Notes de cours du thème nº 1 I. Nature de la penséE








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LA PENSÉE (sa source, ses effets, son utilisation et sa maîtrise)

NOTES DE COURS DU THÈME Nº 1


I. NATURE DE LA PENSÉE


Plusieurs années se sont écoulées depuis le moment où Descartes a lancé en 1648 sa formule si célèbre «Je pense, donc je suis» dans une lettre à Sillon. Non seulement l'être humain pense, mais il a aussi conscience de ce qu'il pense.


Plusieurs questions nous viennent à l’esprit lorsqu’on veut parler de la pensée. La pensée est-elle possible sans mémoire? La pensée est-elle matérielle? Existe-t-il des liens entre la pensée et le temps, entre la pensée et l'intelligence, entre la pensée et le langage? Comment naissent les pensées? Quelles sont les différentes sortes de pensées? Il y a tant de chemin entre la pensée dualiste qui oppose le bien et le mal, et la pensée paradoxale qui nous apprend qu'une rose est une rose et en même temps tout sauf une rose. Quels sont les effets de la pensée? Quelles sont les interactions entre les pensées, entre la pensée et la matière? La pensée peut-elle être considérée comme une énergie et en conséquence être gouvernée par le premier principe de la thermodynamique? La pensée est-elle néguentropique? Comment peut-on utiliser la pensée, la maîtriser et la dominer?
Au sens large la pensée est l'ensemble des faits psychiques. La face objective du fait psychique est relativement facile à atteindre, par des méthodes qui utilisent en premier lieu la biologie et la physiologie, et en second lieu la physique, la chimie et les mathématiques : c’est la pensée rationnelle. La face subjective du fait psychique, au contraire, n'est accessible qu'à l'introspection : c’est la méditation.


La pensée agit continuellement, qu'on le veuille ou non; elle peut nous donner la maladie ou la santé, la richesse ou la pauvreté. C'est elle qui permet de réaliser les miracles de l'existence : guérison du corps ou de l'esprit, acquisition de biens matériels, bonheur avec la personne aimée, harmonie spirituelle, symbiose avec le cosmique. Seule la pensée nous libère de la matière, nous élève dans le royaume évolutif des dimensions spirituelles, et nous aide à développer nos dons mentaux, en nous ouvrant les portes de l'Univers Invisible.


Une certaine forme de pensée résulte peut-être du «cablage harmonieux de neurones», comme le suggère Changeux dans «L'homme neuronal». Cette forme de pensée désignerait alors ce qui pense dans l'être humain physique, mais il ne faut pas oublier aussi les pensées «extra-physiques». Depuis 1977, Jean-Étienne Charon avec sa Relativité Complexe a longuement présenté les relations entre la matière et l'esprit et a introduit le concept de «psychomatière», attribuant ainsi à la matière une aptitude à manipuler l'information. Il faut aussi comprendre que dans le processus d'étude de la pensée, la pensée est à la fois l'observateur et l'observé. Nous sommes loin de la méthode objective qui fut pendant longtemps la panacée des sciences.


A la base de la vie, il y a la cellule, ce fantastique assemblage de molécules organiques, capable sde se nourrir, de respirer et de se multiplier. Les cellules forment des tissus, qui eux-mêmes engendrent les organes. La nature a bien présidé à cet ordre rigoureux qui règne entre toutes les fonctions de notre organisme (Relation, Nutrition, Reproduction, Système endocrinien) en lui fournissant un ordinateur, capable de coordonner et de commander; elle l'a créé si parfait qu' il peut répondre aux besoins de la plus petite cellule du corps et c'est lui qui commande notre système nerveux.


