Résumé : sg1 est envoyée en mission en France sur les traces d’un mystérieux milliardaire








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titreRésumé : sg1 est envoyée en mission en France sur les traces d’un mystérieux milliardaire
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Titre : Adrian

Auteur : Helios14

E-Mail : helios14@free.fr

Catégorie : Romance S/J (60%) et action (40%) (l’action met longtemps à démarrer, je vous préviens, il ne faut pas désespérer…)

Saison : saison 7, après Heroes. Quoi « Pete » ? C’est quoi ça, Pete ? Un nom de chien ? C’est ridicule, pourquoi pas Kerry tant qu’on y est !! Non, vraiment, désolée, mais là, je ne vois pas…

Rating : aucun (ou alors PG13… mais il faudrait vraiment être très pointilleux sur la question…)

Résumé : SG1 est envoyée en mission en France sur les traces d’un mystérieux milliardaire.

Archive : à ne pas publier sans mon autorisation (envoyer-moi un e-mail je dirai sûrement oui).

Disclamer : Stargate is a register trademark of MGM/UA and showtime-online. I’m not intending to discredit the actors, writhers or anyone involved with Stargate. It is purely a fan fiction and nothing else. This story is not making any profit, it is strictly for entertainment.

Notes de l’auteur : Voyez cela comme un modeste hommage à notre chère capitale française… et puis à Hitchcock … et puis à Maurice Leblanc… Mais les 99% restants sont de moi !

Un immense merci à mes trois correctrices préférées pour leur patience, leurs conseils, leurs encouragements : Hito, Témérah et Aurélia !
Grèce, site archéologique au Sud-Est de Mycènes.


  • Professeur ! Les ultrasons indiquent bien la présence d’une cavité derrière la dalle !

Le Professeur Calvine, de l’Ecole française d’Athènes, se précipita et regarda à nouveau le boîtier que lui tendait son assistant. Il s’épongea le front, réfléchit un instant et murmura :

  • Alors au travail. On ôte la dalle délicatement.

L’équipe se remit à travailler, décelant le lourd bloc de pierre en grattant centimètre par centimètre. Des heures plus tard, quand les cordes furent attachées solidement au roc, le professeur ordonna :

  • On y va. Très délicatement.

Le système de poulies et de leviers se mit en marche et la dalle se détacha petit à petit de la paroi dans un nuage de poussière, puis vint lentement se poser sur le sol. Le professeur attendit que le nuage se soit en partie dissipé et, enjambant la dalle, passa la tête dans l’ouverture. Il alluma sa lampe torche et balaya la pièce qui s’offrait à lui. Cela ressemblait à une chambre funéraire avec, en son centre, un caveau en marbre. L’assistant du professeur, le jeune Grégoire Maton, regarda à son tour et laissa échapper un sifflement d’admiration.

  • Ca alors ! Un tombeau ici !

  • Oui.

La voix du professeur Calvine était teintée d’inquiétude. Son assistant le regarda, étonné :

  • Mais professeur, cela ne semble pas vous réjouir ! Nous avons peut-être découvert le mausolée d’un des héros de l’Iliade !

  • Un tombeau grec avec des hiéroglyphes, Grégoire ?

Le jeune homme resta bouche bée et suivit du regard le faisceau de la lampe : des hiéroglyphes recouvraient le bloc de marbre. Il murmura :

  • Mais c’est impossible… Qu’est-ce qu’on fait ?

  • Rien pour le moment, on n’y touche pas. Je vais aller téléphoner.



Un an plus tard, base de Cheyenne Mountain, Colorado :
Le colonel O’Neill étant enfin arrivé, le général Hammond commença le briefing. Les quatre membres de SG1 avaient noté la présence d’un inconnu, un homme d’une cinquantaine d’années, en civil, dont les traits durs étaient manifestement tirés. Il avait salué les membres de l’équipe d’un bref signe de tête à leur entrée dans la pièce.

  • Bien, SG1, je vous présente le colonel Rilay, actuellement détaché au Pentagone, et qui a des informations importantes concernant votre nouvelle mission assez… atypique je dois dire ! Je vous en prie, colonel.

