ai pas encore goûté. J'ai commencé avec le Big Mac, juste pour comparer. Il y a une différence, la viande est plus BBQ.
Le Burger King a pas de trio spécial Bangkokais. Bou.
J'ai aussi fait une ride de Sky Train. Comme le métro de montréal, mais en crissement plus propre, très neuf et il y a des télévisions dedans. Aussi, c'est à l'extérieur donc une très belle vue de la ville de Bangkok.
Hervé avait invité son ex-copine thaï à faire du shopping.

La mode ici est très belle, très trendy. J'ai vu du très beau

linge pas cher. Mais je voulais pas dépenser, donc j'ai rien acheté.
Les centres d'achats sont divisés par thématiques. Souvent ils sont petits, mais haut. 8 étages. Donc tu peux te retrouver sur un étage où il y a 20 magasins qui vendent juste des sacoches. L'autre étage 20 magasins juste des souliers.
À la fin de la journée on a rejoint Bruno et toute l'équipe pour aller manger. C'était leur wrap party. Rémi nous a payé le restaurant. Nice. Vraiment gentil. J'ai oublié de lui dire merci par exemple. Oups.
Bruno m'a recconnu. C'était le fun, on a parlé de la fin du monde et de ses différents projets. Je lui ai expliqué comment on fonctionnait pour écrire et tourner. Je me suis fait dire cent fois que ça parraissait qu'on travaillait fort. Rémi est fan de notre émission.
Bruno veut que je donne un gros bec à Christian Tétrault. Je vais le faire. Il l'aime ben gros.
On était supposé aller sur la rue Soi Cowboy, un genre de red light un peu fou. Le monde était trop fatigué, donc on est allés prendre un verre dans un bar de rue.
En plus de toutes les bières que j'ai ingéré avant, j'ai bu

3 buckets. Tout seul. J'étais saoul en crisse. Je suis retourné à ma chambre d'hôtel à 5h am.
Le lendemain je reçois un appel de Marc pour aller prendre une bière.
Il me demande si je sais pour Bruno.
Non?
Il a eu un accident en tuk tuk, une roche lui a rentré dans l'oeil. Ça se peut qu'il le perde.
Fuck...
######


7eme courriel
Après les jours de débauches intenses à Bangkok, on

avait besoin d'un petit break.
(En passant, Bruno va beaucoup mieux, il ne perdra pas

son oeil.)
Donc on s'est dit qu'on devrait aller passer une semaine

dans les îles de la thaïlande. Ouais ouais, comme dans

the Beach! Des cabanes sur le bord de la plage, tranquillos, avec un océan bleu.
Une petite recherche de 30 minutes sur le web, un petit

peu de tripadvisor.com et voilà. On s'achète une petite

bouteille de Johny Walker et le lendemain on partait.
On fait cinq heures de bus et une heure de bateau pour

atterir sur l'île de Ko Samed (ou Samet, parce que y'a

plein de façon d'écrire les mots asiatiques en anglais).
Ko Samed est une petite île d'environs 5-6 km de long

et 2-3 km de large. C'est pas super gros.
On avait pas réservé de resort ou de guesthouse ou de

cabane ou rien. On ne savait vraiment pas où on s'en allait. Il y a plusieurs régions sur l'île, comme des quartiers, et ils contiennent tous des petits resorts ou des hotels. Marc a aussitôt spotté le quartier Ao Wai (enweye!) parce que le nom était cool et que supposément, à cet endroit il n'y aurait pas trop de touristes (la chose que les touristes haïssent par dessus tout).
On commence par demander au chauffeur de nous amener au resort qu'on s'était fait conseiller par une amie

