Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route








télécharger 0.87 Mb.
titreOnzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route
page1/37
date de publication30.04.2017
taille0.87 Mb.
typeDocumentos
c.21-bal.com > loi > Documentos
  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   37



Gustave Le Rouge

Les aventures de Todd Marvel,

détective milliardaire

L’Amérique mystérieuse

BeQ

Gustave Le Rouge

Les aventures de Todd Marvel,

détective milliardaire

L’Amérique mystérieuse

Tome II

La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Classiques du 20e siècle

Volume 138 : version 1.0

Du même auteur, à la Bibliothèque :

L’esclave amoureuse

Le sous-marin « Jules Verne »

La reine des éléphants

Nouvelles

Le prisonnier de la planète Mars

La guerre des Vampires

Le mystérieux docteur Cornélius

La conspiration des milliardaires

Les aventures de Todd Marvel,

détective milliardaire

II

Onzième épisode



L’arbre-vampire



I



Sur la grand-route


Deux tramps1 de minable allure, et qui paraissaient près de succomber à la fatigue et à la chaleur de ce torride après-midi, suivaient lentement la grande route bordée de palmiers géants qui part d’Hollywood – la cité des cinémas à Los Angeles – et se dirige vers le sud. Tous deux étaient gris de poussière et leurs chaussures, qui avaient dû être d’élégantes bottines, semblaient sur le point de se détacher d’elles-mêmes de leurs pieds endoloris tant elles étaient crevassées, déchiquetées par les cailloux aigus des chemins.

– J’ai soif ! grommela tout à coup le plus jeune des deux, un maigre gringalet au nez crochu, au menton de galoche, qui ressemblait à une vieille femme très laide.

Son camarade, un vigoureux quadragénaire, dont les façons gardaient, malgré ses loques, une certaine allure de gentleman, eut un geste d’impatience, et montrant d’un geste les champs de citronniers et d’orangers qui bordaient la route à perte de vue et qu’irriguaient de petits ruisseaux artificiels d’une eau limpide et bleue.

– Désaltère-toi, fit-il avec mauvaise humeur.

Les deux tramps échangèrent un regard chargé de rancune, comme si chacun d’eux rendait l’autre responsable de l’affligeante situation où ils se trouvaient. Ils se remirent en marche silencieusement pendant que le plus jeune suçait goulûment le jus de quelques fruits arrachés à un des orangers en bordure de la route.

– Je suis dégoûté des oranges, moi ! reprit-il en lançant au loin, avec colère, le fruit dans lequel il venait de mordre. Il y a deux jours que je n’ai pas mangé autre chose !... J’en ai assez.

– Et moi donc ! repartit aigrement son compagnon. Je donnerais n’importe quoi pour une belle tranche de jambon fumé, ou même un simple rosbif entouré de pommes de terre. C’est de ta faute, aussi, si nous en sommes réduits là. Si tu n’avais pas perdu au jeu nos dernières bank-notes...

– Si tu ne t’étais pas bêtement laissé voler le reste...

– Zut !...

– Tu m’embêtes ! j’ai envie de te planter là !

– À ton aise, ce n’est pas moi qui y perdrai le plus.

– À savoir...

– Si tu me lâches, tu peux faire ton deuil de tes projets de réconciliation avec le docteur Klaus Kristian, et sans lui tu n’es pas capable de te tirer d’affaire. Tu n’es qu’une épave, qu’un gibier de prison !

– Gibier toi-même ! Tu ne t’es pas regardé !

La discussion menaçait de s’envenimer quand les deux tramps s’arrêtèrent net à la vue d’une grande affiche rouge, collée sur le tronc d’un palmier centenaire :

Avis important

Une récompense de 5000 DOLLARS est offerte à quiconque pourra donner des renseignements sur deux dangereux malfaiteurs actuellement recherchés par la police de l’État de Californie, et inculpés de meurtre, de vols et de faux. Ce sont les nommés : HAVELOCK DADDY, surnommé DADD ou PETIT DADD, âgé de 18 ans, et TOBY GROGGAN, âgé de 40 ans.

Suivaient les signalements détaillés.

Les deux vagabonds se regardèrent avec inquiétude. Ils n’avaient plus aucune envie de se chamailler.

– Ils finiront par nous pincer, grommela Dadd. Il y en a partout de ces maudites affiches ! Je vais toujours commencer par déchirer celle-ci. Ça en fera une de moins !

