RÉsumé Première partie : ‘’








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La fillette était une tombe» entraîne que Théodule échoue dans son espionnage de Marius ;

- à la fin de III, 3,8, est maintenu un suspens par la question : «Qu’allait devenir Marius?».
- Le soin mis à ménager des effets de réalité : «À ceux qui demanderaient si cette histoire est arrivée, nous répondrons que peu importe. L’essentiel n’est pas qu’une histoire soit véritable mais qu’elle soit vraie.» écrivit Hugo dans son projet de préface rédigé en 1830. Quand il eut achevé le roman, il déclara : «Dante a fait un enfer avec de la poésie, moi j’ai essayé d’en faire un avec de la réalité.» On peut remarquer les effets suivants :

- Dans son récit de l’audience d’Arras, Hugo prétend retranscrire les paroles prononcées, affirme : «Les voici littéralement, telles qu’elles furent écrites immédiatement après l’audience par un des témoins de cette scène, telles qu’elles sont encore dans l’oreille de ceux qui les ont entendues, il y a près de quarante ans aujourd’hui.» (I, 7, 11).

- Hugo recourt au témoignage de «deux ou trois rouliers» pour évoquer de façon objective la fuite de Jean Valjean (I, 8, 4).

- Tout le tableau de l’émeute est parsemé d’indications de la véracité des faits. Inversement, reconnaître qu’«on n’a jamais su le nom de l’homme» qui manifesta la volonté de résister jusqu’à la mort ajoute à l’authenticité. Et joindre à cette voix anonyme les paroles prononcées dans la barricade de Saint-Merry et qui furent consignées à son procès montre comment Hugo inventa en imitant. (V, 1, 3).

- «L’œil de l’homme devant être plus religieux encore devant le lever d’une jeune fille que devant le lever d’une étoile», Hugo se résigne : «Nous ne montrerons donc rien de tout ce suave petit remue-ménage du réveil de Cosette.» (V, 1, 10).
- Le réalisme émouvant des portraits, même de ceux de personnages secondaires, que ‘’Les misères’’ ne laissaient qu’entrevoir, qui parfois même demeuraient anonymes, que, conformément au programme qu’il se fixa lui-même dans telles notes du manuscrit, Hugo développa pour leur donner plus de relief : ainsi Champmathieu (I, 7, 9) en lequel M. Madeleine revoit le bagnard qu’il fut, Gillenormand, Mabeuf. S’il s’était agi pour lui de refaire ‘’La princesse de Clèves’’ ou ‘’Adolphe’’, ces précisions nouvelles auraient été des erreurs artistiques, mais, dans un roman qui présente une très large durée et qui veut peindre la société à ses différents niveaux, elles créent autour des différents protagonistes ce grouillement qui est la vraie vie.
- Le pittoresque des tableaux, la vie qu’Hugo donna à certaines scènes  :

- la salle d’audience (I, 7, 9) des assises d’Arras ;

- la barricade avec, par exemple, cette vision de Hugo qui n’est pas moins hallucinante que telle page d’un roman noir de sa jeunesse : Marius, contemplant la barricade, distingue «une espèce de spectateur ou de témoin qui lui semblait singulièrement attentif. C'était le portier tué par Le Cabuc. D'en bas, à la réverbération de la torche enfouie dans les pavés, on apercevait cette tête vaguement. Rien n'était plus étrange, à cette clarté sombre et incertaine, que cette face livide, immobile, étonnée, avec ses cheveux hérissés, ses yeux ouverts et fixes et sa bouche béante, penchée sur la rue dans une attitude de curiosité. On eû dit que celui qui était mort considérait ceux qui allaient mourir. Une longue traînée de sang qui avait coulé de cette tête descendait en filets rougeâtres de la lucarne jusqu’à la hauteur du premier étage où elle s'arrêtait.» (IV, 13, 3).

