Du même auteur : joie, éd. Le Temps des Cerises, Paris, 1997








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Luis de Miranda
LA MEMOIRE DE RUBEN




Soleil sur prison

Luis de Miranda, 1996

Du même auteur : JOIE, éd. Le Temps des Cerises, Paris, 1997

ISBN : 2-930198-06-0

Dépôt légal : D/ 1998/ 7282/03

© Luis de Miranda et Gamma Press
A Sylvestre
C’est même chose que vie et mort, veille et sommeil, jeunesse et vieillesse : ce sont mutuelles métamorphoses.

Héraclite, fragment 100.
Près des ruisseaux de Ruben, grandes furent les résolutions du cœur.

Ancien Testament, Livre des Juges, 5.15.
I

L’accident
Freinage sec de la voiture, choc sourd de mon corps, un vol plané interminable, le fouet de la chaussée, mes os brisés sous ma peau, le sang. Les cris hystériques de la conductrice font écho à ceux de ma naissance. Vingt-sept ans plus tard.
Un instant de stupeur vient après l’accident, puis monte la rumeur des curieux. Passent dix minutes de souffrance, et la sirène de l’ambulance confirme la gravité de la situation en même temps qu’elle esquisse un espoir, infime. Mais lorsque l’automobile blanche s’arrête, je ne suis déjà plus qu’un cadavre sur le macadam.
Pendant l’enterrement, mon père a le visage fermé, pâle, ma mère hoquette, soutenue par ma sœur au regard perdu. Toi, Ruben, tu restes silencieux. L’inhumation n’est qu’un mauvais moment à passer. Tu te jures que nous sommes encore ensemble, même si je suis passé de l’autre côte de la voie. Tu veux résister à l’hébétude, puis au manque somatique. Finalement, tu éprouves une envie de vomir l’évidence, un haut-le-cœur intenable. Appuyé contre un arbre, tu te vides presque entièrement, ton corps n'a pas su feindre de n’être qu’une carapace d’insensibilité, une statue dressée contre l’arbitraire de notre séparation.
On peut dire que j’ai eu une mort explosive, conforme au siècle qui s’achève. La fatalité a voulu que je sois victime d’un moyen de locomotion qui, en allant d’un point à un autre par le plus court chemin, est si étranger au gout du détour que j’affectais de cultiver, vivant (car une fois mort, Ruben, le mot « détour » n'a plus de sens). As-tu oublié nos promenades, à onze ans, lorsque nous confiions au chronomètre de ta montre à cristaux liquides, le soin de décider si nous devions tourner à droite ou à gauche, selon que le dernier chiffre des dixièmes était pair ou impair ? Chez moi, le même procédé nous servait à choisir un livre ou un disque dans la bibliothèque de mes parents. De même que nous marchions des heures durant, parfois en rond, parfois entrainés à l’autre bout de la ville, nous lisions ou écoutions tous les genres, passant de Balzac à la Cuisine italienne, des Police au Requiem de Dvorak, goutant gaiement ces cocktails iconoclastes...
Cette voiture m’a fauché en un dixième de seconde aussi. Mon esprit n’était pas tellement préoccupé par cette fille que j’allais rejoindre. Un défi tout au plus. Quel besoin avais-je de t’imiter, Ruben, dans ces rendez-vous sans passion? Disons que ton obsession pour les femmes m’a rendu curieux, que j’ai voulu connaître ces liaisons furtives que je croyais plus anodines que dangereuses. Il est vrai que Sally aurait pu ne pas se tromper de trottoir, m’obligeant à traverser et à me mettre sur le trajet de cette voiture.
Depuis, tu comptes chaque minute qui nous sépare physiquement, en déroulant le scenario de nos derniers jours. Mes gestes sont encore vifs au fond de tes pupilles. Ma voix habite toujours le creux de ton oreille avec netteté. Tu as continué à me parler, en une litanie encore trop effarée pour être tranquillisante.
Aujourd’hui, dix jours après l'accident, tu me parles depuis qu’il est six heures du matin. Tu as vu le soleil poindre et tenter d’infiltrer sa lueur à travers les rideaux. A huit heures, tu finis par te lever. Pendant que le café coule, tu allumes le poste de télévision. Tu ne perçois d’abord sur l’écran qu’un brouhaha et quelques ombres colorées. Puis tu comprends que ce sont des enfants interrogés sur la question de la censure. Hypnotisés par leur statut d'innocence, effrayants de calme, ils réclament moins de sexe dans les médias, déclenchant le sourire connivent de la journaliste accroupie a leurs pieds.
Tu éteins et repenses à notre dernier fou rire, causé par Kyle et Sally. Furtive aventure : nous avons abordé ces jumelles australiennes à l’intérieur de la librairie Shakespeare and C0., pour ensuite les emmener boire un verre et finalement les inviter à l’appartement. Quelle rigolade !

