La cause de cette forte croissance économique est pour une part liées à la guerre de Corée








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L’EXPANSION ECONOMIQUE :

1950 A LA FIN DES ANNEES 1960


  • La période qui s'ouvre avec 50’s connaît une forte croissance économique pendant deux décennies. Les fruits de la croissance vont être accessible à toute la société  amélioration du niveau de vie qui va bouleverser la société française.

  • La France de 1950 est encore très proche de celle des 30’s qui n'était pas si loin de celle du début du siècle. Par contre, la France de la fin des 60’s est complètement changé.

  • À la fin des 40’s, les français ont bien du mal à saisir dans quel sens va se faire l'évolution de l'économie et de la société française. Il y a alors des mouvements désordonnés de l'économie française ( planification).Cette période d’expansion est souvent mal présentée en raison du succès d’une formule de Fourastié « Les 30 Glorieuses » (1954 et non à la Libération).

  • Au début des années 50, il n'y a aucune préparation à l'expansion. Les concepts, les instruments et la pratique de l'expansion n’existent pas.

Il y a deux étapes sur cette période :

  • En premier, un repérage des phases économiques en trois temps :

1950-54.

1954 : on entre dans l'expansion volontairement.

1958 : année de la Vème République, on entre dans un mouvement où l'expansion est palpable. L'expansion devient normale.

  • En second, on voit comment la société encaisse et produis l'expansion.




  • Tournant conjoncturel et scepticisme intellectuel


1) Le boom coréen


  • La fin 40’s est marquée par un fléchissement des activités économiques liées à une austérité. Le plan d'assainissement de Mayer a comme effet un coup de frein relatif à la croissance. Or, en 1950-51, à nouveau, l'économie s'emballe.

  • En 1950-51, il y a un changement de rythme, l’économie redémarre : le PIB va  de 7,9% en 1950 et la production industrielle  de 6,7% et en 1951 de 9,6%. Cette accélération de la croissance a des allures de surchauffe. L’appareil économique repart mais en étant utilisé au maximum de ses capacités.

  • La cause de cette forte croissance économique est pour une part liées à la guerre de Corée. La Corée du nord envahi la Corée du sud en juin 1950.

  • L'ONU condamne cette invasion et décide d'envoyer des troupes en Corée du sud. On est à deux doigts de la troisième guerre mondiale car d'un côté on à la Corée du nord, la Chine et l'URSS et de l'autre côté, la Corée du sud et les USA.

  • Dans cette perspective apparaît l’idée de stock pour avoir des ressources en cas de conflit. Il y a un facteur de demande qui tire cette croissance française, une croissance malsaine liée à une préparation militaire pour la guerre.

  • À cette cause s'ajoutent des raisons françaises : la France est en guerre depuis 1946 en Indochine où ça se passe mal, d'où des dépenses supplémentaires. Il y a donc de fortes dépenses militaires.




  • Cette croissance s’accompagne d’une reprise de l’inflation car le prix des matières premières flambent dans le monde entier  répercutions dans les industries les utilisant, et une partie de ces dépenses ne repartent pas dans l’économie (elles flambent où elles sont stockées).

  • Des facteurs internes qui poussent à la hausse des prix : mauvaise récolte en 50 et 51, la période électorale en 51 donc dépenses pour amener des électeurs et donc nouvelle émission de monnaie.

  • Le gouvernement lâche des dépenses, les entreprises nationales qui sont moins financées augmentent leurs tarifs.

  • Les prix des charbons augmentent de 45%. Les salaires augmentent en particulier les bas salaires. En février 1950, une loi sur les conventions collectives a été votée qui instaure une négociation salariale. Cette loi de 1950 prévoit d’instaurer un SMIG en mars 1950. En septembre 1950, il augmente de 14,6%.



  • En parallèle, les prix s’envolent. L’indice des prix a augmenté de 23% entre 50 et 51. L'inflation est de retour. Il y a alors un sentiment de fatalité et mécontentement de l'opinion publique française qui est prête à soutenir toute politique qui stopperait une hausse des prix.