Le plus complexe des corps physiques, jusqu'ici observés, est de très loin le cerveau humain. Le neurologue le plus expérimenté n'a pas encore réussi à en évaluer les limites. En ce moment même nos quinze à vingt milliards de neurones et de névroglies (cellules de soutien des neurones) sont en pleine effervescence. Sans relâche, ils assument leurs tâches, suivant un ordre rigoureux et sans jamais se tromper. La masse d'un cerveau humain est comprise entre mille cent et mille huit cent grammes. Les neurones qui le constituent sont formés de molécules, renfermant des atomes. Chaque atome est un microsystème solaire, dans lequel les planètes sont des électrons, et où le soleil est un assemblage de protons et de neutrons. La physique moderne fait tournoyer au gré de notre imagination des familles de nouvelles particules de plus en plus subtiles. Et comme si cela n'était pas suffisant elle nous fait connaître aussi leurs antiparticules....
Et si nous revenions à notre cerveau de mille quatre cent grammes environ. Actuellement mille cinq cent millions de milliards de milliards de particules s'y agitent toujours avec le même ordre rigoureux. Il est vrai qu'un caillou de mille quatre cent grammes renferme le même nombre de particules. Mais ce qui différencie le cerveau du caillou, c'est que chaque particule y est disposée en fonction de toutes les autres comme le rouage d'une machine. Qu'un caillou se brise et les morceaux obtenus auront une constitution identique à la matière initiale. Mais qu'une particule du cerveau soit enlevée, ou qu'elle ne soit pas où elle devrait être, ou même qu'elle ne se déplace pas comme il faut, et le cerveau ne remplira plus ses fonctions initiales. Sur le plan strictement chimique, les atomes de carbone contenus dans un caillou et dans le cerveau sont exactement les mêmes. En introduisant le concept «psychomatière» de la Relativité Complexe de Jean-É.  Charon, on peut les différencier.


Le cerveau est le siège de la pensée, qui résulte, entre autres facteurs, de l'ordre rigoureux de toutes les particules les unes par rapport aux autres. Qu'on enlève à un cerveau vivant une fraction si minime soit-elle, ou qu'on lui injecte une masse infime d'électrons, et il cessera à jamais de penser comme avant.


L'essentiel de l'activité matérielle du cerveau en relation avec la pensée est surtout réalisée par les particules qui le constituent (électrons, protons, neutrons,.. etc ..). En fait si nous grossissions le cerveau humain aux dimensions de la terre, tous les électrons intervenant dans la réflexion la plus poussée seraient perdus dans le fond d'un dé à coudre. D'ailleurs vues sous cet angle toutes les pensées de l'histoire humaine ne rempliraient pas le fond d'un verre.


Et pourtant c'est cette pensée qui est capable de concevoir les ordinateurs les plus perfectionnés, de composer les musiques les plus envoûtantes, d'écrire les plus émouvants poèmes, de peindre les fresques les plus sublimes, de repousser de plus en plus loin les deux infinis qui nous entourent, et même d'imaginer des machines simulant parfaitement ce qu'elle est . La très grande majorité des gens utilisent moins de dix pour cent de leur cerveau, et le plus souvent de façon désordonnée et irrationnelle. La raison en est bien simple; l'école et la famille, apprennent rarement à l'enfant comment tirer profit de sa propre pensée. On lui enseigne certes la discipline de son corps et le commandement de sa volonté. Ce qui est bien regrettable c'est que tous ses efforts resteront vains s'il ne sait pas maîtriser ses pensées. N'est-il pas choquant de constater que nous trouvons normal de gaspiller l'énergie de notre pensée parce que nous n'avons pas appris à l'utiliser, alors que nous n'admettrons pas que quelqu'un veuille conduire une voiture, sans l'avoir appris au préalable ?


Si l'on comprend que la pensée est liée au cerveau, il paraît plus difficile de définir la nature de cette relation. Ce problème pourra être débattu avec une approche métaphysique. Pour le moment nous retiendrons que le cerveau peut, entre autres fonctions, être considéré comme le centre émetteur et récepteur de la pensée.
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La pensée est impossible sans mémoire, sans la formalisation. Il faut déterminer le processus par lequel la mémoire est interrogée.