- la vision dantesque des égouts de Paris, un de ces lieux obscurs qui excitent la fantaisie des artistes et des romanciers, et qui sont comme un retour à l'utérus maternel.
- Le sens du pathétique : C’est avec une sobriété poignante, une grande économie de moyens qu’Hugo évoqua la «funèbre aventure» et la fin solitaire et atrocement absurde de l’enlisé : «La bouche crie, le sable l’emplit ; silence. Les yeux regardent encore, le sable les ferme ; nuit.» (V, 3, 5).
- Les touches de comique : Elles sont apportées surtout par M. Gillenormand, personnage constamment amusant, sinon ridicule, un des plus vivants, les plus réussis de toute l'œuvre. Ce «grand bourgeois» est un savoureux vieil homme, voltairien issu tout droit du XVIIIe siècle. Alors qu’il est très attaché à l'Ancien Régime, qu’il rejette la Révolution comme l’Empire, il dut, malgré sa répugnance pour «le Bonaparte», laisser sa seconde fille épouser un militaire républicain. Ami du plaisir, il s’imagine que la boîte qui pend au ruban noir que porte à son cou Marius va révéler le portrait d’une femme aimée, alors qu’elle contient la lettre que lui a laissée son père, le colonel Pontmarcy, et dans laquelle il l’incitait à porter son titre de baron. Il est trop amoureux de la bagatelle pour comprendre l’amour. L’affrontement entre le grand-père et son petit-fils est tragi-comique (III, 3, 8). Son neveu, Théodule, est, à son image, un militaire pompeux et vaniteux, qui est l’antithèse de Marius.

Mais sont comiques aussi plusieurs membres de «l’A B C» : Courfeyrac et Bahorel (de joyeux compagnons, serviables, quelque peu bohèmes et aimant le tapage), Joly (étudiant en médecine qui est «le malade imaginaire jeune»), Grantaire (qui, comme son nom l’indique, se complaît aux grandes attitudes ridicules et aux grands discours vains), surtout le fantaisiste, maladroit et perpétuellement malchanceux Lesgle qui est surnommé «l’aigle de Meaux» (allusion au surnom de Bossuet, qui était évêque de cette ville), qui «avait un logis comme l’oiseau a une branche», qui dresse une liste moqueuse des ordres religieux qui fourmillaient dans le quartier des halles (IV, 12, 2).

On peut encore signaler quelques événements comiques :

- au tribunal d’Arras, devant M. Madeleine, le forçat Cochepaille fait «le salut militaire» (I, 7, 11).

- les lettres qu’écrit Thénardier sont remplies de fautes d’orthographe ! (III, 8, 3).

- Marius ayant trouvé un mouchoir marqué de la lettre U et qu’il croit appartenir à Cosette, on suit les «Aventures de la lettre U livrée aux conjectures» , titre de III, 6, 7.
- La variation des points de vue du narrateur, qui s'impose dans son récit. S’il reprit souvent ces minces définitions : «Celui qui écrit ces lignes» (II, 1, 7 - III, 1, 5), «l’auteur de ce livre» (I, 2, 6 - II, 5, 1), Hugo se permit aussi de véritables et nombreuses intrusions :

- «Cette pensée, nous allons la dire tout de suite» (I, 2, 10).

- «les idées que nous venons d’indiquer» (I, 2, 10).

- «Combien d’heures pleura-t-il ainsi? Que fit-il après avoir pleuré? Où alla-t-il? on ne l’a jamais su.» (I, 2, 13).

- La deuxième partie, ‘’Cosette’’, débute par une visite de I'auteur au champ de bataille de Waterloo. Il parle de lui d’abord à la troisième personne : «L’an dernier (1861), par une belle matinée de mai, un passant, celui qui raconte cette histoire….» (II, 1, 1). Mais plus loin, on lit : «Nous ne prétendons pas faire ici l’histoire de Waterloo» (II, 1, 3).

- Après avoir indiqué l’existence de cette règle : «Défense de déposer du sublime dans l’histoire.», il s’y oppose : «À nos risques et périls, nous enfreignons cette défense.» (II, 1, 14).

- Après avoir célébré l’héroïsme à Waterloo du maréchal Ney qui aurait voulu y mourir, il s’adresse à lui : «Tu étais réservé à des balles françaises, infortuné !» (II, 1, 12) ; en effet, Ney, s’étant ralié aux Bourbons lors de la première Restauration, rejoignit Napoléon à son retour de l’île d’Elbe ; la seconde Restauration ne lui pardonna pas cette «trahison» : il fut condamné à mort et fusillé le 7 décembre 1815.

