Cours de Nouvelles de l’amopa le Journal de Nicholas Flamel








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date de publication28.04.2017
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LOLA DUBAR

1L1

Lycée Pasteur, 1 rue des urbanistes, Lille

ce.0590117g@ac-lille.fr

Professeur : Coraline Soulier
Concours de Nouvelles de l’AMOPA
Le Journal de Nicholas Flamel
Je vais vous raconter mon histoire, je m’appelle Maxwell, j’ai trente-deux ans et je suis notaire spécialisé dans l’immobilier. J’habite à Liverpool avec ma femme Annie, et mon fils Charlie.

C’était un mardi classique, il était sept heures trente et je prenais ma voiture pour me rendre au travail, à Saint Helens. Arrivé au bureau, ma patronne m’appela à son bureau.

- J’ai une triste nouvelle à vous annoncer Maxwell…

Pensant que j’allais être licencié, je me sentis pâlir.

- … Madame Waston est décédée cette nuit d’une crise cardiaque, comme vous le savez elle était veuve et n’avait pas d’enfant… Je pensais qu’on allait devoir s’occuper de son manoir mais ce ne sont pas ses dernières volontés. Elle vous lègue celui-ci, tenez, voici les papiers dans lesquels elle explique ce choix, je crois que cela vous éclairera… Je vous laisse réfléchir, naturellement je vais m’occuper du dossier vous n’avez pas le droit de vous occuper d’un dossier auquel vous êtes rattaché personnellement. 

- Oh… C’est une bien triste nouvelle en effet… Bien, je vais lire ces documents et reviendrai vers vous plus tard, merci… de… de m’avoir prévenu.

Madame Watson était une de nos « clientes » les plus fidèles, beaucoup de « charognards », comme elle les appelait, tournaient autour de son manoir voulant le racheter alors elle nous avait souvent demandé de faire comme si le manoir était en compromis de vente. Quelques paroles avec un jargon bien professionnel avaient pour but de les dissuader, le tour était joué, elle était tranquille pour plusieurs mois.

C’était toujours moi qui m’occupais de ce « cas », depuis elle était devenue une amie et son décès m’attristait réellement …Mon premier réflexe avait été d’appeler ma femme pour lui annoncer la nouvelle, elle était aussi bouleversée que moi. Je m’attelais ensuite à l’ouverture de cette enveloppe :

« Mon petit Maxwell,

Si tu lis cette lettre c’est que je ne suis plus de ce monde malheureusement, mais rassure-toi, je suis en paix et j’ai rejoint mes amis et mon mari, tu sais, Edward, je t’en ai parlé maintes et maintes fois …

Je veux que ce soit toi qui gardes mon manoir, il est hors de question qu’il se retrouve entre les mains de ces charognards assoiffés d’argent…

S’il te plaît prends en soin, rénove-le si tu en as l’envie, mais garde cette âme, ce côté « Vintage » comme dit souvent Annie… »

Encore quelques lignes et je sentais les larmes me monter aux yeux, c’était décidé, je gardais le Manoir Watson ! Ce fut une dure journée.
Mercredi je pris le temps de rassembler mes affaires, un sac de voyage, des grands sacs poubelle, de quoi écrire, des pochettes pour trier, des caisses en plastique coloré.Je mis le tout dans le coffre de mon Audi A6 et je pris la route pour le Loch Ness !

Je ne fis qu’une seule pause à mi-chemin, une « pause-clope » si Annie était là je crois qu’elle m’aurait engueulé, je lui avais dit que j’avais arrêté. Encore deux heures, j’arrivais dans ce petit chemin reculé que je connaissais si bien, je remontais la pente pour voir apparaître cette grille qui me parut plus triste que jamais… Je sortis les clefs de ma poche, ouvris la lourde porte, déposai mes affaires au bas de l’escalier, il y avait encore l’odeur de lys si chère à madame Watson…

Je n’avais que trois jours pour trier, ranger, nettoyer ce manoir. Au boulot ! Je commençais par le living-room, un coup de balai, un de chiffon, une serpillière, une bougie parfumée et c’était fait, je fis machinalement les mêmes étapes dans les autres pièces de la demeure. Il était vingt-deux heures trente, j’étais arrivé à quinze heures, il était temps de dormir, je me couchai alors dans le canapé.

