Littérature québécoise








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Pierre Saurel

L’armée en dentelles




BeQ

Pierre Saurel


Les nouvelles aventures de l’agent IXE-13

L’armée en dentelles
roman


La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 766 : version 1.0

L’armée en dentelles
Numérisateur : Jean Layette.

Éditions Police Journal

Relecture : Jean-Yves Dupuis.

I



La chair est faible



Le major Blaxton allait toujours manger au même restaurant. Ces repas du midi, pris en compagnie de compagnons de travail ou de diplomates étrangers, se prolongeaient souvent jusque après trois heures de l’après-midi.

C’est que Blaxton tenait un poste important au sein de la DSNU, soit les Dossiers Secrets des Nations-Unies.

C’est lui qui voyait à la sécurité et au classement de tous les dossiers que certains pays partageaient en commun, mais qu’on voulait garder secrets.

Et, tous les jours, Blaxton occupait toujours la même table. Parfois, on ajoutait une table pour ses visiteurs.

Depuis trois semaines, une fort jolie fille, une blonde aux courbes appétissantes, Laurie, s’occupait de le servir. C’était sûrement la plus jolie fille du restaurant. C’est elle-même qui avait insisté pour s’occuper de la table du major Blaxton.

– Vous savez, avait-elle dit à sa patronne, le major tient un poste important. Parfois, à sa table, on discute de choses secrètes.

Elle avait montré une lettre d’un haut officier du gouvernement.

– Les autorités aimeraient que je m’occupe de sa table.

Et après trois jours, la patronne se rendait à sa demande.

La jolie Laurie se montrait très empressée. Chaque jour, elle recevait le major avec un large sourire, s’informait de sa santé, de celle de sa famille, enfin, aux yeux du major, c’était une fille parfaite.

De plus, ses compagnons lui faisaient toujours des remarques.

– C’est celle fille qui vous attire, à ce restaurant.

– Allons donc, je suis plus sérieux que ça, messieurs.

– Avouez quand même qu’elle est fort jolie et qu’elle semble vous trouver très gentil.

– C’est une belle fille. Elle aurait pu réussir comme mannequin ou comme vedette de cinéma, ça, je l’avoue. Mais elle ne s’intéresse pas plus à moi qu’à d’autres.

Pourtant, le major avait remarqué que, tout à fait par hasard, la fille l’avait frôlé quelques fois avec sa cuisse. Probablement un incident...

Souvent, elle devait se pencher pour servir les autres et chaque fois, elle faisait face au major. Il pouvait alors se rendre compte que la fille ne portait rien sous sa blouse et qu’elle avait un buste des plus alléchants.

Ce jour-là, le repas s’achevait, les hommes étaient en train de prendre leur digestif. Un des hommes se leva. Il devait partir, il avait un rendez-vous.

– Nous autres aussi, nous devons y aller, il passe deux heures.

Le major vint pour se lever et poussa sa chaise. Or, Laurie à ce moment, passait derrière lui. La chaise la toucha et voulant se retenir, elle s’accrocha à la chaise puis, tomba au plancher.

– Excusez-moi, fit le major, j’aurais dû regarder.

Il l’aida à se relever.

– Oh ! Je suis mal tombée. Oh, mon dos. On dirait un tour de rein.

– Je suis désolé.

Elle avait peine à marcher.

– Je ne pourrai sûrement pas continuer à travailler comme ça. Mais demain, je serai probablement en forme. Je vais entrer en taxi. Ne vous en faites pas, major.

– Mais, jamais de la vie, je vais vous reconduire à votre appartement, c’est ma faute.

– Je ne voudrais pas vous déranger.

– Pas du tout, j’ai tout mon temps. Préparez-vous, je préviens votre patronne.

Cinq minutes plus tard, Laurie partait avec le major. Lorsqu’elle fut près de son appartement, elle hésita, puis :

– Si j’osais, major... j’habite seule... et il me semble que si quelqu’un pouvait me frotter, les reins, dos, je serais beaucoup mieux.

Le major ne pouvait refuser une telle invitation. Mais déjà, il se sentait mal à l’aise, le fait de se trouver seul avec cette très belle fille.

Laurie se dévêtit et passa un déshabillé, puis elle remit un onguent au major. Elle s’étendit à plat ventre sur son lit, tout en enlevant son déshabillé.

– Quel corps, pensa le major, pendant que sa main glissait sur le dos de la jeune fille.

– Vous avez une main très douce, major. C’est bon c’est chaud. J’ai mal aussi, ici, dans le côté.

Elle se tourna et le major pouvait voir ses seins. Laurie le regarda et lui sourit. Le major baissa les yeux. Il sembla frotter avec plus d’énergie.

– Déjà, je me sens mieux, je ne sais comment vous remercier.

Laurie s’était retournée, complètement. Elle prit la main du major.

– Vous êtes gentil.

Elle se releva quelque peu et l’embrassa du bout des lèvres.

– Merci.

Elle sentait le major frissonner. Lentement, elle se laissa glisser sur son oreiller, attirant le major vers elle. Il y eut un second baiser, plus long que le premier. Laurie posa la main du major sur son sein et en même temps, de son autre main, elle commença à frôler la cuisse du major.

Une heure plus tard, Blaxton quittait l’appartement de la jeune fille. Laurie se dirigea alors vers une armoire, sortit un appareil émetteur, mit des écouteurs sur ses oreilles puis, se mit à jouer avec ses boutons.

