Un très long temps, l’idée ne pouvait même venir de l’homme qu’il eût à user de ménagements envers la nature, tant celle-ci apparaissait hors de proportion avec








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un très long temps, l’idée ne pouvait même venir de l’homme qu’il eût à user de ménagements envers la nature, tant celle-ci apparaissait hors de proportion avec les effets qu’il était capable d’exercer sur elle. Mais depuis quelques décennies, la situation se retourne. Par suite de la prolifération effrénée des êtres humains, par la suite de l’extension des besoins qu’entraîne cette surpopulation, par suite de l’essor des techniques, l'homme est en passe de devenir pour la géante nature un adversaire qui n’est rien moins que négligeable.

Désormais l’homme s’avise que, dans son propre intérêt, il lui faut surveiller sa conduire envers la nature et souvent protéger celle-ci contre lui-même. Multiples sont, en effet, les motifs que nous avons de protéger la nature. Premièrement, en défendant la nature, l’homme défend l’homme : il satisfait à l’instinct de conservation de l’espèce et tente de sauvegarder l’intégrité de son patrimoine héréditaire.

Ensuite, il y a le point de vue des biologistes qui, soucieux de la nature pour elle-même, n’admette pas que tant d’espèces vivantes s’effacent de la faune et de la flore terrestres et que s’appauvrisse le somptueux musée que la planète offrait à nos curiosités.

Il y a des artistes, les poètes et donc un peu tout le monde, qui ne se résoudront jamais à voir les printemps silencieux, et, en ce sens, on peut faire preuve d’optimisme : tant que les cœurs déçus chercheront l’asile vert de la nature, on peut compter sur les hommes pour en préserver les rives.

Je voudrais pourtant souligner à quel point la défense de la nature est chose malaisée quand on se heurte à l’indifférence ou au scepticisme, quand surtout on a contre soit tous ceux qui donnent aux convoitises personnelles le pas sur l’intérêt commun.

C’est ainsi une tâche d’importance à laquelle notre fin de siècle nous convie, l’enjeu le plus grave et le plus urgent si l’on veut mériter le nom de l’homme.

(D’après Jean Rostand)




AUTODESTRUCTION
Texte extrait de Ce que je crois

d’Hervé Bazin

(sujet d’actualité)



Si nous pouvions pour quelques heures réveiller un de nos vieux bienfaiteurs, le bon Sully1 par exemple, si nous lui révélions ce dont nous sommes capables aujourd’hui, si nous lui disions que nous avons assuré aux hommes une santé, une longévité, un niveau de vie, un confort, des distractions, des voyages inimaginables en son temps, que l’agriculture et l’industrie, la connaissance et les communications ont fait depuis sa mort plus de progrès que dans les trois précédents millénaires, que nous sommes désormais pourvus de sens artificiels qui nous permettent de voir, d’entendre, de parler à distance, de machines si puissantes qu’elles rendent ridicule toute force musculaire ou si rapides que sur terre, sur mer, dans l’air ou dans l’espace nous avons multiplié par mille nos pauvres moyens de bipèdes, il s’écrierait sans doute :

 Mais alors nous voilà retournés au Paradis terrestre !
Et nous serions aussitôt rouges de confusion. Car si, de notre savoir, de notre pouvoir, nous avons le droit de tirer fierté, l’usage que nous en avons fait n’en inspire plus aucune. Car il faudrait répondre : « Hélas, Monseigneur ! Bien au contraire, la société, la religion, l’économie, la famille, la condition de la femme et de la jeunesse, l’art, la littérature, tout à fait question. » (…) Entre ce qu’il faut admirer et ce qu’il faut déplorer chez l’homme, terriblement inférieur à ses œuvres, la balance semble fléchir du mais côté. Ce génial inventeur et un exécrable gérant.
Oui, nous combattons mieux la mort, mais nous ne maîtrisons plus la vie, dont nous jouissons plus longtemps au sein de l’envie, de la colère, de l’insécurité qu’engendre le surnombre. Pour notre protection, nous fabriquons ce qui peut assurer notre destruction. Pour notre gavage, nous surproduisons des denrées que nous préférons détruire plutôt que de les distribuer aux affamés. Nous trouvons normal qu’un quart de l’humanité dépense les trois-quarts de ses ressources et soit, en fait, seul à bénéficier des droits fondamentaux hypocritement reconnus à tous les hommes : droits au pain, au toit, au vêtement, aux soins, qu’accompagnent  encore moins assurés  les droits à l’égalité, à la liberté, à l’éducation, à la culture, à la paix (…).
Et ce n’est pas le plus effrayant ! Nous nous précipitons, les yeux bandés, vers des catastrophes planétaires prévues par les experts et qui cette fois ne mettent plus en cause la survie de quelques milliers ou quelques millions d’individus, mais celle de l’espèce tout entière. La réussite humaine est en train de se retourner contre elle-même.
« Beau bilan ! bougonnerait l’auteur de l’Economie royale avant de se recoucher, déçu, dans sa tombe. Et que faites-vous pour éviter le pire ? »
Nous en parlons beaucoup, Monseigneur ! Nous tenons des congrès, nous écrivons des livres, auxquels les foules, avant tout soucieuses d’être rassurées, prêtent peu d’attention.
Hervé Bazin,