2) L’expérience Pinay et la récession


  • Antoine Pinay est un homme politique qui va laisser une trace durable. Il arrive à la tête du gouvernement en mars 1952 : gouvernement de droite. Il avait été élu en 1936 contre le front populaire. Il fait partie des députés ayant voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.

  • Il est un patron de PME, il dirige une tannerie à Saint Chamon (Loire). Pinay va jouer un rôle: celui du français moyen.

  • Il va alors user des médias avec intelligence (radio). Il donne l’impression de s'adresser directement aux familles. Il propose aux français de mettre un terme à l'inflation, stopper la hausse des prix et il va réussir. Ensuite, Pinay va être une référence pendant quarante ans.




  • Pinay est un libéral et il s’entour d'hommes qui étaient passé de mode : des libéraux orthodoxes, monétaristes comme Jacques Rueff dont la religion est la stabilité du franc.Il est partisan d'une politique de rigueur forte, de défense du franc.
    Mesures que va prendre Pinay :

  • Mesures classiques de déflation

  • Réduire la monnaie en circulation

  • Limiter les investissements publics

  • Augmenter les impôts indirects

  • Ramener la confiance

Il lance un emprunt pour 60 ans à 3,5 % garantie car indexé sur l'or.


  • Il y a un peu de dirigisme : le gouvernement fait savoir que si les prix continuent d'augmenter, il augmentera les importations et il menace même les commerçants d'imposer un double étiquetage : prix de vente - prix d'achat.

  • Les prix vont être stabilisés, ils vont même  : l'indice des prix qui était de 148 en février passe à 142 en juillet 1952. Pendant trois ans, les prix vont se stabiliser. En juillet 1952, il y a une  des prix et même en 1953, 1954 les prix restent stables  première fois depuis les 30’s que l'inflation semble stoppée.




  • Les résultats sont-elles liées à Pinay ? Oui et Non: les mesures ont aidé mais ce qui se passe en France se passe également ailleurs. Il y a donc également une origine extérieure. La panique qui s'est emparée de l'opinion en 1950 s'estompe.

De plus, le stockage a entraîné le remplissage des entrepôts. Il faut maintenant les vider   des prix. Ce qui se passe au niveau des produits industriels se passe également pour les matières premières: il y a donc un processus international qui pousse les prix vers le bas.


  • Les mesures prises par Pinay :


L’emprunt est un succès, sur le court terme il résout le problème mais il compromet l’avenir.

Le budget de l’Etat : Les dépense militaires ont continuées. En 1951 : 29% du PIB et en 53 :34,8% du PIB.
Les coupes opérées dans les dépenses civiles pèsent sur l'activité économique : la croissance économique ralentie. En 1952, le taux de croissance industrielle n'est que de 2% et cette croissance médiocre se retrouve en 1953 (2,3 %). Cela entraîne une réapparition du chômage. En 1953, on compte plus de 214.000 chômeurs.

Un certain nombre de secteurs sont touchés durement, notamment le textile. L'industrie du textile entre en crise en 1952 et ne s'en relèvera jamais. C'est la même chose pour le cuir. L'automobile est également touchée. Il y a alors un processus de concentration des constructeurs : il avait un nombre important de constructeurs et les plus fragiles vont couler.


3) La croissance perdue ?



  • Sur le moment, la pause (de 1953) n’est pas analysée comme un épisode mais elle est perçue comme un retour à la normale  retour à la stagnation économique et donc à la crise.

  • Il y a des incertitudes sur l'avenir qui se traduisent par recul fort des investissements. Les entreprises inquiètent de l'avenir réduisent leurs investissements.

  • De plus, le premier plan arrive à son terme en 1952 et ses objectifs sont médiocrement atteints. Il semble même à un moment que l'on renonce au plan : il n'y a pas de plan entre 1952 et 1954. Cette absence montre l'incertitude présente : on a du mal à se projeter dans avenir.




