Rapports amf 2007, 2008, 2009 et 2010








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titreRapports amf 2007, 2008, 2009 et 2010
date de publication29.04.2017
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ANDEFI

Dossier de presse

2011

Contenu du dossier de presse



  1. Qu’est-ce-que l’expertise financière indépendante ?




  1. Pourquoi l’ANDEFI et son label de qualité ?




  1. Quels sont les avantages comparatifs de l’ANDEFI ?




  1. L’  « attestation d’équité » (forme française de la « Fairnes opinion », selon critères du Règlement Général et recommandations de l’ AMF) face aux meilleures pratiques actuelles de l’évaluation financière indépendante sur un plan transnational




  1. Position de l’ANDEFI sur des marchés financiers très volatils en situation de crise économique, financière et sociale, globale et durable : quelques rappels historiques sur les déconnexions avérées entre cours de bourse et valeurs de sociétés par rapport aux réalités (2007-2011)


Documents d’actualité en annexe du dossier de presse:


  1. Communiqué de presse de l’ANDEFI




  1. Nomination de Gérard VALIN(2008-2009-2010), ancien Secrétaire Général de la Compagnie des Expert Judiciaires Financiers prés de la Cour d’Appel de Paris puis de Xavier Lecaron, Trésorier et Membre du bureau de la Compagnie Nationale des Experts Judiciaires en Finances et Diagnostics d’Entreprise ( à compter du 1.1.2011) à la Présidence de l’ANDEFI




  1. Statuts de l’ANDEFI




  1. Code de déontologie de l’ANDEFI




  1. Recommandation de l’AMF sur l’expertise financière indépendante




  1. Rapports AMF 2007, 2008, 2009 et 2010 : « La régulation des offres publiques d’acquisition »




  1. « Que signifie la valeur de marché en temps de crise ? » Entretien avec Sophie BARANGER (AMF) et William NAHUM (ASTCF), AGEFI – 16 Octobre 2008 - « La notion de valeur fondamentale est un mythe » Philippe Herlin, IEIF mars 2009


8) Gérard Valin : « L’expertise financière indépendante, nouvel outil de gouvernance, Banque Stratégie, Mai 2009
9) Gérard Valin : « L’expertise indépendante face aux nouveaux risques de marché », Revue Risques, Juin 2009
10) Gérard Valin : «  Rémunérations des dirigeants : erreurs comptables et récupérations politiques », Cahier du Centre des Professions financières, Janvier 2010

1) Qu’est-ce-que l’expertise financière indépendante ?


  • Une intervention de spécialistes de l’évaluation financière s’avère indispensable lorsque certaines opérations de marché (OPA, OPE, OPR, retraits obligatoires,…) risquent de générer des conflits d’intérêt.




  • L’expertise financière indépendante peut déboucher sur une « attestation » (selon la nouvelle procédure AMF), ou affirmation, opinion d’équité, à l’intention des parties prenantes, et notamment les actionnaires minoritaires.




  • Les marchés financiers anglo-saxons ont généralisé la notion de « fairness opinion » depuis une vingtaine d’années, sur des principes assez voisins. La position de l’AMF est cependant originale et ambitieuse, car elle entend privilégier une prise en compte critique, par l’Expert Indépendant, des conditions d’ensemble de chaque opération.




  • Pour les sociétés cotées, l’expertise indépendante repose, notamment, sur des bases juridiques d’origines :




  • transnationales : FINRA/NSDA - Rule 2290-SEC8.12.2007




  • européennes : Directives /Fusions-octobre 1978/OPA-avril 2004-mars 2006 ; loi du 3.7.2008




  • françaises : Instruction AMF-28.9.2006 modifiée le19.10.2006 et RG (T.6 L.2) : Art 261,262 263 du Règlement Général ; nouvelles recommandations AMF du 27.7.2010




  • Les recommandations de l’AMF sont issues des 25 recommandations du rapport NAULOT et ont fait l’objet d’une importante consultation de place (avril à mai 2005) qui a débouché sur le principe du contrôle a posteriori des Experts Indépendants , l’indication de situations-types de conflit d’intérêt et l’implication personnelle des mandataires sociaux concernés.