Et avec l’aide de Toby il se mit aussitôt en devoir d’arracher le compromettant placard, ce qui n’était pas aussi facile qu’ils l’auraient cru tout d’abord, à cause de l’excellente qualité de la colle et du papier.

Ils étaient si absorbés par ce travail qu’ils n’entendirent pas s’approcher d’eux un personnage aux formes athlétiques, qui, depuis quelques instants, les observait caché derrière le tronc d’un palmier.

Au moment où il y pensait le moins, Dadd sentit une lourde main s’abattre sur son épaule.

Le nouveau venu, à peu près vêtu comme un cow-boy, portait un chapeau de fibre de palmier à larges bords à la mode mexicaine, de hautes bottes montantes, et sa ceinture était ornée d’un énorme browning. Sur ses talons venait un de ces formidables dogues de la Floride, appelés blood-hounds, dont la férocité est remarquable, et qui sont les descendants de ceux que les Espagnols et plus tard les Anglais employaient à la poursuite des esclaves marrons.

L’homme et le chien paraissaient d’ailleurs avoir une vague ressemblance ; ils avaient les mêmes mâchoires démesurées, le même rictus découvrant des crocs acérés, de façon qu’on eût pu se demander si ce n’était pas l’homme qui montrait les dents et le chien qui souriait.

En sentant sur son épaule le contact d’une main étrangère, Dadd s’était dégagé d’un brusque mouvement et d’un bond était venu se ranger près de Toby. L’homme n’en parut nullement décontenancé. Il éclata d’un rire qui ressemblait à un aboiement et qui avait quelque chose de sinistre.

– Inutile de chercher à me fausser compagnie, déclara-t-il. Mon chien, Bramador, aurait vite fait de vous rattraper. Écoutez-moi donc tranquillement, c’est ce que vous avez de mieux à faire.

Dadd et Toby échangèrent un coup d’œil. Ils ne comprenaient que trop qu’ils étaient en état d’infériorité et d’autant moins capables de livrer bataille à cet insolent étranger qu’ils n’avaient d’autres armes que leurs couteaux. Ils se demandaient anxieusement où il voulait en venir.

– Je vous ai vus déchirer l’affiche, continua-t-il, et son cruel sourire s’accentua. Il n’est pas difficile de deviner pourquoi. C’est vous deux, certainement, dont la capture est estimée cinq mille dollars... beaucoup trop cher à mon avis.

– Naturellement, interrompit Dadd, dont les petits yeux jaunes étincelèrent, vous allez nous livrer pour gagner la prime ?

– Je n’ai pas encore décidé ce que je ferai à cet égard, fit l’homme avec un gros rire brutal. By Jove ! C’est une jolie somme que cinq mille dollars !

Il ajouta en soupesant, pour ainsi dire, d’un regard de mépris, les deux bandits, éreintés et désarmés.

– Ce n’est pas que ce me serait bien difficile. Je crois qu’à la rigueur Bramador s’en chargerait à lui tout seul !

Il eut un nouvel éclat de rire, qui eut le don d’exaspérer prodigieusement Dadd et Toby. Ils comprenaient qu’ils étaient entièrement à la merci de cet homme et qu’il s’amusait de leurs terreurs, comme le chat joue avec la souris.

– Enfin, s’écria Toby, impatienté, que voulez-vous de nous ? Dites-le ! Si vous devez nous livrer, vous n’avez qu’à le faire. Finissons-en ! Nous irons en prison et tout sera dit.

– Nous en avons vu bien d’autres, ajouta Dadd qui avait reconquis tout son sang-froid.

L’homme cessa de rire et ne répondit pas tout d’abord, il réfléchissait, ses yeux gris, à demi cachés sous d’épais sourcils, allaient alternativement de l’un à l’autre des deux bandits.

– Je ne vous livrerai pas, déclara-t-il tout à coup, d’un ton bourru, mais qui s’efforçait d’être cordial. Je ne suis pas homme à faire une chose pareille. Je vais au contraire vous donner le moyen de vous sauver tout en gagnant de l’argent, mais il faudra exécuter mes ordres, aveuglément.

– Et si nous refusons ? demanda Toby qui avait compris instantanément que du moment qu’on avait besoin d’eux, la situation changeait, ils avaient barre sur leur adversaire.

– Dans ce cas, je ferai ce qu’il faut pour toucher la prime.

