I un individu sinistre








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Kenneth Robeson

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Doc Savage

L’homme de bronze


BeQ

Kenneth Robeson

Doc Savage

L’homme de bronze
(The Man of Bronze)
Traduit de l’américain par Paul Forrestier
La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Classiques du 20e siècle

Volume 299 : version 1.0

L’homme de bronze

Édition de référence :

Pocket Marabout.

Le couard, c’est celui qui,

dans une situation périlleuse,

pense avec ses jambes.

Ambrose Bierce.

Il faut vivre dangereusement.

André Malraux

Les compagnons de Doc Savage

Colonel John Renwick, dit Renny. Son « passetemps » favori consiste à fendre les portes à coups de poings, ce qui est une façon onéreuse d’exercer sa force peu ordinaire... Mais, s’il a les poings un peu lourds, on ne peut pas en dire autant de son esprit, car Renny est un des ingénieurs les plus malins du moment.

William Harper Littlejohn, dit Johny. Grand et maigre, presque famélique, Johny a l’œil perçant (il a perdu l’autre durant la guerre), et une passion pour la géologie qui l’a amené à devenir un spécialiste de réputation mondiale pour ses travaux sur les structures de la terre.

Brigadier General Theodor Marley Brooks, dit Ham (c’est quand même plus court !). L’esprit de Ham est aussi aigu que la canne-épée dont il ne se sépare jamais. Ham, c’est le « dandy » de la bande, le plus bavard aussi, mais un bavard brillant. Actuellement, Ham est un des maîtres du barreau américain.

Major thomas J. Roberts, dit Long Tom, probablement parce qu’il est petit ! Le plus petit de l’équipe, d’ailleurs. Quand il n’est pas lancé en compagnie des cinq autres à mille lieues de son laboratoire, il passe dans celui-ci le plus clair de son temps. Long Tom a mérité d’être reconnu comme un magicien de l’électricité.

Lieutenant Colonel Andrew Blodgett Mayfair, dit Monk. Ses amis l’ont baptisé ainsi (il faut y voir une « tendre ironie ») car Monk a tout du gorille : les bras plus longs que les jambes, cent trente kilos pour une taille d’un mètre cinquante et des poussières. À voir Monk, on oublie souvent qu’on a aussi devant soi un chimiste très distingué...

I



Un individu sinistre


La mort rôdait dans l’obscurité.

Elle rampait le long d’une poutrelle de fer. À des centaines de mètres plus bas, il y avait les rues de New York : vitres sales et murs de briques. Sous la pluie qui tombait avec monotonie, quelques rares travailleurs se hâtaient de rentrer chez eux. S’ils avaient levé les yeux, ils n’auraient rien vu. Il faisait noir comme dans une cave et le ciel moite enveloppait les sommets des buildings.

L’un de ceux-ci était en construction ; il s’élevait jusqu’au quatre-vingtième étage et certains bureaux étaient déjà occupés.

Au-dessus du dernier étage se dressait une tour d’observation. Tout l’appareillage métallique était en place et les madriers nus formaient une forêt sinistre.

C’est là que rôdait la mort.

Et la mort se cachait sous les traits d’un homme qui grimpait dans l’obscurité avec l’adresse d’un chat, le long de poutres glissantes. Sa progression lente donnait le frisson. De temps en temps, il crachait des mots étranges, durs, comme une éructation de haine forcenée.

L’homme parlait une langue difficile à identifier.

C’étaient les mots d’une race perdue, le langage d’une civilisation disparue depuis longtemps !

Il doit mourir ! C’est un décret du Fils du Serpent à Plumes ! Cette nuit ! Cette nuit même la mort frappera !

Chaque fois qu’il entonnait son chant de haine, l’homme étreignait une boîte noire, recouverte de cuir. Elle mesurait à peu près dix centimètres de large sur un mètre de long.

Voici l’instrument de sa mort, ricana l’homme en caressant la boîte.

La pluie le frappait. Les dents d’acier guettaient leur proie. Un faux pas et il était perdu. Mètre par mètre, il poursuivait son ascension. Presque tous les buildings étaient vidés de leurs habitants ; ici et là seulement brillait une lumière pâle.

Un instant l’homme hésita. Il braqua une torche électrique devant lui ; ce n’était qu’une lueur, mais elle révéla quelque chose d’étonnant : le bout de ses doigts était d’un rouge vif, comme s’il avait été plongé dans une teinture écarlate !

L’homme se hissa sur un échafaudage et déposa la boîte noire. De sa poche intérieure, il tira de puissantes jumelles qu’il dirigea vers un gratte-ciel distant de quelques blocs. Il s’agissait d’un des plus hauts buildings de New York, un immense clou d’acier et de briques. Il compta les étages en commençant par le bas. Arrivé presque au sommet, il eut de nouveau un moment d’hésitation. Puis il fixa ses jumelles sur une fenêtre éclairée, sur la face ouest de l’immeuble. Il détailla le contenu de la pièce.

Près de la fenêtre, il distingua une grande table polie, richement travaillée. Derrière elle, il y avait une forme de bronze !

C’était la tête et les épaules d’un homme, sculptées dans un bronze très dur. Le buste dégageait une effrayante impression de puissance. Le visage, le front haut, la bouche serrée, les joues roides, les cheveux serrés comme dans une calotte métallique, tout dénotait une force de caractère peu commune. Et les yeux ! Quand les reflets de la lampe jouaient sur eux, ils brillaient comme de l’or pur ! Même à cette distance, ils exerçaient un pouvoir qui aurait fait reculer l’individu le plus résolu.

