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Le discernement


Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre avenir, et vous exprimez votre liberté. Mais l’on est jamais à l’abri de « mal faire », en ne faisant pas le bon choix. Il nous faut donc agir avec discernement.

Prenons le mot à sa source. « Discerner » se compose de « dis », qui implique la nécessité de rompre avec un préjugé et d’établir une distinction entre deux éléments, et « cerner », qui évoque la nécessité de définir et comprendre ce dont on parle. Le discernement, c’est donc en quelque sorte se donner la possibilité de faire la part des choses entre deux propositions, et ce de manière consciente, en sachant bien justifier son choix.
Ainsi, que ce soit aux scouts ou dans la vie de tous les jours, si une personne vous propose quelque chose, le discernement vous permettra de vous poser les questions suivantes : « Est-ce que je suis d’accord avec ce que l’on me propose ? » « Est-ce que je suis prêt à m’engager à respecter mes choix ? ». Le discernement, c’est l’expression de la responsabilité. Pour être responsable, il vous faudra agir tout au long de votre vie avec discernement.
Vous l’aurez compris, discerner, c’est avant tout agir, dans un sens ou dans un autre, agir pour le mieux, comme le dit la promesse louveteaux, faire de son mieux. Mais si le discernement s’exprime dans vos choix, il se réalise également par rapport à des ordres. Lorsque votre supérieur vous demande de faire quelque chose, agir avec discernement, c’est alors comprendre les raisons de cette demande, comprendre en quoi elle est juste, ou injuste ! Faire preuve d’obéissance, ce n’est pas agir bêtement, mais discerner ce qui est bien de ce qui ne l’est pas dans ce que l’on vous demande.
Enfin, on ne peut agir avec discernement sans se rappeler que cela ne peut s’établir que dans le cadre d’une recherche de la vérité. Toujours rechercher ce qui est juste, faire la distinction entre ce qui est bien et mal, c’est tenter d’être en accord avec la vérité. Dès lors, votre chemin spirituel doit être guidé par votre discernement. Ponce Pilate, le représentant de Rome qui livra Jésus aux pharisiens, s’interrogeait en s’exclamant : « Qu’est-ce que la vérité ? ». Pour aller au-delà de cette attitude qui consiste à ne pas s’engager dans une religion ou une autre, sous prétexte qu’il nous est impossible de connaître la vérité, il est important de se servir du discernement, qui vous permettra de vous engager dans la foi, c'est-à-dire de croire en dieu en y mettant tout votre cœur, en faisant les choix de ce qui vous semblent les meilleurs pour vous-même.

L’engagement

« Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans soucis des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans attendre d’autre récompense, que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté ».

La prière scoute, que vous dites chaque jour pendant le camp, vous rappelle que la promesse que vous allez prononcer vous rend responsables. Elle vous rend responsables, car vous devrez trouver la force de respecter votre promesse en agissant toujours par rapport à ce que vous avez promis sur votre honneur.
Dès lors que vous prononcez cette promesse, vous prenez un engagement, l’engagement de la respecter. Un engagement n’est donc valable que si vous avez la ferme volonté de le respecter, même si cela vous semble parfois difficile. D’ailleurs, avoir la volonté de respecter une promesse ne signifie pas que vous deviendrez, du jour au lendemain, un scout model chaque jour de votre vie. Les hommes et femmes qui sont devenus saints, par exemple, n’ont jamais été parfaits. Ils ont simplement cherché à toujours essayer de respecter leur engagement dans la foi et l’amour de dieu et de leur prochain. Prendre un engagement, c’est avant tout promettre de tout faire pour tendre vers ce pour quoi vous vous êtes engagés, même si, concrètement, vous ne le respecterez pas toujours.
Ainsi, s’il vous semble trop difficile d’essayer de respecter toute votre vie ce que vous allez promettre, alors renoncez à promettre ! Si vous pensez que vous n’aurez pas cette volonté, ne prenez pas cet engagement ! Un engagement n’est valable que s’il est proportionné, c'est-à-dire si vous êtes certains d’avoir la force de le respecter. L’engament par la promesse implique donc de trouver la force de le respecter. Cette force, il est possible de la trouver en dieu, et la prière scoute est là pour que nous puissions rechercher cette force chaque jour, que ce soit pendant un camp scout, ou également chaque jour de votre vie, au collège, en famille, avec vos amis. Sachez respecter vos engagements, à l’école, mais aussi dans les associations auxquelles vous participez, que ce soit les scoutes, l’aumônerie, le sport que vous pratiquez, etc.