Thaï, pas trop loin d'où on était. On embarque dans la

boîte de son pick-up.
C'est plein de petites montagnes Ko Samed, pis c'est pas

de l'asphalte ben tappé non plus, faque ça brasse en

tabarnaque.
Tout d'un coup il se met a pleuvoir. Le pick-up nous dépose. On doit marcher pendant 5 minutes dans la forêt pour se rendre au resort. Parfait.
Mes lunettes sont tellement mouillées que je ne vois plus

rien. On arrive au resort. Estiment beau. La fille nous

propose une chambre a 2000 baht la soirée. 60$. Fuck! On a pas le budget pour ça! Pis en plus les chambres sont pas mal ordinaires.
On demande, y'a t-il des chambres plus cheap, ou un resort moins cher. Elle nous pointe l'autre resort à côté.
On se dirige vers l'autre resort. Ça a plus l'air d'un

camping pour vieux bedonnants poilus que d'une place le

fun. Alors, malgré la pluie, on décide de se rendre à Ao wai, parce que tsé, ça ressemble full à Enweye! Ao wai : estie de place nice qu'on se dit sans avoir fuck-all

idée de quoi ça va avoir l'air.
Sur un des tableaux de l'île, c'est écrit Ao wai : 2500.

On se dit que 2km et demi, c'est vraiment pas si long.
On marche sous la pluie, avec nos gros pack-sac a 300$.

De la grosse pluie, des grosses côtes qui font mal aux

cuisses, de la bouette brune, des grosses flaques d'eau,

de la jungle de tout les côtés; on se sent comme des G.I.

pendant la guerre du vietnam.
C'est vraiment difficile, mais c'est pas grave, parce que

c'est le fun. On a un but a atteindre et on va l'avoir, mais avant que le soleil se couche, parce qu'il fait noir comme dans le trou d'cul d'un ours, la nuit, dans la jungle.
On marche, on marche, on marche, on croise une couple

de resorts pas trop le fun ou louchons, on continue de marcher. On croise un autre panneau de l'île, et c'est écrit :
Ao wai 2000.
Fuck! Est-ce qu'ils calculent en miles ici? C'est-tu plus

long qu'un km un miles? Trop tard, on est déja loin.

On continue.
Il pleut de plus en plus, il fait chaud, les vietcongs sont prêts à nous sauter dessus. Heureusement qu'on a

nos flamethrowers pour les faire sortir de leurs tunnels.

C'est vraiment une épreuve, mais j'ai jamais eu autant de fun.
Ao wai 1500 : j'ai de la misere, mais c'est encore cool.
Ao wai 1000 : j'ai le goût de prendre une pause, mais vu

que je suis pas une tappette, j'en parle pas.
Ao wai 500 : courage, on arrive. J'ai mal aux jambes.

Ce qui est pire, c'est pas de monter les montagnes à la

grosse pluie, c'est de les descendre, parce que t'as comme le goût de t'effondrer sur le sol pis de la débouler la câlisse de montagne que t'as monté juste pour pouvoir la descendre pis en monter une autre pas trop loin.
On a dépassé Ao wai. Quoi? On est genre a 1000 de Ao wai? mais trop loin? Eh ben.  Tant qu'a faire, on va se rendre au bout de l'île. Il doit pas y avoir trop de touristes

pis des belles cabannes pas cher au bout de l'île? hein?

c'est tellement loin de toute façon, personne va là, hein?
On croise un estie de gros resort, du genre avec des chambres à 6000 baht la nuit. Eh boy. On se dit qu'on devrait peut être rebrousser chemin, pis trouver une chambre au plus crisse juste pour se rechauffer pis se sècher.
Le garde du gros resort nous regarde en riant. On lui

demande s'il y a un autre resort pas loin, pas trop cher.

Il nous pointe un endroit, mais il ne parle pas de prix.

