La nouvelle création étude XIII obligations des parents de la nouvelle-création








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ENFANTS NÉS DANS LA JUSTIFICATION


Dans toutes ces questions, la Nouvelle-Créature a un avantage positif sur tous les autres sous le rapport de ses enfants. Pour commencer, ils devraient naître dans de meilleures conditions, être mieux pourvus de qualités à la naissance ; et dès la plus tendre enfance, l'on devrait encourager cet avantage prénatal. Le bébé né de quelques jours est presque certainement nerveux, irritable et inquiet si la mère l'est elle-même ; il y a de la mère à l'enfant, une influence non seulement par le lait maternel, mais d'une manière télépathique, électrique. Ainsi, quel grand privilège possède la Nouvelle-Créature qu'habite l'Esprit du Seigneur, avec sa paix, son amour et sa joie ; et quelle faveur est celle de l'enfant qui est l'objet d'un tel soin ! Humainement parlant, ses possibilités sont bien plus grandes si on les compare à celles des autres quant à sa noble virilité ou féminité. Du point de vue de la Parole de l'Eternel, grand est son avantage si nous nous souvenons que les enfants des consacrés du Seigneur, comme eux-mêmes, sont sous la surveillance de la providence divine dans toutes leurs affaires, que les enfants des croyants ont aussi la promesse que “toutes choses concourront ensemble à leur bien” !

Il n'est pas difficile de comprendre que les enfants des Nouvelles-Créatures auraient une position justifiée [“A l'essai” — Édit.] devant Dieu à cause des relations qu'ont leurs parents avec Dieu et avec eux. De même que la désobéissance d'Adam et d'Ève et leur éloignement du Père céleste ont amené l'éloignement de leurs descendants, ainsi aussi la réconciliation du peuple de l'Eternel, par les mérites de la grande propitiation, non seulement les fait rentrer en harmonie avec Dieu, mais leurs enfants sont également comptés pour [tenus pour, regardés comme — Trad.] justifiés par l'intermédiaire de leurs parents, et à cause d'eux, jusqu'au moment où ils auront l'intelligence et la volonté d'agir par eux-mêmes. Cependant, la question est plus complexe, lorsque l'un des parents appartient au Seigneur et que l'autre lui est étranger, mais l'Apôtre nous donne l'assurance que dans ce cas, Dieu regarde l'enfant comme lui appartenant, parce que l'un de ses parents est le disciple du Seigneur. L'influence du parent croyant, consacré, est considérée comme compensant et dominant celle du parent non consacré, pour ce qui concerne l'enfant. A ce sujet, l'Apôtre déclare :

[604]

“AUTREMENT VOS ENFANTS SERAIENT IMPURS
[PÉCHEURS, CONDAMNES]”


“Car le mari incrédule est sanctifié par la femme [croyante], et la femme incrédule est sanctifiée [concernant le sujet à l'examen, c'est-à-dire, celui de la progéniture des époux] par le mari [croyant] ; puisque autrement vos enfants seraient impurs [pécheurs sous la condamnation, non justifiés, sans relation avec Dieu, étrangers à ses soins et à ses bénédictions] ; mais maintenant [en raison de cette disposition de la grâce divine] ils sont saints [c'est-à-dire dans un état de justification (“ … de justification à l'essai avec Dieu ” — Édit. ; v. Avant-propos de l'Auteur — Trad.) acceptable par Dieu, grâce auquel il peut traiter avec eux, mais non comme avec des ennemis]” — 1 Cor. 7 : 14 .