  • Il y a également une peur de l'ouverture économique qui se présente au début des années 50 avec un projet de construction économique européenne.

  • Les E-U ont exigés qu’il y ait une coordination des politiques économiques européenne pour pouvoir bénéficier du plan Marshall. L’idée est de créer un pilier européen face à l’URSS.

  • L’Europe, dans cette perspective Atlantis commence à fonctionner par elle-même. En 1950, un projet économique de communauté du charbon et de l'acier (CECA) est avancé. Le projet est d'origine française mais s'inscrit dans le contexte de guerre froide  idée de continuité avec le plan Marshall et dépasser au plus vite le contentieux et les antagonismes hérités de la 2nde G-M en réintégrant pleinement l’Allemagne occidentale.

  • On choisit alors 2 secteurs, qui ont étaient des facteurs antagonistes, le charbon et la sidérurgie. L’idée est d’abaisser, ou supprimer à terme tous les obstacles douaniers, fiscaux qui gênent les échanges entre la France et l’Allemagne. L’objectif est d’aller vers un marché unique des pays européens.

  • Quelle est l’attitude des dirigeants français par rapport à ce projet ?  Réticences


 Réticence politiques de la part des communistes et des gaullistes ;

 Réticence de la part des patrons de la Sidérurgie qui acceptent la CECA contre une aide publique importante et une canalisation de la Moselle ;

 Réticence de l’opinion ;

 Réticence de nature économique : l'économie allemande augmente de 38 % quand le PIB français n'augmentent que de 17 %.


  • On est donc revenu à une situation économique des 30’s. Parmi les experts, les modernisateurs commencent à douter. L’un d’entre eux publie un article qui témoigne de ce sentiment (« Le grand sommeil de l’économie française »). Mais tous les experts se trompent.

Ce qui va se réaliser c’est l'expansion.



  • Le choix de l’expansion : 1954-1958



1) L’orientation publique


  • Il y a un choix politique de l’expansion. Chez les modernisateurs, on est convaincu que la croissance est une bonne chose et qu’elle est à porté de la main. Encore faut-il repérer, cerner ce qui freine la croissance, ce qui la gêne.

  • En 1953-54, comme en 1944, la cause générale retenue est ce qu’on appelle le malthusianisme (la crainte de la croissance).

  • Poser la question de la croissance signifie qu’on est convaincu que le pouvoir politique avec tous les leviers dont ils disposent à l’époque, peut s’il le veut revenir dans la croissance.

  • Derrière cette analyse on retrouve l’influence des thèses Keynésiennes, on peut agir sur la croissance en jouant sur l’offre et la demande. C’est la responsabilité des pouvoirs publiques qui peut impulser cela quitte à ce qu’il y a des effets sur la monnaie etc.… (Au prix de l’inflation s’il le faut).

  • Encore faut-il trouver des responsables politiques qui partage ce point de vue et qui seront prêt à prendre ce risque. Parmi ces responsables, PMF qui est un radical de gauche.

  • Après la démission de Pinay, le 2 juin 1953, PMF tente sa chance en prononçant un discours d’investiture devant les députés. A l’issue de ce discours il y a un vote et s’il dispose de la majorité, il est retenu pour former le gouvernement.

  • Il n’obtiendra pas la majorité mais son discours est argumenté économiquement. Pour lui, le pays souffre d'embonpoint. Il faut muscler le pays, la mauvaise graisse est représentée par les charges qui pèsent sur la vie économique. Il faut réduire le déficit budgétaire :

_ il faut réduire les aides aux entreprises nationalisées et les autres dépenses de l'État ;
_ diminuer les dépenses militaires qui représentent 41 % du budget de l'État ;

_ en direction du secteur privé, PMF souhaite que tout soit fait pour muscle

r le secteur privé, qu’il faut en quelques sortes lever toutes les protections inutiles et dangereuses qui protègent l’économie française et qui l’empêche de se moderniser  encourager les entreprises françaises à développer la productivité il faut soumettre les entreprises françaises à la concurrence européenne.

