Textes de 160 Chroniques, de Septembre 1993 à Avril 1997








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Paul CARO

Chroniques

"INNOVATIONS AU QUOTIDIEN"

de Radio Classique
Textes de 160 Chroniques, de Septembre 1993 à Avril 1997
S O M M A I R E

1. Le disque compact et la mémoire

2. La peau des cathédrales

3. Filtrer

4. La nature améliorée

5. A distance !

6. Se parler et se voir

7. L'oeil des abysses est une oreille

8. Une nouvelle version de la bouteille Thermos

9. La course au toujours plus petit

10. La télé en plastique

11. Téléphoner en sécurité

12. La télé en trois dimensions

13. Une banque de données phytosanytaires

14. Un nouveau type d'enceintes acoustiques

15. De la musique à la fumée

16. Vive les bulles !

17. Une nouvelle agence

18. Plus dur que le diamant

19. Un automate musical

20. Un nouveau composant électronique

21. El Nino

22. La crypte retrouvée

23. Le magnétoscope haute définition

24. La molécule pieuvre

25. Un insecte automobile

26. Le cri d'amour du grillon

27. La belle diode bleue

28. Une surface auto-nettoyante

29. Les voix des abysses

30. Des autoroutes à gros débits

31. Le volcan et les règlements

32. Le plomb d'autrefois

33. La chimie supercritique

34. La couleur du boeuf

35. Le pneu plus

36. Le microbe éboueur

37. La fibre de l'araignée

38. La peau du léopard

39. Une roue dentée pour la fourmi

40. Un polymère plein de trous

41. Une télé sur le nez

42. Mesurer le clair de terre

43. La glace et le poisson

44. Le ballon lumineux

45. Indilatable !

46. Le transistor en plastique

47. La chimie sur écran

48. Un filtre supraconducteur

49. Un studio de télé virtuel

50. Un prix pour l'innovation

51. Des photoconducteurs organiques nouveaux

52. La plus vieille peau

53. Le froid portable

54. La thérapie génique sur la route industrielle

55. Un amalgame sans mercure

56. Emballage !

57. Un matériau de fête, le diamant

58. Du Nobel à l'hôpital

59. Le plus puissant des aimants

60. Les microsphères

61. La crevette et l'escargot

62. Ces gênes qui nous habitent

63. Un nouveau média

64. Nouvelles images

65. Les petits paquets de France Telecom

66. La spatiocarte

67. Le Sandre

68. Des plantes à l'attaque

69. Une colossale source d'énergie

70. Le grand jeu de la prospective

71. Simuler la route et les vagues

72. Un nouveau pigment rouge

73. Les insectes et l'amour

74. La mécanique intelligente

75. Les oxydes mixtes

76. Coup de foudre

77. Un micro-ruban adhésif

78. Les sentiers de l'Internet

79. De nouveaux aérogels

80. Un coup de chiffon qui vaut 5 milliards de dollars

81. Voir les choses avec des sons

82. Les fermes d'insectes

83. Des lasers dans l'espace

84. Du disque à l'épingle, du CD-Rom au HD-Rom

85. Une grosse toile d'araignée qui couvre le monde

86. Du parachute au coussin d'air

87. La tartine beurrée

88. Nettoyer les nappes phréatiques

89. Le grand écran

90. Un super-ordinateur pour la simulation

91. Matériaux intelligents

92. Innovations pour le dentiste

93. Un multiplexeur

94. Le CEA a cinquante ans !

95. L'université virtuelle

96. Une résonance magnétique nucléaire brûlante

97. La science de la flaveur

98. Une nouvelle agriculture

99. Une nouvelle industrie ?

100. Produits naturels

101. L'automobile du berceau à la tombe

102. Des récompenses pour des innovations

103. Le bleu s'affiche

104. Un bombardement utile

105. L'architecture atomique des molécules du vivant

106. Molécules de lumière

107. Le journal à l'écran

108. Le miracle du diamant

109. Un disque compact holographique

110. Les nouveaux réseaux

111. Un satellite en longe

112. L'oeil du laser

113. L'ordinateur moléculaire

114. Dix ans déjà !

115. Un modèle pour la simulation de l'économie

116. Une grande innovation, dix ans après ...

117. Prévoir le temps au quotidien

118. Télémédecine

119. Eliminer l'amiante

120. Bombardement ionique

121. La fibre de carbone creuse

122. Le diamant arrive...

123. Les cristaux liquides domptés

124. L'âge du gêne

125. La chimie combinatoire

126. Le frottement

127. L'olympisme et la science

128. Science et technologie

129. Trois terres rares pour trois dimensions

130. Un laser en plastique

131. Une course de vitesse

132. La papaye, la moutarde et la grenouille

133. Un hologramme pour la médecine

134. La carte de la science

135. Les piles à combustibles s'améliorent

136. Une nouvelle technique d'exploration de la matière

137. De la vie artificielle à la société artificielle

138. La peur du risque

139. La mystérieuse lumière des bulles

140. L'Argus spectral

141. Un silicium lumineux

142. Toucher les atomes

143. Analyser la pollution

144. Un coup de bleu sur l'avenir

145. La puce génétique

146. Les aventures du gaz carbonique

147. Une pince à molécule

148. L'explosion des réseaux

149. L'innovation bactérienne

150. La manne énergétique au fond des mers

151. L'explosion créatrice