– Mais si nous acceptons ? fit Dadd à son tour.

– Vous aurez mille dollars tout de suite et autant après.

Dadd et Toby se consultèrent du regard.

– Accepté, firent-ils d’une seule voix.

– Même, s’il s’agit de supprimer quelqu’un ? reprit l’homme dont le regard cruel pesait sur eux.

– Cela va de soi, repartit Dadd en haussant les épaules avec insouciance. Dites-nous maintenant ce qu’il faudra faire.

– Venez avec moi, je vous le dirai... Et d’abord, marchez devant moi. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’il est inutile d’essayer de fuir.

– Ce serait idiot de notre part, répliqua Dadd avec beaucoup d’à-propos. Ce n’est pas notre intérêt.

Quittant la grande route, les trois bandits s’étaient engagés dans un sentier qui séparait deux champs d’orangers et que bordaient des cactus aux épaisses feuilles rondes et grasses, garnies de milliers de piquants, plus fins que les plus fines aiguilles.

À cause de l’étroitesse du sentier, ils avançaient en file indienne. Dadd en tête, puis Toby, enfin le sinistre inconnu et son blood-hound qui ne le quittait pas d’une semelle.

Au bout d’une demi-heure de marche, le caractère du paysage s’était modifié. Aux champs d’orangers et de citronniers avaient succédé des bois de lauriers, de chênes et de séquoias. Le terrain plus accidenté était coupé de vallons étroits, hérissé de gros rochers couverts d’une épaisse toison de mousse couleur d’or.

– Sommes-nous bientôt arrivés, demanda tout à coup Toby, qui tenait à peine sur ses jambes.

– Dans trois quarts d’heure, répondit froidement l’inconnu.

Après réflexion cependant, il tira d’un sac de cuir une boîte de corned-beef, dont il fit cadeau à ses associés, qu’il gratifia également de quelques gorgées de whisky. Après ce lunch dont Toby et Dadd avaient le plus grand besoin, on se remit en marche plus allégrement.

Il faisait une chaleur accablante et qui semblait s’augmenter à mesure que les bandits descendaient la pente d’un profond ravin, orienté au midi et bordé d’une falaise de calcaire dont les parois blanches, taillées à pic, réverbéraient d’aveuglante façon les rayons du soleil tropical : au fond du ravin coulait une petite source qui, faute d’exutoire, formait un véritable marécage d’où s’élevaient un fouillis de lianes, de plantes grasses et d’arbres entrelacés dans un désordre inextricable.

Des milliers de mouches et d’insectes aux vives couleurs bourdonnaient autour de ces végétaux, hérissés de piquants, chargés presque tous d’étranges fleurs, dont l’odeur était si violente qu’elle avait quelque chose de répugnant et de fétide. C’était comme si l’on eût combiné la puanteur de la chair pourrie au délicieux parfum du jasmin et du chypre.

À mesure qu’ils approchaient, Dadd et Toby se sentaient envahis par une pénible sensation et ils remarquèrent que Bramador donnait, lui aussi, des signes d’inquiétude et n’avançait qu’à regret derrière son maître.

Dadd n’avait jamais vu de tels végétaux. Quelques-uns avaient l’air de nids de serpents, avec des paquets de lianes vertes armées de piquants que terminaient des fleurs, qu’on devinait vénéneuses, avec des pétales qu’on eût cru barbouillés de vert-de-gris ou de sang caillé. D’autres ressemblaient à un potiron hérissé de dards acérés et ouvraient de larges corolles d’un jaune fiévreux tachées de pustules livides, comme atteintes de quelque lèpre végétale.

Dans l’eau noire du marais d’où montait une buée malsaine, se jouaient des serpents d’eau et des grenouilles-taureau, fort occupés à donner la chasse à des myriades de grosses sangsues.

Dadd et Toby se regardèrent. Ils se sentaient accablés par l’atmosphère d’horreur et de mort qui planait visiblement sur ce marécage maudit.

Ils se demandaient dans quel but on les avait amenés là.

Alors ils virent quelque chose de stupéfiant.

Presque au bord du fourré, il y avait un arbre dont les larges feuilles grasses, d’un vert bleuâtre, trempaient dans l’eau du marais et ces feuilles, longues de plus d’un mètre, étaient réunies par paires et affectaient la forme d’une coque allongée, réunie par une sorte de charnière à la feuille voisine, et l’intérieur en était hérissé de pointes aiguës.