Le colonel Rilay prit alors la parole, d’une voix à la fois fatiguée et décidée.

  • Depuis plusieurs mois maintenant, des informations classées « secret défense » ont une fâcheuse tendance à disparaître des dossiers du Pentagone, et à réapparaître entre des mains, disons, inamicales. Nous avons envoyé des agents sur cette affaire, mais tous ont disparu dans des circonstances… pour le moins inhabituelles.

  • En quoi la disparition de ces dossiers nous concerne-t-elle ? demanda abruptement Jack.

  • Ils concernent tous, de plus ou moins loin, le projet Stargate.

  • Ah. D’accord, oui, là en effet cela peut nous concerner… murmura le colonel O’Neill en fronçant les sourcils.

  • Les informations perdues ne sont pas d’une importance cruciale. C’était en grande partie les dossiers sur les recherches de la porte en Egypte. Rien ne semble avoir filtré en ce qui concerne l’actuel projet Stargate, le SGC, ou les équipes SG. Pour l’instant du moins.

Hammond prit la parole :

  • En concertation avec le Président, j’ai donc décidé de vous envoyer enquêter sur ces disparitions.

  • QUOI ??? s’exclama Jack, Mais mon général, ce n’est pas du tout notre affectation ! Envoyez des gars du FBI, ils feront cela très bien ! Nous sommes ici pour explorer d’autres mondes par la Porte des Etoiles, au cas où vous l’auriez…

  • Je n’ai rien oublié du tout, colonel O’Neill ! Mais cette affaire nous concerne en différents points. Continuez colonel Rilay.

L’homme n’avait pas prêté la moindre attention à l’intervention de Jack. Il reprit :

  • Nous avons déjà envoyé plusieurs agents, comme je vous l’ai dit précédemment. Deux des corps ont été retrouvés. Et nous sommes arrivés à la conclusion que ce qui les a tués… est une arme Goa’uld.

  • Comment ? Une arme Goa’uld sur Terre ?

  • Oui Docteur Jackson. A priori une arme de poing, ajouta le général Hammond.

Rilay continua :

  • Voilà pourquoi nous avons pensé faire appel aux équipes SG, qui sont plus familiarisées que nos hommes avec ce type… d’adversaire. De plus nous craignons que l’identité de nos agents n’ait été divulguée, vue la vitesse avec laquelle ils ont été neutralisés. Alors que vos dossiers sont parmi les mieux protégés contre ce type… d’indiscrétion.

  • Ouai… Enfin à priori vous n’êtes plus très sûr de rien, grommela Jack.

Là encore le colonel ne réagit pas et continua.

  • Les quelques pistes que nous ayons pour le moment – mais comme l’a fait remarquer le colonel O’Neill nous ne sommes plus sûrs de rien – nous conduisent toutes vers cet homme, que vous connaissez certainement.

Le général Hammond appuya alors sur le boîtier qui se trouvait devant lui et la photo d’un homme apparut sur le mur. Daniel et Sam s’écrièrent en même temps :

  • Adrian Massertie !

Jack les regarda, surpris :

  • Et qui est-ce ?

Sam, soudain très excitée, se tourna vers Jack :

  • Adrian Massertie ! Tout le monde connaît Adrian Massertie !

Jack et Teal’C échangèrent un coup d’œil perplexe. Sam leva les yeux au ciel et soupira :

  • Enfin, presque tout le monde… Adrian Massertie est un milliardaire français. Il a fait fortune en investissant très tôt dans des sociétés Internet extrêmement fructueuses et, accessoirement, dans les marchés pétroliers. Il a une grande passion pour toutes sortes de sciences, c’est une des rares personnes à soutenir des projets à priori voués à l’échec, à apporter son aide financière à toutes sortes de chercheurs. Une sorte de mécène extrêmement apprécié dans la communauté scientifique.

  • Je confirme ce que dit Sam, renchérit Daniel. Cet homme est aussi très connu pour son aide dans le monde de l’archéologie. Il a une passion pour les civilisations anciennes.