La question de l'éducation convenable des enfants peut être une question difficile, mais qui, pour le Seigneur, n'est pas trop difficile à régler. C'est pourquoi les parents (le père ou la mère) devenus chrétiens, peuvent espérer que la grâce du Seigneur abondera touchant leurs affaires, proportionnellement à leurs difficultés. Ils devraient rechercher avec le plus d'ardeur possible, la sagesse et l'assistance qui viennent d'en haut, afin de pouvoir accomplir convenablement ses devoirs dans les circonstances les plus difficiles. La grâce du Seigneur nous suffit dans toutes les conditions. Le fait que l'un des parents soit une Nouvelle-Créature, et l'autre un incrédule, ou un non-consacré, ne change en rien l'arrangement divin concernant le chef de famille. Cette fonction revient encore au mari, et s'il est une Nouvelle-Créature, il lui faut diriger les affaires de sa famille aussi bien qu'il en est capable selon les circonstances, et guidé par la sagesse d'en haut qui lui est promise. Si la femme est la Nouvelle-Créature, son sobre bon sens, son attachement aux principes de la droiture, son amabilité, sa douceur, sa prévenance, sa sollicitude devraient en faire un tel joyau dans la famille, devrait tant faire briller sa lumière devant son mari, que ce dernier pourrait prendre plaisir à lui laisser pratiquement la direction complète des enfants pour laquelle il discernerait qu'elle est spécialement compétente. Cependant, quelle que soit l'autorité qu'elle devrait exercer, ce serait en tant que déléguée de son mari qui, saint ou pécheur, est le chef responsable de sa famille.

[605]

Pareillement, le mari qui fait briller sa lumière devrait s'attendre à ce que sa femme, aussi bien que ses enfants, discernent la différence qui le marque des hommes irréligieux, son esprit d'amour, son amabilité, sa serviabilité et son esprit de sobre bon sens. Néanmoins, si ces résultats escomptés ne se produisent pas, si plus il est fidèle, plus grande est l'hostilité de sa partenaire incrédule, au point même de rendre une séparation nécessaire, souvenons-nous que le conseil du Seigneur nous a avertis que telle pourrait être notre expérience, en disant : “Ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est sur vous pour votre épreuve” et aussi : “Les ennemis d'un homme seront les gens de sa maison”. Et encore : “Je ne suis pas venu mettre la paix sur la terre, mais l'épée” — bien que mon message soit un message de paix et de bénédiction dans le présent, il provoque fréquemment la querelle, parce que les enfants des ténèbres haïssent la lumière, et que beaucoup d'entre eux, trompés par l'Adversaire et les faiblesses de leur propre nature déchue, veulent la combattre continuellement. Ne trouvez pas cela étrange, considérez cela comme faisant partie de votre épreuve, endurez-la comme permise par le Seigneur jusqu'à ce qu'il vous ouvre une porte pour en sortir.

Certaines personnes qui sont devenues des consacrées du Seigneur, des membres de la Nouvelle-Création, demandent un avis, disant : “J'ai été mal enseignée au début de mon expérience chrétienne dans l'église nominale. On me fit comprendre qu'ayant adopté une religion, j'étais sauvée ; je n'avais besoin de rien d'autre que d'aller simplement à l'église régulièrement et payer ce qui est dû. Je ne reçus aucune instruction, ou bien peu, sur la nécessité de déraciner le péché et l'égoïsme de mon propre cœur, et de les remplacer de plus en plus par l'Esprit du Seigneur avec ses richesses d'amour et toutes les grâces intérieures qui en découlent. Je donnais à mon mari tout mon temps disponible et toute mon énergie pour l'aider dans ses affaires et pour nous efforcer à nous élever dans le monde ;

[606]