Deux rousses presque identiques qui ne juraient que par le reggae et « Paris—is—really—great !», semblables non seulement en apparence, mais aussi dans leur voix et leur façon de parler, à tel point qu’au réveil nous ne savions plus qui était qui. Il faut dire qu’elles avaient joué de la situation, échangeant leurs vêtements.
Une semaine après, il y a dix jours (dix de tes jours), je rejoignais Sally de l’autre coté de l’avenue avant de basculer dans les airs. Tu te répètes que je n’avais pas besoin de conquêtes éphémères, avec mon naturel taciturne. Or tu as tort, Ruben. Cela me rassurait de t’imiter dans ces séductions légères. Si je t'ai suivi dans quelques coucheries sans amour, c’était pour pouvoir me considérer, bêtement, en homme d’action.
Voila deux semaines que j’ai quitté la surface de la terre. Tu déambules souvent dans ma chambre, essayant d’imaginer mon impossible retour. Non, je ne t’en veux pas si tu fouilles dans mes affaires.
Tu passes cette nuit assis à la table de la cuisine. Tu es un peu plus calme bien qu’incapable de dormir. Tu soupires solennellement entre deux gorgées d’alcool. La cuisine, que tu n’as pas nettoyée depuis ma mort, ressemble à un capharnaüm. Ton reflet dans la porte du four, a celui d’un condamné. Tu parles quelques minutes à haute voix, jetant des mots incohérents à la face du silence. Quelques heures plus tard, tu te réveilles au même endroit, nauséeux.
Quelqu’un a sonne à la porte. C’est notre propriétaire. Il promène un regard désapprobateur sur le désordre qui règne dans l’appartement. Il veut savoir si tu comptes rester, maintenant que tu es le seul locataire. Tu lui réponds que tu partiras à la fin du mois, dans une dizaine de jours, s’il est d’accord. Court préavis, qu’il accepte : tu n’as même pas à argumenter, il a sans doute déjà en tête le nom de ceux qui nous remplaceront. Je sais, Ruben, que tu ne veux pas fuir l'endroit que nous avons partagé pendant cinq ans. Je sais bien que le loyer deviendrait trop cher pour toi.
La posture que tu prends en beurrant tes tartines a bien quelque chose de l’oubli, de la simplicité concentrée, mais c’est toujours de la détresse. Tu regardes par la fenêtre. Les gens passent dans la rue, ils sont tantôt nonchalants, tantôt criards. Ils te paraissent légers. Tu te rassois, beurres encore une tartine que tu ne mangeras pas, regardes passer quelques fourmis en direction du sucre. Avant qu’elles ne repartent, penaudes, tu les interroges à haute voix sur ce qu’elles attendent de l’existence, à part ton sucre. Il est presque neuf heures et tu tardes à partir travailler. Tu es appuyé à la fenêtre. Le ruissellement de la pluie, la perspective d'un déménagement précipité te rappellent ton départ de ta ville natale, quinze ans plus tôt. Vous vous installiez à Paris, ta mère, ta sœur et toi, à peine deux semaines après avoir appris que ton père était muté d’urgence dans la capitale. Ta sœur, qui avait quatorze ans lors de cette petite révolution, ne s’en est pas encore remise. Douze ans après, elle est revenue au pays, mais c’était trop tard, elle n’appartenait plus à ces terres, pas plus qu’elle ne se sentait chez elle dans son territoire d’exil…
C’est aussi mon sentiment là où je suis.
II