Il fait juste sourire.
C'est sûr, il est habitué de voir des Coréennes super

riches, avec des Papa full de cash, nous autre on a l'air d'avoir un sérieux problème au niveau de l'hygienne,

on a pas l'air de sentir bon pis on est trempe de la tête

aux pieds. Surtout les pieds.
À ce moment là, mes petits converses en toile sont rendu

gommants pis glissants. Un ben drôle de feeling. Ça va laver l'odeur, que je me dis.
Il n'y a qu'une route sur l'île de Ko Samed et elle a deux

directions. En avant et en arrière. On choisi de continuer

notre chemin.
Ben tabarnaque, c'est la plus grosse montagne ever au bout du chemin. C'est difficile, j'ai de la misère a respirer,

parce que c'est tellement humide, mes jambes vont lâcher, je le sens. Oh my god. J'ai hâte d'arriver. C'est mieux d'être paradisiaque en KE-RISSE de l'autre bord, pis de pas coûter trop cher.
ERREUR.
Encore plus cher que n'importe quoi. On décide de s'asseoir un brin sur la terrasse. On se commande une biere pis on s'allume une clope. (Quoi de mieux apres un très gros effort physique! ps: lol.com)
On est découragés. On demande à la receptioniste si elle

peut nous appeller un taxi. Oui, mais ça va vous coûter

600 baht.
Bah ok. On veut pas toute re-marcher ça.
Réunion catastrophe au sommet. Il faut prendre une décision.

- Faut pas perdre espoir, on va se trouver une bell cabanne pas trop cher plus proche de la ville.

- On n'y croit plus vraiment.

- Ça coûte trop cher.

- On aurait dû aller a Kao chang.

- Oui mais c'est trop loin.

- On retourne au cambodge! Dans le sud!

- Oui mais non, on a pas nos passeports ils sont a l'ambassade de l'inde.

- Fudge.
Les vacances des vacances commencent a être de la marde.

Mais moi je trouve ça le fun pareil.
Dans le resort ou on est, il y a un vieux français bedonnant poilu qui marche. Il ne pleut plus. Ha! Il porte un speedo. Ouache. Il demande à la thaï préposée au massage s'il peut se faire masser. Je crois qu'elle lui

a dit non, parce qu'il n'est pas entré.
J'ai comme l'impression que ce vieux louchon là avait

une tres grosse tension au niveau du haut de la cuisse.

Oui, là, un peu à gauche, dans l'entrejambe, oui. Aaaah.
Il passe derriere nous. On lui dit salut. Il nous regarde

comme si on était de la merde.
Welcome to Ko Samarde.
Le taxi arrive. On embarque à l'intérieur cette fois. Pour 600 baht, j'comprends donc. Le chauffeur est un homme de 50 ans. Il part la radio. C'est la trame sonore du film avec hugh grant et drew barrymore ; love songs. Il chante. Il connaît toutes les paroles.
C'est là que je remarque que les thaï écoutent vraiment

de la musique de tapette. Même leur rock est assez soft.

En tout cas. Il fait le tour des resort cheaps avec nous. Ça prend un bon 20 minutes de pick-up sur une route cabochonne pour recroiser notre point de départ de marche.
Ayoye, on a marché 3 heures sous la pluie. Eh ben.
Les resorts cheaps sont proche du port. C'est comme une grosse ville avec des bars. C'est pas beau. Mais on

s'en fout, on veut juste dormir. La pluspart sont trop

chers. On en trouve un a 400 baht la nuit.
C'est l'équivalent de notre chambre a bangkok. Pis même a ça, c'est ben trop cher pour ce que c'est. À 400 bangkok, t'as une douche et une toilette, l'air climatisé pis la télévision.
Sur l'île de Ko Samarde, c'est un shack en bois, sur pilottis, avec un filet contre les moustiques pis des trous dans les murs. Un matelas, thats it. Pis le matelas, c'est genre un bout de bois enroullé de tissus.
Oui.
On la prend, parce qu'il n'y a plus d'espoir. On mange

dans le restaurant de la place. On est fatigués. On voulait

tellement se la couler douce sur le bord de la mer, jouer

aux cartes en buvant du johny walker, jouer du ukulele en

regardant les vagues.
Là on est pognés dans la jungle, dans une chambre qui pue le bois mouillé, beaucoup trop cher, dans une place

bouetteuse. Et le comble, c'est que les chiottes ce sont

des squats (genre chier assis dans le vide, pas des bols

américaines). Marc et Hervé ont de la crotte de rat sur

leur filets contre les moustiques. Moi j'ai des trous

dedans.
On décide alors de se saouler pour tout oublier. Comme ça il ne nous arrivera rien.
Tout d'un coup, Ccccrrrrrack badabing brrrrrrroum. Un gros arbre, sur lequel une partie de la cuisine de l'hôtel était accoté, tombe. La moitié de la cuisine est fichue.
Pis nous autre on couche ici. Dans une cabane en bois.