je fus laissée dans l'ignorance de ce que signifiait mon engendrement de l'Esprit ; je ne savais pas non plus que je devais cultiver le renouvellement de mon entendement pour qu'il s'affectionnât de moins en moins aux choses de la terre et de plus en plus au caractère, aux grâces, à la puissance et à la croissance célestes. Pendant ce temps, mes enfants naquirent. Je présume qu'ils ont hérité ces traits de mon caractère que je cultivais pendant mes gestations ; après leur naissance, j'ai discerné à quel point ils furent tristement négligés d'après ce que je comprends maintenant sur l'éducation convenable d'un enfant et sur le vrai devoir d'une mère qui est une Nouvelle-Créature dans le Christ Jésus. A présent mes enfants sont turbulents, entêtés, égoïstes, désobéissants. Non seulement ils manquent de révérence pour Dieu, mais encore ils n'ont aucun respect pour moi, ni pour mes convictions religieuses. Que puis-je faire pour eux ? Je comprends bien que l'Éternel me pardonne, par Christ, d'avoir par ignorance manqué à mon devoir envers eux dans le passé. Je me rends compte aussi que je suis simplement en train de récolter ce que j'ai semé et que mes expériences présentes ne sont qu'une juste rétribution pour avoir négligé mes devoirs dans le passé. Ah ! où était mon sens chrétien ? Comme je manquais de l'esprit de sobre bon sens et où étaient mes instructeurs et guides religieux qui non seulement m'enseignaient mal touchant le caractère de Dieu et son plan, mais ne m'enseignaient même pas le plus simple des devoirs naturels — mes obligations maternelles ? Hélas ! Je comprends que j'ai dépensé mon argent à entretenir ces conducteurs religieux pour ce qui n'était pas du pain, pour ce qui ne satisfaisait pas, ni temporellement, ni spirituellement ! Mais à présent, quel est mon devoir ? Quelle ligne de conduite dois-je suivre ? Comment puis-je rectifier, dans toute la mesure du possible, ma négligence du passé ?”.

Nous répondons à ces demandes que sur ce sujet comme sur n'importe quel autre sujet, le peuple du Seigneur ne devrait pas s'affliger comme ceux qui n'ont pas d'espérance. Sans aucun doute, il plaît au Seigneur que nous regrettions d'avoir manqué à nos devoirs dans le passé, et il ne lui plaît pas moins que nous lui demandions pardon pour de tels manquements, que nous lui promettions une plus grande fidélité dorénavant à rechercher quelles sont nos obligations envers ceux qui dépendent de nous, et à les remplir.

[607]

Il lui plairait sûrement que les expériences présentes que nous faisons avec des enfants indisciplinés, nous les acceptions avec patience, avec indulgence, comme faisant partie d'un châtiment pour nos péchés d'omission ou de commission dans leur éducation ; reçues de cette manière, ces épreuves peuvent servir à nous polir et à nous préparer pour le Royaume.

Quant au devoir de cette mère envers de tels enfants, il consiste indubitablement à commencer par leur enseigner les leçons qui auraient dû leur être enseignées dans leur jeune âge : la responsabilité envers l'Eternel, les principes d'équité, de justice, d'amour les uns envers les autres et envers tous. Toute cette instruction devrait être donnée avec un grand amour, une grande indulgence et une grande patience ; ce serait ainsi pour l'enfant une remarquable leçon de la puissance de la grâce dans le cœur de sa mère. Selon l'âge de l'enfant et suivant d'autres circonstances en rapport avec lui — jusqu'à quel point de mauvais principes étaient enracinés, etc. — on devrait attendre les résultats avec patience. Si des restrictions paraissaient absolument nécessaires, on devrait les appliquer avec douceur, avec considération et en les expliquant. L'autorité des parents devrait être établie avec bienveillance et non avec rudesse. On ne devrait pas s'attendre à ce que des enfants qui ont été habitués à régner dans la maison deviennent instantanément bons et obéissants. On devrait rechercher la sagesse d'en haut dans tous les détails des arrangements et du gouvernement du foyer, car aucun étranger à la maison n'est compétent pour comprendre à fond toutes les affaires de la famille d'un autre, ni pour donner des directives précises pour la gouverner d'une manière convenable.

Deux principes devraient servir de guides : en tout premier lieu, l'amour pour l'Éternel et pour les enfants, et cet amour devrait être guidé et dirigé par la Parole de Dieu ; et en second lieu, on devrait continuellement avoir recours à la Parole de Dieu comme étant la source de l'autorité et de l'instruction. En outre, tous les parents devraient apprendre à traiter leurs enfants avec considération. Qu'ils soient des enfants bien élevés ou non, ils devraient se rendre compte que leur père ou leur mère respecte leur conscience et leur jugement, et qu'il (ou elle) essaie d'agir à leur égard en accord avec ces éléments de caractère.