Ce que je crois


LA NOUVELLE ECONOMIE DONNE LEUR CHANCE A TOUS LES TERRITOIRES



Les entreprises à la base de la nouvelle économie dans l’Hexagone, qui créent ou utilisent massivement les nouvelles technologies, largement immatérielles, et participent le plus à la création d’emplois, n’ont pas besoin de la proximité d’un grand centre de recherche ou d’une technopole de renom pour s’épanouir. En corollaire, toutes les régions ont aujourd’hui leurs chances pour les accueillir.
Pour l’instant, le phénomène semble assez disparate. D’autant qu’aucun outil statistique n’existe pour tenter de déceler les régions qui bénéficieraient dès maintenant de ce nouveau contexte. Les villes déjà connues pour leurs compétences technologiques ont rapide­ment tiré leur épingle du jeu. L’effervescence grenobloise en la matière perdure ; il en est de même à Sophia-Antipolis, dans les Alpes-Maritimes. Sur la seule technopole de Marseille, vingt et une entreprises se sont créées en 1999, et trente-deux sur celle de Nancy, recense l’association France Technopoles Entreprise Innovation, dont l’enquête annuelle sur l’évolution des technopoles doit être rendue publique. (…)
Mais la notion de technopole évolue. A l’image des réseaux électroniques, et grâce à eux, il ne s’agit plus du regroupement d’entreprises sur un parc scientifique, géographiquement et précisément délimité ; mais plutôt d’un ensemble de firmes innovantes, situées à proximité les unes des autres, et tirant partie de ressources communes, universitaires en particulier. Comme à Paris, le e-business grenoblois ne se concentre pas sur la Zone pour l’innovation et les réalisations scientifiques et techniques (Zirst), mais investit aussi des appartements du centre-ville.
Plus généralement, « une technopole irrigue un bassin économique et non plus une ville, un site précis », constate un expert en la matière. (…) L’université de Pau irrigue en compétences les entreprises de sa ville, mais aussi celles de Bayonne ou Biarritz.
La multiplication des sites universitaires accentue ce phénomène de déconcentration.. L’université de Haute Alsace de Mulhouse a favorisé de Haute Alsace de Mulhouse a favorisé l’émergence de sociétés technologiques. (…)
« Internet offre de nouvelles possibilités de mettre en avant le territoire, ajoute le délégué général de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE). Cet outil de communication fait qu’il est désormais possible de créer une firme dans n’importe quelle région. » Mais « la création attire la création, ajoute-t-il ; on se sent mieux quand on n’est pas tout seul, et quand on réussit à créer un environnement attentif et chaleureux, une subtile alchimie permettant aux trois acteurs que sont les créateurs d’entreprise, les chercheurs et universitaires et les apporteurs de capitaux de se rencontrer. »
Ce ne sont plus des terrains, qui attirent les entrepreneurs, mais bien plus des réseaux en tous genres : virtuels comme les réseaux de compétences, et bien réels comme les infrastructures de télécommunications. (…)
A chaque territoire, à chaque collectivité locale de saisir les possibilités.
Annie Kahn

Le Monde du 23 juin 2000






l’environnement

et la science


L‘air du temps est pollué. Personne, ou presque, ne conteste plus l’inquiétante dégradation de l’environnement. Tout le monde, ou presque, s’accorde à déplorer la mauvaise qualité de l’air des villes, à regretter, pour les plus anciens, de ne pouvoir se baigner dans des rivières encore très fréquentables il y a quarante ans, à craindre sérieusement de léguer aux générations futures une Terre contaminée, exsangue pour ne pas dire invivable.

Le consensus s’arrête là, sur ce constat d’échec d’une société industrielle qui a produit pendant un bon siècle avant de se mettre à réfléchir sérieusement sur les conséquences de ses activités. es générations se sont succédé sans que la fumée des hauts-fourneaux, les rejets toxiques dans les rivières ou l’utilisation intensive des engrais et des pesticides ne fassent réagir grand monde. Les temps ont bien changé. A cette insouciance quasi générale succède désormais une réaction quasi générale. L’environnement est revendiqué partout, par tous, à tout propos et donc, souvent, hors de propos.