- Il est dit de Thénardier : «Nous croyons qu’il avait simplement étudié en Hollande pour être aubergiste.» (II, 3, 2).

- «Ceci n’est pas une opinion personnelle ; mais pour dire notre pensée tout entière, au point où en était Jean Valjean quand il se mit à aimer Cosette, il ne nous est pas prouvé qu’il n’ait pas eu besoin de ce ravitaillement pour persévérer dans le bien.» (II, 4, 3).

- «Disons-le en passant…» (II, 8, 5).

- «nous entendons» (III, 1, 4).

- «qu’on nous passe le mot […] Nous faisons ici de l’histoire.» (III, 4, 1).

- «Dans le cours de ce récit, l’auteur de ce livre a trouvé sur son chemin ce moment curieux de l’histoire contemporaine ; il a dû y jeter en passant un coup d’œil et retracer quelques-uns des linéaments singuliers de cette société aujourd’hui inconnue. Mais il le fait rapidement et sans aucune idée amère ou dérisoire. Des souvenirs affectueux et respectueux, car ils touchent à sa mère, l’attachent à ce passé.» (III, 3, 4).

- «Nous avons parlé d’un lancier.» (III, 3, 7).

- Au moment où Jean Valjean offre la poupée à Cosette, le narrateur mentionne : «Nous sommes forcé d’ajouter…» (III, 3, 8).

- «Nous avons prononcé le mot ‘’pudeur’’» (III, 6, 8).

- Évoquant l’importance de la «remarquable époque» de 1831 et 1832, et voulant «en saisir dès à présent les lignes principales», il déclare, avec une fausse modestie : «Nous allons l’essayer» (IV, 1, 1).

- «Nous avons indiqué une fois pour toutes le bégaiement de Toussaint. Qu’on nous permette de ne plus l’accentuer. Nous répugnons à la notation musicale d’une infirmité.» (IV, 5, 3).

- Après son développement sur l’éléphant de la Bastille, Hugo se sent obligé d’indiquer : «Ce fait constaté, nous continuons.» (IV, 6, 2).

- «le narrateur de cette grave et sombre histoire […] Nous n’avons jamais compris…» (IV, 7, 1).

- «nous l’avons constaté.» (IV, 8, 3).

- «Nous montrons Marius tel qu’il était.» (IV, 8, 3).

- «Quant à nous, nous rejetons ce mot trop large et par conséquent trop commode : les émeutes. […] nous distinguons. Nous ne nous demandons pas… […] nous préférerions [….] nous repoussons […] nous l’examinons […] nous cherchons […] nous précisons.» (IV, 10, 1).

- «Nous allons donc mettre en lumière […] ce que nous raconterons, nous pourrions dire : nous l’avons vu. Nous changerons quelques noms […] mais nous peindrons des choses vraies. Dans les conditions du livre que nous écrivons, nous ne montrerons qu’un côté et qu’un épisode […] mais nous ferons en sorte que le lecteur entrevoie, sous le sombre voile que nous allons soulever, la figure réelle de cette effrayante aventure publique.» (IV, 10, 2).

- Dans le récit de l’émeute, on lit : «Tout ce que nous racontons ici lentement et successivement se faisait à la fois sur tous les points de la ville au milieu d'un vaste tumulte, comme une foule d'éclairs dans un seul roulement de tonnerre. […] Un observateur, un rêveur, l’auteur de ce livre, qui était allé voir le volcan de près, se trouva dans le passage pris entre deux feux. Il n’avait pour se garantir des balles que le renflement des demi-colonnes qui séparent les boutiques. Il fut près d’une demi-heure dans cette situation délicate.» (IV, 10, 4).

- «La peinture tragique que nous avons entreprise [...] si nous omettions…» (IV, 12, 8).

- «Disons tout de suite que plus tard, après l’action, quand les cadavres furent portés à la morgue et fouillés, on trouva sur Le Cabuc une carte d’agent de police. L’auteur de ce livre a eu entre les mains, en 1848, le rapport spécial fait à ce sujet au préfet de police de 1832./ Ajoutons que…» (IV, 12, 8).

- Hugo peut aussi se désigner par la formule «l’observateur des maladies sociales» (V, 1,1).