L’originalité de la position française repose notamment sur la participation active des diverses parties prenantes et la coopération étroite de l’Expert Indépendant avec les mandataires sociaux concernés, pendant toute la durée de sa mission dans l’esprit défini par l’art. 225-35 du code de commerce : Administrateurs, Membres du conseil de surveillance et leurs formations spécialisées, telles que le comité d’audit, de stratégie,….

2) Pourquoi l’ANDEFI et son label de qualité ?


  • L’AMF, les opérateurs financiers, les sociétés cotées concernées et leurs principaux conseils (Avocats spécialisés, Banques d’affaires,…) ont exprimé un intérêt soutenu pour les associations d’Experts Indépendants : structures certes nouvelles mais souples, professionnelles et évolutives.




  • Le bulletin AMF de janvier 2008 a confirmé la reconnaissance officielle de l’ANDEFI. Il s’agit de la première association d’Experts Financiers Indépendants officiellement reconnue en France. L’initiative de cette création revient à quatre Experts Judiciaires près la Cour d’Appel de Paris, disposant d’une expérience approfondie en matière d’évaluation : MM. Bourgade, Lecaron, Tourin, Valin.




  • L’ANDEFI vise à devenir une association de référence en réunissant les compétences avérées, mais diversifiées, correspondant aux besoins actuels des marchés financiers. Ses Membres sont appelés à promouvoir un label de qualité en matière d’évaluation financière, sur des bases modernes tenant compte de la spécificité de chaque opération par rapport à chaque partie prenante effectivement concernée.




  • L’ANDEFI entend rester fidèle aux évolutions de la doctrine de l’AMF en matière d’évaluation dite « multicritères », en appliquant rigoureusement les principes d’examen critique, de transparence, de cohérence et de pertinence. tout en proposant des solutions complémentaires.




  • L’ANDEFI propose à ses Membres une méthodologie générale d’évaluation susceptible d’être adaptée par secteur, zone géographique et domaine technique, dans le contexte actuel de la forte turbulence des marchés financiers. Cette approche prend en considération l’ensemble des conditions propres à chaque opération financière  et repose sur une coopération approfondie avec les mandataires sociaux concernés.




  • Un important travail de synthèse de l’ANDEFI est engagé à l’initiative de Gérard Valin sur les évaluations propres au secteur financier (assurances, banques, fonds d’investissement, fonds de pension …), dans un contexte atypique où le principe comptable de base de la constance des méthodes d’évaluation n’a pas été respecté. Le transfert d’actifs entre portefeuilles « destinés à la vente » et «  portés jusqu’au terme » pose de délicates questions de retraitements aujourd’hui insuffisamment pris en compte. Il en résulte de fréquents abus d’interprétation dont les effets pourraient s’avérer gravement dommageables pour l’épargne publique.


L’ANDEFI a mis au point, au cours de ses premières années d’existence, le dispositif détaillé de la revue indépendante effectuée par ses Membres fondateurs, à l’occasion de chaque attestation d’équité. Cette revue approfondie, avant remise définitive du rapport de l’Expert Indépendant aux parties prenantes concernées, constitue une démarche essentielle de précaution proposée par l’association en vue de promouvoir son label de qualité dans la durée, dans un contexte de crise. Ces processus de contrôle ont été adaptés en fonction de l’évolution des marchés financiers et des recommandations de l’AMF.
3) Quels sont les avantages comparatifs de l’ANDEFI ?

  • Les statuts de l’ANDEFI prévoient que se Membres peuvent être des personnes physiques ou morales (PSI, notamment). Les Experts évaluateurs utilisant le label ANDEFI seront tous des professionnels reconnus et spécialisés par zones géographiques (Union Européenne, pays à économie avancée, BRIC., nouvelles économies émergentes,…), secteurs d’activité (aéronautique, assurances, banques, chimie, grande distribution, luxe, pétrole, pharmacie, transports,…) ou domaines techniques spécifiques (avantages sociaux, marques, retraite, stock-options,…).




  • L’ANDEFI propose une méthodologie générale d’évaluation conforme à la doctrine de l’AMF. Elle suit l’évolution des normes comptables internationales (IFRS, notamment) et les principales pistes de recherche (académiques, professionnelles) en matière d’évaluation financière, dans le contexte actuel d’extrême volatilité des marchés et de fragilité du secteur financier.