Sur pilotis. Dans la jungle. Avec des arbres. Des crisses

de gros arbres.
On se sent un brin mal de commander une pizza à ce moment là, mais on le fait pareil. La serveuse nous dit pas de problèmes avec le sourire. Ok. Avec trois grosses bières aussi madame...
On fini notre repas et on décide de se promener en ville.

Les gars veulent vraiment pas coucher dans leur chambres. Ce soir on va s'ennuyer de nos mamans, qu'ils disent. Moi je ne comprends pas encore. Je n'ai encore rien vécu de terrible dans mes chambres. C'est toujours relativement propre.
On se promène sur la plage. Il n'y a presque personne.

Ça doit être à cause de la pluie, qu'on se dit.
On trouve un resort crowdé de monde. Deux autres bières. Un moment donné, on se dit qu'on pourrait juste se pogner des filles pis coucher dans leur chambres. Tsé, une fille un peu easy, un peu saoule, pas trop belle.
Non, ça me tente pas de me faire monter par la pas propre là-bas, celle qui pourrait manger trois fois ma masse musculaire et avoir encore un peu faim. Ni de frotter ma face dans la vulve de la russe qui louche un peu, celle qui fume du chicha avec son amie trapue qui a une bosse dans le haut du dos.
Non, mauvais plan. Je préfère dormir dans la crotte de rat

ce soir, et demain on se trouve un autre hôtel plus nice.
On rentre à reculon à l'hôtel. Juste à côté de notre hotel

il y a un bar reaggea. Il y a des musiciens et la scène est à l'extrérieur. Ça a l'air nice. On y va pour une dernière bière.
Aussitôt qu'on s'asseoit, il y a cinq filles en bikinis qui viennent avec nous. Oh oh. C'est ce genre de bar là...

On apprends assez vite qu'il y a des spectacles de danse à l'intérieur et qu'on devrait y aller dans 20 minutes. Il y a un show, il y a un show dans 20 minutes, qu'elles nous répètent toutes les 5 minutes.
C'est toujours un peu weird quand on va dans ces endroits là. Et il y en a tellement en thaïlande, c'est un peu fou. Mais bon, c'est juste drôle que je me dis.
Je commence à parler avec la mienne. Elle voit bien que

je ne suis pas intéressé à finir la soirée avec elle. J'ai les épaules rentrées, les mains à l'intérieur de mes cuisses, j'ai l'air stockup.
Je lui donne des cours d'anglais. Elle me demande comment dire certains mots. Je lui demande la même chose en thaï. Tous mes amis me disent qu'elle est vraiment hot, qu'elle a un corps de rêve. Mais moi je la regarde même pas. Je n'ai d'yeux que pour celle qui est au bout de la table. La genre de boss, celle qui câll les shots, qui nous commande nos bières quand elles sont vides, qui demande si on veut payer des verres aux filles qui nous accompagne, etc.
Elle pue de la yeule, mais je m'en fou. Elle dit que c'est à cause qu'elle a trop sucé de battes qui puaient. Je la trouve vraiment belle. C'est mon premier coup de coeur asiatique. Elle dit que Hervé a l'air d'un lapin. Les filles rient. Elle dit qu'elle même, elle a l'air d'une grenouille, ou d'un lézard. C'est vrai. Mais elle est belle.
C'est dommage qu'il faut payer si on veut la voir. Pas que

j'ai pas le budget, mais ça me tente vraiment pas de payer pour du sexe. J'ai besoin de savoir que la personne est sincère, et qu'elle ne le fait pas juste pour mon cash.
Donc je la regarde toute la soirée. On bois, j'ai du fun

pour la première fois dans ce genre d'endroit. Je comprends la game de fausse séduction. On niaise, on bois, on ri. On parle anglais, on essaye de faire des mimes comiques, on apprends des mots thaï, elle nous font toucher leurs boules.
Quand je suis saoul, je deviens un brin efféminé. Ouais.