  • Tiens tiens… murmura Jack.

  • Jack, à part vous, beaucoup de monde s’intéresse aux civilisations disparues, pas seulement les Goa’ulds ! grogna Daniel.

  • Le Major Carter et le Docteur Jackson ont parfaitement présenté notre homme, je n’ai rien à rajouter si ce n’est qu’il est à priori blanc comme neige, dit Rilay.

Sam fronça les sourcils :

  • Pourtant vous disiez…

  • Que les pistes menaient vers lui, oui. Ou plutôt vers différentes sociétés qui appartiennent au groupe Massertie. Mais toutes nos recherches sur lui n’ont rien donné. Il faut dire aussi qu’il a des protections en très haut lieu. Cependant un fait nouveau, récent, nous a décidé à faire appel à vous.

  • Et c’est ?... demanda Jack.

  • Adrian Massertie serait en train de monnayer des armes. Très très cher. Et des armes de type « inconnu jusqu’à présent », d’après nos sources. Il aurait rendez-vous avec différents contacts dans une semaine à Paris, à l’occasion…

  • … de la conférence internationale ? acheva Sam.

Ses trois coéquipiers et Hammond se tournèrent vers la jeune femme. Rilay sourit.

  • Tout à fait Major. Et c’est là que VOUS entrez en piste.

  • Moi ??

La jeune femme écarquilla les yeux.

  • Oui. Votre présence à cette conférence se justifie parfaitement d’après vos travaux en astrophysique.

  • Attendez, cela fait des années que mes travaux ne font plus l’objet d’aucune parution dans la communauté scientifique. Ils sont tous classés…

  • Nous savons cela Major, la coupa doucement Hammond. Mais votre brillante carrière suffit à justifier votre retour dans cette communauté scientifique internationale, et nous pourrons sans problème justifier ces sept ans… d’absence.

Hammond marqua une pause, s’appuya sur la table et dit :

  • Vous allez donc partir tous les quatre pour Paris dans quelques jours. Je ne veux pas apprendre qu’un Goa’uld traîne sur Terre sous les traits d’un magnat de la finance, et vous êtes les mieux placés pour faire face à ce genre de situation. Une fois sur place, nous vous laissons carte blanche pour approcher Massertie et tâcher de découvrir s’il y a un lien entre ces fuites d’informations et lui, et s’il y a vraiment du Goa’uld là-dessous.

Rilay enchaîna :

  • Nous vous avons préparé le terrain et fabriqué pour l’occasion de fausses identités.

Rilay ouvrit la mallette qu’il avait apportée avec lui et en sortit quatre passeports.

  • Docteur Jackson, vous êtes Daniel Jarod, archéologue détaché de l’université de Californie. Vous venez à Paris pour consulter les archives du Louvre. Teal’C, vous êtes Murray Dickinson, spécialiste en civilisation égyptienne, vous accompagnez le Docteur Jackson… euh Jarod. Et vous, colonel O’neill…

  • Bond ? James Bond ? demanda Jack le plus naturellement du monde.

Sam retint un rire et Daniel leva les yeux au ciel. O’Neill continua :

  • Et bien quoi ? Un milliardaire fou, Paris, de fausses identités… même une James Bond Girl ! finit-il en désignant Sam de la main, faisant instantanément rougir sa coéquipière.

Daniel demanda, ironique :

  • Vous vous prenez pour Pierce Brosnan, Jack ?

  • Ah non, Sean Connery était beaucoup mieux dans le rôle !

  • Pour une fois je suis d’accord avec le colonel, ajouta Sam en souriant.

Daniel tourna les yeux vers elle :

  • Mais il a quoi… soixante-cinq, soixante-dix ans !

  • Sachez Daniel, que les hommes plus mûrs sont souvent beaucoup plus séduis…

Sam s’arrêta au milieu de sa phrase, réalisant toute l’ambiguïté de ce qu’elle venait de dire, et devint soudain écarlate. Daniel et Hammond écarquillèrent les yeux, Teal’c haussa un sourcil et Jack se retourna vers Sam avec un sourire radieux :

  • Carter, j’ai toujours dit que vous étiez d’une rare intelligence !