  • L’ANDEFI propose une offre originale de revue indépendante concernant la qualité des dossiers d’expertise. Cette revue indépendante sera réalisée, dans un premier temps, par ses Membres fondateurs, dans le respect des statuts, du code de déontologie et de l’intérêt des parties prenantes.



  • La revue indépendante fait l’objet d’un processus rigoureux et préétabli en accord avec l’objet et le label ANDEFI. Sa tarification forfaitaire s’inspirant des pratiques actuelles de l’expertise judiciaire en matière financière, est prévue par le code de déontologie, et sera mise à jour.




  • La mise en œuvre de la revue indépendante, comme la coopération entre experts indépendants, exige des dispositifs spécifiques de comportement et de secret professionnel garantissant la pertinence de leurs diligences.



L’ANDEFI supporte peu de coûts de structure régulièrement adaptés et strictement contrôlés, grâce à l’appui logistique du Bureau d’Experts Financiers de la rue du Docteur Finlay, tout en exigeant des prestations spécialisées de grande qualité, dans le respect d’un label professionnel élaboré.

Ses Membres ne sont pas seulement des évaluateurs professionnels, mais aussi, et surtout des spécialistes des métiers et zone géographiques concernées, respectant les prescriptions déontologiques les plus strictes.


4) Les meilleures pratiques de l’évaluation financière et de l’« attestation d’équité » (« Fairness opinion ») :
La maîtrise des normes comptables internationales et de leur évolution (IFRS, en particulier) doit permettre aux Membres de l’ANDEFI leurs interprétations les plus pertinentes à des fins d’évaluation financière spécifique. Une attention particulière doit être portée, en l’état de l’actualité économique et financière,  aux domaines suivants:


  • IFRS 2 : Stock-options et autres paiements en actions




  • IFRS 3 : Fusion et regroupements d’entreprise




  • IFRS 8 : Information sectorielle et géographique




  • IAS 18 et 37 sur les couts de démantèlements et dommages à l’environnement




  • IAS 19 (en cours de révision) : Retraite en capitalisation et autres avantages sociaux




  • IAS 36 : Tests de valorisation des actifs (corporels et incorporels)




  • IAS 38 : Immobilisations incorporelles (y compris survaleur ou  « goodwill »)




  • La méthodologie générale d’évaluation de l’ANDEFI relativise la notion de prime de risque lorsqu’elle est réduite à un seul taux d’intérêt servant à l’actualisation à long terme ; le label de qualité de l’ANDEFI entend privilégier, en effet, les modèles spécifiques propres aux différents secteurs d’activité ou zones géographiques. Il appartient aux Membres de l’ANDEFI, professionnels reconnus de leur secteur d’activité, zones géographiques ou domaines techniques, de développer , d’améliorer et de promouvoir en permanence les modèles multicritères d’évaluation les plus pertinents pour l’ensemble des parties prenantes.




  • Une démarche résolument délibérative recherchant le consensus des parties prenantes concernées doit aboutir à des attestations d’équité convaincantes et fiables de la part des EXPERTS Membres de L’ANDEFI. L’élaboration d’un tel consensus fait partie du professionnalisme des Membres de l’ANDEFI à l’égard des mandataires sociaux concernés.




  • Dans le contexte de crise économique et financière des années 2008, 2009 et 2010 les Experts indépendants seront, dans certains cas amenés à proposer des modèles complémentaires d’évaluation, sous leur propre responsabilité Une approche spécifique s’impose pour les acteurs du secteur financier des grands zones économiques qui bénéficient d’exemption comptable atypique pour cause d’illiquidité d’actifs évalués à la « juste valeur » depuis septembre 2008.


(1)Maîtrise approfondie des IFRS applicables aux activités concernées, (2) adaptation professionnelle des évaluations multicritères aux cas particuliers de chaque opération, (3) analyse approfondie des mouvements boursiers et de leurs interprétations, (4) revue critique des divers types de consensus d’opinions, (5) coopérations et discussions confiantes avec les mandataires sociaux concernés et leurs divers conseils, tels sont les cinq préoccupations essentielles des Experts de l’ANDEFI en matière d’évaluation indépendante et d’attestation d’équité en contexte de crise durable. La méthodologie générale et son annexe sont conçues pour aider les Membres de l’ANDEFI à atteindre ces objectifs
5) Des marchés financiers volatils en situation de crise économique, financière et sociale durable : quelques rappels récents visant les graves déconnexions entre cours de bourse historiques, valeurs d’OPA et paramètres usuels d’évaluation des sociétés (2007-2011)