L’autorité / obéissance
Qu’est-ce que l’autorité pour vous ?
Prenez le temps de répondre à cette question avant de lire la suite, car c’est un thème qui demande souvent plus de réflexion qu’on ne le pense.

Avoir de l’autorité sur quelqu’un signifie, à l’origine, faire grandir. En effet, s’il existe dans la patrouille une hiérarchie, ce n’est pas pour que les plus âgés aient la possibilité de donner des ordres sans raison, ni que les plus jeunes obéissent sans comprendre. Au sein de la patrouille, les plus âgés ont la mission d’enseigner aux plus jeunes un savoir technique, humain, moral et spirituel, en utilisant l’expérience qu’ils ont acquise dans le scoutisme, mais également tout au long de leur vie. Ils ont donc nécessairement sur les plus jeunes une autorité, de par leur expérience, par laquelle ceux-ci doivent respecter le plus âgé en lui obéissant.
Obéir, contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas se soumettre, mais faire confiance. Lorsque l’on obéit à quelqu’un, on respecte son autorité en lui faisant confiance. Cela ne signifie pas que tout ordre émanant du cp ou du second est bon, mais que l’on reconnaît dans son comportement, son autorité et ses idées, son exemplarité. Obéir n’implique pas non plus que vous compreniez toujours les raisons d’un ordre donné par votre cp. Il arrive parfois que celui-ci prenne une bonne décision, sans que vous ne vous en rendiez compte. Obéir, c’est donc faire confiance, ce qui signifie étymologiquement « mettre sa foi en quelqu’un », c'est-à-dire croire que ce qu’il demande est bon, même si l’on n’en a pas la justification.
Il ne faut pas obéir qu’aux seules personnes que l’on apprécie. Même si vous n’avez pas beaucoup d’affinité avec votre cp, il vous faut savoir accepter sa décision. C’est lui qui tranche, par exemple, le programme d’activité que se fixe la patrouille pendant les instas, ou la stratégie à adopter pendant les Olympiades et le grand jeu. Si vous n’êtes pas d’accord avec sa décision, il faut faire preuve d’humilité, car quelque soit votre âge, votre nombre d’années passées aux scouts, vous avez le rôle très important de proposer des idées, donner des conseils, mais seul le cp a la capacité de décider, ou en son absence, le second.
Au sein de la patrouille, les troisième et quatrième ont une tâche très importante. En effet, ce n’est pas à eux de donner des ordres, mais ils ont pour mission d’être les véritables « moteurs » de la patrouille. Ce sont eux qui doivent prendre le plus d’initiatives, proposer le plus de choses, tout en se rappelant qu’ils n’ont ni le droit d’imposer leurs idées, ni le rôle de reprendre un « cul-de-patte » pour sa mauvaise conduite. Il leur faut donc nécessairement respecter l’autorité de leurs cp et second, tout en faisant toujours preuve d’humilité et d’une motivation infaillible !
Les  « culs de patte » n’ont pas non plus la partie facile. Lorsqu’ils arrivent à la troupe, leur première année est celle de la découverte. Objectivement, ils ont tout à apprendre, et il leur faut par conséquent être attentifs à tout ce que leurs cp et second vont leur dire. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils doivent obéir aux ordres ridicules ! Mais il leur faut accepter que leur rôle, au cours de leur premier camp, soit de rendre service dans la mesure de leurs compétences, en faisant par exemple le service bois pour leur patrouille. Mais attention, la vaisselle est un service qui doit être partagé entre tous les membres d’une patrouille, sans exception !!!!
La sagesse
La sagesse est un principe largement développé dans notre société. Néanmoins, peu d’entres nous se sont déjà interrogés, un jour, sur la définition véritable de ce terme. Il faut en effet le distinguer de l’exemplarité, ou encore du discernement, de la volonté d’être juste. Lorsque vos parents vous disaient : « Sois sage ! », cela signifiait : « Tiens toi tranquille ».
Etre sage, cela ne veut pas dire avoir, d’un instant à un autre, un comportement exemplaire, en agissant toujours dans le sens des règles. Cette expression montre que la sagesse, pour être acquise, nécessite le calme, la tranquillité, et peut être plus encore l’importance de prendre le temps de la réflexion avant l’action. Un autre adage dit également : « Tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler ! » On retrouve ici ce principe de « réfléchir avant d’agir ».
Mais une histoire de l’Ancien Testament nous montre aussi un autre élément important dans la notion de sagesse. Le jugement du roi Salomon, face au contentieux entre deux femmes dont l’une avait volé l’enfant de l’autre, mais qui se disaient toutes deux mère de cet enfant, par lequel il déclara qu’il fallait couper l’enfant en deux pour que la véritable mère, par amour pour son fils, renonce à son statut, dévoilant ainsi la vérité, montre que la sagesse est au service de vertus telles que la justice, le bon sens, la vérité.
La sagesse n’est pas une valeur que l’on acquiert par l’éducation que nous donnent nos parents, ni par un travail sur soi. La sagesse ne s’acquiert jamais, c’est un cheminement perpétuel, tout au long de notre vie, par rapport à une réalité des choses et la vérité.
Nous sommes tous appelés, dans le cadre du scoutisme, mais aussi dans notre vie de tous les jours, à faire connaissance avec les trois piliers de la sagesse. Vous qui êtes au collège, vous allez découvrir dans quelques années, la philosophie. Mais il existe également deux autres pans de la sagesse que vous avez déjà rencontrés. Ce sont la morale issue des coutumes, et Dieu. Le cheminement moral est un élément de sagesse dont les outils d’applications sont avant tout le respect des règles, de l’autorité. Le cheminement théologique, qui se rapporte à dieu, peut être suivi par toute personne qui avance dans la foi.
Au cours de ce camp, le cheminement vers la promesse est un engagement dans la foi, devant dieu, dans le respect de la loi scoute. La promesse scoute vous invite donc à cheminer dans la sagesse, afin que les principes du scoutisme soient votre gouvernail, en vous guidant chaque jour de votre vie.

