Mes premières impressions sur ces jeunes qui ont la parole








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Les VOP : Les Visiteurs n'Ont pas la Parole



Ce soir, je me suis rendue au Louvre pour une bonne raison : la soirée des JOP : "les Jeunes Ont la Parole". Les JOP, c'est un concept : laisser la libre expression à des étudiants en arts appliqués, design, médiation et histoire de l’art. Le but ? Effectuer des médiations culturelles sur de nombreuses œuvres ; partager le plaisir ; échanger sur un sujet qui me passionne : l'art. Je suis donc arrivée à cette soirée pleine d'enthousiasme. Pour commencer, je décide d'entrer dans une salle au hasard. Je repère de suite les t-shirts noirs à manches oranges des Jeunes Ont la Parole. Après quelques minutes d'attente due à l'hésitation des médiateurs, une première médiation est lancée. On me fait écouter de la musique, observer une oeuvre, écrire quelques mots, puis on me laisse parler et exprimer mes ressentis. J'échange enfin avec les médiateurs, on m'écoute, je questionne, on me répond, me questionne en retour… cette soirée s'annonce très bien. Malheureusement, mon enthousiasme retombe aussitôt lorsque j'essaie d'attraper le regard du médiateur suivant qui fuit le mien et tente de se cacher derrière les murs. Je décide alors de l'interpeller. Difficilement, je réussis à lancer une conversation, ou plutôt un monologue. C'est en effet un discours d'histoire de l'art qu'il me sert avec peu de conviction : la vie du peintre, la composition de ses oeuvres, leur signification, tout y passe ! Même mon regard pointé sur mes chaussures ne l'a pas arrêté. Voilà donc une seconde médiation qui me refroidit. Je continue mon parcours et passe par une dizaine de médiations. Lorsque certaines sont dynamiques, laissent place à l'échange et que leurs "JOP" nous laissent la parole à nous aussi, d'autres médiateurs en revanche nous offrent un monologue Wikipédia chronométré. Je tente alors parfois d'intervenir, émettre des opinions ou contredire mon interlocuteur ; mais pas de panique, il résoud alors rapidement le problème en me coupant la parole ou en m'affirmant que ce que je dis est faux, puisque lui-même a appris le contraire dans son école. Les médiations m'ont donc semblé très inégales même si je mesure la difficulté de cet exercice. Il faudrait juste rappeler à certains que ce n'est pas parce que cet évènement a pour nom "Les Jeunes Ont la Parole" que les Visiteurs, eux, ne l’Ont Pas.
Pelc, Ludivine, AP

Lectures variées



Durant cette soirée des JOP, qui pour moi, était une toute nouvelle expérience, j'ai pu découvrir beaucoup d'étudiants venant de plusieurs écoles et universités parisiennes (écoles du Louvre, Boulle, Duperré, Université Paris 1...). Ils n'étaient pas tous dans la pratique de la médiation elle-même comme ceux du Master MAC à Paris 1. Ils venaient de cursus divers (mode, design d'espace, histoire de l'art..) et pour la plupart, étaient regroupés par binômes ou trinômes sur une œuvre afin de pouvoir proposer des approches variées de la même oeuvre (dispositifs sonores, vidéos, visuels, performances...).

Par exemple, l'oeuvre de Véronèse Les Noces de Cana, était expliquée par plusieurs étudiants qui essentiellement appartenait à une formation de mode à l'école Duperré. Ils proposaient d’aborder l'oeuvre à travers un dispositif sonore confrontant deux versions du tableau, qui, à première vue, ne sont pas compatibles. Quant aux autres étudiants en histoire de l'art, ils pouvaient appuyer leur prestation sur des savoirs bien plus érudits.

En conclusion, j'ai pu comprendre que les étudiants ne cherchaient pas seulement à nous informer sur l'oeuvre dans son aspect historique, mais voulaient nous faire lire les œuvres dans leurs aspects sensible et plastique, ce qui permet de percevoir l'oeuvre d'une autre manière. Cette soirée a été un enrichissement personnel et m’a ouverte sur la possibilité d’appréhender les collections du Louvre autrement.
Perez, Marie-Cécile, MAC
Des nouvelles dimensions possibles pour les œuvres du Louvre.

 