L’homme aux doigts rouges frémit.

À mort ! hurla-t-il pour surmonter la force étrange de ce regard. À mort !...

Il ouvrit la boîte noire. Dans un cliquetis de métal, il mit bout à bout les tronçons de l’objet qu’elle contenait.

L’instrument du Fils du Serpent à Plumes ! L’instrument de la mort !

Il dirigea de nouveau ses jumelles vers la statue de bronze.

La statue ouvrit la bouche, bâilla : c’était un être vivant !

Assis derrière le bureau immense, l’homme de bronze ne paraissait pas très grand. Qui aurait cru qu’il mesurait au moins deux mètres et qu’il pesait largement cent kilos ? Il était constitué de telle sorte qu’il donnait moins une impression de grandeur que de force. On oubliait la masse du corps devant l’équilibre d’une puissance incroyable.

Cet homme, c’était Clark Savage Junior.

Doc Savage ! Celui dont le nom devenait légendaire aux quatre coins du monde !

Rien ne semblait avoir bougé dans la pièce. L’homme de bronze se leva et alla vers la porte qu’il ouvrit. Ses mains étaient longues et souples, mais les muscles en étaient tendus comme des câbles d’acier.

Cinq hommes sortaient de l’ascenseur et se dirigeaient vers lui. Ils le saluèrent en silence.

Le premier du groupe était un géant de plus de deux mètres. Il avait un air sévère, et ses lèvres serrées semblaient prêtes à murmurer des mots désapprobateurs. C’était Renny, le colonel John Renwick. Il avait des bras énormes et son geste préféré était de fendre une porte à coups de poing. Ses travaux d’ingénieur l’avaient rendu célèbre.

Derrière lui venait William Harper Littlejohn. Très grand aussi et très maigre, Johnny portait des lunettes dont le verre de gauche était particulièrement épais. Sous une apparence famélique se cachait l’un des plus grands experts en géologie et en archéologie.

Ensuite venait le major Thomas J. Roberts, autrement dit « Long Tom ». Comparé aux autres, il avait l’air chétif. Pas très grand et, à en juger par son teint, de santé médiocre. Mais il était un véritable magicien de l’électricité.

Et puis il y avait « Ham ». Dans les grandes occasions, il s’appelait le Brigadier général Theodore Marley Brooks. Souple, nerveux, Ham avait l’air de ce qu’il était : l’avocat le plus rusé qui fût jamais sorti de Harvard. Une canne noire qu’il emportait toujours avec lui était en réalité une épée.

Enfin, et bon dernier, le type le plus étonnant. Il pesait au moins cent cinquante kilos ! Charpenté comme un gorille, les bras plus longs que les jambes, le buste plus épais que large. Ses petits yeux brillaient dans leurs trous comme des étoiles. Quand il souriait de toutes ses dents, on aurait cru à une soudaine catastrophe !

« Monk » ! C’était vraiment le nom qui lui convenait !

Il s’appelait en fait lieutenant-colonel Andrew Blodgett Mayfair, mais il entendait si rarement ce nom-là, qu’il l’avait presque oublié.

Les hommes pénétrèrent dans la salle de réception somptueusement meublée, et embarrassés, gardèrent le silence. Depuis qu’ils s’étaient vus pour la dernière fois, le père de Doc Savage était mort d’une manière mystérieuse.

Le vieux Savage avait été célèbre dans le monde entier. Très jeune, il avait amassé une fortune énorme et cela dans un seul but : aller d’un bout du monde à l’autre, pour aider ceux qui étaient dans la détresse et punir ceux qui méritaient d’être punis.

À cette profession de foi il avait consacré toute sa vie. Sa fortune avait fondu comme neige au soleil, mais son influence n’avait cessé d’augmenter. C’était un héritage à la mesure de l’homme. Et plus grand encore était l’héritage qu’il avait laissé à son fils : il l’avait élevé dans le même esprit d’aventure et de justice.

Clark Savage Junior était né pour devenir l’aventurier suprême. À peine Doc eut-il appris à marcher, que son père lui fit faire une série d’exercices qu’il pratiquait encore aujourd’hui. Deux heures par jour, Doc faisait travailler intensivement ses muscles, ses sens, son cerveau. Il possédait une force surhumaine. Mais cette force n’avait rien de magique : Doc avait façonné son corps jour après jour, inlassablement.

Son entraînement intellectuel avait commencé par la médecine et la chirurgie, et s’était étendu à tous les arts et à toutes les sciences. Doc pouvait maîtriser sans peine Monk le gorille, et en savait plus long que lui en matière de chimie. Il en allait de même vis-à-vis de Renny l’ingénieur, de Long Tom, le magicien de l’électricité, de Johnny le géologue, de Ham l’avocat.

Les amis de Doc étaient profondément attristés. Ils avaient toujours eu de l’affection pour le vieux Savage.

– La mort de votre père... remonte à trois semaines, dit enfin Renny.

Doc approuva lentement.

– C’est ce que j’ai appris par les journaux, aujourd’hui, en rentrant.

– Nous avons cherché à vous joindre par tous les moyens, ajouta Renny. Mais vous étiez introuvable – comme si vous aviez disparu de la surface de la terre.

Doc regarda par la fenêtre. Il y avait une grande tristesse dans ses yeux dorés.
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