Le statut social de la science n’en sort pas indemne. Grand-mère de l’industrie, mère de la technologie, la science fait trop souvent les frais de la pollution ambiante. Seveso, Bhopal, et surtout Tchernobyl n’ont pas seulement marqué les esprits. Ils ont aussi contribué à discréditer par contagion, le travail des ingénieurs et des chercheurs. Ainsi donc, la science serait complice des méfaits et des excès du monde industriel.

Pourtant, qui, sinon les chercheurs, ont les premiers tiré le signal d’alarme en ce qui concerne la disparition de la couche d’ozone atmosphérique, l’augmentation de l’effet de serre ou la prolifération des algues qui dévastent les rivières ou le littoral ? Seulement voilà, le chercheur digne de ce nom a un problème de taille : il n’a guère l’habitude d’asséner des vérités simples et définitives comme les politiques et – hélas ! – certains médias.

Entre les demi-vérités colportées ici ou là et les fausses légendes à valeur de credo sur la gravité des menaces qui pèsent sur la planète, il faut rendre aux chercheurs leur rôle d’arbitre. Sans doute parce que l’environnement est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux seuls écologistes.

Et ce avec et au nom de la science. Pour le plus grand profit de tous les citoyens.
Pierre BARON

(Editorial de « Sciences et Avenir » Hors série n° 89, novembre 1992)






Dans leur réaction contre la civilisation actuelle et devant leur grande peur du siècle dernier, celui de grand élan scientifique, le savant était à l'honneur, comme en témoignent les propos touchants des manuels scolaires. L'homme de science, pénétrait les secrets de la matière et ceux de la vie ; il balayait l'obscurantisme, les vieilles idées, les antiques croyances (…) il ouvrait les voies royales du bien-être et annonçait au monde une paix basée sur la connaissance objective autant que sur la fraternité des hommes.

Cette immense et naïve confiance a été cruellement abusée. La science n'a pas empêché les guerres, les violences, les injustices. Elle les a même rendues plus aiguës. Les avantages acquis grâce à elle paraissent contrebalancés par les inconvénients. Chaque progrès semble se payer, parfois chèrement par des désavantages majeurs. La physique des particules nous a instruits de la structure de la matière ; nous en avons profité pour créer l’arme nucléaire. La chimie a permis de synthétiser des matières jusqu’alors inconnues et de protéger les cultures des attaques des déprédateurs ; mais nous avons pollué les mers, les terres et les rivières et répandu des produits indestructibles, générateurs de nuisances. (…) Et l’avenir est proche où l’on risquera d’influer malencontreusement sur la personnalité humaine et son hérédité. (…)

Alors, oubliant les conséquences heureuses du prodigieux essor de la science, beaucoup ne virent plus que ses aspects négatifs. La déception s’est traduite par un doute, voire un véritable désenchantement. Ce sentiment s’est reflété dans la mise en œuvre des programmes de recherche, retardés ou ajournés par le pouvoir politique désormais réticent.

Et pourtant, la science et les connaissances accumulées par la recherche sont a priori parfaitement neutres, bien qu’elles soient toujours étroitement liées à des motivations politiques. Leurs conséquences comme leurs applications sont bonnes ou mauvaises selon la volonté de ceux qui les convertissent en moyens d’action. On e reprochera pas à Henri Becquerel d’avoir découvert la radioactivité, sous prétexte que deux villes japonaises ont été détruites, une cinquantaine d’années plus tard par des explosions atomiques. (…)

En réalité, pour que notre civilisation renaisse sous une forme nouvelle, il faut d’abord étendre nos connaissances. Le paradoxe de la science… est qu’il n’y a qu’une réponse à ses méfaits et à ses périls : encore plus de science, écrit Romain Gary. Seul un surcroît de connaissances et de technologie et l’application de solutions originales permettront de procéder à la mutation de notre civilisation.
Jean DORST (La Force du Vivant)





Il n'est pas bon de s'opposer à l'évolution des mœurs et des techniques il est même franchement réactionnaire d'avoir un petit regret pour l'époque où les organes personnels étaient propriété privée, inaliénable, d'un organisme un peu sacralisé. L'audace des chercheur, en pulvérisant cette barrière, a permis de sauver tant de vie … Il y eut la transfusion : greffe de cellules, greffe de tissus rendues possibles par la compréhension des groupes. Puis dans la logique de cette démarche, greffe d'organes, d'abord le rein, puis le cœur, puis le reste. On a forcé la porte de l'UN, ce faisant on a libéré un sillage pervers : la transfusion, en dehors de ses problèmes spécifiques, a un jour apporté la diffusion de l'hépatite et celle du Sida, chez les malades mêmes qu'elle prétendait sauver.
Les greffes d'organes ont apporté quant à elles les trafics d'organes, les corruptions les listes de préséances. des trafics sont peut-être encore très marginaux, mais un phénomène puissant comme celui-ci ne peut manquer de faire naître des vocations commerciales. Si les pauvres en Inde, en Chine, en Turquie, en Amérique du Sud, et même en Europe vendent déjà, en restant sur pied, leur sang et l'un de leurs reins, rien n'interdit d'imaginer que les marchands franchiront d'autres étapes : d'abord en ergotant sur les prix pour susciter la concurrence, puis carrément en se servant eux-mêmes sur des petits enfants, ou dans des embuscades … Où il y a demande il y a offre, selon la loi d'airain de tout système capitaliste, et les stocks grouillent sur la terre, dans les grandes villes du tiers-monde, sous forme de gueux riches de leurs corps. Toute technique est une merveille. Elle ne vaut pourtant que si les conséquences morales ont été élucidées.

