RÉsumé Première partie : ‘’








télécharger 1.15 Mb.
titreRÉsumé Première partie : ‘’
page3/33
date de publication24.04.2017
taille1.15 Mb.
typeRésumé
c.21-bal.com > documents > Résumé
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   33
’Les misérables’’, Hugo combina, en un alliage nouveau, les différentes tendances qu’il avait suivies dans ses romans précédents. Il intégra toutes les sortes de roman, réalisa une synthèse.
C’est, pour I'essentiel, un roman réaliste, une peinture de la société du début du XIXe siècle. Les descriptions de M. Myriel, de M. Gillenormand, de M. Madeleine et de son habile conduite commerciale, le récit du vol commis par Jean Valjean chez M. Myriel (I, 2, 10 et 11), sont menées avec une telle précision, un tel souci de n'omettre aucun détail vivant, un si bel enthousiasme, qu’elles pourraient presque prendre place dans ‘’La comédie humaine’’. Pour accréditer cette histoire éminemment romantique, Hugo fut réaliste à la manière de Balzac. On peut encore déceler l’influence des romans socialistes et sentimentaux de George Sand, par exemple ; celle des socialistes français et particulièrement des utopistes comme Cabet, Proudhon et Fourier.
C’est aussi un roman des bas-fonds, dans le goût de certains romans de Balzac ou des romans-feuilletons qui venaient de faire connaître à leurs auteurs une popularité sans précédent : ‘’Les mystères de Paris’’ (1842) d'Eugène Sue, ‘’Les mémoires du diable’’ (1851) de Frédéric Soulié. Bien que ‘’Les misérables’’ n'aient jamais été publiés en feuilleton, Hugo employa souvent la technique du genre, qui laisse le lecteur haletant, et le force à poursuivre sa lecture. Mais il lui donna une puissance poétique.
C’est encore le roman typiquement romantique d'un destin exceptionnel, des aventures touchantes certes mais quelque peu invraisemblables et mélodramatiques que connaît un grand réprouvé victime de la société et en lutte contre elle, un homme exclu de tout par sa violence. Mais son âme, étant éveillée par l’étincelle de la bonté qu’on lui montre, se rattache à l'humanité par l'amour d'une enfant, et, en adoptant cette petite orpheline abandonnée de tous, trouve le chemin de sa réhabilitation et de sa rédemption, accepte un sacrifice véritablement christique, le déroulement suivant son ascension vers la sainteté. Hugo maintint une progression dramatique, faisant rebondir l’intérêt jusqu’au surprenant dénouement («Si cette fin n’émeut pas, je renonce à écrire.» déclara-t-il) qui clôt un roman, qui s’était ouvert sur l’injonction à suivre le bien qu’avait faite M. Myriel, par une soumision totale à la volonté de Dieu.
C’est un roman d’amour, romantique et mélodramatique, où Hugo recourut à tous les procédés pour émouvoir : l’amour de Jean Valjean et de Cosette, puis celui de Marius et de Cosette, idylle aussi conventionnelle que fade sur laquelle Hugo s'étendit avec complaisance, tandis que Jean Valjean se débat avec la possibilité de perdre la seule personne qu'il ait jamais aimée.
C’est aussi, les aventures des personnages passant au second plan, un roman historique, et mieux une épopée répondant bien à la définition du dictionnaire : «suite d’événements historiques de caractère héroïque et sublime». Il évoqua en particulier la bataille de Waterloo et l'émeute de juin 1832, épisode dont il indiqua bien l’importance qu’il lui donnait (le 8 mai 1862, il écrivit à son éditeur : «Le dénouement sort de la barricade ; ce tableau d'histoire agrandit l'horizon et fait partie essentielle du drame ; il est comme le coeur du sujet ; il fera le succès du livre en grande partie.») Le roman est aussi et surtout l’épopée du véritable héros du roman qu’est le peuple de Paris, dont le romancier fit un acteur important, voire nécessaire, de l’intrigue romanesque, dont il retraça avec une chaleur communicative, une force émouvante et un incontestable talent, les misères (il qualifia son oeuvre d’«épopée sociale de la misère») et les heures glorieuses quand il est insurgé sur les barricades.
C’est enfin un roman à thèse, un roman didactique, où alternent l'intrigue et de plus ou moins vastes, envahissantes et érudites digressions de tous ordres : linguistiques, techniques, historiques, sociologiques, philosophiques, hors-d’œuvre trop abondants qui sont de véritables morceaux de bravoure, des bavardages souvent insipides, des pédanteries de cuistre, des exposés aux idées fumeuses ou aux naïvetés désarmantes, qui, même si Hugo n’était pas, comme Balzac, soumis aux exigences du roman-feuilleton, interrompent constamment et intempestivement le récit au milieu de l’action, ou s’imposent de façon déclarée :

- Le récit de la bataille de Waterloo, tableau d'une catastrophe, d'une chute, d'une ascension qui bascule, qui se retourne.