La foi
Dans la vie de tous les jours, il n’est pas toujours facile de dire que l’on est croyant. Lorsque nous sommes entourés d’un groupe d’amis qui ne croient pas en dieu, nous choisissons souvent de nous taire, ou même de nous moquer nous-mêmes de ce en quoi nous croyons. Pourtant, dès lors que nous assumons notre foi en dieu, et même si nous subissons de temps à autre les provocations des autres, nous devenons des témoins. Le témoignage que nous donnons aux autres est celui d’une réflexion, d’une démarche spirituel qui interroge. Mais quelles sont la nature et les raisons de cette foi qui nous habite ?
La foi ne s’hérite ni ne se transmet pas. C’est le fruit d’une maturité intellectuelle individuelle, par laquelle on finit par croire en dieu et l’aimer. Comprenons que la foi connaît une remise en cause perpétuelle, le doute. Tout au long de votre vie, même si vous avez la foi, vous serez confrontés au doute. Le tout étant de le surmonter, comme le fit jésus dans le désert, quand il fut tenté par satan.
La foi est une démarche qui se justifie. Elle ne découle pas d’un mépris de la science ou d’une fiction étrangère à la réalité. C’est l’aboutissement de la réflexion humaine. En effet, prenons l’exemple de l’homme en tant qu’Etre humain pour mettre en évidence que la foi n’est pas déconnectée des sciences. L’homme se compose, dans son humanité, d’un corps et d’une âme. Le corps, c’est notre organisme, notre composition physique qui est du ressort des sciences exactes telles que la médecine, la biologie, la chimie, la physique. Le corps, c’est également la composition de notre cerveau et de notre système nerveux, desquels découlent d’autres sciences qui étudient notre comportement. Ce sont des sciences humaines, comme la sociologie ou la psychologie.