J'ai maintenu en vie des hommes étiquetés « donneurs ». Ils avaient perdu leur statut d’humains après avoir été victimes d’accidents de la circulation. Sur la même table où j’avais l’habitude d’endormir des malades pour améliorer leur vie, on disposait les corps de jeunes gens en coma dépassé, c’est-à-dire dont tous les organes, excepté le cerveau, restaient fonctionnels, et qu’il fallait d’ailleurs à tout prix conserver intacts. Je maintenais donc en état d’équilibre par la perfusion, l’oxygénation et quelques rares drogues des grandes fonctions, et ces morts gardaient en eux la vie. Ce qui permettaient aux greffeurs de prélever les reins en bon état, au cours d’une prise qui mimait une intervention médicale. Après quoi je n’avais qu’à arrêter mes manœuvres et laisser la mort s’emparer définitivement du corps que j’avais momentanément arraché à ses serres. Dans la salle voisine, un homme se réveillait avec un organe étranger qui lui permettait de continuer sa route. L’irréalité de l’opérateur, la brutalité de ce transfert faisaient exploser le cadre de ma sensibilité quotidienne et me laissaient sidéré, sans possibilité de jugement ni d’évaluation, avec l’impression d’un saccage irrémédiable … Mais quel saccage ? et de quel ordre ?
Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui se multiplient de nos jours d’une déshumanisation de l’humain par une banalisation, sous couvert de grandeur, de ce mystérieux projet du temple de l’esprit qu’est le corps.
Xavier Emmanuelli, Dernier avis avant la fin du monde, 1994



NON A LA DICTATURE

DU GENE


Aux Etats-Unis, les assassinats sont devenus la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 34 ans. L’Oncle Sam ne sait plus quoi faire de ses vilains neveux. Il croirait volontiers qu’ils ont le crime dans la peau, surtout quand elle est noire. Ce brave Oncle Sam, pétri à la fois de pragmatisme et de mysticisme, se tourne donc vers la génétique. Certains des grands prêtres de cette science toute-puissante soutiennent que les comportements violents sont héréditaires, et donc qu’il y a de mauvais gènes. Par conséquent, on devrait trouver les traitements pour les neutraliser. Logique infaillible qui préside aux recherches les plus contestées en génétique humaine.
Il y a trois ans, l’université du Maryland s’était vu interdire l’organisation d’un colloque sur le gène du crime. Les leaders noirs américains et de nombreux scientifiques avaient protesté contre le caractère eugéniste et raciste de cette démarche : la couleur de la peau est-elle responsable du fait que les 12 % d’Américains de couleur fournissent 45 % des délinquants incarcérés ? Cette conférence s’est finalement tenue fin septembre. Ses animateurs ont reconnu qua les statistiques incriminent plutôt la marginalisation qui frappe la communauté noire. Un retournement de veste inattendu, amplifié par un discours vantant les mérites de l’éducation et de l’aide sociale. Mais cette volte-face pourrait bien n’être que de façade, car les recherches se poursuivent ardemment pour démontrer que la violence d’une minorité indésirable est d’ordre biologique. En effet, s’il existait un gène du crime, on pourrait le dépister dans les « familles à problèmes », concentrer l’effort « thérapeutique » sur les individus porteurs de ce gène et cesser de financer les programmes sociaux qui bénéficient à des jeunes gens « sains ». Un article à sensation dans un magazine français vantait d’ailleurs récemment des travaux qui vont dans le même sens : le diagnostic de la personnalité par le sang. Seulement voilà, cette entreprise souffre d’une tare congénitale, car, même si l’on finissait par savoir détecter des gènes ou des molécules impliqués dans le comportement, il serait parfaitement impossible de faire la part de leur influence et celle de l’environnement. Heureusement pour l’avenir de l’humanité, nous ne sommes pas réductibles à nos seuls gènes. Vouloir nous faire croire le contraire relève d’une pensée totalitaire. La science, c’est formidable, tout dépend de ce qu’on en fait.