  • Il prévoit une réforme fiscale qui encouragera les investissements et qui orientera les crédits vers l’investissement productif.



  • C'est une politique néo-libérale : aider le secteur privé à jouer tout son rôle. Mais il ne s'agit pas de développer le secteur privé pour lui-même mais pour relancer la croissance : retrouver un taux de croissance élevé.

  • Cette croissance doit permettre de développer la consommation et d'améliorer le niveau de vie de la population : l'économie est vu dans une perspective sociale. On n'est pas très loin de l'état d'esprit de la libération.




  • Bien qu’il n’obtienne pas la majorité, son discours a été entendu, la presse la reprit et une partie va faire campagne pour PMF. Donc même s’il échoue, son analyse se propage. Joseph Lamiel, prend comme ministre des finances un radical (Edgar Faure) qui déteste PMF et va reprendre à son compte les analyses de PMF.

  • Il va proposer un plan de relance économique qui prévoit d’aider par tous les moyens les investissements, d’ouvrir l’économie française sur le marché extérieur et de faire en sorte qu’il y ait des retombées sociales :

  • baisse les taux d’intérêts,

  • on fait en sorte que la fiscalité ne pénalise pas les investissements

  • la TVA est créée  impôt intelligent à l’époque car remplace la taxe à la production La TVA ne porte que sur la valeur ajoutée  cela ne va pas pénaliser les investissements, car ce qu’on investit (achat de matière première etc.…) on le récupère à la fin via la TVA

  • les services publics sont mis à contribution dans l’investissement. On impose aux entreprises publiques (SNCF ; EDF…) des prix de gros qui sont aux niveaux quasiment du coût de production (donc sans bénéfice).



  • Le 18 Juin 1954, le gouvernement Lamiel tombe, du fait de l’incapacité ou de la crainte des hommes politiques d’arriver au pouvoir pour prendre une décision (mettre fin à la guerre d’Indochine). PMF se présente alors en Juin 1954, il représente un discours qui reprend en gros ce qu’il avait déjà dit, il obtient l’investiture et peut former un gouvernement destiné à appliquer ses conditions.

  • Il demande au mois d’août les pleins pouvoirs économiques que lui accorde l’Assemblée nationale.

  • Donc, vont arriver une série de mesure :

  • mieux répartir les activités économiques sur l’ensemble du territoire, c'est-à-dire délocaliser la production industrielle (dans le territoire métropolitain), faire en sorte que l’industrie ne se concentre pas aux mêmes endroits ;

  • diminuer l’impôt sur le bénéfice des entreprises en encourageant l’investissement ;

  • dans l’agriculture, on aide les agriculteurs. On organise les marchés agricoles, on supprime une partie des intermédiaires  Libéraliser les échanges commerciaux, supprime une partie des obstacles qui gêne la concurrence des produits étrangers par rapport aux produits français.



  • Sur la lancée un 2ème plan est mis en œuvre en 1954, qui commence à fonctionner mais ne sera adopter par les députés qu’en 1955. Il prend en compte des choses que le 1er plan a négligé. Il met l’accent sur :

  • la consommation des ménages (alors que 1er plan centré sur la production pour la reconstruction),

_logement.

2) Les premiers résultats : Points forts et faiblesses économiques



  • Le basculement de 1954 fait sentir ses effets. La croissance annuelle du PIB a atteint dès 1954, 5,4 % et elle ne descend plus en dessous de 5 % jusqu'en 1958.

  • Elle dépasse même les 6% en 1957 (6,3 %).La croissance est donc de retour. La croissance industrielle est plus forte, en 1956 PIB = 5,1%, la croissance industrielle est de 5,9%.



  • On assiste à une industrialisation du pays, à tel point que le plan lancé en 1955 avec un an de retard est réalisé avec 1 an d’avance (devait s’achever en 1958).

  • Donc dès 1957 on lance le 3ème plan avec 1 an d’avance. Il y a une croissance forte non éphémère. Mais ces résultats marquent des disparités :
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