Laura
Je n’étais pas rentré dans l’appartement vide, ce soir-là, Stan. J’étais allé à une exposition d’égyptologie qui faisait nocturne. Comme un fait exprès, la visite commençait par une allusion à la mort : une tombe dont il ne restait pas grand-chose, quelques pierres, des statuettes, des reliques, un crâne, des poteries contenant des vestiges d’entrailles momifiées. Tout ça très blanc, crème et chic. Je n’ai jamais aimé cette impression artificielle de propreté que donnent certains musées. Un peu plus loin, à l’entrée d'un temple, je m’étais arrêté devant une statue aux poings serrés et au corps raide. D’après la fiche, cette rigidité permettait de mieux affronter les épreuves de l’au-delà. Encore plus loin, il y avait le buste d'un dieu à tête de bœuf, un disque solaire entre les cornes. Et, au pied du buste, assise par terre, un classeur sur les genoux, il y avait Laura.
Laura à la grâce implacable, aux jambes fluettes, à la peau hâlée, un peu inquiétante avec ses ongles violets et ses fringues usées. Laura aux yeux bleus comme deux terres vues de l’espace, au visage d'ange cercle d’une épaisse chevelure noire. J’ai engagé la conversation en lui demandant son avis sur les pouvoirs de ce dieu bovidé qu’elle observait d’un air studieux. Elle m’a répondu d’une manière distraite, continuant à remplir le questionnaire préparé par son professeur d’art.
Ne crois pas que je t’oubliais, Stan, en parlant à cette jeune fille dans ce musée, seulement trois semaines après ta mort. Il faut croire que l’illusion de la vie était toujours là. Et puis je préférais m’adresser à des personnes qui ne t’avaient pas connu. Les autres, ceux qui laissaient des messages de condoléances sur le répondeur qui renfermait encore ta voix, me fatiguaient avec leur résignation. Ce soir-là, j’étais venu voir de la beauté de pierre et de cuivre, de celle qui n’abdique pas. Je me suis retrouvé face à Laura, et c’est moi qui ai eu envie de déposer les armes. Apres quelques questions banales sur ses études, j’ai voulu lui demander à quel âge elle avait compris qu’elle était belle. Elle m’a inondé d’un regard clair, et m’a répondu sans hésiter :

« J’avais seize ans.

— C’est précis.

— C’était en dormant.

— En rêvant ?

— Oui. Dans mon rêve, il y avait une fée qui dansait au-dessus d’une rivière. Des centaines de papillons la regardaient à distance, impatients de pouvoir danser avec elle. J’étais un de ces papillons, et j’ai été choisie par la fée, sans savoir pourquoi. Tout joyeux, j’ai volé vers elle et nous avons commencé à danser. Soudain, je me suis aperçue que je dansais seule. J'ai compris que la fée, c’était moi.

— Je peux faire un vœu, alors ?

— Je crois que j’ai perdu mes pouvoirs.

— Je demande à la fée de te revoir.

— Encore un papillon.