Jean-René GERMAIN

Science et Vie – Novembre 1995



PROTEGER

LA NATURE



M

ultiples sont les motifs que nous avons de protéger la nature.

Tout d’abord, en défendant la nature, l’homme défend l’homme : il satisfait à l’instinct de conservation de l’espèce. Les innombrables agressions dont il se rend coupable envers le milieu naturel (envers « l’environnement », comme on prend coutume de dire) ne vont pas sans avoir de conséquences funestes pour sa santé et pour l’intégrité de son patrimoine héréditaire.

Rappelons-nous que, du fait de la pollution radioactive causée par les explosions des bombes nucléaires, tous les habitants de la planète, surtout les plus jeunes, portent dans leur squelette des atomes de métal radioactif ? que, du fait de l’emploi abusif des insecticides, le lait de toutes les mères contient une certaine dose du pernicieux D.D.T. ? Protéger la nature, c’est donc, en premier lieu, accomplir une tâche d’hygiène planétaire.

Il y a, en outre, le point de vue (…) des biologistes qui, soucieux de la nature pour elle-même, n’admettent pas que tant d’espèces vivantes (irremplaçables objets d’étude) s’effacent de la faune et de la flore terrestres, et qu’ainsi, peu à peu s’appauvrisse, par la faute de l’homme, le somptueux et fascinant Musée que la plante offrait à nos curiosités.

Enfin, il y a ceux-là – et ce sont les artistes, les poètes, et donc un peu tout le monde – qui, simples amoureux de la nature, entendent la conserver parce qu’ils y voient un décor vivant et vivifiant, un lien maintenu avec la plénitude originelle, un refuge de paix et de vérité, parce que, dans un monde envahi par la pierraille et la ferraille, ils prennent le parti de l’arbre contre le béton, et ne se résignent pas à voir les printemps devenir silencieux. »
(Jean Rostand, « Sauvons la nature »,

préface au livre d’Edouard Bonnefous,

Sauver l’humain, Flammarion éd.)




LA VIEILESSE ET LA MORT
La place des personnes âgées


Dans la famille traditionnelle, le vieillard joue un rôle essentiel dans l’éducation de l’enfant et la formation de sa personnalité. Libéré plus que l’adulte des contraintes du labeur quotidien, il représente l’interlocuteur privilégié et « disponible » du jeune enfant, qui, affectivement s’attache beaucoup à lui. Face au jeune, qui est un hyper-récepteur, le vieillard, par sa disponibilité et son expérience, devient un hyper-émetteur. Il existe entre l’un et l’autre une remarquable complémentarité qui passe au-dessus de la tête des parents, trop absorbés par les tâches quotidiennes (et qui, de ce fait, disposent le plus souvent d’un budget-temps très appauvri). Pendant que le père court au travail et que la mère vaque aux obligations du ménage (ou travaille de son côté) le vieillard parle, raconte, explique. C’est l’homme du verbe et de l’enseignement. Il évoque le passé, et de ce fait, l’enfant prend conscience d’appartenir non à un couple mais à une lignée ; il acquiert la notion de solidarité des générations et se familiarise avec l’idée du temps qui passe, du début à la fin de la vie. Il se familiarise aussi avec l’idée de la mort, dont la négation par la société moderne est à l’origine de multiples névroses. Par la connaissance des disparus, il s’identifie à un ensemble familial plus vaste que le nucléus élémentaire (père-mère-enfant). Nous sommes parents par nos morts qui représentent, dans notre conscience, le ciment de notre famille. Ils en sont la dimension temporelle.
Le rôle du vieillard n’est pas moins grand sur le plan affectif. Livré à des parents à peine visibles, las et souvent irrités, au rôle d’éducateur presque toujours répressif, l’enfant trouve dans le vieillard la compensation affective à des parents trop absents ou trop sévères. On connaît, face au couple rare et coercitif, le rôle du « grand-père gâteau » qui « arrange les coups », console, conseille, et ne punit guère. Il défrustre l’enfant : c’est un élément psycho-correctif.
Enfin, par la nature et le type de son enseignement, le vieux permet à l’enfant de relativiser les concepts rigides qu’il tient de ses parents ou qu’on lui enseigne à l’école. Il apprend à s’évader d’un cadre trop strict, il acquiert la faculté critique en ayant la notion que tout n’a pas été toujours ainsi. Grâce à ce que lui raconte le vieux, le monde quantifié qu’on lui décrit (ou qu’on lui inculque) s’assouplit.
A l’heure actuelle, pour des raisons socio-économiques maintes fois décrites, les vieux sont éliminés des familles, principalement dans la petite et moyenne bourgeoisie des zones urbaines, qui forme la majorité de la population. Les familles se réduisent presque toujours au nucléus élémentaire (père/mère-petits) dont l’enfant devenu adulte ou le parent devenu vieux est éliminé. La structure familiale traditionnelle est encore conservée à la campagne, où le rôle du vieux n’est guère discuté. Dans les villes, les vieillards se rencontrent aux deux extrémités de l’échelle sociale : chez les très riches, qui disposent d’un espace suffisant pour les garder, chez les très pauvres qui n’ont pas les moyens de confier les enfants, en dehors des heures d’école, à des tierces personnes qu’il faut payer.
Paradoxalement, la destructuration (que certains appellent décadence) de la petite et moyenne bourgeoisie est nettement plus avancée que celle des classes plus modestes. Et ceci dans toutes les sociétés industrielles.
Les vieux jouent un rôle fondamental dans l’éducation des jeunes : mais ils favorisent aussi le passage de l’information d’une génération à l’autre, dont ils abaissent les barrières par leur seule présence. Leur sagesse, leur expérience (et une certaine « inertie ») représentent des systèmes régulateurs qui amortissent les coups. Or, l’on sait l’importance des systèmes régulateurs à tous les paliers d’intégration du règne vivant, depuis les protistes jusqu’aux sociétés humaines. Le conflit de générations dont on parle beaucoup depuis quelques années tient peut-être à l’éloignement du vieillard, dans la société actuelle. Paradoxalement, les vieux sont indispensables pour préparer le « choc du futur ». Une société sans vieillards (ou avec des vieux socialement exclus) est une société déséquilibrée qui risque d’aller à la dérive. En les enfermant dans un ghetto, non seulement le monde moderne se déconsidère, mais il se prive d’un groupe indispensable à son harmonie.
J. RUFFIE (de la biologie à la culture)