[608]

En particulier, lorsque l'enfant devient un adolescent, on doit faire appel à sa raison et abandonner dans la même mesure la force et les châtiments corporels.

Dans une certaine mesure, on doit trouver dans presque tous les êtres humains le principe de justice auquel nous avons déjà fait allusion, et en particulier s'il se trouve que le sens de la justice est soutenu par l'égoïsme. Ainsi, lorsque l'enfant devient un adolescent, il sent d'une manière instinctive qu'il a franchi une ligne de démarcation, qu'on ne devrait plus le traiter comme un enfant, mais comme un camarade, qu'on ne devrait plus lui ordonner mais lui demander de faire quelque chose ; désormais, on ne devrait plus exiger de lui qu'il rende strictement un compte de tout ce qu'il gagne, mais lui permettre une plus grande liberté d'action et une plus grande personnalité qu'auparavant. Des parents sages, justes, affectueux ne devraient pas essayer de violer ces droits qu'apporte la maturité ; au contraire, à partir de ce moment, ils devraient chercher à agir avec le fils ou la fille comme avec un plus jeune frère ou une plus jeune sueur — comme un conseiller et comme le meilleur ami. De bons parents, à ce propos, manquent parfois de sagesse et d'esprit de justice, et abusent de l'autorité que l'enfant a admise jusque-là. Ils ne tiennent pas compte de sa virilité ou de sa féminité, et ils essaient de maintenir le caractère impératif de leur autorité ; ils y parviennent parfois plus ou moins, mais, croyons-nous, jamais à leur réel avantage, ni à celui de leurs enfants. Ils savent, aussi bien que l'enfant d'ailleurs, qu'ils profitent de sa docilité et que si l'enfant voulait se rebeller, les choses se régleraient vite autrement. Les parents devraient réfléchir et comprendre que leur comportement peut porter préjudice à la véritable affection qu'il a pour eux. Il discerne cette marque d'égoïsme et d'injustice dans la conduite de ses parents dont il avait autrefois jugé les sentiments d'une manière différente. Ainsi l'amour filial est-il sapé à ses racines mêmes, et il est possible que les parents apprennent avant de mourir l'erreur qu'ils ont commise, même si elle leur a réussi temporairement. Nous ne voulons pas dire par là que les obligations de l'enfant cessent dès qu'il atteint l'âge adulte. Bien au contraire. Nous estimons, d'accord avec la législation civile du monde, qu'un enfant est tenu de pourvoir aux besoins de ses parents jusqu'à leur mort, et aussi longtemps qu'il en aura la force.

[609]

Ce que nous voulons montrer, c'est que si, avant la maturité de l'enfant, les parents ont pleine autorité sur lui, après sa maturité l'enfant a sa propre personnalité, son individualité qu'il faut reconnaître et à laquelle il faut faire appel. Il est du devoir de l'enfant de pourvoir aux besoins de ses parents, mais si ces derniers les lui demandent comme il faut, l'enfant s'exécutera d'autant plus promptement et de bon cœur. L'obligation de l'enfant envers ses parents âgés qu'il doit soutenir correspond exactement à la responsabilité des parents en ce qui concerne les soins et la protection qu'ils doivent à leur enfant jusqu'à ce qu'il parvienne à une certaine maturité. Il est tout à fait rare que les parents qui ont agi avec justice et amour à l'égard de leur enfant soient laissés dans le besoin si l'enfant a la force de les soutenir.

