La mondialisation : processus, acteurs, territoires








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Classe de Terminale L-ES Avril 2013

Contrôle de géographie

Composition


Le candidat doit traiter, conformément à la méthodologie enseignée, le sujet suivant :

Sujet : La mondialisation : processus, acteurs, territoires.

Classe de Terminale L-ES Octobre 2013

Sujet : La mondialisation : processus, acteurs, territoires.
Cette composition a été rédigée par Daniel Segone

(Département d’Histoire et de Géographie/Collège Protestant Français- Collège Notre Dame de Jamhour- Grand Lycée Franco Libanais)


Avec la fin de la Guerre froide et l’effondrement du bloc soviétique, un nouvel espace mondial émerge et la « mondialisation » entre dans une nouvelle phase [contextualisation : le sujet est introduit, ses bornes spatiotemporelles sont posées]. Ce processus d’intégration des économies nationales, caractérisé par de très fortes interdépendances économiques et une intensification des échanges, s’accélère [analyse du sujet par la définition du mot-clef principal]. Quelles sont les grandes caractéristiques de ce processus et qui en sont les principaux acteurs ? Comment la mondialisation aboutit-elle à une hiérarchisation de l’espace mondial ? [La problématique du sujet est posée]. Nous allons, dans trois parties différentes étudier d’abord ce processus (I), voir qui en sont les principaux acteurs (II) pour enfin montrer dans quelles mesure la mondialisation procède à une catégorisation des territoires une échelle planétaire (III) [annonce du plan].

La mondialisation est un processus ancien qui s’est accéléré et complexifié ces 20 dernières années. [phrase introductive]. Une première phase remonte aux XVème et XVIème siècles. Elle est inséparable des « grandes découvertes » et de l’essor d’un « capitalisme marchand », d’où l’expression « d’économie-monde » pour qualifier cette mondialisation des échanges. L’industrialisation, qui débute en Europe au milieu du XVIIIème siècle, constitue une deuxième phase de ce processus. Elle débouche sur une croissance du commerce international et l’essor d’un « capitalisme industriel ». Une troisième phase s’est développée à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale mais surtout au lendemain de la Guerre froide. Elle aboutit à une libéralisation des échanges et l’émergence d’un « capitalisme financier ».

La mondialisation se caractérise par conséquent par une intensification des échanges de toutes sortes. En effet, ces vingt dernières années, les flux, toutes catégories comprises, ont littéralement explosé. Les flux marchands, c’est-à-dire ceux de biens manufacturés, de productions brutes comme le pétrole, les matières premières, les métaux, de productions agricoles celles du blé, du café, du thé, du riz, des fruits exotiques, etc., ont fortement augmenté. Les flux financiers, eux aussi ont connu un essor, à l’instar des IDE, émis par les grandes firmes multinationales (FMN) dans le cadre de leurs activités économiques. Les mobilités humaines quant à elles se sont multipliées (migrations de travailleurs, tourisme, etc.) mais ce sont surtout les flux d’informations qui se sont le plus intensifiés. De nombreux facteurs expliquent l’explosion de ces flux. D’abord, avec la fin du conflit Est-Ouest, les frontières ont littéralement disparu dans certaines régions du monde entérinant ainsi le triomphe du libéralisme. Ensuite, la « révolution des transports » a contribué à l’accélération de ce processus. Les progrès techniques incessants ont permis de construire des moyens de transports de plus en plus performants : porte-conteneurs gigantesques pouvant transporter plus de 12.000 boites, supertankers, avions de ligne géants comme l’Airbus A-380, d’une capacité de transport de 900 passagers, etc. Enfin, la « révolution du numérique », celle des « nouvelles technologies de l’information et de la communication » (NTIC) explique quant à elle la vertigineuse augmentation des flux d’informations : internet, téléphonie mobile (SMS, Skype, Viber,…), etc. En fait, si la mondialisation est un processus qui s’est accéléré et a permis la mise en place d’interconnexions spatiales, assurant ainsi une meilleure intégration des territoires dans un marché désormais mondialisé, elle est l’œuvre de nombreux acteurs [phrase de transition].
La mondialisation met en jeu des acteurs puissants et variés [phrase introductive]. Les grandes entreprises qui interviennent sur le marché mondial sont les acteurs majeurs de la mondialisation : ce sont les firmes multinationales qualifiées parfois de « transnationales » (FTN). On en dénombre 80.000 actuellement. Elles contrôlent 800.000 filiales et sites de production dans le monde, emploient 80 millions de salariés et réalisent un chiffre d’affaires de plus de 20.000 milliards de dollars, c'est-à-dire l’équivalent de 65% du RNB mondial. La quasi-totalité (90%) de ces entreprises est de nationalité américaine, européenne ou japonaise. Ces firmes sont parfois plus puissantes que les Etats dans lesquelles elles interviennent. Elles constituent parfois au sein de leur propre pays de puissants groupes d’influence occultes, des lobbys, qui vont parfois jusqu’à infléchir la politique des pouvoirs publics dans de nombreux domaines comme dans celui de la politique étrangère ou sur certains dossiers et question sensibles. A titre d’exemple, certains analystes estiment que les grandes entreprises américaines opérant dans le secteur pétrolier (Exxon, Texaco, Chevron, etc.) et celles du « complexe militaro-industriel » (Boeing, Lockheed, Northrop, etc.) ont poussé l’administration Bush à intervenir militairement en Irak (2003-2012). En fait, ces entreprises qui ont l’espace mondial pour marché, organisent au mieux leurs activités en fonction des « avantages comparatifs » que leur procure chaque pays. Elles s’implantent par conséquent dans de nombreux Etats, externalisent leurs activités (délocalisations-relocalisations, opérations de sous-traitance) et procèdent parfois à des fusions-acquisitions. Elles sont dans de nombreux cas, à titre accessoire, des vecteurs de diffusion de marques et modèles de consommation planétaires autrement dit de cultures qui sont, le plus souvent, des déclinaisons de l’American way of life : Coca-Cola, Mac-Donalds, Dunkin’donuts, Starbucks, (culture alimentaire américaine) ; Nike, Levis, Ralph Lauren, GAP et tant d’autres (culture vestimentaire américaine), etc.