Le général Hammond sourit et dit à Jack :

  • Colonel O’Neill, je vous trouve bien présomptueux de prendre cette remarque du major pour vous ! Je vous signale que je suis moi-même beaucoup plus proche de l’âge de cet acteur !

Les membres de SG1 restèrent figés une seconde, puis éclatèrent de rire. Sam soupira, reconnaissante au général de l’avoir tirée de ce mauvais pas.
Rilay les regardait, atterré. Il finit par s’éclaircir la gorge, et les cinq personnes tournèrent à nouveau leur attention vers lui, retrouvant le plus grand sérieux.

  • Non colonel, désolé. Vous êtes seulement Jack O’Neill, le secrétaire du Docteur Jarod.

  • PARDON ????????????

Daniel éclata de rire. Sam se mordit la lèvre. Même Teal’C sourit devant la mine déconfite de Jack, qui se leva et rugit :

  • Hors de question ! je veux bien combattre les Goa’ulds, risquer ma vie, vivre dans une base souterraine, subir les pires tortures, mais je refuse d’être le… le…

  • Se-cré-tai-re… souffla Daniel avec un sourire machiavélique.

Jack le foudroya du regard et se tourna vers Hammond et Rilay :

  • Mais enfin ! C’est ridicule ! Je ne serai absolument pas crédible !

  • C’est vrai, vous savez à peine écrire… murmura Daniel.

Jack se retourna vers lui et pointa son doigt vers l’archéologue :

  • Vous… vous….

  • Calmez-vous colonel ! ordonna Hammond. Cela ne figurera que sur vos papiers, nous avons surtout décidé de cela afin que le Docteur Jackson, Teal’c et vous puissiez rester ensemble sans attirer l’attention.

Jack se rassit en maugréant. Rilay se tourna alors vers Sam :

  • Major, vous gardez votre identité, mais toute référence à l’armée sera temporairement effacée de votre dossier. Vous êtes donc le Docteur Samantha Carter, spécialiste en astrophysique.

La jeune femme acquiesça. Le briefing se termina un quart d’heure plus tard. Quand Jack passa la porte de la salle de réunion, Daniel l’appela :

  • Eh, Jack !

O’Neill se retourna, sourcils froncés. L’archéologue continua, avec un grand sourire :

  • Bien serré mon café je vous prie !

Il évita de justesse le bloc note que O’Neill venait de lui lancer en quittant la pièce, furieux.

Jack regardait Sam en souriant, debout dans l’allée de l’avion, appuyé au dossier du siège de la jeune femme. Elle était plongée dans ses papiers quasiment depuis le décollage. Les sourcils légèrement froncés, la moue concentrée, elle griffonnait à toute allure dans la marge d’un énorme pavé qui semblait ne contenir que des signes mathématiques inconnus. Jack s’arracha à sa contemplation et se laissa tomber sur le siège vide à côté de Sam qui sursauta puis sourit en découvrant Jack assis à ses côtés.

  • Mon colonel ?

  • Ca va ? Vous travaillez bien ?

  • Jusqu’à il y a quelques secondes, oui, très bien.

  • Vous n’avez même pas regardé le film ?

  • Je crains que non. C’est que, voyez-vous mon colonel, j’ai eu à préparer une conférence en moins d’une semaine, et d’ailleurs je ne suis pas prête du tout ! acheva-t-elle avec un soupir.

  • Carter, vous serez parfaite, comme toujours ! Vous en savez bien plus que tous ces barbons qui assisteront à cette fichue conférence. Le seul problème que vous ayez, c’est au contraire qu’il va falloir sembler moins brillante que vous l’êtes réellement et taire une grande partie de vos travaux !

Elle secoua la tête en souriant. Jack se dit que jamais il ne se lasserait de la voir sourire. Il se pencha légèrement vers les notes de Sam, effleurant ainsi le bras nu de la jeune femme qui frémit à ce contact. Il se recula légèrement pour ne pas la mettre mal à l’aise.