  • Selon les rapports annuels de l’AMF (ch.3 : opérations financières et qualité de l’information), la place boursière de Paris a connu, avec les autorisations et sous le contrôle de l’AMF :




  • 59 OPA en 2006, 67 en 2007, 41 en 2008 et 29 en 2009




  • Pour 2007, 65 expertises indépendantes, dont 38 pour conflits d’intérêt (RG 261-1-1), 18 pour conflits d’intérêt et retraits obligatoires (RG 261-1-1 et 261-1-2) et 9 pour retraits obligatoires (RG 261-1-2).




  • Pour 2009, 13 OPA relevaient de la procédure simplifiée et 5 de la procédure normale, et 6 seulement étaient suivies d’un retrait obligatoire.




  • Le rythme des opérations financières relevant de l’expertise indépendante devrait, selon toute vraisemblance reprendre significativement au cours du second semestre 2010

 

La globalisation financière et l’avènement de l’économie de la connaissance (et de l’immatériel…) amènent à reconsidérer la cohérence de certains paradigmes d’évaluation, comme en témoignent, notamment pour les sociétés du CAC 40, des évolutions pour le moins chaotiques depuis la crise d’  « hyperspéculation » intervenue à partir de 2007.
Une petite chronique des diverses données financières, au cours des dernières années, le démontre aisément.

2007


  • L’importance des survaleurs (ou  « goodwill ») : 500Mds€ comptabilisés fin 2007 ; les dépréciations de 6 Mds€ fin 2007 ont dépassé les 10Mds€ en 2008, en particulier dans certains secteurs (banques, télécom.,…)




  • La croissance des résultats nets consolidés de 2007(part du groupe) s’étaient avérés élevés : +10% sur 2006, pour une progression du Cac 40 de 17% en 2006, qui enregistrait ainsi un rebond de 80% par rapport à janvier 2003.


2008


  • La forte baisse de l’indice CAC40 (-23,5%) au 1er semestre 2008, associé à une volatilité exceptionnelle (jusqu’à 60%), aboutissant à une chute de 43% sur l’année 2008 dans un contexte de crise financière globale




  • La progression de la prime globale de risque « actions » passant de 4,22% à 4,81% pour des rendements d’OAT 10 ans évoluant de 4,39% à 4,81% sur le premier semestre 2008 pour atteindre 10% à la fin de cette première année de crise…




  • Le maintien d’une valorisation égale fin 2007 : à 2,5 x les fonds propres (au même niveau que fin 2006, contre 2,2 seulement fin juin 2008), est surprenant alors que le PER sur Résultats nets 2008 se réduit à 10.




  • Fin 2008, les PER moyens du CAC 40 sur résultats 2008 et 2009 se sont réduits, de façon circonstancielle, et exceptionnelle, à 9, moyenne correspondant à des écarts très importants suivant les secteurs.




  • Dans le courant de 2008, l’indice CAC lui-même a perdu -43%, à mi-chemin entre les chutes des bourses russes (-67%) et d’Afrique du Sud (-27%)… Pour le CAC 40, cette baisse correspond à la disparition de 600 milliards de sa capitalisation, principalement due aux valeurs financières (services financiers-hors assurances- et banques): -64% et automobiles ;-72%. La volatilité a atteint des sommets historiques (de l’ordre de 70% au plus haut), comparable à l’indice Vix du CBOT.




  • La perception générale de la situation de crise est cependant fortement différenciée, les secteurs des télécommunications et de la santé « ne baissant », sur 2008 « que de » : -23% et -26%, respectivement.




  • Les prévisions de croissance des bénéfices sur les 18 mois à venir étaient estimées, début 2009, selon certains consensus d’analystes, à +9%pour les valeurs de l’indice SBF 120.




  • Le taux « sans risque » (OAT 10 ans), de l’ordre de 3,50% fin 2008, s’est fortement contracté par rapport à son plus haut de l’année (-2%) environ, sans que les ingrédients d’une bulle obligataire aient été dissipés en raison des besoins croissants de financements publics «  à risques ». Depuis novembre 2010, les taux des obligations américaines, allemandes et britanniques de la fin de l’exercice 2010 se trouvent majorés de 1 à ½ points, sans que l’impact des rachats d’obligations souveraines par les banques centrales (Fed., BCE) puisse être correctement mesuré. Les pays à risques budgétaires significatifs (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne,…) continuent à supporter des primes de risques de 3 à 6%.