152. Une lentille pour les rayons X

153. Les bibliothèques du futur seront numériques

154. L'écossaise et la caussenarde

155. La coquille d'oeuf

156. Made in Space

157. Fabriquer avec des microondes

158. Un piano au mécanisme harmonique

159. L'effet cocktail-party

160. Le paradoxe français

Radio Classique 1 3 Septembre 1993

Le DISQUE compact et la mémoire

L'humanité utilise depuis toujours des supports matériels pour garder la mémoire des choses. Cela a commencé par le bâton gravé, la tablette d'argile, l'inscription sur le marbre, puis, on a employé le parchemin, le papier, la photo, le film, la bande magnétique, le disque. Aujourd'hui, non seulement on sait garder la mémoire des mots et des chiffres, mais encore celle des sons et des images.
Mais, pour quelle durée ?
Si les inscriptions gravées dans le granit des temples égyptiens sont toujours visibles après 5000 ans, les manuscrits de l'antiquité qui n'ont pas été recopiés au Moyen Age sont perdus. Beaucoup de nos livres imprimés au début du siècle sont menacés de destruction et les bibliothécaires luttent pour les préserver. Les originaux des films tournés avant guerre sur des pellicules à base de nitrates se décomposent lentement. Les cristaux des bandes magnétiques audio ou vidéo se désorientent avec le temps... : il faut sans cesse faire de nouvelles copies !
Les nouvelles technologies d'enregistrement d'images et de sons ne sont-elles pas plus sûres ?
Pas vraiment : les disques compact actuels sont fabriqués dans un matériau plastique, les polycarbonates. Ils seront quasiment illisibles dans trente ans ! Une société française spécialisée dans leur fabrication, Digipresss, s'est associée avec une firme belge, Glaverbel, dans le cadre d'un projet européen Eurêka pour graver les informations numériques sur un support beaucoup plus stable, un verre trempé minéral désalcalinisé. Ce disque compact peut être produit en série, il résiste à de grandes fluctuations de température, aux gaz corrosifs, à l'humidité, ainsi qu'aux déformations et aux rayures. Il peut être recouvert d'une couche réflectrice formée d'un mince dépôt d'or ou de nitrure de titane, ce qui permet de l'utiliser dans les lecteurs ordinaires. Il est susceptible de conserver l'information pendant plusieurs siècles et ceci sans contraintes spéciales d'archivage. Commercialisé depuis mai 1993, c'est un produit qui devrait intéresser les musées, les bibliothèques, les archives, les bases documentaires, toutes les institutions qui font métier de la conservation de la mémoire. Son développement a été soutenu par le Ministère de la Culture.
Radio Classique 2 3 Septembre 1993

La peau des cathédrales

Les grandes constructions de l'Antiquité et du Moyen Age, lieux de culte splendides, attiraient des foules ferventes, mais aussi des marchands. C'étaient des centres de pouvoir économique et d'échange. Le prestige de la splendeur architecturale et l'émotion esthétique engendrée par l'oeuvre d'art formaient un cadre propice à la création de richesses.
Mais aujourd'hui, la construction urbaine ne joue-t-elle pas le même rôle ?
Certes, les buildings des quartiers d'affaires ont aussi la fonction d'affirmer la grandeur et l'entregent des firmes qui les occupent. Mais on aurait tord de négliger le rôle économique dans la vie moderne des vieilles constructions du passé. Elles attirent toujours des foules, touristiques celles-là, et elles donnent à une ville un décor qui compte pour la qualité de la vie intellectuelle et économique. Le problème, c'est que ces investissements qu'ont fait nos ancêtres sont aujourd'hui menacés par notre mode de vie.
Comment cela ?

La pollution, surtout les gaz d'échappement des automobiles, menace l'intégrité des pierres qui les composent. Pour lutter contre la dégradation, une Société de Nantes, SICOF, a lancé un programme de recherche dans le cadre du projet européen Eurêka pour mettre au point un procédé qui puisse efficacement protéger nos vieilles pierres. Dans notre pays, les monuments anciens sont essentiellement en calcaire, une pierre formée de calcium et de gaz carbonique. Elle peut être attaquée par des composés acides qui forment à la surface des sels solubles dans l'eau et qui sont donc emportés par les précipitations. C'est le soufre contenu dans les gaz d'échappement d'automobiles ou dans les fumées des cheminées qui attaque principalement la roche en la transformant en gypse, un sulfate de calcium, minéral sans résistance mécanique, d'où une corrosion, la formation de trous et de fissures. La solution est de badigeonner nos monuments, après un nettoyage soigné au laser, avec une composition qui dépose à la surface un polymère protecteur combiné à une substance semi-conductrice dont la présence diminue les vitesses des réactions chimiques conduisant à la dégradation des roches carbonatées. Développé avec des chercheurs grecs, le procédé est essayé actuellement sur les marbres du Parthénon.