Je le sais. Je le suis un peu parfois. Un moment donné

ma belle asiatique, mon crush, elle me dit que j'ai des

manières de catoy (ladyboy, travestis). Haha! Elle fait

plein de gestes de tapettes. Comme si je suçais des queues. C'est pas grave, je t'aime. Je te le pardonnerai toujours.
Celle qui est assis à côté de moi me fait la grande demande. I want to sleep with you. Haha! Que je lui réponds, You don't want to sleep with me, my room is awfull!
Elle en a sûrement déjà vu d'autres, la pauvre. Eh my.
C'est drôle comme à chaque fois qu'on pose la question

à une pute, c'est toujours son premier jour de travail.

Toujours.
On décide alors de partir. La facture : 5000 baht.

Haha, à ce prix là on aurait pu se payer une crisse de

chambre de luxe ce soir. On est cons. On mérite notre

chambre de marde mettons.
Sur mon perron on bois un peu de Johny Walker, on se

sauve dans nos chambre, et je dors la lumière allumée.
###
le lendemain matin j'ai une crisse d'envie de pisse.

J'essaie de pisser à travers la fenêtre, ça marche pas.

J'ai pas le goût de sortir et d'aller à la bol dégeu. Je mets mes pantalons, et les yeux tout collés, je pisse dans la jungle. J'ai peur qu'un moustique me pique la graine.
On check out de l'hôtel, on décide de chercher pour une

meilleure chambre. On trouve de quoi de pas pire, mais trop cher. On décide de partir le lendemain, de revenir à Bangkok.
On passe une journée chillax sur la plage. C'est une plage dégeulasse. Il y a tout le long du rivage, au moins un mètre de déchets.
On nageait dans l'eau, entre les gros bateaux

pis les seadoos que des crisses de gros caves d'autraliens rideaient un brin trop saoul, pis on a vu une très grosse ampoule qui flottait vers nous. Du genre, j'ai du mercure dedans, j'suis full poison, pis j'pète à rien, attention à vos pieds, genre d'ampoule.
Des bouteilles, des canettes, du off en spray, des ampoules, des néons, du plastique en masse, des sandales, sûrement des seringues quelques part (en ai pas vu), de la marde, etc. Ouache ouache ouache. Personne pour ramasser. Ko Samarde.
Sur l'île, il y avait un gros boudha de 6 mètres de haut.

La nuit, il était éclairé par un gros néon dans sa main.

J'trouve que Jésus, pis la religion catholique, ça manque

de néons.
####
En revenant à Bangkok, j'ai lu comme une chienne. 6 romans en trois jours. J'ai découvert les librairies ici, pis y'a plein de romans en français. Je me cherche un Sherlock Holmes, mais j'ai pas encore trouvé.
####
Soi Cowboy. Soi Cowboy. Soi Cowboy. Dans Sukumvit. C'est une rue de bars de putes et c'est une des activités touristiques proposées par le guide lonely planet.
Tsé! Vous pouvez pas nous accuser de toujours juste aller dans des lieux pas reccomandables, celui-là il l'EST justement reccomandé. Tsé.
Un lieu historique, où les G.I. dans le temps de la guerre

du vietnam venaient se reposer (ou se fatiguer, c'est selon). Les thaï, elles devaient passer un mauvais quart d'heure, sérieux...  en tout cas.  On va là, finalement c'est vraiment plate.
On décide d'aller à Pat Pong street, la rue où il y a les

shows avec des filles qui crachent des balles de ping

pong de leur plotte. Elles allument aussi des cigarrettes

et fument avec leur shnoutte. Je vous jure.
Mais on est pas allé voir ces shows là. Nous on cherchait

un bar de ladyboy.
Il y a les ladyboy, celles qui ont eue l'opération jusqu'au

bout. Chop le pénis, maman, je deviens une femme.
Il y a les ladymen, celles qui ont gardés leurs pénis.