Thomas d'Aquin dans «La Somme contre les Gentils» écrit «L'opération de tout être est cantonnée dans les limites de son espèce. Or, l'acte d'intelligence transcende l'espèce et la forme de tout agent corporel, puisque toute forme corporelle est matérielle et individuée; tandis que l'acte d'intelligence tient son espèce de son objet, l'universel et l'immatériel. Ainsi, aucun corps par sa forme corporelle n'est susceptible d'intelligence, et à fortiori ne peut être chez un autre être cause d'intellection.». La philosophie thomasienne permet de comprendre la nature du lien entre le supra-humain et les idées humaines en concevant rationnellement, au-delà des interconnexions neuronales crâniennes, l'existence d'un principe immatériel implicitement nécessaire au fondement de toute pensée humaine individuelle.


La pensée bien programmée est la source du succès. Tout ce qui est juste et bon pour nous doit se réaliser. Il est vrai que souvent ce n'est pas le cas; en effet on apprend rarement à bien penser à l'école. Le plus souvent le jeune esprit reçoit dans le cadre restrictif des programmes du ministère un grand nombre de savoirs, qu'il s'empresse d'oublier en quittant les cours. Quand comprendrons-nous enfin qu'il est plus important d'enseigner à bien penser, que de veiller à "remplir les têtes", comme le disait si bien Montaigne? Apprendre à bien penser est sans aucun doute plus important que d'apprendre à marcher. Descartes identifie l'âme avec la pensée: l'être humain pense et sait qu'il pense; de plus, il s'arrange pour faire savoir ce qu'il pense aux autres. Le caractère distinctif de la pensée est la connaissance.
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La connaissance est le lien qui unit le MOI CONSCIENT de l'Être humain à l'univers; en ce sens elle est un moyen d'intégration de l'homme au Tout, ce qui est l'étape principale de sa symbiose avec le Tout. Si l’on veut opposer réalité et vérité, on peut envisager trois grands modes de connaissance:
La connaissance objective, qui nous est transmise par nos sens; elle nous donne une approche partielle de l'univers, qui nous apparait comme ayant une structure discontinue : théorie quantique de Planck ou théorie de l’évolution de Darwin par exemple.

La connaissance intuitive, qui dépasse les sens et leurs limites; dans ce cadre, l'univers est une réalité continue : théorie de la relativité de Albert Einstein.

La connaissance globale, qui établit  un lien entre le moi conscient et le Moi Divin: elle nous donne accès à la perception de la vérité : théorie de la relativité complexe de Jean-É. Charon.

II. LES FORMES DE PENSÉES
Le mille-pattes allait insouciant
Quand le crapaud, en plaisantant Lui dit :
"Très cher, quand vous marchez,
Ce doit être bien compliqué
De savoir quelle patte avancer?"
Le mille-pattes en fut si troublé
Qu'il se retrouva au fossé,
Son millier de pattes emmêlé ...
(Anonyme)


Nous avons tous expérimenté, comme le mille-pattes, les difficultés qui surviennent, lorsqu'on se trouve confronté avec un nouvel apprentissage comme les premières tentatives de conduite automobile. En science, plusieurs modes de pensée sont identifiés: la pensée déductive, la pensée inductive, la pensée analogique, la pensée dialectique et la pensée divergente:


La pensée déductive: Elle envisage les conséquences d'un fait, les propriétés d'une loi dans une situation particulière. Le syllogisme est un bon exemple de la pensée déductive :


Tous les hommes pensent.
Or je suis un homme.
Donc je pense.



La conclusion est vraie, si les deux prémisses, majeure (Tous les hommes pensent) et mineure (Or je suis un homme) sont vraies. Ce mode de pensée s’insère facilement aussi bien en mathématique, qu’en science.

Tous les rectangles ont quatre angles droits.
Or le carré est un rectangle.
Donc le carré a quatre angles droits.

