Littérature québécoise








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Pierre Saurel

En mission au Maroc




BeQ

Pierre Saurel

En mission au Maroc
roman


La Bibliothèque électronique du Québec

Collection Littérature québécoise

Volume 254 : version 1.0

En mission au Maroc
Numérisateur : Jean Layette.

Éditions Police Journal

Relecture : Jean-Yves Dupuis.

Illustration de couverture :

André L’Archevêque.

I


Après ses deux dernières aventures en Allemagne (L’évasion de Gisèle Tubœuf et Au secours de madame Cornu) l’agent secret IXE-13 et ses deux compagnons Gisèle Tubœuf et Marius Lamouche étaient revenus en Angleterre.

IXE-13 attendait les ordres de ses supérieurs.

Tous les matins, on voyait IXE-13, bien déguisé, qui traversait quelques ruelles pour enfin frapper à un vieux hangar.

Un vieil homme venait lui ouvrir.

Ce matin-là, comme tous les autres, IXE-13 pénétra dans le petit hangar.

Le même petit vieux vint lui ouvrir.

IXE-13 entra.

Sans dire un mot, il suivit l’homme jusqu’à une petite pièce où deux autres semblaient attendre.

IXE-13 salua :

– Agent IXE-13.

L’homme lui fit un signe.

IXE-13 s’assit.

– Quelque chose pour moi, ce matin.

– Oui, monsieur.

– Une nouvelle mission ?

– Justement.

L’homme fouilla dans ses papiers.

Puis, il tendit deux feuilles à IXE-13.

– Voici vos ordres.

IXE-13 lut lentement les deux feuilles.

– Quand dois-je partir ?

– Dans deux jours.

– Seul ?

– Ce sont les ordres.

Quelques minutes plus tard, IXE-13 était de retour dans la maison où il pensionnait avec ses deux amis, Gisèle Tubœuf et Marius Lamouche.

– Il va vous falloir retourner en France !

– Comment ! on part tous pour la France ? s’écria Marius.

– Non, répondit IXE-13, mais si vous ne voulez pas rester inactifs...

Gisèle regarda l’espion :

– Que veux-tu dire ? Tu caches quelque chose...

– J’ai une autre mission à accomplir et cette fois-ci, j’y vais seul. Je pars dans deux jours.

– Peuchère, dit Marius, nous n’irons pas avec vous ?

– Nous ne pouvons pas discuter les ordres.

Gisèle demanda :

– Et pour où pars-tu ? L’Allemagne ?

– Non, pour l’Afrique.

Les deux autres s’exclamèrent :

– L’Afrique ?...

– Mais pourquoi ?

IXE-13 les fit taire d’un signe :

– Ne parlez pas trop fort. N’oubliez jamais que les murs ont des oreilles. Nous parlons toujours trop. Je ne peux rien vous dire.

– Mais...

– Inutile d’insister Gisèle. Il faut toujours garder le plus grand secret autour de nos missions.

– Qu’as-tu à faire là-bas ?

– Une mission. C’est tout. Ne me posez plus de questions. Il me reste deux jours à passer avec vous deux et je ne veux pas qu’ils soient attristés par la pensée du départ.

– Peuchère patron, vous avez raison. Quand on travaille au service du pays, il ne faut jamais trop en demander. On accepte ce qu’on nous donne, et en avant, sans discuter.

– Bien parlé, Marius.

– D’autant plus que nous nous reverrons certainement.

Ils ne parlèrent plus de la mission de l’as des espions canadiens.

Mais où Jean Thibault, IXE-13, doit-il aller ?

En Afrique ?

Mais quelle partie d’Afrique ?

Et quelle mission a-t-il à remplir ?

II


Vers neuf heures, le même soir, Gisèle monta à sa chambre.

Peu de temps après, Marius la suivit.

Resté seul, IXE-13 déplia la lettre contenant les instructions sur sa nouvelle mission.

– Endroit : Tanger, Maroc, Afrique.

Mission : Il y a là-bas un savant français qui fait des études sur un gaz puissant. Formules chimiques disparues depuis trois jours. Impossible de retrouver formules et voleurs. Présence probable d’espions sur les lieux. Faire enquête discrètement et remettre coupable aux mains de l’armée du général de Gaulle.

Deux fois, IXE-13 relut la feuille.

Les instructions étaient très minces, les détails peu importants. Comment devait-il s’y prendre ?

– Je verrai là-bas ce que je peux faire.

Il savait qu’il devait partir deux jours plus tard, avec un régiment de troupes canadiennes, qui devait plus tard traverser en Italie.

Il se ferait d’abord passer pour un soldat.

Rendu à Tanger, il verrait.

Le lendemain, IXE-13 alla de nouveau se rapporter au hangar, dans la ruelle.

L’homme qui semblait commander lui dit :

– Vous partez demain. Voici votre costume de soldat, voici vos papiers.

IXE-13 jeta un coup d’œil.

– Jean-Paul Gingras !

– Oui. Vous êtes « private ».

– Bien, quand dois-je me rapporter ?

– Pour huit heures.

– Où ?

– À Kingston.

– Entendu.

IXE-13 repartit avec son paquet sous le bras.

Il devait partir plus tôt qu’il ne le croyait à cause de ce voyage de Londres à Kingston.

Il entra à la gare de Londres.

– Monsieur ?

– À quelle heure le dernier train pour Kingston ?

– À huit heures ce soir.

– Merci.

IXE-13 alla rejoindre ses deux amis.

– Je pars ce soir à huit heures.

– Mais, dit Gisèle, je croyais que tu ne devais partir que demain.

– Je ne pars que demain, mais pas de Londres.

– Ah, je comprends.

La journée ne fut pas très gaie pour les deux amoureux.

Ils sentaient l’heure de la séparation proche.

Marius les avait laissés, comprenant bien leur chagrin.

– Jean !

– Gisèle !

– Une fois de plus, nous devons nous quitter.

– Ce n’est pas la première fois, Gisèle, et je suis toujours revenu.

Deux larmes coulèrent sur les joues de Gisèle.

– Gisèle ! Il faut être courageuse.

– Excuse-moi... je pensais... que si là-bas, il t’arrivait quelque chose...

– Allons, chasse ces vilaines pensées. Je veux que tu sois joyeuse jusqu’à mon départ.

– Bien, mon Jean, je te le promets.

Et elle tint promesse.

Vers sept heures, IXE-13 eut des adieux touchants avec ses deux compagnons.

– À quand ? demanda Marius.

– À... à bientôt, répondit laconiquement IXE-13.

Il embrassa tendrement Gisèle et donna une poignée de main à Marius.

Puis il sortit et se dirigea vers la gare.

Il avait préféré arriver quelques minutes d’avance afin de pouvoir se changer.

Il se retira dans le salon des hommes.

Quelques minutes plus tard, il en ressortait revêtu de l’uniforme kaki.

Il avait maintenant une fine moustache.

Ses cheveux, légèrement allongés n’étaient plus en brosse comme autrefois.

Il avait l’air beaucoup plus jeune.

Il se dirigea vers le guichet où l’on vendait les billets.

– Un billet pour Kingston, s’il vous plaît ?

– Vous avez vos papiers ?

IXE-13 montrait ses papiers d’identification au nom de Jean-Paul Gingras.

Quelques minutes plus tard, il montait sur le train en direction de Kingston.

IXE-13 pourra-t-il remplir sa mission avec succès ?
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