Pour faire peur aux japonais (ou plaisir, c'est selon).
Nous on est entrés dans un bar de ladyboy. C'était

intense et étrange. Comme un film de Peter Jackon

pré-lord of the ring. Avec un wide angle et du monde

fucké qui te fixe, dans un éclairage rouge.
On entre, ils\elles\je sais plus nous placent sur le bord

du mur. En arrière de nous il y a un miroir, en avant il

y a un stage et tout autour de nous il y a une quinzaine

de ladyboys qui nous demandent si on veut leur payer un

drink, pour qu'elle vienne s'asseoir avec nous.
Please one! Please! one!
On dit non. Qu'on veut juste checker. Elles ne lâchent pas prise les maudites. Elles continues. Marc s'en spotte une. Il lui paye un drink. Moi j'en veux vraiment pas. Je suis là pour checker que je me dis.
J'en spotte une vraiment de mon genre. Elle danse sur le

stage, elle porte des lunettes vertes fluo. C'est clairement

un gars, mais c'est une belle fille pareille. Je le dis

à Marc. Il sourrit.
Je continue de boire ma bière, je regarde Hervé. Il s'est

pognée une fille un brin trop intense. Elle lui pogne le pénis un peu trop. Je le regarde, il me regarde. C'est la panique dans ses yeux. Il ne sait plus quoi faire. Elle lui propose, sur un petit carton, les nombreux choix. J'ai pas trop vu, mais j'ai compris que la totale s'était 3000 baht. Il y avait de quoi à 500 baht. Je sais pas trop.
Je me tourne, et je vois Marc qui fait signe à la sienne.

Il mime une paire de lunettes.
Ohhh non...
Comme une formule un, la travellos que je trouvais cute

vient s'asseoir près de moi. Je lui paye un drink ben trop cher. Le tripple du prix normal.
On parle. On jase. Elle dit qu'elle est farouche. Et qu'elle est crissement à l'argent. Une autre ladyboy s'approche de moi. Elle ôte sa brassière. Ma ladyboy pogne ses totons. Ses totons frippent. Ils restent fripés deux secondes, pis retrouvent leur aspect normal. Ouache, c'est ça une mauvaise opération de boules siliconnés. Erk.
Ma ladyboy ôte la sienne, de brassière. Elle me dit, de

sa charmante petite voix de gars manquée, silicone. Elle s'assoit sur moi et me crisse les deux mains dessus ses rondes boules. Wow, je touche mes premiers seins siliconnés. C'est dur, mais c'est dégeu.
Elle se frotte sur moi et me force à toucher ses fesses.

Même chose, ils ont du silicone dedans, mais cette fois

c'est un peu mou à en surface (en fait beaucoup mou) et

trop dûr en dessous. Ouache.
Mais sa peau est douce. Elle part en courrant chercher

sa sacoche. Elle me montre que c'est à cause de la

vaseline. C'était vraiment si important de me montrer ça?

Ton pot de crème hydratante?
Je lui dit qu'elle est pretty. Elle est contente. Tout d'un coup c'est le show cabaret qui commence. Je vois plein de filles nues, et je suis curieux de voir leur entrejambes.
C'est vraiment pas pareil. C'est fait plus dûr, c'est moins

beau. C'est...  ouache. On dirait que c'est moi quand je

joue au jeu d'avoir un vagin et que je me crisse la graine

entre les jambes, sauf que là y'a un vrai trou. Erk.
Ma ladyboy me dit que le spectacle qui s'en vient est

magnifique. Elle connait toutes les chansons par coeur.