Pendant que nous examinons les devoirs des parents envers leurs enfants, diverses questions se posent à propos de la limite convenable des études, les restrictions raisonnables quant au genre de lecture et de savoir qui doit meubler l'esprit. Nous sommes de ceux qui apprécient hautement la valeur d'une éducation, et cependant nous croyons qu'il faut exercer une grande sagesse sur ce qui constitue une éducation. L'éducation est comme un poli. Presque toutes les pierres peuvent être rendues belles en les polissant avec soin, mais un fin polissage ne convient pas à toutes les pierres. Dans le cas d'un diamant ou d'un rubis ou d'une autre pierre précieuse, le polissage est absolument nécessaire pour développer les qualités latentes de la pierre ; sans les facettes, on ne pourrait apprécier sa splendeur et la pierre ne pourrait briller de tous ses feux. Pourtant, on perdrait son énergie à polir de la même manière des pavés. Pire encore, ce polissage rendrait le pavé trop précieux, trop beau pour l'employer comme pavé. En outre, ayant des facettes il serait moins utilisable comme pavé que si on n'y avait pas touché ou si on l'avait taillé grossièrement pour le mettre exactement à sa place.

[610]

C'est ainsi qu'en matière d'éducation, nous comprenons le polissage de l'esprit par le “programme classique” du collège. Certains en retireront un profit, d'autres un dommage. Qui n'a pas connu des hommes si instruits qu'ils ne pouvaient pas occuper dans la vie la place à laquelle leurs talents naturels les destinaient ? Ils étaient trop instruits, et tel l'homme de la parabole, ils ne pouvaient bêcher, ils avaient honte de mendier et ils étaient inaptes à n'importe quelle occupation. Si, dans la providence du Seigneur, les parents ont trouvé que leur enfant est un très brillant sujet et que cette providence a favorisé leurs affaires en sorte que leur situation financière et d'autres considérations permettent à cet enfant l'entrée au collège, ils feront bien de rechercher si ces indications marquent bien la direction du Seigneur quant à leur devoir envers l'enfant, après quoi ils devraient agir selon leurs convictions. Néanmoins, s'ils l'envoient au collège, à l'époque où nous sommes, ils devraient éprouver une grande inquiétude, une grande crainte, celle de voir ce brillant extérieur selon la sagesse de ce monde effacer tout le brillant de la foi, du caractère et du cœur, tout ce poli qu'eux-mêmes, en tant que parents et, à juste titre, instructeurs, lui ont donné depuis son enfance et avant sa naissance.

Le peuple de Dieu de la Nouvelle-Création devrait apprendre à apprécier l'éducation du cœur, du caractère et de la foi en Dieu comme étant supérieure à tous égards à celle que l'on peut obtenir dans les écoles de ce monde. Ils devraient apprécier que la “sagesse d'en haut, premièrement pure, ensuite paisible, modérée, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits” est plus désirable que toute la sagesse de la terre. Ils devraient réfléchir pour savoir si leur enfant est bien enraciné et fondé en caractère, en principe, en fidélité à l'Eternel et à sa Parole au point que les tendances athées des écoles de nos jours, et leurs enseignements rationalistes appelés Haute-Critique, Évolution, etc., ne pourraient jamais supplanter la foi bien fondée en l'Eternel et en sa Parole. En vérité, le danger est si grand que nous serions plutôt enclin à nous contenter de l'instruction que l'on peut obtenir dans les écoles publiques, les cours complémentaires ou les écoles préparatoires.

[611]

Nous écrivons cet avis, pleinement conscient qu'il paraît stupide ou pire encore à l'esprit mondain. Néanmoins, nous avons appris à voir les choses de ce que nous croyons être le point de vue divin et nous recommandons à tous les consacrés du Seigneur que, sur le présent sujet comme sur tous les autres, ils fassent tous leurs efforts pour rechercher ce point de vue : celui du Seigneur. Nous pourrions ajouter, en outre, que dans les temps d'intense activité que nous vivons, avec la précipitation, l'agitation et le nervosisme de notre époque, celui qui jusqu'à vingt et un ans, passe sa vie à l'école à se polir pour son travail futur dans la vie, a manqué une autre forme d'école qu'emprunte le garçon qui, terminant sa scolarité à, disons quatorze ou quinze ans, suit une autre discipline dans une profession quelconque où il doit “gravir les échelons”. Lorsqu'il aura eu ainsi six ans d'apprentissage, il est probable qu'il sera plus capable de faire face aux conditions actuelles que celui qui aura passé le même nombre d'années dans la discipline du collège.