  • Vous m’expliquez ?

  • Quoi ?? L’intervention que je prépare ??

  • Et bien oui. Pourquoi pas ?

  • Mon colonel….

  • Allez, essayez au moins, et après je vous parlerai de ma collection d’hameçons !

Elle rit plus franchement et Jack fit une petite moue déconfite en haussant les épaules.

  • Bien, tant pis, je vais devoir demander à Teal’C…

Mais O’Neill redevint soudain sérieux et ses yeux bruns fixèrent ceux de Sam qui cessa à son tour de rire.

  • Ca va aller, Carter ?

  • Comment cela mon colonel ?

  • La mission… Je veux dire, ce n’est pas vraiment dans vos prérogatives habituelles de… de…

  • De jouer les hameçons ?

Il sourit malgré lui. Les grands yeux bleus de Sam le regardaient avec gratitude et calme. Il enchaîna, mal à l’aise :

  • Oui, enfin… Vous savoir avec ce…Maserati…

  • Massertie.

  • Oui, comme vous voulez… S’il se révèle être ce que nous craignons…

  • Je le saurai immédiatement mon colonel, grâce aux particules de… qui vous savez.

  • Oui, oui, d’accord… Mais bon, quand même… N’oubliez pas vos émetteurs, et n’hésitez pas à appeler, nous ne serons pas loin…

  • Mon colonel, puis-je me permettre de vous rappeler que je ne suis pas une petite fille ?

Bien sûr qu’elle n’était pas une petite fille. Elle était un excellent soldat, un chercheur mondialement reconnu, mais plus que tout cela une magnifique jeune femme qui lui semblait –à tort- souvent si fragile… Qu’il aurait tellement aimé protéger… alors qu’elle n’en avait nul besoin. Jack soupira.

  • Bien sûr Carter… Je suis désolé, c’est que nous faisons rarement ce genre de mission.

  • Paris, au mois de juillet, avec un passe pour la conférence scientifique de la décennie, personnellement je trouve que les choses s’annoncent plutôt bien mon colonel.

  • Mouai, enfin moi les conférences scientifiques… Bref, faites attention à vous Carter.

Ils restèrent silencieux quelques instants. Puis Jack se leva en souriant :

  • Allez, je retourne embêter Daniel, il y a longtemps que je ne me suis pas rappelé à son bon souvenir !

  • N’oubliez pas son café ! Bien serré !

Jack grimaça et s’éloigna dans l’allée.

Sam regarda par le hublot. La couche nuageuse immaculée s’étendait au-dessous d’eux. Malgré tout ce que la jeune femme avait pu voir dans ses années au sein du SGC, elle continuait de trouver cela magique. C’était en partie pour cela qu’elle avait choisi l’Air Force : pouvoir voler et survoler les nuages, tout simplement. Un rêve de gamine. Elle n’aurait jamais espéré que son souhait serait exaucé bien au-delà de ses plus folles espérances…

Sam sourit et ferma les yeux. Elle aimait sa vie. Elle était pleinement consciente de la chance qu’elle avait de travailler au SGC, et d’avoir rencontré des êtres exceptionnels tels que le général Hammond, Daniel, Teal’C et Jack… Jack…

Sam cessa de sourire. Ce nœud dans son ventre, ce nœud qui ne la quittait quasiment jamais – ou peut-être seulement lorsqu’il était près d’elle et la faisait rire – ce nœud se fit plus présent encore. Elle tenta de chasser cette pensée de son esprit – en vain, comme d’habitude. Elle rouvrit son dossier.

Quelques minutes plus tard, une hôtesse annonça que l’avion commençait sa descente vers Paris.