Mais il existe également une partie de notre humanité qui ne saurait se justifier par ces sciences, et qui mettent en lumière que notre rationalité, c'est-à-dire notre capacité à découvrir des vérités scientifiques, n’est pas infinie et connaît des frontières. Prenons, par exemple, la notion de l’amour. L’amour ne peut pas s’expliquer totalement de manière scientifique. S’il existe certaines explications scientifiques relatives à l’attirance physique existant souvent dans cette notion, l’amour profond envers l’autre, qui dépasse les simples attirances physiques, cet amour que les grecques nommaient « l’agapê », fait clairement apparaître qu’il existe des limites définitives aux explications scientifiques, des frontières impénétrables qui réduisent considérablement, et définitivement, notre capacité à connaître véritablement notre humanité.
Dès lors que les frontières de notre rationalité ne peuvent être remises en question, il importe de s’interroger sur ce qui existe, au-delà de ces frontières. De cette question découle la seule et unique réponse plausible : la foi, c'est-à-dire le fait d’avoir la certitude qu’une chose existe, sans pour autant être un jour en état de prouver scientifiquement cette existence. Et cette chose existante, c’est dieu. Mais attention ! Il n’est pas possible de démontrer l’existence de dieu ! Le seul moyen qui nous permet de penser qu’il existe, c’est de croire en lui, de faire acte de foi.
Cependant, pourquoi devrions-nous vivre en chrétien, plus que dans une autre religion ? En tant que catholiques, nous choisissons d’avoir foi en un dieu qui est amour, car avoir la foi, c’est avant tout aimer dieu, or on peut aimer que ce que l’on connaît, et l’on ne connaît dieu qu’à travers jésus (« Dieu était le verbe, et le verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ») Par ailleurs, le terme « religion » signifie « être relié à ». Notre foi catholique se justifie donc par le fait que nous ne sommes pas coupés de notre Dieu, qui n’est pas présent pour nous juger sur notre vie, ni nos croyances. Dieu nous pardonne nos péchés car Jésus s’est sacrifié pour nous sauver. Ce n’est pas, par conséquent, un dieu intraitable comme il pourrait l’être dans certaines confessions. Notre foi nous incite avant tout à respecter les commandements de jésus : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé» « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

L’homme
L’homme est sûrement le sujet premier de toutes sciences de la terre, occidentales ou orientales. Lorsqu’un médecin, un mathématicien, un philosophe, un psychologue, un sociologue, un économiste, un astronome, etc., se mettent à réfléchir dans leur domaine propre, ils partent toujours d’un élément de leur humanité. Plus généralement, dès lors que nous nous interrogeons nous-mêmes sur un sujet, quel qu’il soit, nous agissons en Etre humain, en nous intéressant à un pan de notre humanité. Lorsque le biologiste fait des recherches sur une cellule d’un corps, il étudie un composant de notre humanité. Dès qu’un sociologue tente de comprendre pourquoi nous cherchons toujours à éviter la solitude, il analyse un autre caractère de notre humanité, etc.
L’homme est par conséquent un Etre d’une nature complexe. Il a pour spécificité, par rapport à un animal quelconque, de ne pas être composé que d’un corps et un instinct. Certes, l’homme dispose évidemment d’un organisme, c'est-à-dire d’une composition physique. Ce caractère est en lui-même exceptionnel, puisque nous disposons, en plus de la complexité du système physique qui garantit en nous la vie et la perception des éléments extérieurs (par nos 5 sens), d’un cerveau qui nous ouvre les portes la réflexion scientifique et philosophique autant que du savoir vivre et savoir être. C’est ainsi que nous sommes la seule espèce à connaître la civilisation, en étant sorti de notre état de nature qui nous donnait notre caractère sauvage. Chacun d’entres nous a la chance d’avoir une éducation, un savoir, se plie à des règles sociales compliquées ( respecter des lois, des règlements, ses parents, mais aussi un savoir vivre comme dire bonjour ou manger avec des couverts par exemple ).
Par ailleurs, les portes du cheminement scientifique nous sont ouvertes. Nous avons la possibilité de connaître notre corps de manière relativement précise, de découvrir des vérités mathématiques, d’étudier notre comportement. Nous avons aussi la possibilité d’un cheminement intellectuel et philosophique, en allant chercher, au-delà des vérités scientifiques, la possibilité de l’existence –ou non- d’un dieu.
Ces réflexions nous conduisent à concevoir un second aspect de notre composition. L’homme ne peut être résumé à un corps. C’est également une âme, qui donne à l’Etre humain la véritable spécificité de notre humanité. Alors que les animaux n’ont qu’un instinct, nous disposons, en plus d’un instinct (qui peut s’expliquer physiquement), d’une âme qui fait obstacle à nos connaissances scientifiques (cf la fiche sur la foi).
Enfin, nous ne pouvons concevoir notre humanité sans constater que notre composition physique et spirituelle nous donne notre liberté. Cela ne signifie pas que l’on puisse faire ce que l’on veut, mais que nous sommes les seules responsables des choix que nous effectuons, tout au long de notre vie. Ces choix déterminent notre condition matérielle (comme le fait de faire du scoutisme et non de la peinture, par exemple), notre conscience (nous sommes confrontés, pour chaque chose, au choix entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas), mais également notre spiritualité, et notre capacité à avoir la foi, à croire en dieu.
La tolérance