— Une larve. Qui ne sait plus si elle pourra un jour avoir des ailes... »
Laura m’a avoué depuis qu’elle a complètement inventé cette histoire de papillons. Le soir où je l’ai rencontrée, je n’étais pas près d'accepter ton départ, Stan. Le monde s’était effondré avec ta mort. Avant, j’étais rempli de certitudes, je croyais aux forteresses. Apres, je voyais partout des châteaux de sable. J’ai commencé à te parler après ta mort parce que j’espérais vaguement que le destin pouvait être contourné, qu’en persévérant je te retrouverais d’une façon ou d’une autre.
C’était bientôt les fêtes de fin d’année et je n'avais pas envoyé une seule carte de vœux. Toi, tu commençais à en recevoir, car tout le monde ne savait pas que tu t’en moquais comme jamais. Je ne pouvais pas écrire de vœux quand je ne voulais qu’une seule chose, revenir un mois plus tôt et t’empêcher de traverser.
Depuis ton accident, mon sommeil s’interrompait fréquemment en pleine nuit. L’appartement était trop silencieux. Je grelottais : la température dehors était tombée en-dessous de zéro, et tu sais comme l’immeuble était mal isolé.
Quelques jours plus tard, c’était Noel. La voisine m’avait dit bonjour en souriant, ce qui ne l’empêcherait pas de mettre le son de la télé trop fort. « Bientôt le nouvel an », m’avait-elle annoncé pleine d’entrain. J’ai toujours eu l’impression que ce n’est pas tant l’année à venir qu'on fête mais plutôt la fin de la précédente, comme une revanche sur le temps, qu’on découpe en années, en unités suffisamment longues pour être des petites vies avec leurs petites morts. On parvient ainsi à blesser le temps plus de soixante- quinze fois en moyenne avant qu’il nous supprime définitivement. On lui cède la victoire chèrement.
Je n’avais pas osé appeler tes parents depuis l’enterrement. Je ne l’ai fait que le lendemain de ma visite au musée. Ta mère avait une voix lointaine. Ton père paraissait exténué. Ils n’ont pas proposé de me voir. Je me suis demandé s’ils me reprochaient quelque chose.
Le dimanche suivant, Laura a accepté de m’accompagner à un concert classique, dans la paroisse de l’hôpital Sainte-Anne, à l'intérieur d’une salle humide qui donnait sur le cloître. C’était plutôt courageux, vu la vague de froid qui sévissait sur la ville depuis plusieurs jours. C’était une des premières sorties que je m’autorisais, après l’exposition d’égyptologie, le genre d'activités que tu me proposais souvent et qu’il m’arrivait de refuser en me moquant de ton austérité. L’auditoire, un public de retraités pour l’essentiel, couverts de manteaux de fourrure de diverses provenances braconnières, était nettement plus calfeutré que Laura et moi.
A l’évidence, la soprano était enrhumée. On ne voyait que le milieu de son visage rougi par l’irritation, et sa voix était nasillarde. Pour rattraper les choses, le claveciniste tentait visiblement de jouer avec fantaisie, mais il forçait trop : son Bach était enjoué et son Mozart hystérique. Laura n’avait pas l’air de s’amuser. Elle jetait des regards distraits en direction du cloître vide.
Le soir venu, nous avons diné au restaurant. Boudeuse au concert, Laura était maintenant souriante. Je découvrais son coté imprévisible. J’allais bientôt découvrir son coté aventureux : après le repas, elle s’est penchée vers moi dans la voiture et m’a embrassé.
Depuis notre rencontre au musée, je n’avais pas éprouvé la nécessité de passer à l’acte. J’avais l’impression que la toucher aurait terni sa beauté. Et puis je n’avais plus beaucoup d’envies depuis trois semaines. Laura m’a pris par la main. Je ne voulais ni résister, ni céder. Le lendemain, elle est montée avec moi à l’appartement. Elle s’est déshabillée avec un sourire timide, comme si elle s'excusait de sa grâce. J’ai hésité à embrasser sa poitrine offerte. Et puis je me suis oublié. Je me suis retrouvé nu contre son corps. J’ai laissé mes mains descendre lentement le long de son ventre, sans hâte, comme l’eau qui tourne cent fois dans l’évier avant de s’engouffrer dans le siphon. Petit a petit, vibrant sous mes doigts, un univers de frissons s’est mis en branle, une sève brûlante a remplacé l’eau. Alors ce fut le basculement des sens, l'éclosion des soupirs. Le temps s’est gonflé jusqu’à exploser de plaisir.
Cela ne faisait pas huit heures que c’était arrivé et l’épisode avait dans ma mémoire l’aura d’un souvenir d’enfance. Je range aujourd’hui ma première nuit avec Laura à côte de mes escapades à vélo, à dix ans, avec ma cousine Florence. Quelle aventure c’était de quitter la route pour s'engouffrer dans la forêt ! Je nous revois pédaler sur ces vieilles bicyclettes qui n’étaient pas faites pour ces chemins escarpés avec le sérieux d’une équipée à la recherche du Nouveau Monde. C’est une des premières impressions de liberté dont je me souvienne : une exaltation confuse renforcée par l’interdit paternel. Florence et moi, nous disparaissions des heures durant. Je découvrais le désir derrière les frontières de la ville, allongé sur les feuilles a ses côtés...
De Laura, il restait le lendemain de notre première nuit davantage qu’un parfum sur mes draps. Ç’avait été plus qu’une coucherie, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. En repensant à l’exposition d’égyptologie, je me suis dit que Laura était peut-être une sphinge, apparue pour détruire l’image du tombeau qui avait ouvert ma visite.
Mais pourquoi cet ange est-il entré dans ma vie au moment où toi, Stan, tu l'as quittée ? Je sais aujourd’hui qu’on peut être malheureux et heureux simultanément, sans qu’un des sentiments annule l’autre. Je me demande même si dans la majorité de nos sensations et de nos pensées les opposés ne coexistent pas sans qu’on s’en aperçoive, si nous ne créons pas des séparations factices : je suis triste, donc je ne suis pas heureux, je suis fatigué, donc sans force, de droite, donc pas de gauche, coupable, donc non-innocent.
Je me suis redressé sur le lit en me disant que je t'aimais et que tu étais parti, que Laura dormait à côté de moi et que je commençais à l’aimer. Le proverbe espagnol a raison, personne n’arrive au paradis les yeux secs.
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