La mondialisation met en jeu de nombreux autres acteurs. Elle implique aussi les Etats qui, selon le cas, l’impulsent ou la subissent. Ceux-ci sont théoriquement souverains et assurent toujours la défense de leurs intérêts en participant à la mise en valeur, à une échelle nationale, de leur territoire (maillage, treillage) en lui donnant une dimension fluide grâce à une politique des transports, etc., par leurs choix budgétaires, leurs législations, leurs politiques d’aménagement des espaces, notamment. Le rôle des Etats a été mis exergue récemment par la récente crise économique, celle de 2008-2009. Véritables gardiens du tissu économique, leurs interventions ont été décisives : nationalisations d’entreprises défaillantes, aides sectorielles, mise à la disposition du circuit bancaire et financier d’importantes liquidités, etc. Par ailleurs, ces mêmes Etats se regroupent et prennent parfois la tête d’organisations régionales, véritables tremplins pour imposer la compétition internationale mais aussi remparts de protection face aux dangers d’un monde sans frontières : Union Européenne, Mercosur, ASEAN, ALENA, etc. En outre, l’action des organisations intergouvernementales (OIG) obéit aux directives des Etats puissants initiateurs de la voie libérale : ceci est le cas de l’ONU dont le fonctionnement du Conseil de sécurité est limité par le jeu des cinq Etats qui en sont des membres permanents et disposent d’un droit de veto (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine), du FMI, de la Banque mondiale, de l’OMC, du G20, etc. Enfin, la mondialisation s’appuie aussi sur d’autres acteurs : les grandes métropoles (« villes globales », « mondiales », etc.), les organisations non gouvernementales (ONG), les marchés de consommation (marché américain, européen, etc.) et même, dans certains cas, sur des réseaux illicites, des mafias. Ces derniers constituent une importante économie parallèle qui échappe au contrôle des Etats. Ils sont spécialisés dans la vente d’armes, les trafics de drogue, la prostitution, la contrefaçon, l’immigration clandestine, le blanchiment d’argent, etc. En réalité, la mondialisation est un processus qui s’accélère et se diffuse inégalement à une échelle planétaire [phrase de transition].
La mondialisation aboutit à une hiérarchisation et une mise en réseaux des territoires [phrase introductive]. L’accroissement des échanges et l’ouverture des frontières ont contribué à l’émergence d’espaces « moteurs » au sein desquels se situent des centres d’impulsion majeurs. Ces espaces dominants de la mondialisation se déclinent en trois principaux grands pôles de puissance structurants : Etats-Unis, Union européenne et Japon (ex-Triade ou oligopole). Les échanges mondiaux sont dominés par ces trois pôles traditionnels qui fonctionnent comme un ensemble relativement cohérent et solidaire. La majorité des flux s’opère intra-zone ou entre ces trois pôles. De cette configuration résultent des inégalités qui se traduisent par une division planétaire qui aboutit à une hiérarchisation des territoires en trois grands ensembles comprenant les espaces « moteurs » qui dominent ce processus (Amérique du Nord, UE, Japon, « Dragons » asiatiques, etc.), ceux « en voie d’intégration », qualifiés aussi « d’émergents » (BRICS, certains PPP et pays ateliers) et ceux qui restent « en marge » de ce processus et ne connaissent aucun développement.