Tout à coup, un joli lézard orangé qui jouait au bord de l’eau, glissa dans l’intérieur d’une des feuilles et aussitôt avec une rapidité silencieuse, les deux coques se rejoignirent, comme un livre qui se referme, et l’animal disparut. Dadd se sentit frissonner.

L’inconnu éclata de rire.

– Eh bien qu’est-ce que vous avez ? fit-il. On dirait que vous n’avez jamais rien vu.

– Que va devenir le lézard ? demanda Toby.

– Il s’est laissé pincer, tant pis pour lui. Actuellement la feuille est en train de le dévorer tout doucement. Quand elle l’aura complètement digéré, elle ouvrira de nouveau ses deux battants en attendant une autre proie.

« On appelle cet arbre-là l’attrape-mouches1 et tenez, voilà une grosse libellule rouge qui vient de se laisser prendre. Mais l’arbre n’est pas difficile à nourrir, il mange tout ce qu’on lui donne. Une fois j’ai vu un petit oiseau tomber dans le creux d’une feuille, ça n’a pas été long. On l’a entendu crier une minute, puis plus rien, la feuille l’avait avalé, sans en rien laisser que les plumes.

Dadd et Toby écoutaient le cœur serré d’une étrange angoisse. L’inconnu poursuivit, comme s’il eût pris un vrai plaisir à leur expliquer, par le menu, les mœurs de l’horrible végétal.

– Celui qui s’occupait de ces arbres autrefois – maintenant il est mort – leur apportait tous les jours de la viande crue ; c’est lui qui à force de soins est arrivé à leur donner ce prodigieux développement.

« Et si je vous disais, ajouta-t-il, après un moment d’hésitation, qu’une fois, moi, j’ai trouvé entre ces deux grosses feuilles quelque chose qui ressemblait à un squelette.

– Ah çà, s’écria Dadd, haletant, comme sous l’oppression d’un cauchemar, pourquoi nous racontez-vous tout cela ? Pourquoi nous avez-vous amenés dans cet endroit ? Qu’attendez-vous de nous ?

– Il fallait que vous ayez vu l’arbre. Cela était nécessaire pour la besogne dont je vais vous charger.

– Quelle besogne ? balbutia Dadd oppressé par l’angoisse.

– Venez par ici.

Ils contournèrent en silence les bords du marais empoisonné et arrivèrent à l’autre extrémité du ravin d’où ils sortirent par une brèche étroite, une sorte de défilé, dû sans doute à une convulsion volcanique. Là le panorama changeait brusquement, comme la toile de fond d’un décor remplacée par une autre.

Au-delà des rochers qui l’entouraient comme d’un rempart, un petit bois de lauriers, de cocotiers, de palmiers, de cèdres et de térébinthes s’étendait jusqu’aux murailles d’un parc, par-dessus lesquelles on entrevoyait les terrasses et les murailles brunies par le soleil d’une antique construction de style espagnol, une ancienne mission sans doute, comme l’indiquait la tour carrée du clocher en ruine qui s’élevait à l’une de ses extrémités ; plus loin, de florissantes cultures de froment, d’orge et de maïs roulaient leurs vagues dorées jusqu’au fond de la perspective.

– Nous n’irons pas plus loin, déclara l’inconnu. Vous attendrez ici qu’il fasse tout à fait nuit. Je suppose que, pour des lascars de votre trempe, ce n’est pas une affaire que d’escalader un mur ?

Et sans attendre la réponse des deux tramps qui se taisaient, angoissés :

– Vous entrerez dans cette villa dont la propriétaire a mis au monde un enfant il y a cinq ou six jours. C’est de cet enfant qu’il faut vous emparer.

– Ce sera fait, balbutia Dadd d’une voix étranglée.

– Inutile de prendre cet air ahuri, reprit brutalement l’inconnu, je suppose que vous n’êtes pas des poules mouillées ? D’ailleurs, vous ne courez pas grand risque : la villa n’est guère habitée que par des femmes, les travailleurs de la propriété logent plus loin, à l’hacienda, qui est située à plus d’un quart de mille de l’habitation des maîtres.

« Vous attendrez que tout le monde soit endormi ; à cause de la chaleur, les fenêtres restent ouvertes toute la nuit ; il vous sera facile de pénétrer dans la chambre de la nourrice et de prendre le baby.

– Nous vous l’apporterons ? fit Dadd.