Elle me les chante. Pour pas que je regarde sur la stage,

elle me fait des danses privées. Je me sens mal, mais bon, je joue le jeu. Je souris et tout et tout.
Y'a rien de plus vaniteux qu'une ladyboy. Elles se regardent constamment dans le miroir. Elles tchèquent leurs boules, leurs lèvres, leurs cheveux. Elles veulent être belles, et je pense qu'elles se trouvent belles aussi.
Je lui paye drinks par dessus drinks. Elle bois des breezers à la lime, ça me coûte cher. À ce moment là j'appelle ma moman pour lui dire que je suis dans un bar de monsieurs qui sont maintenants des femmes.
Ma ladyboy me dit qu'elle est trop saoule. Elle se couche

sur moi, je l'enlace avec un bras. Elle dort pour vrai.

Au son du poum poum techno.
C'est là que je réalise que je suis au point culminant du

weird. Je suis à Bangkok, sur Pat Pong, et il y a une

prostituée travestie qui me dors dans les bras.
Elle se réveille brusquement, comme si elle avait eu un coup de shotgun dans les fesses. Elle me dit : give me

tip.
Je fouille dans mes poches avec l'intention de lui donner

un 100, je fouille dans ma main. Faire la différence entre

un 500 et un 100, c'est pas facile. Je sors un 500, je le scrutte ; la pute me le prend des mains!
Il m'a donné 500! qu'elle se dit, elle capote!
Elle ôte immédiatement TOUTE son linge et saute sur le stage. Elle se frotte le 500 sur tout son corps, elle l'embrasse, elle le passe sur ses seins, le frotte sur sa vulve d'homme, elle montre aux autres filles que l'épais avec les lunettes pis la barbe lui a donné 500 baht. Là les ladyboys de mes amis, eux autres aussi elles veulent avoir 500.
Come on, give 500, qu'elles disent.
Ma ladyboy revient se rassoir sur moi, elle se trémousse

un max, elle donne des bisoux au 500 pis toute. weird.

Je dis aux autres qu'il serait temps de partir. Ouais,

qu'ils disent.
####
on s'en va manger un burger de fin de soirée au mcdo.

je recroise ma ladyboy à l'extérieur. elle me demande où qu'on s'en va. Je lui dit : sleep on kao san road. Elle dit ok. Je pense qu'elle voulait se tèter une ride. Mais on était quatre dans un tuk tuk, pis c'est déjà trop.
là je pars en inde dans 1 heures et j'ai la chienne

bye
1   2   3   4   5   6

similaire:

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit,...
«mal faire», en ne faisant pas le bon choix. IL nous faut donc agir avec discernement

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\RÉponses appropriées aux questions des recruteurs
«Parlez-moi de vous», IL vous demande de vous présenter en tant que personne et non pas de lui citer simplement vos aptitudes

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Ö ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle....
«Ö ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus afin...

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\40 Le déjeuner
Mon cher comte, dit-il, vous me voyez atteint d’une crainte, c’est que la cuisine de la rue du Helder ne vous plaise pas autant que...

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\La maintenance des tropheus pour vous, si vous debutez…
«fil d’Ariane», afin de mettre le maximum de chances de votre coté et de vous éviter les principales erreurs «douloureuses»

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Cette liste n’est pas du tout exhaustive et vous pourrez la compléter....

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Petit lexique à l'usage des nass, si vous voulez voir figurer d'autres...
Le mouton est un animal à poil laineux… a poil les nœuds…à poil les nœuds… à poil les crabes etc

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Dédicace
«L’homme supérieur à qui ce livre est dédié» n’est-ce pas vous dire : – «C’est à vous ?»

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\D'où vous vient cette curiosité pour Zatopek? IL y a peu de chances...

Si jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi, je vous enlève de la liste si vous voulez rajouter quelqu\Figaro : Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
c.21-bal.com