Toutes les substances pures renferment une seule sorte de particule fondamentale.
Or l'eau est une substance pure.
Donc l'eau est constituée d'une seule sorte de particule fondamentale.


Une mauvaise formulation du syllogisme conduit à une conclusion fausse, même si les prémisses sont vraies.


Tous les minéraux sont des substances homogènes.
Or l'eau est une substance homogène.
Donc l'eau est un minéral.


Pour aboutir à une conclusion vraie, il eut fallu énoncer :
Or le quartz est un minéral.
Donc le quartz est une substance homogène.



La pensée déductive dégage les conséquences d'un théorème mathématique dans des situations particulières, applique les règles générales de nomenclatures à des composés chimiques particuliers, identifie la classe à laquelle appartient une substance. La pensée déductive ne peut pas intervenir dans la formulation d'un problème, puisque ce mode de pensée s'appuie sur un référent déjà maîtrisé; en revanche, elle intervient aussi bien dans l'émission d'hypothèses en référence avec des situations déjà résolues que dans la vérification expérimentale de ces hypothèses grâce à un système explicatif déjà acquis. Elle permet en outre un raisonnement rigoureux, qui ne peut conduire qu'à la vérité scientifique. De façon globale, la pensée déductive cherche à inférer les conséquences du général au particulier; elle construit avec certitude l'inconnu particulier à partir d'un connu plus global, ce qui la place en quelque sorte à l'antipode de la pensée inductive.

La pensée inductive: Elle est à la base de la recherche expérimentale, car elle fait passer d'un ensemble d'observations particulières à une loi générale. Tous les acides réagissent-ils sur le magnésium? L'acide chlorhydrique réagit-il avec tous les métaux? Tous les acides réagissent-ils avec tous les métaux? La recherche scientifique pousse le chercheur à se poser des questions qui accroissent sans cesse le champ d'application du phénomène initial. Quels sont les facteurs qui font varier la quantité de chaleur absorbée par une masse déterminée de substances différentes ? Des substances différentes absorbent-elles la chaleur de la même façon ? La chaleur produit-elle toujours une variation de température ? Les observations étayées par des hypothèses, qui gardent un caractère provisoire jusqu'à la corroboration de l'expérience, conduisent à des inférences probables. Il s'agit là d'un caractère qui la distingue fondamentalement de la pensée déductive; la pensée déductive fonctionne grâce à des inférences rigoureuses, alors que la pensée inductive utilise des inférences statistiques, basées essentiellement sur la régularité observée dans le fonctionnement de multiples situations particulières.


La pensée inductive aide à formuler des problèmes et à interpréter des résultats expérimentaux, puisqu'elle incite à extrapoler des résultats au-delà de la réalité observée. La pensée inductive applique une relation répétable à des domaines de plus-en-plus vastes; en suivant cette progression, de nouveaux paramètres s'imposent, engendrant de nouvelles relations répétables, et conduisent à la création de nouvelles lois et théories. Si les pensées inductives ou déductives sont très précieuses au niveau de la formulation de problèmes, il arrive que les comparaisons permettent des explications très claires; nous parlons alors de pensée analogique.

La pensée analogique: Elle repose sur la transposition d'une situation connue, puisée le plus souvent dans le domaine du concret, à une situation inconnue le plus souvent abstraite ; ces deux situations présentant visiblement des caractères communs, comme l'analogie entre la différence de potentiel du courant électrique et les différences de niveau dans un barrage hydro-électrique. Cette forme de pensée puise sa puissance dans les comparaisons et dans les métaphores, et conduit aux expressions : çà me fait penser ..., c'est comme ... . Si ce mode de pensée devient quelquefois indispensable dans la formulation de problèmes, on aura intérêt à compléter les conceptions souvent très liées avec la matière étudiée avec d'autres conceptions plus larges et débordant le champ disciplinaire. Dans ce dernier cas , la pensée est confrontée avec des nouvelles situations: elle devient pensée dialectique.