Aujourd’hui, ce mot se trouve très utilisé dans la société, en raison de ce qu’il définit. En effet, par l’intermédiaire de l’accroissement de la diversité des couleurs de peau, des situations familiales, ou plus globalement, des conditions de vie de chaque personne dans les nations modernes, la tolérance est devenue un principe par lequel on accepte toute différence.

Accepter l’autre dans sa différence, c’est le véritable sens de la tolérance. L’accepter, c’est le respecter, au même titre que l’on se respecte. Car le respect des autres doit nécessairement s’accompagner du respect de soi-même, de son corps, de sa liberté. Faire preuve de respect envers l’autres, le tolérer, c’est en quelque sorte le reconnaître dans son humanité à part entière, le respecter pour ce qu’il est, dans sa liberté. Chaque jour, nous sommes appelés, d’une manière ou d’une autre, à agir avec tolérance. Lorsque l’on rencontre une personne qui n’a pas du tout les mêmes habitudes que soi, la tolérer, c’est aller au-delà des préjugés que l’on pourrait avoir, pour toujours savoir reconnaître en elle ce qui nous rapproche de ce qui nous éloigne.
Mais cette notion s’inscrit dans un cadre très restreint que l’on a souvent tendance à élargir. En effet, être tolérant ne signifie pas pour autant tout accepter. Il existe des normes qui ne peuvent, pour des raisons principalement morales, être franchies. Dès lors, certains comportements sociaux sont parfois acceptés par la société, au nom du principe de la tolérance, alors qu’ils paraissent discutables. Prenons comme exemple le cas des tagueurs urbains. S’il est possible d’accepter ce comportement social qui passe par l’expression par les tags, sur des murs publics destinés à ces réalisations, dès lors que ces tags sont effectués sur les murs de maisons privées, ils ne sont plus tolérables, c'est-à-dire que notre tolérance se trouve limitée par une norme morale, qui est le respect de la propriété privé. A partir du moment où un comportement d’un groupe se heurte à des droits fondamentaux d’un autre, le principe de tolérance peut être remis en cause.
Au nom de la tolérance, de nombreuses choses sont acceptées, et s’implantent peu à peu dans la société. Or, ce sont parfois des déviances sociales indiscutables, qui ne devraient pas être « normalisées ». Ainsi peut-on s’interroger sur la légalisation de l’adoption pour les homosexuels dans certains pays. Certes, ceux qui y sont favorables expliquent que tout couple doit avoir le droit d’adopter un enfant, mais en contrepartie, ne pourrait-on pas considérer qu’avoir un père et une mère est également un droit pour tout enfant ? Entre ces deux droits, le second paraît clairement plus important que le premier, au nom du respect de l’enfance.