Le Palais des Congrès, porte Maillot, était comble. Les plus grands scientifiques du monde entier se pressaient à cette conférence. Jack, Daniel et Teal’C (un superbe chapeau noir sur la tête) attendaient tous trois dans le hall le début des interventions du jour : c’est Sam qui devait commencer. Ils avaient repéré de loin Massertie, qui évoluait parfaitement à son aise, toujours entouré par deux ou trois jeunes femmes et quelques journalistes. Les trois amis gagnèrent l’intérieur de la salle de conférence. Les milliers de fauteuils rouges étaient tous réservés. Ils s’installèrent à leur place, tout au fond de la salle. Un quart d’heure plus tard, c’est dans un silence religieux que l’un des officiels annonça l’intervention du Docteur Carter, de la NASA, annonce relayée immédiatement en des dizaines de langue dans les oreillettes des participants.
Elle s’avança, minuscule sur la scène gigantesque et s’installa devant le pupitre qui avait été préparé. Les écrans géants renvoyèrent immédiatement l’image de la jeune femme dans la salle. Jack sourit.
Ils ne s’étaient pas revus depuis leur descente d’avion, la veille. Ils avaient convenu que, bien que demeurant au même hôtel, ils resteraient séparés pour ne pas attirer l’attention sur les trois hommes. Daniel était cependant discrètement passé voir Sam dans sa chambre en fin de soirée pour s’assurer que tout allait bien. Il avait raconté à Jack et Teal’C que la jeune femme était au comble de la nervosité, faisant les cent pas dans sa chambre dont le sol était jonché de dizaines de piles de papiers et de CD-Rom. Les deux ordinateurs portables reposaient allumés sur le lit de Sam qui, par contre, n’avait même pas déballé ses affaires personnelles. Daniel avait tenté de la rassurer, et ne l’avait quittée qu’après lui avoir fait promettre qu’elle se coucherait dans l’heure. Promesse que l’archéologue doutait qu’elle ait tenue.
La voix de Sam résonna dans l’oreillette de Jack. Claire, déterminée, passionnée. La jeune femme avait manifestement retrouvée toute son assurance. Jack ne comprenait pas un traître mot de ce dont elle parlait, mais son attention était cependant toute acquise à sa jeune coéquipière. Elle était vêtue d’un tailleur bleu marine sous lequel apparaissait une chemise blanche. Les schémas, les montages remplaçaient souvent l’image de Sam sur les écrans, mais dès que le visage de la jeune femme réapparaissait, Jack ne pouvait s’empêcher de sourire largement. Il avait réalisé qu’il était là pour passer une heure – ou deux ? Combien temps cela durait-il, une conférence ? – à regarder Sam. Et ça, il pouvait le faire, avec plaisir même. Les occasions étaient rares pour Jack de pouvoir observer sa coéquipière tout à loisir. Il le savait, et comptait bien profiter de cette chance. Elle était sublime.

Les cheveux courts de Sam – quand avait-elle trouvé le temps de passer chez le coiffeur ?? – encadraient parfaitement son visage délicat. Quelques petites mèches blondes retombaient gracieusement sur son front. Jack remarqua immédiatement qu’elle était légèrement maquillée. Les lèvres fines étaient un tout petit peu plus roses et brillantes que d’habitude. Un trait de crayon noir faisaient ressortir encore davantage ses yeux bleus. D’un bleu à la fois clair, limpide, et hypnotisant. Ses yeux dans lesquels on ne pouvait que se noyer quand elle les posait sur vous. Ses yeux dans lesquels des milliers de chercheurs avaient instantanément plongé quand le visage de la jeune femme leur était apparu.

Des yeux qui représentaient pour Jack à la fois sa perte et son salut.
Daniel donna discrètement un coup de coude à Teal’C qui tourna lui aussi la tête vers O’Neill. Ce dernier considérait l’écran en souriant. La fierté de Jack se lisait sur ses traits. Sa fierté et autre chose que Daniel et Teal’C reconnurent aussitôt. L’archéologue et le jaffa se regardèrent d’un air entendu. Daniel pensa un instant à titiller Jack, mais y renonça, préférant laisser son ami profiter de ce moment qu’il savait si rare et si précieux.


  • …. Voilà, je vous remercie de votre attention.