- «Quant à nous, ces mots-là (les injures proférées contre le peuple révolté), nous ne les prononçons jamais sans douleur et sans respect.» (V, 1,1).

- «Qu’il nous soit donc permis d’arrêter un moment l’attention du lecteur sur…» (V, 1, 1).

- «Disons ce qui se passait dans la pensée de Marius» (V, 1, 6).

- «Nous sommes de ceux qui se sentent interdits devant les jeunes filles et les fleurs, les trouvant vénérables.» (V, 1, 10).

- «’’Dieu est peut-être mort’’, disait un jour à celui qui écrit ces lignes Gérard de Nerval.» (V, 1, 20).

- «Avouons-le sans amertume» (V, 1, 20).

- «Les scènes successives et simultanées de cette tuerie grandiose, nous renonçons à les peindre. L’épopée seule a le droit de remplir douze mille vers avec cette bataille.» (V, 1, 21).
‘’Les misérables’’ sont un énorme roman, inégal et surchargé, mais riche et puissant, le roman le plus romanesque de toute la littérature ; et cela sans limites, sans frein. Force est de constater, cent cinquante ans après sa sortie, la vigueur de cette œuvre.
INTÉRÊT LITTÉRAIRE
L’immense texte des ‘’Misérables’’ permit à Hugo de déployer toute la richesse et la variété de sa langue, toute la puissance et la variété de son style. Les nombreuses corrections qu’il fit nous assurent que, s’il croyait à l’inspiration, il ne négligea jamais le travail, sous sa forme la plus modeste. Il savait le pouvoir d’un mot mis en sa place, et se montra attentif aux nuances les plus délicates entre deux épithètes.
LA LANGUE
Hugo étonne parfois par des incorrections :

- deux hommes «manoeuvrent chacun de leur côté» (V, 3, 3) ou «deux vieillards font tout, chacun à leur façon, pour que Cosette soit heureuse.» (V, 5, 6),

- Jean Valjean «ne se ressemblait plus à lui-même» (V, 3, 9).
On pourrait dire de lui ce qu’il dit du «gamin de Paris» : il «psalmodie tous les rythmes depuis le De Profundis jusqu’à la Chienlit» (III, 1, 3), car il alla des usages les plus populaires à la grandiloquence la plus excessive.
Il se plut à faire place à l’argot, consacrant même à cette langue toute une partie du roman (IV, 7), le définissant ainsi : «L’argot n’est autre chose qu’un vestiaire où la langue, ayant quelque mauvaise action à faire, se déguise. Elle s’y revêt de mots masques et de métaphores haillons. […] L'argot est tout ensemble un phénomène littéraire et un résultat social [...]. La misère a inventé une langue de combat qui est I'argot.» (IV, 7, 1).

On en trouve des exemples épars dans le texte, dont certains reçurent une traduction de Hugo lui-même (indiquée ici par les italiques).

Ce sont des mots ou expressions :

- «abbaye de Monte-à-Regret» (IV, 6, 2) : «échafaud».

- «balles» (IV, 8, 4) : «francs».

- «bastringue» (IV, 8, 4) : «scie».

- «bloc» (II, 1, 9) : «prison».

- «broques» (IV, 8, 4) : «liards», mot utilisé ailleurs par Hugo (III, 1, 5) qui est le nom d’une «ancienne monnaie française de cuivre qui valait trois deniers ou le quart dun sou».

- «cab» (IV, 8, 4) : «chien».

- «calotin» (III, 1, 7) : «prêtre».

- «capon» (III, 1, 7) : «lâche».

- «chenâtre» (III, 8, 4) : «beau», «bon».

- «chenûment» (III, 8, 4) : «très bien», «parfaitement bien».

- «chiper» (IV, 6, 12) : «voler», «dérober».

- «chique» (IV, 7, 2) : «église».

- «cogne» (III, 1, 8 - III, 8, 4 - IV, 6, 2) : «agent de police».

- «colabre» (IV, 7, 2) : «cou».

- «coqueurs» (IV, 6, 2) : «mouchards, gens de police».

- «cribler» (IV, 8, 4) : «crier».

- «dague» (IV, 6, 2) : «couteau» ; Hugo indiqua que c’est une «
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