Tout au long de votre vie, soyez donc tolérant, sachez respecter l’autre pour ce qu’il est, car c’est la base de tout amitié. Mais ne confondez pas tolérance et naïveté, les principes anciens sont parfois meilleurs qu’on ne le pense !
La fraternité

Le 14 juillet de chaque année nous rappelle que la devise de notre pays : Liberté – Egalité – Fraternité, est en quelque sorte le gouvernail de notre nation. C’est ce principe que nos institutions ont cherché à consacrer, en travaillant à ce que l’entente soit toujours plus présente entre tous les citoyens.
Si la liberté paraît être une notion assez explicite pour chacun de nous, il est important de revenir sur les deux derniers termes. Tout d’abord, qu’est-ce que la fraternité, selon vous ? Littéralement, ce terme met en évidence que chaque français, quel qu’il soit, est en quelque sorte le frère de l’autre, de par sa nationalité, c'est-à-dire ce lien qui l’unit à une terre, à une culture nationale, des valeurs et des principes. La fraternité, c’est avant tout une entente, une amitié solide, inaltérable. Or, on oublie trop souvent que la fraternité ne se base pas sur des critères visibles, mais seulement sur notre qualité de citoyen de la France. Lorsque les extrémistes, par exemple, refusent d’intégrer une personne en raison de sa couleur de peau ou de sa religion, ils vont à l’encontre de la fraternité, alors que celle-ci est une valeur fondamentale de notre république.
Si la fraternité permet de mettre chaque personne sur un pieds d’égalité politique, c'est-à-dire que tout citoyen français a la capacité de voter pour certaines élections, cela ne signifie pas pour autant qu’en raison de la fraternité, nous devons nécessairement êtres tous entièrement égaux. Ce principe d’Egalité, porté par notre devise, doit en effet être bien compris. Les hommes ne sont égaux, aux premiers abords, que dans leur humanité. Ils le sont également dans leurs droits politiques, pas le droit de vote, et devant la justice. Mais l’égalité n’est évidemment pas matérielle, ni physique. Nous avons tous nos particularités physiques et intellectuelles, de même que nous ne pouvons réellement disposer des mêmes chances d’éducation, d’avenir professionnel, selon l’endroit où l’on habite, les gens que l’on fréquente, etc. Dès lors que l’on nie le fait que l’on ne peut complètement revenir sur les inégalités, on transforme le mot « Egalité » par celui d’Egalitarisme, par lequel notre devise se trouve incomprise.
Ces principes sont bien complexes, mais leur application semble aisée à comprendre. Lorsque vous prononcez votre promesse, vous vous engagez à respecter dieu, vos parents, mais aussi votre patrie. Dès lors, être patriotique, cela veut dire en premier lieu qu’il est important de considérer que la fraternité qui nous lie aux autres, le respect de l’égalité qui nous fédère et les liens qui nous rassemblent, sont des éléments qui ne sont pas abstraits, mais que nous devons reconnaître et appliquer avec chaque personne. Etre patriote, c’est respecter son pays, les traditions, les institutions, et tout d’abord son prochain.


La Fidélité

Notre thème spirituel, la Fidélité, est un concept intéressant à comprendre et définir. En effet, nous entendons ce mot dans la vie de tous les jours, ainsi que son contraire, l'infidélité. Généralement, on l'associe à un couple, car c'est un des aspects de la fidélité dont on parle le plus souvent. Dès lors, quel serait le rapport entre fidélité et scoutisme?

Lorsque nous prononçons notre promesse, nous faisons le serment d'être fidels à Dieu, à notre patrie, à la Loi scoute. Cette fidélité s'exprime dans le fait qu'à chaque palier de notre progression, nous redisons notre promesse, et que par conséquent nous nous montrons fidels à celle-ci.

Le scoutisme est avant tout l'aventure d'une fraternité, c'est à dire une chose que l'on vit ensemble, entre frères scouts, une progression dans laquelle chacun apprend à connaître l'autre et à vivre avec lui. L'un des fondements du scoutisme, vous l'aurez compris, est l'Amitié.