- Les ‘’Détails sur les fromageries de Pontarlier’’ (I, 2, 4), qui ne sont imposés au lecteur que pour évoquer une possibilité de travail ultérieur proposé par M. Myriel à Jean Valjean, mais qui ne sera jamais adopté.

- Le chapitre ‘’L’onde et l’ombre’’ (I, 2, 8), qui décrit avec un grand lyrisme la situation d’«un homme à la mer» que le navire ne voit pas et abandonne, pour faire la comparaison avec «la marche implacable des sociétés humaines» quand elles imposent «la pénalité».

- Le livre ‘’En l’année 1817’’ (I, 3), addition par lequel Hugo voulut montrer ce que Pascal nommait «les raisons des effets», rejetant sur la société la responsabilité de la chute de Fantine.

- Le chapitre ‘’Histoire d’un progrès dans les verroteries noires’’ (I, 5, 1).

- Le livre ‘’Waterloo’’ (II, 1) qu’Hugo ajouta en mai-juin 1861 pour établir une relation entre Thénardier et, à travers le colonel Pontmercy, Marius. Un chapitre, quelques lignes mêmes auraient suffi, mais il ne résista pas à la tentation de composer, après Stendhal, et selon une technique toute différente, le tableau de la grande bataille du 18 juin 1815 où s’était joué le destin du XIXe siècle : il jugeait qu’elle devait avoir sa place dans son épopée historique et sociale. Cependant, une note de travail d’octobre 1860 nous révèle qu’il hésita d’abord à incorporer à son roman cet énorme hors-d’œuvre : «Peut-être Waterloo, grand récit épique mêlé au roman. Commencer par lui.» Puis il sentit sans doute le danger qu’il y aurait à rompre l’unité dramatique de la première partie, et reporta l’épisode au début de la deuxième, à partir de laquelle la tragédie morale se trouve mêlée plus étroitement aux circonstances historiques.

- Les livres II, 6 (‘’Le Petit-Picpus’’) et II, 7 (‘’Parenthèse’’), qui sont un tableau du couvent auquel Hugo tenait (il était nourri des souvenirs de Juliette Drouet), alors qu’il est tout à fait inutile.

- Le livre III, 1, ‘’Paris étudié dans son atome’’, c’est-à-dire le gamin de Paris, dont Hugo trace un immense portrait en remontant même dans l’Histoire (III, 1, 6), en lui attribuant «la vieille âme de la Gaule» (III, 1, 9), en y voyant une caste comparable à celles de l’Inde (III, 1, 7), en faisant encore un détour pour raconter une anecdote illustrant la bonhomie de Louis-Philippe (III, 1, 8), etc..

- Le chapitre ‘’Les mines et les mineurs’’ (III, 7, 1) où Hugo se lance dans une description de l’organisation de «la construction sociale» qui est «minée» d’«excavations de toutes sortes» : «Il y a la mine religieuse, la mine philosophique, la mine politique, la mine économique, la mine révolutionnaire.» Puis il nous introduit dans «le bas-fond». Tout cela est le prétexte à une apostrophe quelque peu déclamatoire.

- Le livre IV, 2, intitulé ‘’Éponine’’, comprend pourtant, à propos de la détention de Thénardier et de ses complices, dans le chapitre intitulé : ‘’Formation embryonnaire des crimes dans l’incubation des prisons’’ (IV, 2, 2), un tableau assez saisissant du monde des prisons.

- Le chapitre ‘’Folliis ac frondibus’’ (IV, 3, 3) qui est une réflexion sur la nature sauvage à partir de celle du jardin de la maison de la rue Plumet.

- Le livre IV, 1, ‘’Quelques pages d’Histoire’’, considérations quelque peu emphatiques, mais généreuses, sur le peuple et sur I'esprit révolutionnaire de Paris, avec un portrait en pied de Louis-Philippe, et des réflexions sur son régime qui plantent le décor politique, justifient la conspiration d’Enjolras et de ses amis, donnent tout son sens au drame de la barricade.