– Ce n’est pas cela, répondit l’homme d’une voix lente et posée qui fit frissonner les deux tramps.

« Quand vous aurez le baby, vous irez le déposer dans le creux d’une des grandes feuilles que je vous ai montrées tout à l’heure. Il faut qu’on n’entende plus jamais parler de ce baby, pas plus que s’il n’avait jamais existé !

Dadd et Toby étaient de sinistres gredins, pourtant ils se sentirent froid dans les moelles. Ni l’un ni l’autre n’eut le courage de dire un mot.

L’inconnu parut prendre leur silence pour un acquiescement.

– Voici mille dollars continua-t-il, en remettant une bank-note à Dadd. Je vous en remettrai autant demain matin, quand j’aurai eu la preuve que vous m’avez obéi. Je vous attendrai au lever du soleil à l’entrée du ravin.

– Quelle preuve ? fit Dadd sachant à peine ce qu’il disait.

– Vous m’apporterez les langes de l’enfant, puis j’irai voir par moi-même si la dionée a bien accompli sa besogne.

« Une dernière recommandation. Qu’il ne vous vienne pas à l’idée de vous enfuir, avant d’avoir rempli vos engagements. Je vous aurais promptement rattrapés, vous devez le comprendre. Si une demi-heure après le lever du soleil vous n’êtes pas au rendez-vous, j’organiserai une battue avec une vingtaine de dogues dans le genre de Bramador et j’aurai vite fait de vous retrouver.

En entendant son nom, le dogue avait grogné sourdement.

– Vous voyez que Bramador me comprend, la façon dont il renifle de votre côté en retroussant ses babines est tout à fait significative... Pour mettre les points sur les i, je veux bien encore vous expliquer que pour gagner la grande route, il n’y a que le sentier bordé de haies de cactus que nous avons suivi et que ce sentier sera surveillé.

« Maintenant, c’est tout ce que j’avais à vous dire. À demain et soyez exacts.

Stupides d’horreur, Dadd et Toby étaient encore immobiles et silencieux à la même place que Bramador et son sinistre maître avaient déjà disparu, dans la direction du marécage.

– Quel sanglant coquin ! s’écria enfin Toby, que le diable m’étrangle si je lui obéis !

– J’ai bien peur que nous ne soyons obligés d’en passer par là, murmura Dadd piteusement.

– C’est impossible ! Mon vieux, toi qui es si malin, invente quelque chose, trouve un truc !

– Je vais chercher mais ce n’est pas commode. Heureusement que nous avons quelques heures devant nous.

– Je me demande pourquoi il en veut à ce baby.

– Ce n’est pas difficile à deviner, il y a probablement là-dessous une question d’argent...

Le soleil déclinait au bas de l’horizon, les deux tramps s’installèrent au pied d’un gros arbre, aux racines moussues et se mirent à discuter à voix basse.

II



  1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   37

similaire:

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconZone d'incertitude de l'estime. Route de garde Page sur

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconGn beauce présente : Vampire, la Mascarade 2003-12-05

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconConcours régional de danse country
«l’émaux pour le dire» Luzy sur Marne 24 Grand’Rue – Ouvert toute l’année sur rv – Entrée libre – Tél : 03 25 31 16 05

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconAchats groupes de fournitures scolaires
«achats groupés» à la loge du collège (pas d’especes) Par courrier à : Sylvie grangerat, 45 route des Bossonnets 74300 chatillon...

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconAchats groupes de fournitures scolaires
«achats groupés» à la loge du collège (pas d’especes) Par courrier à : Sylvie grangerat, 45 route des Bossonnets 74300 chatillon...

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconPremier épisode

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconMusée d’art et d’Histoire – Rue du Palais Tous les jours sauf mardi de 14h30 à 18h
«l’émaux pour le dire» Luzy sur Marne 24 Grand’Rue – Ouvert toute l’année sur rv – Entrée libre – Tél : 03 25 31 16 05

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconMusée d’art et d’Histoire – Rue du Palais Tous les jours sauf mardi de 14h à 18h
«l’émaux pour le dire» Luzy sur Marne 24 Grand’Rue – Ouvert toute l’année sur rv – Entrée libre – Tél : 03 25 31 16 05

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconPremier épisode Madame de la Chanterie

Onzième épisode L’arbre-vampire I sur la grand-route iconCritères d'un épisode de dépression majeure








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
c.21-bal.com