REFUSER L’EUTHANASIE ACTIVE LEGALISEE


Refuser, comme je le fais, l’euthanasie active n’est pas, comme certains pourraient le prétendre, refuser d’aborder la réalité de la souffrance et de la fin de la vie. Il faut d’abord lutter contre la souffrance. Il est intolérable, aujourd’hui, de laisser souffrir un patient. Que cette souffrance soit due à une maladie passagère et douloureuse, à un traitement chirurgical ou à une maladie irrémédiable. La souffrance n’est pas le prix à payer pour je ne sais quelle rédemption.
L’ambiguïté vient de ce que certains drogues, tout en atténuant la douleur, peuvent, chez les personnes en fin de vie, hâter la mort. Mais la finalité de ces drogues, qu’il convient cependant d’administrer, reste avant tout antalgique. Acceptons-les. C’est cette barrière invisible entre la lutte contre la souffrance et ce risque de hâter la mort qui fait la grandeur et la complexité de l’acte médical. Il est impossible de la confier à la loi.
Il faut ensuite lutter contre la solitude de la fin de vie. La mort chez soi, entouré par les siens, a disparu au profit d’une mort médicalisée, dans la solitude de l’hôpital ou d’une maison de retraite. Il faut multiplier les unités de soins palliatifs encore trop peu nombreuses. Elles sont l’une des réponses les plus dignes à notre égoïsmes.
Il faut enfin, bien entendu, refuser certaines formes d’acharnement thérapeutique. Il est indécent de pratiquer l’acharnement thérapeutique vis-à-vis de certains malades ou de vieillards, que l’on maintient artificiellement en vie.
Notre société est hypocrite et lâche ; nous voulons tous la beauté, la jouissance et le bonheur : nous refusons de regarder la proximité de la mort et de la souffrance. Evitons cependant d’être trop simplistes. Combien de personnes, ayant fait un infarctus ou après un coma traumatique, ont été sauvées par la réanimation et ont repris une vie normale, alors qu’elles étaient jugées perdues. Il ne faut pas de loi autorisant l’euthanasie. La loi est manichéenne. Or, la médecine refuse la règle du tout ou rien, d’une loi, fût-elle dictée par de bonnes intentions. Soigner, c’est être présent à côté d’un malade au début comme à la fin. Soigner, c’est aussi empêcher de souffrir et ne pas s’acharner sur un corps qui s’éteint.
Nous entrons dans un monde qui va offrir à l’homme un pouvoir gigantesque sur sa propre destinée, comme sur celle de l’univers. C’est aujourd’hui qu’il faut impérativement un rappel à l’éthique et à la morale. Peut-être aussi, devant tant de pouvoir prochain, faut-il un peu de spiritualité sinon, sans cette étincelle, l’homme ne serait plus qu’une machine conjoncturelle. Il serait alors possible de tout faire.
Bernard Debré, ancien ministre, ancien membre du Comité Consultatif national d’éthique, chef de service (urologie) à l’hôpital Cochin,