Quant au jeu : l'un des principaux avantages du jeu, c'est l'exercice agréable qui y est associé, car c'est un fait indiscutable que l'exercice pratiqué avec plaisir est beaucoup plus profitable que ne le serait le même exercice exactement, s'il était exécuté comme une corvée. Par quelque chimie inconnue de notre organisme, l'esprit (“mind”) et ses dispositions sont pour quelque chose dans toutes les fonctions vitales. Quand nous sommes joyeux, notre esprit coopère bien mieux avec toutes les forces et toutes les fonctions naturelles au développement de notre organisme et à la réparation des forces perdues. Mais c'est une idée erronée de croire que faire ce qui est utile est une besogne pénible et que l'on n'éprouve du plaisir que si l'on fait une chose sans utilité — un jeu. Nous pensons, au contraire, que cette erreur a conduit beaucoup de gens raisonnables à folâtrer et à paresser alors, qu'au contraire, ils auraient dû résister aux impulsions naturelles de la nature déchue dans cette direction. Le “jardin d'enfants” est un mouvement relativement récent que nous estimons être sur la bonne voie : rendre l'instruction agréable aux enfants. Tous les autres plaisirs accordés par les parents sages devraient s'inspirer quelque peu du même principe : ne rien approuver qui soit simplement une perte de temps et d'énergie.

[612]

On devrait s'assurer la détente et la récréation surtout par un changement d'occupation, plutôt que par la paresse et un exercice inutile. La petite fille prend plaisir à habiller sa poupée et à la soigner, et à “jouer au théâtre”. Le petit garçon “joue à l'épicier”, et avec du sable, etc., en guise de marchandises, il fait des affaires imaginaires en vendant du thé, du café, du sucre, des pommes de terre ; ou bien. il “joue au cheval” comme conducteur d'attelage, ou bien il s'imagine être un prédicateur ou un missionnaire ou un instituteur ou un docteur. Tous ces jeux sont dans le bon sens et doivent être encouragés chez les petits. Lorsque les enfants grandissent, ces jeux devraient cesser et les enfants devraient trouver à se distraire en aidant leurs parents ou les tuteurs ou autres aux travaux du ménage ou dans le vrai magasin ou dans le vrai atelier. Si on leur enseigne à trouver plaisir à ce qui est utile, à ce qui rend service aux autres, financièrement ou autrement, si on leur enseigne que l'oisiveté est un péché et une honte, un discrédit sur quiconque s'y adonne et une perte inutile d'occasions précieuses, ils seront bien préparés à faire face aux devoirs de la vie avec plaisir, et à ne pas envier ceux qui gaspillent à la fois le temps et l'argent à regarder un jeu de ballon ou à participer à toute autre chose aussi stupide et sans profit.

On devrait inculquer dès l'enfance l'économie de temps et de ressources, non dans le but de cultiver l'égoïsme, mais pour développer l'idée d'économie conforme à la volonté divine de ne rien gaspiller. Après avoir rassasié la multitude, le Maître ordonna de ramasser et non de gaspiller les morceaux de reste, montrant par là sa pensée que, en toutes choses, il n'y ait aucun gaspillage, que nous sachions nous rendre compte que nous sommes responsables devant lui pour chaque instant, chaque dollar, chaque journée, non que cette responsabilité nous maintiendrait dans la crainte, mais une responsabilité qui se réjouit de connaître la volonté divine, d'être aussi complètement que possible en accord avec elle, qui discerne qu'une telle conduite plaît à l'Éternel, et que par conséquent nous pouvons nous en réjouir pleinement.

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