– Laurie appelle MT-16. Laurie appelle MT-16.

– Nous écoutons, Laurie.

– Première partie de mission accomplie. Blaxton est tombé. Il deviendra mon amant régulier.

– Continuez travail, implantez-vous, attendez les ordres.

Et Laura termina la communication. Elle avait un large sourire. Elle était satisfaite d’elle.

*

Le colonel Mailloux était le chef canadien du mouvement VENUS.

La Vague Efficace et Nouvelle des Unions Secrètes était une nouvelle organisation qui luttait pour conserver la paix dans le monde. Ses agents faisaient surtout du contre-espionnage.

Leur pire ennemi était sûrement ce nouveau mouvement qui avait pour nom le Cercle Révolutionnaire et Anarchique des Chefs, communément appelé le CRAC.

Dans ce groupe, on retrouvait différents chefs militaires, d’ex-politiciens déçus, des criminels de guerre, tous des gens qui n’avaient qu’un but, s’emparer de la puissance mondiale, imposer leurs lois au monde entier. Et ces gens ne reculaient devant rien.

Le colonel Mailloux avait, sous ses ordres, une quinzaine d’agents qui souvent, quittaient le Canada pour aller accomplir leur mission.

Sa dernière recrue n’était pas la moindre. En effet, Jean Thibault, le célèbre agent IXE-13, s’était joint à son groupe.

Mailloux était également enthousiasmé par une jeune Noire, Maggie Grant. Cette fille, native du sud des États-Unis, avait toujours voulu devenir espionne. Ses parents avaient émigré au Canada et deux mois plus tard elle était venue rendra visite au major Mailloux.

Elle parlait plusieurs langues, elle avait fait un stage de six mois dans le corps policier de Miami et présentement, elle travaillait comme professeur, dans une école de judo et de karaté.

Je n’habite plus chez mes parents. Je les ai suivis au Canada, mais j’aurais préféré demeurer dans le Sud. Mais quelqu’un m’a parlé de vous. J’aimerais tellement entrer à votre service.

Les femmes, sous les ordres de Mailloux, n’étaient pas assez nombreuses. Aussi, il n’hésita pas à la mettre à l’essai. Maggie avait tout pour réussir. Elle était très jolie et savait se défendre. De plus, pas farouche pour deux sous, elle était prête à se servir de tous ses charmes pour arriver à ses fins.

Après un entraînement intensif, Mailloux lui avait confié une mission qu’elle avait accomplie facilement. Le major avait toujours été attiré par les belles filles. Dans sa vie, il avait eu plusieurs aventures amoureuses, mais il ne s’était jamais marié.

Depuis qu’il occupait ce poste important, Mailloux avait changé sa ligne de conduite et ses aventures étaient peu nombreuses et, surtout, jamais avec un membre de son escouade.

Mais cette Maggie l’attirait et qui plus est, la fille semblait s’intéresser à lui.

Pour fêter votre beau travail, je vous invite à souper avec moi.

Je vous remercie, major, je suis très fatiguée. J’ai même préparé mon repas... mais vous savez, il y en a pour deux. Pourquoi ne pas venir manger chez moi ?

Mailloux aurait dû refuser, mais il accepta. Et, en route, il acheta une bouteille de champagne.

Maggie, avant le repas, lui servit un apéritif. Au cours du repas, on déboucha la bouteille de champagne. Maggie buvait très peu, mais Mailloux, pour une fois, voulait oublier tous ses tracas.

Une fois le repas terminé, la jolie Noire lui servit un digestif, puis elle mit un disque sur son phonographe.

Vous dansez, major ?

Il accepta. Elle se laissa glisser dans les bras de son supérieur. Il la serrait contre lui.

Major, soyez raisonnable, vous me plaisez et vous savez que je perds facilement la tête.

Mailloux la regarda. Les deux figures se touchaient. Ses lèvres étaient presque sur celles de Maggie. Sans s’en rendre compte, il frôla les lèvres de la fille, Maggie enroula ses bras autour du cou du major et le baiser fut long, passionné.

– Oh, major ! Je suis folle... folle de vous.

Et ce fut le second baiser, un baiser sans retour, un baiser qui se termina sur le lit de la belle Noire.

Au petit matin, lorsque Mailloux quitta l’appartement de la jolie Noire, la jeune fille sortit un appareil radio-émetteur.

– Maggie appelle MT-16 Maggie appelle MT-16.

– Nous écoutons, Maggie.

– Mailloux a passé nuit avec moi.

– Beau travail. Attendez ordres. Continuez votre rôle.

*

La jeune fille, portant un uniforme de type militaire, frappa à la porte de la chambre.

– Oui, qu’est-ce que c’est ?

– C’est Annette, je viens de recevoir un message de Montréal, de Maggie.

– Entrez.

La fille entra dans la chambre de celle qui semblait le chef de ce curieux groupe. La fille se dressa sut son lit.

– Je vous écoute.

Pendant qu’Annette faisait son rapport, la femme dans le lit avait allumé une cigarette qu’elle tenait au bout d’un long fume-cigarettes.

– Du bon travail. Je l’ai toujours dit, la chair est faible, nous irons loin.

– Vous avez raison, très belle Taya.

Taya, cette femme si dangereuse, cette femme qui avait été longtemps appelée la reine des communistes chinois était donc celle qui dirigeait ce groupe de femmes. Mais quel est donc leur but ?
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