Faire de l'autre un ami, ce n'est pas toujours une chose aisée, surtout lorsqu'il n'a pas le même tempérament que nous. Lorsque nous vivons trois semaines de camp en compagnie des mêmes personnes, il arrive parfois que l'on ait du mal à supporter son voisin! Ce n'est pas toujours évident de mettre nos exigences de côté et nous adapter aux autres, à leur façon de vivre, leurs petits défauts; et quand vient l'heure du retour à la maison, nous rentrons chez nous en nous disant peut être que nous ne reverrons pas nos amis avant une certain temps. L'amitié est donc un chemin semé d'embûches. Lorsque nous parcourons ce chemin, nous sommes confrontés au danger de l'oubli, et à nos propres exigences qui peuvent être différentes des autres. Ainsi, il est parfois difficile de ne pas perdre un ami lorsqu'on ne peut le voir, car il n'habite pas près de chez nous, qu'il n'est pas dans le même collège, le même lycée que nous, ou qu'il ne participe pas à nos activités extrascolaires.

L'amitié est comme un feu. Si l'on veut qu'une flamme ne s'éteigne pas, il faut savoir mettre des bûches, après avoir fait l'effort de les couper. Or, les bûches de l'amitié sont l'ensemble des petits gestes que l'on peut faire chaque jour pour entretenir ce lien; ce peut être une proposition d'aide, une invitation, des mots de réconfort, un cadeau, un partage....L'effort qui nous est demandé est important, car il faut prendre ces bûches dans nos réserves, en donnant un peu d'Amour à tous ceux que l'on apprécie.

Evidemment, les réserves ne peuvent être éternelles! Mais s'il nous reste toujours des bûches, c'est parce que lorsque l'on donne de l'Amour à un ami, on en reçoit autant en retour.

L'amitié est un échange, et l'entretien du feu, c'est à dire le fait de faire un effort et de mettre chaque jour quelques bûches pour alimenter la flamme, c'est la Fidélité.

Lorsque l'on regarde les origines du mot "Fidélité", on constate qu'en latin, il a trois sens distincts quand il s'attache à une personne. Premièrement, il signifie l'on peut se fier à cette personne, car elle est loyale, discrète. Par ailleurs, ce mot rappelle que la personne est constante dans le lien qui nous unit à elle, que ce lien est durable, et qu'elle ne nous laissera pas tomber. Enfin, ce mot désigne tout simplement un ami.

Au regard de cette définition du mot "Fidélité", nous sommes invités au cours de ce camp à avoir les uns envers les autres un lien de confiance, à nous rendre service, être attentionnés, entretenir notre amitié. Il faudra pour cela apprendre à nous dévoiler, lever le masque que l'on porte chaque jour en voulant donner aux autres une image de nous qui est fausse, ou un style "à la mode", qui ne nous ressemble pas.

Nous sommes invités à être de ces porteurs de bûches qui entretiennent la flamme scoute, même lorsque l'on ne porte plus l'uniforme. Nous sommes invités à donner sans attendre, comme le dit notre prière, donner sans compter, donner loyalement, donner chaque instant de notre vie pour notre prochain, pour notre ami.