- Le chapitre IV, 3, 8, ‘’La cadène’’, qui présente un spectacle qui pétrifie Jean Valjean et fait horreur à Cosette, mais qui intervient à cette place sans aucune raison.

- Le livre ‘’L’argot’’ (IV, 7), qui n’a aucune nécessité profonde.

- Le livre IV, 10, ‘’Le 5 juin 1832’’, où Hugo voulut, par contraste avec les chapitres sur la monarchie de Juillet, exposer les justifications du désordre, en distinguant l’émeute de l’insurrection.

- Le chapitre ‘’Histoire de Corinthe depuis sa fondation’’ (IV, 12, 1) qui est tout à fait inutile.

- La réflexion sur la guerre (IV, 13, 3) qui amène Marius à s’engager dans l’insurrection.

- Le chapitre V, 1, 1, ‘’La Charybde du faubourg Saint-Antoine et la Scylla du faubourg du Temple’’, qui est la description de deux barricades de 1848.

- Le long développement de V, 1, 20 sur le progrès, l’utopie, la grandeur de la France, etc..

- Le développement placé au milieu du récit du combat sur la barricade, et qui le compare aux épopées antiques, aux «vieux poëmes de Gestes», aux «anciennes fresques murales» (V, 1, 21).

- Le livre ‘’L’intestin de Léviathan’’ (V, 2), fort long discours, plein d'érudition et de considérations historico-politico-socialo-économiques sur les égouts de Paris, qu’Hugo ne put s'empêcher de placer, qui est un prétexte surtout à description et éloquence, même si le cloaque y apparaît comme la «conscience de la ville», le dessous révélateur des turpitudes plus ou moins masquées au grand jour.

- Le chapitre V, 3, 5, intitulé ‘’Pour le sable comme pour la femme il y a une finesse qui est perfide’’, célèbre description de l’enlisé qui est un hors-d’œuvre magnifique, mais un hors-d’œuvre ; pour le rattacher au récit, Hugo recourut à une vraie transition d’écolier : «Cette funèbre aventure, toujours possible sur telle ou telle plage de la mer, était possible aussi, il y a trente ans, dans l’égout de Paris
À un texte primitif, lui-même né après des années de réflexion et de documentation, Hugo a donc intégré ou superposé des additions de natures bien différentes. Les variantes nous permettent de constater qu’il corrigea presque toujours en se livrant à des développements qui trahissent donc une double intention : «philosophique» et réaliste. Il voulut, comme Balzac, replacer les êtres et les faits dans une situation qui les explique ou qu’ils illustrent. Mais il voulut aussi placer quelques «morceaux», souvent admirables, tout prêts pour les anthologies, mais mal ou point du tout intégrés dans le contexte ; il voulut exécuter des variations sur des thèmes qu’il affectionnait, si lâches que fussent leur liens avec l’action. Si, d’une part, il affirma : «Là où le sujet n’est point perdu de vue, il n’y a point de digression» (V, 1,1), il se rendait bien compte de son défaut ; aussi osa-t-il écrire dans le long développement de V, 1, 20 : «Un mot encore avant de rentrer dans la mêlée».
C’est ainsi que, si ‘’Les misérables’’, absorbant en eux toute la littérature, se présentent comme ce «livre unique» dont rêvait le romantisme, ils sont une œuvre énorme et boursouflée. Hugo, qui a quelque chose d’effrayant dans son outrance, le reconnut : «Ici, les proportions sont démesurées, le colosse Homme étant tout entier dans I'oeuvre. De là ces grands horizons ouverts de tous les côtés.» (lettre à Lacroix du 20 mars 1862). Il s’abandonna à son exubérance, à sa tendance à la déclamation, au fatras, à l’incohérence, à l'enflure, à l’intempérance, à la logorrhée. Le texte pourrait être aisément amputé d’une moitié sans que le roman lui-même n’en souffre. Il frise l'incohérence, car l’écrivain eut du mal à ordonner des éléments très divers (récit, dialogues, descriptions, poèmes, allusions culturelles, citations littéraires, réflexions sociales, propos philosophiques), à respecter un fil chronologique (on va sans cesse d’une époque à l’autre). Il passa sans transition d’un personnage à un autre, fit attendre l’apparition d’un héros pendant des centaines de pages, le fit reparaître après une longue absence. En IV, 7, 1, il commence par un propos sur la paresse pour demander soudain : «Où sommes-nous en ce moment?» et révéler : «Dans l’argot», qui va être le sujet du «livre». Le chapitre III, 6, 1 a pour titre ‘’Le sobriquet : mode de formation des noms de famille’’, mais cet élément n’est qu’un détail qui n’intervient qu’à la fin !
La structure de cette vaste fresque historique, sociale et humaine, mêlant tous les sujets, entrecroisant les destins personnels avec les forces de la société et les mouvements de l'Histoire, est complexe et mal organisée. La première impression du lecteur est celle d’un chaos, d’une absence d’unité et de composition.