Le Monde, 7 mars 2001

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LA VIE JUSQU’AU BOUT


Ce serait déjà beaucoup si la médecine parvenait à s’acquitter de ses tâches ancestrales, soulager, prolonger, quelquefois guérir, raccommoder, assister, témoigner d’une véritable solidarité humaine face à un destin contraire. Mais voici qu’on lui demande aujourd’hui bien autre chose dans les sociétés qui se plaisent à se nommer avancées. Il ne s’agit plus par exemple de soulager les maux de l’âge : il faut conserver la jeunesse, interdire le vieillissement, en abolir les effets, en repérer les outrages. Une partie, du reste, de cette revendication pourrait être satisfaite et par des moyens simples : vie modérément sportive, exempte de cette surinformation hystérique que dispensent à qui mieux mieux les média, et qui empêche tout dialogue intérieur, toute méditation. Toute possibilité de détente, toute régénération. Mais précisément, ce n’est pas la vie choisie. On veut rester ou redevenir jeune et beau sans en payer le prix, sans accepter le minimum d’ascèse que cela comporte mais en usant d’artifices médicaux et chirurgicaux potentiellement dangereux et toujours coûteux, traitements hormonaux au long cours, prothèses saugrenues, tels que les faux mollets et les faux pectoraux que déjà se font implanter beaucoup de mâles californiens, et ce gouffre pour la Sécurité sociale que représente la médicalisation de l'obésité, qui, dans 95 % des cas, ne relève que d'un régime alimentaire approprié et prolongé. Ici encore, les médias imposent le modèle, sollicitent la demande. Les hommes se teignent les cheveux, se pommadent jour et nuit, pour ressembler le plus longtemps possible au prototype ambiant, celui qui est supposé attirer l'amour, le succès et l'admiration. D'autres diront mieux ce que cela suppose de distorsion pathologique face au destin. Mais ce que le médecin remarque, c'est que la vieillesse est en train de devenir socialement intolérable.

Il est sans doute vrai que les conditions de vie actuelles se prêtent plus difficilement qu'autrefois à la présence de gens âgés au foyer, encore qu'on puisse regretter, entre autres, le manque considérable qui en résulte quant à l'éducation des enfants, privés du contact avec une génération indulgente et apaisante. Mais l'absence des anciens au foyer n'est de toute évidence pas due qu'à ces difficultés. Les maisons de retraite éprouvantes en France, les villes de vieux riches en Floride, le transfert en Espagne de Japonais âgés, tout cela rend compte d'une volonté diffuse, mais encore peu consciente, d'écarter l'image de la vieillesse, de la refouler, de la cacher comme une tare.

On accepte au cœur des villes la déchéance de jeunes drogués, mais on consacre d'importantes ressources à en éliminer les vieux, qui ont le tort de rappeler par leur présence l'individu à son destin.
« Les tâches ancestrales de la médecine »


BIEN

VIEILLIR


Les capacités d’adaptatioon de l’oganisme sont considérables. Certaines fonctions diminuant au cours du temps, sont compensées par d’autres mécanismes et suppléées par d’autres expériences.
Vieillir, aujourd’hui, c’est vivre autrement. A son rythme, selon ses besoins, selon ses désirs. Tout le monde vieillit, plus ou moins vite, plus ou moins bien. Cette nouvelle forme de vie dépend en partie de soi-même et des progrès scientifiques et médicaux.
La volonté d’être présent, actif et bien intégré dans la collectivité est la conditions première pour retarder le vieillissement et mieux vivre. La deuxième est le désir d’entreprendre une vie nouvelle pleine de satisfactions. Enfin, dernière condition, il est important de prendre conscience que rien n’est irrémédiable. On peut modifier la vitesse du vieillissement. Elle peut être corrigée par des activités, par le développement de fonctions et par l’entraînement systématique.
Tous les scientifiques sont d’accord pour affirmer que la longévité dépend autant des facteurs culturels et sociaux que des facteurs médicaux. L’attitude face à la vie, ses conceptions et ses choix « philosophiques » paraissent déterminants pour comprendre son propre processus de vieillissement.
Il est important de distinguer deux éléments capitaux pour comprendre le processus du vieillissement l’âge chronologique et l’âge biologique.
L’âge chronologique est celui de la carte d’identité, l’âge biologique, celui du corps, « celui de vos artères ». Le premier est strictement dépendant du temps qui passe. Le second peut être modifié, amélioré. Le premier ne dépend pas de nous. Le second peut être contrôlé. Agir sur la vitesse du vieillissement en ralentissant son processus, tel est le rôle des fonctions biologiques. Cette différence est capitale. La comprendre est déjà un progrès.






UNE NOUVELLE

VIE
La jeunesse, c’est la joie.