Le chemin vers la promesse
Tout au long de cette année, vous avez parcouru une progression en vue de prononcer votre promesse...mais Attention! La promesse, ce n'est pas un texte que l'on doit apprendre par coeur un jour, et que l'on oublie le lendemain! La promesse, c'est avant tout un engagement, un engagement pour la vie. La promesse, aux scouts, c'est une façon de se rappeler sa promesse louveteau, que l'on a peut être oubliée, et se dire que le scoutisme est une aventure dans laquelle on cherche toujours à faire de son mieux, à porter aux autres les valeurs du scoutisme, la loi scout et les principes. Lorsque vous prononcerez le cérémonial de promesse, il vous faudra avoir réfléchi, afin que chaque mot ne vous soit pas inconnu, mais ait véritablement un sens pour vous. La promesse doit être pour vous une décision, un choix qui oriente votre vie, et non une chose que l'on fait que parce que "tout le monde le fait".
La Maîtrise vous engage à lire, relire, relire encore le texte de promesse présent dans votre Azimut, afin qu'il soit pour vous la première décision de votre vie adulte, prise devant et avec Dieu.
Texte de réflexion…
Devant ce feu tranquille, viens faire ta Promesse. Ce n'est pas difficile ; ce n'est pas audacieux ; ce n'est pas présomptueux de promettre qu'on veut faire tout son possible pour servir Dieu ; aider son prochain, obéir à la Loi.
Ce n'est pas difficile parce que tu ne promets pas de ne jamais faillir ; tu ne promets pas de ne jamais désobéir, de ne jamais te tromper ; cela tu ne le pourrais pas, car tu n'es pas un saint ; pas plus que moi ; pas plus que nous.
Tu promets seulement de faire tout ton possible... ce que tu peux ; comme tu peux ; de ton mieux. Devant ce feu tranquille, viens faire ta Promesse.
La Promesse est une force ; une direction que tu donnes à ton effort. Et l'effort te conduira d'effort en effort, à travers la vie, jusqu'au but que tu t'es proposé.La Promesse est une force.
Quand tu l'auras faite, tu ne seras pas meilleur ; tu seras plus fort. Et s'il t'arrive un jour d'hésiter, de ne pas très bien savoir si telle chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire, tu te souviendras qu'un soir, devant un feu tranquille, à l'heure où les clartés se voilent, où les bruits s'apaisent, au milieu de camarades qui avaient le même idéal que toi, tu as promis de servir Dieu, et tu n'hésiteras plus. Tu sauras si la chose est faisable ou si elle est de celles qui ne doivent pas se faire.
La Promesse est une force.
Tu ne seras pas toujours aussi bien disposé qu'aujourd'hui. Tu n'auras pas toujours cette joie débordante ou cette calme sérénité, parce qu'il y a des tourmentes dans la vie, de grandes lassitudes, des chagrins d'enfants et des tristesses d'adultes, de soudaines incertitudes.
Alors, peut-être, par un triste matin d'une triste journée tu te diras :« A quoi bon tout cela ?.. » et puis tu te souviendras qu'un soir, devant un feu tranquille, à l'heure où les clartés se voilent, ou les bruits s'apaisent, au milieu de camarades qui avaient le même idéal que toi, tu as promis de servir Dieu. Et tu ne diras plus :« A quoi bon tout cela », mais parce que tu n'as qu'une parole ; parce que ton âme est simple et droite ; parce que tu ne peux servir deux maîtres, ni obéir à deux lois qui se contredisent, tu resteras fidèle à ta Promesse :tu serviras Dieu, tu aideras ton prochain, tu obéiras à la Loi.
La Promesse est une force.
D'autres l'ont faite avant toi. D'autres la feront après toi. Et c'est toujours la même chose ; la même discipline qu'on s'impose librement ; la même obéissance et le même service qu'on choisit librement. Librement tu es venu parmi nous et librement tu as marché dans nos rangs. Tu connais les éclaireurs ; leur Loi ; leur idéal. Tu sais ce que tu dois être ; un garçon simple et fort ; actif et joyeux.
Tu sais ce que tu dois devenir : un homme simple et fort, actif et serein.
Tu sais tout cela et tu le veux ainsi.
Devant ce feu tranquille, viens faire ta Promesse.

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Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconÖ ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle....
«Ö ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus afin...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconSi jamais vous voulez plus recevoir ces courriels, dites le moi,...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconVous devez rendre une copie par exercice, soit 4 copies

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre icon1.Échanges apprenant/formateur : paragraphes dédiés au dialogue
«configuration» numérique de l'établissement dans lequel vous exercez en vous appuyant sur les points indiqués plus loin. Ils ne...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconÉquipe : Si vis pacem, para cervisia
«Si vous enfreignez les lois, vous aboutirez en prison. Si vous enfreignez les lois de la prison, vous aboutirez à Alcatraz.» À plus...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconAnja, ex-chrétienne, Allemagne (partie 1 de 4)
«Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous. Et J’ai choisi l’islam comme religion...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconVous êtes élu au Bureau de l’A. P. E. ou au Comité et vous ne savez...

Lorsque vous vous trouvez face à une situation, quelle qu’elle soit, vous devez toujours faire un choix. Par ces choix que vous faites, vous construisez votre iconRÉponses appropriées aux questions des recruteurs
«Parlez-moi de vous», IL vous demande de vous présenter en tant que personne et non pas de lui citer simplement vos aptitudes








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