La pensée dialectique: Le mot dialectique est utilisé avec son sens platonicien, soit l'art de confronter et d'organiser les concepts. Une pensée dialectique examine les rapports entre les situations ou les principes explicatifs, appartenant à des champs cognitifs différents, dans le but de construire un nouveau principe intellectuel. L'interdisciplinarité utilise un tel mode de pensée ; en confrontant des données mathématiques, chimiques et historiques, on est amené à mieux formuler un problème ou à interpréter avec plus d'efficience les résultats d'une recherche. Les progrès en biologie ne sont-ils pas un bon exemple de la confrontation de la pensée dialectique entre la chimie, la physique, les mathématiques et l'histoire? Est-il possible de concevoir des progrès en physique sans l'aide des mathématiques? Si la pensée dialectique est précieuse au début et à la fin de la démarche expérimentale, elle ne sera d'aucun secours aussi bien dans l'émission d'hypothèses que dans la vérification expérimentale qui font appel à la pensée divergente.


La pensée divergente: C'est la pensée divergente qui permet de produire des situations nouvelles, des relations jusqu'alors inconcevables, ou de relier des éléments que l'on croyait indépendants. Souvent en commençant un nouveau module, le professeur demande à ses élèves d'énumérer tous les concepts qui leur semblent liés avec le sujet ébauché; il valorise ainsi leur pensée divergente. Ce mode de pensée procéde par induction. C'est cette forme de pensée qui conduit aux phrases de ce type : on devrait essayer de ... . La pensée divergente laisse place à la création, à l'imagination et même à la fantaisie. Est-il si insensé de croire que la science aurait été privée de la relativité d'Einstein, si ce dernier n'avait pas souvent utilisé la pensée divergente?


Dans un cadre plus général, on peut différencier deux grands modes de pensée: la pensée dualiste que l'on trouve dans le raisonnement logique et qui oppose dans les sciences morales le bien et le mal, de la pensée paradoxale qui nous rapproche des philosophies orientales, cette forme de pensée qui nous fait pénétrer dans l'essence même du théorème de Gödel en nous apprenant que toute chose est à la fois elle-même et tout sauf elle-même.


L'influence d'Aristote et de son brillant élève, Platon, sur la pensée occidentale est considérable: leurs conceptions de l'univers et des rapports entre celui-ci et l'homme sont restés des modèles pendant plusieurs siècles. La thèse dualiste de Descartes, prônant la séparation du corps et de l'esprit (des mondes physique et spirituel), domina elle aussi la pensée occidentale pendant plusieurs siècles. À l'opposé du dualisme de Descartes, il y a le matérialisme des scientifiques, théorie qui stipule que tout ce qui existe est physique et qui définit la conscience comme une propriété émergente de l'organisation du cerveau. Il ressort de cette théorie trois points essentiels:


  • La conscience est liée au cerveau.

  • La mémoire est une fonction du cerveau.

  • La perception dépend de la façon dont les parties du cerveau s'organisent et interagissent.


Si on se place dans le contexte du dualisme de Descartes, les formes-pensées émanent en premier lieu de l'âme, en second lieu du cerveau. Elles sont construites consciemment ou inconsciemment, intérieurement ou sous l'effet des formes-pensées des autres. Après avoir construit une forme-pensée, il faut apprendre comment l'envoyer accomplir sa mission. Nous sommes souvent d'inconscientes victimes de nos propres formes-pensées; nous les construisons, mais pas avec assez de force pour qu'elles puissent accomplir leur mission, ou nous ne sommes pas assez sages pour les dissiper lorsque c'est nécessaire. Voici quelques suggestions:


  • Purifier nos désirs inférieurs afin d'être capables de voir clairement en nous.

  • Développer l'aptitude à perdre de vue son intérêt personnel devant l'intérêt du groupe, coopérant ainsi au plan universel.