  • La prime de risque « actions » était estimée à 10% fin 2008, correspondant à un sommet historique, posant de nombreux problèmes d’interprétation aux Experts Financiers.




  • Les primes offertes sur les derniers cours de bourse, en cas d’OPA/OPE restaient encore élevées : + 24%, en moyenne, en Europe, en 2008, première année de crise




  • Rachats d’actions inclus, les versements des sociétés du CAC 40 à leurs actionnaires s’élèvent à 54 Mds en 2008(dont 11Mds de rachats et 43 Mds de dividendes)




  • L’impact des fonds de pension à prestations définies (DB), fin 2008 ne parait pas, pour les sociétés du SP 1500, être pris en compte en fonction d’une insuffisance de couverture de l’ordre de 410Mds $ (Engagements : 1 620 Mds$ ; actifs de couverture : 1 210 Mds$)




  • Pour la première fois depuis 10 ans les en-cours gérés pour compte de tiers sur le marché français se réduiront progressivement depuis 2008 jusqu’en en 2010 passant de 2 655 milliards € à 2 360 milliards €, selon les statistiques de l’AFG-ASSFI

2009

  • Les résultats cumulés des entreprises du CAC 40 s’étaient élevés à : +21 milliards€ seulement pour le premier semestre 2009, avec 10 sociétés en pertes substantielles dans les secteurs de l’acier, l’automobile, l’électronique, les transports aériens, laissant le marché insensible. Le cumul des résultats nets des entreprises du CAC 40 s’établira en définitive à 47,3 milliards € en 2009, contre 59,2 milliards € en 2008. Ils devraient, selon les consensus d’analystes s’établir à 84 ,3 milliard € pour 2010, non loin de leurs niveaux de 2005, soit 87 milliards €. Les deux meilleures performances avaient été atteintes en 2006, avec 96,3 milliards € et 2007, avec 101,4 milliards €, lequel constituait le sommet historique.




  • Début 2009, les banques françaises détenaient encore 22milliards €d’actifs toxiques :

9 milliards€ de RMBS, 7 milliards€CDO, et le reste en exposition aux rehausseurs de crédit. Les taux de dépréciation étaient de l’ordre de 60% pour l’ensemble du marché français.

Selon le FMI, l’ensemble des actifs toxiques détenus par le système financier mondial était de l’ordre de 2000milliards$ début 2009 ; cette évaluation a du être portée à 4000milliards$fin 2009.


  • Le Cac 40 tombe à 2645 le 9 mars 2009, soit 2,6% de son plus bas niveau de mars 2003 et 59% par rapport à son plus haut niveau 2007




  • Le secrétaire d’Etat Tim Geithner annonce, courant mars 2009, un plan massif de rachats d’actifs « toxiques » logés dans les comptes des entreprises financières (assurance, banque) américaine.




  • Fin octobre 2009 : reprise de la croissance aux Etats Unis, selon le critère PIB, sans effet significatif sur le chômage.




  • Début décembre, la Grèce voit sa note de crédit à long terme abaissée par les agences de notation : crise des finances publiques en Europe.




  • Suite à la libéralisation organisée par la directive MIF, les plateformes alternatives de négociation (MTF ou « dark pools ») captent 4% des transactions en Europe contre 7% aux Etats Unis, suivant un business model non encore rentable, mais à forte croissance.



2010


  • Fin 2010, le niveau de l’indice CAC 40 aux environs de 3900 s’établit dans un contexte vde volatilité réduite (20% sur une base mensuelle), de prime de risque élevée (7, 5%) et de PER sur résultats courants à un niveau historiquement faible (13 pour le CAC 40 ; 11,9 pour le Dow Jones ; 11,95 pour le Footsie ; 11,5 pour le Dax ; 15,5 pour le Nikkei).




  • Au même moment, les croissances de résultats de 2010 par rapport à l’année précédente était estimée à un peu plus de+70% pour le CAC40 ; +3% pour le Dow Jones ; +51% pour le Footsie ; +73%pour le Dax ; +275% pour le Nikkei.