Pourtant, Hugo divisa ce roman de 1490 pages en cinq parties numérotées, de longueurs à peu près égales (I : 350 pages - II : 300 pages - III : 300 pages - IV : 400 pages - V : 340 pages), les subdivisa plus irrégulièrement en «livres» (successivement 8, 8, 8, 15, 9), eux aussi numérotés, et en 365 chapitres numérotés et titrés, répartis très inégalement dans les «livres», l’éventail allant de 1 à 22.

Du fait de l’orientation primitive de son œuvre, il donna aux trois premières parties et à la cinquième le nom d’un des personnages principaux du roman. Mais, dans le cas des trois premières, ‘’Fantine’’, ‘’Cosette’’, ‘’Marius’’, cela se justifie mal, car c’est bien Jean Valjean qui est déjà le grand protagoniste. Il faut attendre la dernière pour que son nom s’impose : il est vrai qu’il domine la fin du roman parce qu’il est celui qui détient seul le secret des intrigues précédemment nouées ; tout se résout grâce à lui ou contre lui dans un dénouement surprenant.

Quant au titre de la quatrième partie, ‘’L’idylle rue Plumet et l’épopée rue Saint-Denis’’, il détonne tout à fait, en apportant une autre dimension. L’intimité de l’idylle sentimentale se confond très mal avec l’épopée, c’est-à-dire la dimension historique et héroïque de l’œuvre, tandis qu’Hugo souligne le cadre parisien du roman et oppose les beaux quartiers (rue Plumet) et le faubourg populaire (rue Saint-Denis).
Chaque partie compte huit ou neuf «livres», sauf la quatrième, qui en compte quinze, ce qui procure à l’oeuvre un relatif équilibre. Sans doute cela correspondit-il aussi aux exigences du premier éditeur, qui publiait ‘’Les misérables’’ livre après livre.

La première partie débute par ‘’Un juste’’, ouverture démesurée qui introduit et prépare l’action par le long portrait d’un saint homme, M. Myriel, ce qui nous fait admettre son attitude en présence de Jean Valjean qui n'apparaît qu'après une centaine de pages (et il en faut encore une vingtaine pour que son nom s'inscrive).

La deuxième partie débute par une autre ouverture démesurée qui introduit et prépare l’action : ‘’Waterloo’’ (II, 1) qui nous fait connaître Thénardier et le colonel Pontmercy, annonce les enthousiasmes napoléoniens de Marius, projette sur la suite du roman ce rouge dont le souvenir écarta toute une jeunesse du blanc de la Restauration ou du tricolore de Louis-Philippe.

La troisième partie, qui est intitulée ‘’Marius’’, débute par le «livre» ‘’Paris étudié dans son atome’’ (III, 1) qui présente en fait «le gamin de Paris», Gavroche ; le sujet annoncé n’est abordé que dans le deuxième «livre», ‘’Le grand bourgeois’’ (III, 2).

On peut considérer les trois premières parties comme trois préparations qui racontent les cheminements des principaux personnages, pendant de longues années et sur des voies convergentes, vers cette barricade de la rue de la Chanvrerie où ils se trouveront tous, les 5 et 6 juin 1832, visiblement ou invisiblement ensemble.

La quatrième partie s’ouvre plus logiquement sur un livre intitulé ‘
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   33

similaire:

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé Première partie
«Cet argent lui brûlait la main, IL voulait le rendre; mais IL fut forcé de le garder comme un dernier stigmate de la vie parisienne.»,...

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé Première partie
«savait une quantité prodigieuse d’airs et de chansons qu’elle chantait avec un filet de voix fort douce» et à laquelle IL dut «le...

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 16 Première partie repenser le gouvernement 21 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme,...
Vous qui cherchez des festins gratuits / Et qui, les jours travaillés comme les dimanches

RÉsumé Première partie : ‘’ iconRésumé : Dans la première partie de l’activité, IL s'agit de montrer...
«Giga tonne d'équivalent pétrole». Cette unité est basée sur l'énergie libérée lors de la combustion du pétrole

RÉsumé Première partie : ‘’ iconPremière partie








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
c.21-bal.com