  • Assurer la maîtrise de son mental.

  • L'énergie de la pensée doit être employée pour le bien de tous et pour collaborer à l'accomplissement du plan de Dieu. Il ne faut pas l'utiliser à des fins égoïstes.
    Avant de construire une forme-pensée, il faut envisager son dessein et en vérifier le mobile.


  • La pensée inutile, égoïste, cruelle ou haineuse, traduite en paroles, construit une prison, empoisonne les sources de la vie, conduit à la maladie, cause le désastre et retarde le moment de la libération. Il faut être aimable, bienveillant et bon. Gardons le silence et la lumière entrera en nous.

  • Ne parlons pas de nous. Ne nous apitoyons pas sur notre destin. Les pensées tournées vers le soi et son humble destinée empêchent la voix de l'âme d'atteindre notre oreille. Parlons de l'âme, du plan divin; oublions-nous en construisant pour le monde. Ainsi la loi de l'amour pourra s'établir dans le monde.


Il existe une voie intermédiaire entre le dualisme cartésien et le matérialisme scientifique, celle du bouddhisme tibétain. Selon cette voie médiane, les phénomènes mentaux et physiques, tels que nous les percevons et concevons, existent relativement à nos perceptions et à nos concepts; ils semblent exister par soi et pour soi et apparaissent comme des choses indépendantes, alors qu'en réalité leur existence est celle d'événements interdépendants.
Leur dépendance est triple:

  • Les phénomènes sont dépendants des causes et conditions qui les précèdent.

  • Ils n'existent pas indépendamment de leurs parties et/ou de leurs attributs.

  • Ils dépendent de leur désignation verbale et conceptuelle.


Cependant, cette théorie n'est pas étrangère à la science, puisque Werner Heisenberg, l'un des grands théoriciens de la mécanique quantique, déclare notamment que «ce que nous observons, n'est pas la nature en soi, mais la nature telle qu'elle s'offre à notre méthode de questionnement».

III. LES TROIS ÉTATS DE CONSCIENCE
Les ondes émises par le cerveau dépendent des de nos états de conscience. Rappelons tout d'abord la différenciation des structures cérébrale et spirituelle au niveau du cerveau:

  • Cerveau gauche: partie rationnelle.

  • Cerveau droit: partie intuitive.

Il est facile de comprendre que nous n'émettons pas les mêmes ondes, lorsqu'on résout un problème de chimie et lorsqu'on est plongé dans un profond sommeil. Plus la fréquence est faible et plus l'état d'inconscience est profond.

  • Au-dessus de douze cycles par seconde c'est l'état conscient ou état Béta (Ondes Béta). C'est l'état de la connaissance objective, connaissance donnée par les sens; c'est aussi l'état où nous sommes le plus limités. À ce stade, le temps et l'espace possèdent des limites. Dans un état de concentration consciente normale, nous émettons des ondes d'environ vingt à quarante cycles/seconde.



  • Entre douze et sept cycles par seconde, c'est l'état Alpha (Ondes Alpha). C'est le premier état méditatif; il nous est possible de passer dans cet état à n'importe quel moment de la journée, en utilisant la méthode de l'imagination contrôlée. Pour atteindre l'état Alpha durant la journée, il sera facile d'utiliser des techniques respiratoires. La méthode 2-4-8 en est un exemple: deux secondes pour l'inspiration, quatre secondes pour la rétention et huit secondes pour l'expiration.



  • Entre sept et quatre cycles par seconde, c'est l'état Théta (Ondes Théta):sommeil profond; dans cet état, on ne sent plus son corps.



  • Entre quatre et un cycle par seconde, c'est l'état Delta (Ondes Delta): rêves.

Nous résumerons ces quatre états de conscience sur le schéma suivant:

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Cours sur la pensée : Thème nº 1 © René-Yves Hervé 2010 Page

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