  • L’analyse des performances par secteurs (selon Stoxx 600) révèle des écarts considérables sur 2010 : + 49% pour l’automobile, banques (-10%), certaines actions connaissant des évolutions spectaculaires : Hermès (+70%), LVMH (+57%), Bolloré (+42%) ; Alstom (-26%), AXA (-23%)




  • Pour la première fois en janvier, la plateforme alternative chi-X Europe dépasse Nyse-Euronext en valeurs de titres échangés, d’après les statistiques journalières de Thomson Reuters. Bien qu’encore non rentables, les MTF (Liquidnet, Smartpool, Baikal, Turquoise et Chi-X,…) connaissent de fortes progressions liées notamment aux ordres à base algorithmique.




  • Les autorités de marchés (SEC, AMF,…) redoutent l’absence de compensation et la non transparence de ce type de transactions, liées à une libéralisation excessive des marchés financiers. La fragmentation des marchés qui en résulte pose des problèmes de centralisation, d’opacité et de contrôle des mouvements.


  • Au niveau mondial, les introductions en bourse du premier semestre de 2010 sont marquées par une reprise, en nombre d’opérations au niveau mondial, au profit des pays émergents, en dépit de certaines annulations : 498 opérations pour 88 milliards $




  • Le recours massifs aux instruments financiers dérivés sur actions, en dehors des marchés règlementés-dont les valeurs nominales dépassaient 10 trillions$ en juin 2008- ont été réduits, en décembre 2009, à 6,2 trillions$.

Les options sur actions représentaient à cette même date 4,6 trillions$, à nouveau en progression par rapport au point « bas » atteint en décembre 2009 (4,3 trillions$).

Les perturbations considérables apportées aux valeurs des sous-jacents correspondants ne sauraient être sous-estimés…
- La croissance des ordres « automatiques » sur bases algorithmiques sur les bourses et/ou plateformes de négociations hors marchés officiels perturbent gravement les volumes d’achats/ventes de nombreux instruments financiers.
- Les niveaux excessifs de trésorerie (940 milliards, fin 2010, hors sociétés financières) de sociétés du S.P. 500 les a conduit, courant 2010, à racheter (« buybacks ») pour 300 milliards$ d’actions, montant supérieur à leurs dividendes (206 milliards$) et représentant prés de la moitié des résultats opérationnels (700 milliards$)
- Les sociétés du S.P. 500 enregistrent un profit net de 800milliards$ en 2010 contre 564milliards$ en 2009. Début mars 2011, les prévisions de profit pour l’année en cours sont de 913 milliards$. Pour mémoire, les résultats nets des mêmes sociétés s’élevaient à 860milliards$ en 2006, 793milliards$ en 2007 et 560milliards$en 2008
- Fin 2010, le classement du GFCI (Centres Financiers Internationaux) maintient Londres à la première place (775milliards$) devant New York (769miilards$), Hong Kong (759milliards$), Singapour (722milliards$), Shanghai et Tokyo (694 milliards$)
- Les 40 sociétés de l’indice CAC 40 cumulent un bénéfice net de 82 milliards en 2010 contre 47 milliards€ en 2009, alors que leur chiffre d’affaires a progressé de 7% à 1262 milliards€. Les dividendes versés au titre de 2010 devraient être de l’ordre de 40milliards€. Le Cac 40 aura pourtant perdu -3,34% courant 2010 (contre+22,2% en 2009), en finissant l’année à 3805
- Au 1.2.2011, le CAC 40 atteint 4073, à comparer aux 4539 du 2.9.2008 et aux 2519 du 9.3.2009, les meilleurs parcours en 2010 revenant à l’assurance (+13%), la banque (+11%), les technologies (+8%), l’énergie(+8%), et les pires à l’alimentation(-5%), minerais et métaux(-3%), chimie (-2%). Pour mémoire, le CAC 40 (Base 1000 fin 1987) avait dépassé 6500 courant 2000 et atteint 6106 le 15.6.2007.
-La volatilité de l’eurostoxx 50 à 3 mois, qui avait atteint un pic de 61% le 16.10.2008, n’était plus que de 38% courant mai 2010 et de 22% début janvier 2011
- Les midcaps (Mid et Small190), bénéficient actuellement d’un avantage certain (de l’ordre de+20%) par rapport au CAC40, certains titres étant particulièrement favorisés, tels : Plastic Omnium, SIPH, Etam,…
- L’indice composite de Shanghai est passé de 3244 à 2781 courant 2010, alors que le Yen se revalorise progressivement par rapport au dollar (92,5 début janvier ; 82,9 fin décembre)
-La fuite vers les valeurs refuges propulse la valeur de l’or vers des sommets étonnants : depuis janvier 1970 à 35$, l’once a connu un premier sommet en janvier 1980 à 850$. Il termine le 1er trimestre 2011, comme il l’avait commencé, aux environs de 1400$. Sur le même trimestre, le taux des OAT françaises à 10 ans passe de 3,60% à 3 ,72%, tandis que l’eurostoxx 50 se réduit de 3019 à 2962