Cette fragmentation de l’espace mondial est reflétée partiellement par la maîtrise des flux, facteur déterminant et élément moteur de la mondialisation. La grande majorité des flux, ceux à forte valeur ajoutée notamment, reste polarisée par les espaces « moteurs », c'est-à-dire l’Amérique du Nord, l’UE et le Japon, etc., qui dominent le processus de mondialisation. Cette domination ne semble pas encore sérieusement remise en cause à ce jour par l’émergence de pôles « secondaires » qui forment des territoires en voie d’intégration. Ceux-ci gravitent le plus souvent autour des nouvelles puissances régionales telles que le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud (BRICS) et la montée en force de la zone Asie-Pacifique permet de résorber un certain nombre d’inégalités. Si l’intensification des flux reflète les inégalités socio-spatiales, elle tend même à les aggraver. Cette situation se retrouve en fait dans les nombreux espaces qui restent complètement en marge de la mondialisation : l’exemple, de l’Afrique subsaharienne et de certains pays asiatiques (Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, etc.) illustre cette affirmation. Dans ces espaces vivent des millions de personnes qui côtoient quotidiennement la misère (le revenu moyen d’un habitant y est inférieur à un dollar et demi par jour) et habitent dans des bidonvilles ou dans des régions enclavées, sans soins médicaux, sans électricité et sans accès aux transports modernes, ni aux NTIC. Ils sont le théâtre de guerres, de famines, d’épidémies de maladies (du SIDA, notamment), etc. Ces espaces ne participent pas à la mondialisation et certains auteurs évoquent la « fracture numérique » pour qualifier cette situation de marginalisation. Le schéma suivant permet de montrer la différenciation spatiale à laquelle aboutit la mondialisation :
L’inégale insertion des territoires au processus de mondialisation :

Pour conclure, la mondialisation est un processus ancien qui s’est accéléré au lendemain de la Guerre froide. Il met en jeu de nombreux acteurs et aboutit à une hiérarchisation des territoires. En fait, la mondialisation crée des inégalités à toutes les échelles. Ce processus reste donc à ce jour incomplet, ou du moins, en grande partie inachevé [volet de fermeture : phrase résumant le développement et répondant à la problématique posée en introduction]. Avec l’affirmation d’une « mondialisation ultra libérale et hyper-capitaliste », nous assistons aujourd’hui à la montée en puissance d’un vaste débat portant sur de possibles alternatives allant de la « démondialisation » pure et simple, c'est-à-dire de l’antimondialisation extrême, à « l’altermondialisation », autrement dit à des aménagements plus ou moins profonds de sa gestion et de ses effets La crise de 2008-2009 semble amorcer un tournant à ce niveau et impose de nouveaux compromis à toutes les échelles [volet d’ouverture en relation avec le sujet].

Classe de Terminale L-ES Mars 2013
Sujet : La mondialisation : processus, acteurs, territoires.
Introduction
Avec la fin de la Guerre froide et l’effondrement du bloc soviétique, un nouvel espace mondial émerge et la « mondialisation » entre dans une nouvelle phase [contextualisation : le sujet est introduit, ses bornes spatiotemporelles sont posées]. Ce processus d’intégration des économies nationales, caractérisé par de très fortes interdépendances économiques et une intensification des échanges, s’accélère [analyse du sujet par la définition du mot-clef principal]. Quelles sont les grandes caractéristiques de ce processus et qui en sont les principaux acteurs ? Comment la mondialisation aboutit-elle à une hiérarchisation de l’espace mondial ? [La problématique du sujet est posée]. Nous allons, dans trois parties différentes étudier d’abord ce processus (I), voir qui en sont les principaux acteurs (II) pour enfin montrer dans quelles mesure la mondialisation procède à une catégorisation des territoires à une échelle planétaire (III) [annonce du plan].

Proposition de plan


  1. Un processus d’intégration ancien qui s’accélère et s’intensifie :

  1. Les phases de la mondialisation : du « capitalisme marchand » au « capitalisme financier ».

  2. Un processus d’interconnexion des espaces caractérisé par une intensification des échanges.

  1. Un processus mettant en jeu de nombreux acteurs :

  1. Les firmes multinationales.

  2. Les Etats et les autres acteurs.

  1. Un processus de hiérarchisation de l’espace mondial :

  1. Typologie spatiale : pôles « dominants », en « voie d’intégration » et en « marge ».

  2. La maîtrise des flux, facteur déterminant de la hiérarchisation des espaces.

Conclusion
Pour conclure, la mondialisation est un processus ancien qui s’est accéléré au lendemain de la Guerre froide. Il met en jeu de nombreux acteurs et aboutit à une hiérarchisation des territoires. En fait, la mondialisation crée des inégalités à toutes les échelles. Ce processus reste donc à ce jour incomplet, ou du moins, en grande partie inachevé [volet de fermeture : phrase résumant le développement et répondant à la problématique posée en introduction]. Avec l’affirmation d’une « mondialisation ultra libérale et hyper-capitaliste », nous assistons aujourd’hui à la montée en puissance d’un vaste débat portant sur de possibles alternatives allant de la « démondialisation » pure et simple, c'est-à-dire de l’antimondialisation extrême, à « l’altermondialisation », autrement dit à des aménagements plus ou moins profonds de sa gestion et de ses effets La crise de 2008-2009 semble amorcer un tournant à ce niveau et impose de nouveaux compromis à toutes les échelles [volet d’ouverture en relation avec le sujet].

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