C’est en fin d’après-midi, vendredi, que je me suis rendu aux nocturnes du Louvre, afin d’y voir les médiations organisées par les étudiants lors de la manifestation « Les jeunes ont la parole ». Ayant plutôt l’habitude de me rendre au musée durant la journée, cette approche nocturne m’a tout de suite mise dans une ambiance particulière. En effet, j’ai eu la sensation de percevoir le musée différemment, peut être de manière plus festive ou du moins, l’espace m’a semblé plus accessible et libre, moins imposant et sévère. Les diverses médiations observées et vécues m’ont parues tout d’abord très distinctes, et je me suis rendu compte à quel point une médiation ne pouvait être deux fois identique. En tant qu’observatrice, il m’a semblé que le public allait plus facilement vers les groupes de médiateurs qui avaient préparé un dispositif avec des accessoires, peut-être poussés par la curiosité et la joie de pouvoir manipuler ou encore d’écouter quelque chose au sein d’un espace sacralisé où il est interdit de faire usage de tous nos sens. Certains publics semblaient ravis de pouvoir dialoguer avec les jeunes, d’autres étaient plus réticents. Personnellement, il m’a d’abord semblé assez difficile de m’adresser aux médiateurs, devant souvent faire le premier pas pour engendrer la conversation. Mais une fois cette étape un peu gênante passée, les conversations se sont souvent avérées très agréables et surtout marquées par leur caractère unique. Parfois, le dialogue s’apparentait à un jeu, d’autres fois plus à un échange de questionnements, ou encore juste à une simple écoute de mes interlocuteurs. Certains groupes avaient même prévu de laisser aux spectateurs une trace de l’échange en donnant un poème. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que les médiations vécues ont modifié ma perception de l’œuvre. En effet, je me souviens des œuvres vues, mais à cela viennent s’ajouter désormais des rencontres et des échanges de paroles qui amplifient l’aspect humain des œuvres, et plus largement, du musée. 
Piquemal, Marie, AP
"Une soirée enrichissante".
À cette première JOP j'ai pu découvrir des étudiants venant d'écoles et d'universités différentes. Cela s'est ressenti dans leurs présentations. Par exemple, j'ai trouvé que les étudiants venant de l'École Supérieure Nationale d'Architecture (Val de Seine) étaient très avenants, dynamiques, convaincants dans ce qu'il expliquaient et nous donnaient envied'aller vers eux les écouter. Les étudiants de l'École du Louvres étaient un peu plus hésitants, moins "passionnants" mais une étudiante est "sortie du lot", elle nous posait des questions, ce qui captait vraiment notre attention. Cela à donc permis d'instaurer un dialogue, c'était donc beaucoup plus "vivant". Les étudiants en design avaient fabriqué des objets pour illustrer leurs explications, par exemple j'ai pu essayer un strabinoscope pour comparer la course de deux chevaux, il fallait deviner lequel était celui du tableau de Géricault. Cela permet un échange interactif, très passionnant. Il y avait aussi de nombreux étudiants Erasmus, un peu gênés par leurs accent mais cela ne changeait rien au fait qu'ils connaissaient bien leur sujet et leurs explications étaient très claires. Et puis, j'ai pu observer des étudiants qui n'avaient pas l'air satisfaits d'être là. Par exemple, une fille était assise jouant avec son portable, une autre avec son appareil photo, ou bien ceux/celles qui discutaient ensemble et qui en conséquence ne voyaient pas que l'on attendait devant eux pour les écouter... Mais dans l'ensemble, pour cette première expérience j'ai pu voir des étudiants motivés, passionnés et qui ont l'envie de nous faire partager des choses. J'ai observé beaucoup de gestuelle, on nous a raconté des anecdotes, montré des documents, guidés dans notre visite... 
J'espère être aussi satisfaite la semaine prochaine !

Rubillon, Roxane, MAC
Hasards et premières fois


Vendredi soir, je suis arrivée toute seule au Louvre, sans attente particulière pour ma première soirée des JOP. Je ne savais vraiment pas par où attaquer le Musée, mes précédentes visites aux Louvre se comptant sur les doigts de la main… Je suis d’abord restée plantée dans le hall à observer autour de moi l’agitation. J’avais l’impression de ne pas faire partie de la scène, d’être à part, comme extérieure à ces groupes. Après ce moment d’errance, je me suis lancée en entrant par une aile du musée au hasard, sans savoir ce qui allait m’intéresser ni quelles œuvres j’allais découvrir. J’avais peut-être déjà arpenté ces allées, mais la nuit offrait une nouvelle dimension au Louvre, et ce soir, pour moi, ce fut comme la première fois.

Je fuyais la foule, découvrant au hasard les allées, attirée par celles que j’imaginais les moins peuplées et les plus intimes. Je pensais que c’était impossible dans ce lieu, mais pendant quelques instant, j’ai réussi à me sentir seule au monde. Je déambulais parmi les statuts et autres vestiges anciens, ces œuvres moins populaires et un peu délaissées. Quelques médiateurs morts d’ennui m’ont souri, comme un appel au dialogue. Mais me sentant un peu égoïste, j’ai préféré me balader encore un peu avant d’entamer la moindre discussion.

Et là,continuant ma promenade, je suis tombée nez à nez avec la « Victoire de Samothrace ». Quel heureux hasard ! C’était une des œuvres que je désirais le plus voir ! Elle était magnifique, me surplombant du haut des marches. Il y avait une foule de monde autour, et voyant plusieurs médiateurs je suis allée à leur rencontre. Quelle grosse déception ! J’ai eu clairement le sentiment qu’on me parlait comme à un enfant en bas âge, me demandant : « Tu veux participer à l’expérience ? ». Ceci sur un ton faussement mielleux. Sans explication, j’ai eu une feuille et un crayon entre les mains, et un casque sur les oreilles où était diffusé des sons aquatiques. On m’a demandé de dessiner ce que j’entendais, mais j’étais tellement agacée d’être prise pour une ignorante et d’effectuer une activité enfantine que je n’ai pas pris la peine de m’appliquer ni d’essayer de comprendre ce que cela pouvait m’apporter. Après cette activité, remarquant que ces médiateurs venaient de l’école de design où j’ai étudié par le passé, j’ai essayé d’établir un dialogue : en vain.

Grâce à cette expérience ratée, j’ai compris pas mal d’erreurs à éviter lorsque l’on est médiateur. D’abord, je pense qu’il est important d'avoir de la considération pour les personnes qui se prêtent au jeu, et qu'il est important de s'intéresser à son interlocuteur afin d'avoir un réel échange.

Avant de partir j'ai eu l'occasion de discuter sur le « Concert champêtre » de Titien avec un médiateur passionné par l'artiste, Emmanuel, qui, drôle de coïncidence, fait partie des Master 1 Métiers des Arts et de la Culture. Celui-ci m'a exposé sa vision du tableau tout en questionnant mon point de vue. J'ai apprécié le fait d'être prise en compte et une réelle discussion s'est établie. Ce dernier échange très positif m'a permis de quitter cette première soirée des JOP sur une bonne impression.
Sépulcre, Robin, MAC
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