2011


- Les opérations de fusion reprennent avec vigueur : Sanofi-Aventis/Genzyme (14 milliards€), Vivendi/SFR (8milliards), Solvay/Rhodia (3,5 milliards€)
- Selon l’agence Reuters, la crise a couté 1300milliards$ aux banques occidentales (Europe et USA) de 2007 à 2010, dont une faible partie devrait être absorbée à partir de 2011, sur la base des résultats des stress tests (Bale 3).Les nouveaux besoins de financement sont estimés par le FMI à 3600milliards€ pour 2011 et 2012.
- La zone euro termine l’année 2010 avec des niveaux d’endettement publics et privés préoccupants, portant le ratio d’endettement par rapport au PIB à 140%pour la Grèce, 119% pour l’Italie, 97%pour l’Irlande, 83% pour la France et le Portugal, 64% pour l’Espagne,…

2011 devrait être le début de la reprise en main des politiques budgétaires en Europe.
-Début 2011, les accidents nucléaires et tsunamis aux Japon ont affecté les sociétés concernées, mais pas l’ensemble de l’économie. Il en va de même pour le vent de révoltes dans le monde arabe (Tunisie, Egypte, Lybie, Syrie, Yémen, …)
- Courant mars 2011, les actions les « moins chères » par rapport à leurs actifs nets sont les japonaises (1,2), suivies par les européennes (1,7), les américaines (2,3), les chinoises (2,4) et les indiennes (3,3)…
- Fin mars 2011 les réserves de change chinoises, les plus importantes du monde, atteignent 3000milliards$, soit trois fois plus que les réserves japonaises, et représentent prés de1/4 des réserves mondiales.
-La prise de conscience des niveaux excessifs de l’endettement public américain (15 trillions$) prévu fin 2011 en raison d’un déficit prévisionnel de plus de 1,5 trillions$ met en danger la notation des créances correspondantes fragilisant les plus gros porteurs, au premier rang desquels la Chine et le Japon (900 milliards$ chacun), suivi par le Royaume Uni (500milliards$). Standard and Poor’s décide la mise sous surveillance négative de la note AAA des emprunts long terme US.
- Les dividendes distribués par les sociétés du CAC 40 devraient être de l’ordre de 40 milliards€ en 2011 au titre de 2010, avec des prévisions tournant autour de 43 milliards€ pour 2012 au titre de 2011, ce qui constituerait un record historique. Ainsi les taux de distribution devraient être de l’ordre de 45% à comparer au taux de 2077, nettement plus faible (37%).
- La baisse continue de la valeur du dollar US durant le premier trimestre 2011 propulse l’euro à plus de 1,50 $, contre un plus bas à 1,19 le 7.6.2010, cette chute de la monnaie américaine se confirmant par rapport aux 6 autres grandes devises internationales.