(J. Giono)


Aujourd’hui, l’homme et la femme qui prennent leur retraite vers soixante ou soixante-cinq ans sont des individus en pleine posession de leurs moyens physiques et intellectuels. Les Américains appellent ce moment de l’existence la « maturité moderne ». Cette période peut être riche, heureuse et positive.

Les années de la vie après soixante-ans sont l’occasion de découvrir des choses nouvelles, d’acquérir des connaissances, d’approfondir un sujet jusque-là effleuré faute de temps. Cette période appartient à la personne âgée, qui n’est plus tenue à des contraintes professionnelles ou sociales. Elle est libérée des obligations qui aliénaient considérablement son temps.

Débarrassé de ses soucis, l’homme est un homme libre, un homme nouveau. Il a acquis avec l’âge de solides capacités, une riche expérience, une connaissance des autres et de son environnement. Il devient un sage comme l’entendaient les anciens. Un homme dont l’esprit fait l’admiration de tous, même des plus jeunes.

Un nouveau mode de vie est désormais possible. Se cultiver, pratiquer un sport, apprendre une langue, découvrir une région ou un pays, bricoler ou rencontrer des amis… sont autant d’entreprises qui apportent la joie de vivre.
« La jeunesse c’est la joie » disait Jean Giono. On connaît tous des adolescents ou des adultes dont la tristesse afflige, dont le manque de goût de vivre inquiète. Mais on connaît aussi des hommes et des femmes d’un âge avancé ; optimistes et heureux, pleins de dynamisme. Tout est question d’état d’esprit ! Et cet esprit se cultive, se perfectionne, s’affine. Il y a une grande différence entre celui qui se laisse aller et devient vite un inutile, un diminué, et celui qui donne un sens à sa vie.

On rétorquera que la maladie est l’apanage des personnes âgées et que certaines affections sont dues à l‘âge. Laissons-là ce préjugé. On peut être malade à tout âge. « Vous avez eu de la chance d’avoir une maladie à soixante-dix ou quatre-vingts ans. Vous auriez pu l’avoir à quarante. Vous avez gagné trente ans de bonne santé » aimait à répéter un professeur de médecine à ses patients âgés.

Précisons, en outre, que l’on peut augmenter la longévité. L’entraînement actif peut mantenir longtemps l’adaptation au milieu et augmenter la durée de vie. Il est important que, jusqu’à la fin, l’homme reste un membre actif de la société.








L’éducation




DE LA DIFFICULTE D’EDUQUER

Les éducateurs s’étonnent souvent des difficultés qu’ils rencontrent. Les enfants ne sont guère dociles en effet, et quand ils le sont, c’est la plupart du temps pour mieux nous amadouer et finir par n’en faire qu’à leur tête. Nous croyons les diriger et en sous-main, ils nous tiennent en leur pouvoir, nous qui sommes là à guetter leurs signes d’affection ou de progrès. Dans la quotidienneté de la vie familiale ou de la classe, nos échecs sont multiples. Nous ne parvenons jamais à faire vraiment ce que nous voulons de ceux qui nous sont confiés. D’abord, ils ne désirent jamais ce qu’il faudrait au bon moment : quand on voudrait qu’ils s’adonnent aux mathématiques ou aux versions latines, ils préfèrent regarder un feuilleton télévisé… Et nous avons beau leur expliquer, qu’à long terme, les humanités et la science sont porteuses d’infiniment plus de satisfactions que les aventures affectives et télévisuelles de collégiens américains, cela ne semble pas susceptible de les convaincre facileent. Ensuite, quand ils veulent bien, enfin, faire ce que l’on considère comme utile pour eux, ce n’est jamais comme il faudrait : ils s’y prennent mal, trop vite ou trop lentement, ils n’ont pas la bonne méthode, ne comprennent pas les choses commenous. Que nous tentions de les leur expliquer et ils se feront raisonneurs ou se mureront dans leur silence, protestant que cela ne veut rien dire ou ne les intéresse plus. Que l’on s’efforce, enfin deleur donner un minimum de sens moral, de prudence et de jugement et nous serons confrontés à l’indifférence ou au refus, quand ce ne sera pas à la provocation.

Au total, et au risque de manier le paradoxe, il faut bien avouer que ce qui est « normal » en éducation, c’est que cela « na marche pas », que l’autre résiste, se dérobe ou se révolte. Ce qui est « normal », c’est que la personne qui se construit en face de nous ne se laisse pas faire, cherche même à s’opposer, simplement, parfois, pour nous rappeler qu’elle n’est pas un objet que l’on construit mais un sujet qui se construit.

La tentation est grande alors de se laisser enfermer dans un dilemme infernal, exclure ou s’affronter, démissionner ou s’engager dans un rapport de forces.
Frankenstein pédagogue

Phiippe MEIRIEU

Ed. ESF, 1996 - pages 62, 63









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