Radio Classique 3 3 Septembre 1993

Filtrer

Enfants sur la plage, on a joué à trouver de beaux cailloux ou des coquillages en utilisant un tamis sur un seau et en lavant le sable à l'eau de mer avec la pelle. Les trous étaient bien gros et ne retenaient que des pièces corpulentes. Aujourd'hui, l'industrie s'occupe du même problème, mais avec des procédés qui permettent de retenir des objets infiniment plus petits.
Il y a longtemps que l'industrie utilise des filtres !
Certes, la séparation d'un solide dispersé dans l'eau ou l'extraction du produit de la réaction partielle de l'eau avec un solide, comme dans le cas du café, impliquent l'emploi de filtres. La chimie et la cuisine connaissent l'usage pour cela du papier, mais on est arrivé à la fabrication de tamis moléculaires qui séparent d'un liquide des entités bien moins grossières !
Quel genre par exemple ?
Pour fabriquer directement de l'eau pure, on peut utiliser la distillation. Cela coûte cher en énergie et c'est donc impossible à pratiquer pour notre eau ordinaire de consommation. D'ailleurs, l'eau distillée a mauvais goût ! Mais, si l'on peut trouver un procédé de filtrage qui ne laisse passer que les petites molécules d'eau et les ions essentiels et retient tout le reste, et si l'on peut le faire pour de grandes quantités, alors on a un moyen commode d'épurer les eaux. C'est ce qu'a mis au point la société Lyonnaise des Eaux-Dumez en employant dans ses installations des membranes d'ultrafiltration organiques réalisées à partir d'un dérivé cellulosique. Elles sont composées de tubes dans les parois desquels sont percés des trous minuscules d'un centième de micron de diamètre, chatières que ne peuvent emprunter grosses molécules et micro-organismes comme les colloïdes, les virus, les bactéries, les algues, les pollens. Ces fibres creuses réunies dans un cylindre permettent d'épurer une eau sale sous pression. Les usines pilotes produisent 50/m3 par heure d'eau potable de qualité. Le développement à l'échelle internationale est en cours.

Radio Classique 4 Septembre 1993

La nature améliorée

Depuis son apparition sur la Terre, l'humanité a toujours cherché à tirer parti de son environnement. En observant attentivement, en expérimentant, on peut repérer, les plantes, les animaux, les terrains, les outils, qui sont les plus efficaces ou dont on peut tirer le plus de plaisir pour vivre et pour manger.
N'est ce pas comme cela que l'on a sélectionné les espèces domestiques ?
En effet, les animaux familiers, les plantes cultivables, les matériaux de construction utiles, ont été repérés dans la nature. Au fil des millénaires, ils ont été soignés, chouchoutés, élevés, transplantés, et souvent leur abondance domine aujourd'hui les autres espèces. Les champs de blé ont remplacé la diversité originelle des herbes des prairies.
Ce processus n'est-il pas aujourd'hui achevé ?
Non, il continue par d'autres moyens. Ce n'est plus par l'observation de ce que la nature produit spontanément que la sélection avance : c'est par l'identification des sources moléculaires qui confèrent à une plante ou à un animal telle propriété intéressante pour l'homme. Par exemple, le Groupement d'intérêt public Prince de Bretagne-Biotechnologie a engagé une étude, soutenue au plan européen par un contrat Eurêka, et conduite en collaboration avec des laboratoires anglais et belges, pour exploiter des méthodes biotechnologiques sophistiquées et améliorer les performances d'un légume familier : le chou-fleur. Cela se fait en identifiant dans le matériel génétique de la plante, porté par une immense molécule l'ADN, les zones qui correspondent à tel ou tel caractère agronomique souhaitable ou pas pour le producteur ou pour le consommateur. Comme cela on peut, dès le stade du semis, identifier des caractères de la plante adulte et favoriser les variétés qui vont avoir plus de goût, être d'une couleur plus avenante, contenir plus de vitamines ou qui vont résister le mieux aux attaques des insectes. Cette dernière propriété permet de réduire la quantité de pesticides indispensables à la culture, un facteur important pour la qualité de l'environnement. La pratique de la biotechnologie végétale remonte aux premiers temps de l'humanité, il y a longtemps que les jardiniers, avec amour, sélectionnent les roses...
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