En guise de conclusion (provisoire à l’horizon : 2011-2015…) pour l’ANDEFI
Les experts indépendants sont désormais amenés à rechercher des méthodes complémentaires prenant en considération l’ajustement des résultats aux cycles économiques des différents métiers, selon les zones géographiques (CAPE : Cyclically Adjusted Price Earning Ratio), les avancées avérées de la finance comportementale (Yale Behavioral Finance Seminar), les approches stratégiques et les motivations spécifiques des divers gestionnaires de capitaux : institutionnels ou non, nationaux, multinationaux ou transnationaux selon ALM : Assets liabilities Management ou au contraire LDM : Liabilities Driven Management, …),ou enfin des nouveaux modèles économétriques à adapter soigneusement en cas de crise extrême (fractales, en particulier). Un traitement tout particulier doit être réservé actuellement au secteur financier (assurances, banques, fonds d’investissement…) en raison des impacts considérables de la crise d’hyperspéculation dans ces domaines devenus excessivement vulnérables et de l’ « inconstance officielle » des méthodes d’évaluation concernant notamment les actifs dits « toxiques ».
Les difficultés pour apprécier la durabilité des « business models » de chaque activité exigent, plus que jamais, la spécialisation professionnelle des Experts indépendants, issus de métiers bien identifiés, par types d’activité et par zones géographiques.
Les paradigmes classiques de la finance « conventionnelle », basés sur l’efficience des marchés et la rationalité des opérateurs, sont aujourd’hui largement contestés au profit de la finance comportementale, de la théorie des mandats ou encore des approches fractales, vastes domaines à qui il reste à faire leurs preuves en apportant des réponses concrètes et durables en matière d’évaluation des entreprises. L’International Valuation Standard Council (IVSC), présidé par Mr Michel Prada parait appelé à jouer un rôle significatif, à cet égard, dans l’avenir, en tentant de coordonner les normes d’évaluation sur un plan transnational . La Société Française des Evaluateurs(SFEV) lui fournit un appui essentiel en France.
En termes d’évaluation indépendante, les « maillons faibles » des pratiques

mises en œuvre en France semblent, aujourd’hui, se situer principalement, pour les mandataires sociaux, comme pour les experts et la plupart des Autorités de Marchés :


  • sur les modalités de calcul de la valeur intrinsèque :


- un taux d’actualisation unique et constant supposé représenter le risque de la société, tel qu’il est perçu par les marchés à un instant
- les paramètres de calculs définissant une valeur terminale à l’issue de la période de prévisions
- un taux de croissance constant- généralement global- à horizon de temps infini…


  • sur l’interprétation de certaines IFRS :


- en matière d’actifs incorporels (survaleurs,…)



- en matière de passifs latents (fonds de pension, dégâts environnementaux,…)
- du fait de l’appréciation évolutive des risques par secteurs et zones géographiques (pays «  plus ou moins » émergents,…)
- en matière de juste valeur, encore trop déconnectée des notions de risques associés aux durées de détention des instruments financiers sur des bases, prévues et/ou effectives


  • sur la perception des comportements de différentes catégories d’acteurs des marchés financiers, au vu de leurs statuts, de leurs mandats et de leurs modes de rémunérations


- en rapport avec les cycles économiques des divers secteurs et zones géographiques
- liée à la mauvaise maîtrise de certains instruments financiers, dérivés ou structurés, en situation notoire d’illiquidité durable, sur les marchés, règlementés ou non
- inspirée de consensus souvent grégaires mis à jour par la finance comportementale, laquelle reste cependant encore en phase émergente, insuffisamment documentée, mais prometteuse pour le moyen terme
- en connexion étroite avec les évolutions géopolitiques, environnementales et sociales des diverses zones du monde

Enfin et surtout, la réorganisation des bourses mondiales, dans un contexte de concurrence exacerbée avec des plateformes de négociations autonomes (« MTF »), rendent l’analyse des mouvements boursiers particulièrement délicats, créant un défi supplémentaires pour les investisseurs, les évaluateurs indépendants, comme pour les Autorités de marchés, nationales, multinationales, voire transnationales…

Un défaut structurel d’analyse des types de transactions par catégories d’intervenants et d’objectifs de gestion (investisseurs institutionnels, fonds de pension, fonds d’investissements, particuliers ou actionnaires familiaux,…) fait ainsi aujourd’hui cruellement défaut à tous, rendant l’interprétation des fluctuations boursières à court terme particulièrement hasardeuse !

L’Andefi souhaite donc contribuer activement au transfert des « données actuelles » (provenant de la recherche académique) vers les « données acquises » (reconnues par les Experts et les acteurs des marchés) en matière d’évaluation des entreprises, et ceci en France comme au plan transnational.

Mise à jour effectuée par Gérard Valin



Avril 2011

NB. Une liste de 71 articles ou WP récents, issus de la meilleure recherche académique internationale en matière d’évaluation d’entreprise, est jointe à l’annexe de la méthodologie générale de l’ANDEFI, constituant ainsi l’outil de travail actuel des Membres de l’Association.



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