Sam s’éloigna légèrement du pupitre, regardant à nouveau la salle, semblant prendre soudain conscience de la quantité de personnes qui la regardaient, toujours silencieuses. Elle parut gênée, ramena maladroitement ses mains derrière son dos comme une petite fille, et jeta un regard inquiet vers l’un des organisateurs qui s’avançait vers elle.
Ce fut un tonnerre d’applaudissements. Le professeur reprit le micro, réclama le silence et, se tournant vers Sam en souriant :

  • Nous vous remercions, Docteur Carter, pour cet exposé. Et le fait que des travaux de cette qualité soient effectués par une aussi ravissante et jeune femme nous laisse encore espérer que la science ait de beaux jours devant elle !

Sam rougit et un magnifique sourire illumina son visage sur tous les écrans de la gigantesque salle de conférence. Les applaudissements retentirent de plus belle alors qu’elle redescendait précipitamment de la scène.
Les gens commencèrent à se lever. Les trois coéquipiers de Sam entendirent les commentaires des personnes qui se trouvaient près d’eux :

  • … brillant ! Cette jeune femme nous ouvre des horizons !

  • … ses travaux sont remarquables, et son exposé d’une clarté rare.

  • … et elle est absolument ravissante ! Ces américains ont décidemment un truc pour repérer des perles pareilles ! Pour une fois que des recherches de cette qualité ne sont pas le fait d’un sexagénaire à lunettes !


Daniel, Teal’C et Jack se regardèrent en souriant. Ils étaient fiers. Ils étaient si fiers d’elle. Ils savaient tous trois ce que représentait pour elle la reconnaissance de ses travaux, de toutes ses nuits passées à travailler sur des hypothèses mathématiques d’une complexité inouïe. Et encore, elle n’avait pu exposer ici qu’une infime partie de son travail, sans quoi elle aurait révolutionné devant cette assemblée les bases mêmes de la physique quantique.

Quand Sam se retrouva dans le hall de réception après la fin des conférences de la matinée, des dizaines de personnes se précipitèrent vers elle. La jeune femme, toujours souriante bien que très mal à l’aise, tentait de répondre à chacun, de remercier, d’expliquer certains points, … Jack, Daniel et Teal’C, qui étaient restés au bar en attendant la fin des autres exposés, la regardait répondre avec patience et bonne humeur à tous ceux qui se pressaient autour d’elle. Massertie était sorti de la salle, avait jeté un coup d’œil à la jeune femme mais était parti discuter avec d’autres personnes à l’autre bout du hall.
Au bout d’un moment, Sam parvint à s’éclipser et se dirigea rapidement vers la sortie pour prendre un petit peu l’air. Elle se retrouva seule dans la brise fraîche, sur l’esplanade du Centre. Elle ferma les yeux et respira profondément pour tenter de calmer les battements de son cœur. C’était trop d’émotion. Cela lui avait manqué, de pouvoir partager ses travaux avec ceux qui pouvaient les comprendre… enfin, un peu de ses travaux… Tout s’était bien passé… Elle avait oublié de justifier les résultats de l’expérience de mai 2001, mais sinon, tout s’était bien passé… Son travail avait été accueilli… pas si mal que cela… enfin…


  • Vous avez été extraordinaire. Je n’ai rien compris, mais vous avez été extraordinaire.


Elle sursauta et son cœur s’emballa à nouveau au son de sa voix. Elle se retourna. Jack était à côté d’elle.
Elle pâlit en le voyant. Il portait un costume noir, sobre mais parfaitement coupé, avec une chemise bleu pâle et une cravate noire elle aussi. Ses éternelles lunettes de soleil étaient accrochées négligemment à sa poche de veste. Il la regarda, amusé, puis sourit et ajouta doucement :

  • Vous les avez tous conquis. Je suis fier de vous, Carter.

Sam sentit son cœur gonfler sous l’émotion et fit un effort pour ne pas trembler. Elle ne répondit rien, mais un magnifique sourire se dessina sur ses lèvres. Qu’importait l’avis de tous ces gens ?
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