Le lendemain matin, réveillé par le bruit de la pluie à sept heures, après un café noir, très fort, j’attaquai les étages ; même rituel balai, serpillière, bougie. Vers seize heures j’arrivai à la porte du grenier, je n’avais jamais été dans cette pièce, devais-je ouvrir la porte ? Le doute m’assaillit, la curiosité prit le dessus j’ouvris la porte. Un nuage de poussière apparaissait :

« Foutue allergie ! keuf keuf »

J’allumai la lumière mais une lampe de poche n'aurait pas était de trop.

Je découvris une montagne de cartons, un vieux rocking-chair en bois acajou enseveli sous des vieux … tissus ?

Bien, commençons par le commencement : le rocking-chair ! Armé de mes sacs poubelle, je rangeai les tissus qui étaient en fait de vieilles robes «  elles sont d’un autre siècle on dirait des costumes de théâtre, je ne vais pas les jeter, je vais en parler à Annie », il y en avait beaucoup plus que ce je ne pensais, cinq sacs !

J’arrivais aux cartons, la plupart contenaient des photos, des cartes postales, des lettres, et soudain un bruit de vaisselle, pensant tomber sur des verres ou des assiettes, je trouvais ce qui ressemblait à des fioles, je sortis donc du grenier, allai dans la cuisine pour me servir un grand verre de whisky, eh oui j’étais en Ecosse ne l’oublions pas, « ça me remontra »

- À la lumière j’y verrai plus clair, je pourrais enfin voir ce qu’il y dans ce carton.

Finalement j’avais bien vu, c’était bien des fioles ! Une vraie panoplie de chimiste là-dedans ! Pourquoi Madame Watson avait-elle donc tout ceci ? » Des fioles, de la poudre, une poudre bleue, une rouge, des pigments ? L’odeur était forte, comme une odeur de terre et de sang, pas très agréable …

Je retirais donc toutes ces fioles, et découvris dessous une espèce de grimoire, enveloppé d’un vieux torchon poussiéreux … Au-dessous, un livre plus petit, comme un carnet avec une couverture de cuir vert émeraude, avec des écailles comme celles d’un serpent, il avait l’air étonnamment neuf, il n’y avait aucune poussière.

Je l’ouvris, les pages étaient usées comme celles de vieux parchemins, l’écriture était très soignée bien qu’incompréhensible, les traits étaient nets, il y a des signes, des symboles… L’encre elle, semblait très bien conservée. Je feuilletais ce carnet pour découvrir dans la couverture, marquée dans le cuir, une inscription « Nicholas Flamel XIV°s » avec un oiseau en feu juste au-dessous, sur un perchoir doré.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! »

Un phénix ? C’était des oiseaux de légende, un mythe, et qui était Nicholas Flamel et surtout qu’est-ce que madame Watson faisait avec un bouquin du quatorzième siècle dans son grenier ?! Je repris une gorgée de mon whisky.
Je commençai donc à lire ce carnet : « J1, E1 Les pierres de feu » suivi de quelques symboles. 

Des runes ? « Non je ne pense pas » me disais-je, je ne les reconnaissais pas, je continuai ma lecture.

« Je vais presser des pierres pour en faire de la poudre et pouvoir ensuite en tirer le champ magnétique, à l’aide de mon diamant de carbone réalisé par moi-même 200 ans auparavant et de Maggie mon dragon Magyard à pointes je brûlerai la poudre pour n’en récupérer que les métaux… »

- Eh bien, ce gars-là avait de l’imagination, il a trop lu Harry Potter ou quoi !? L’odeur de ses pigments lui serait-elle montée à la tête ? Deux cents ans mon œil oui ! 

J’appelai Annie pour qu’elle me rejoigne, elle laisserait Charlie chez sa grand-mère.

Je quittai ma cuisine pour retourner dans le grenier, le reste c’était des cartons et de la paperasse.

Vingt-deux heures, on sonna, c’était Annie, je la serrai contre moi et l’embrassai tendrement, elle avait amené des boîtes supplémentaires et des chiffons.

- Alors qu’est-ce qui passe ? Pourquoi tu n’as rien voulu me dire au téléphone ?

- Bah déjà je ne voulais pas être seul, ensuite j’ai trouvé des vieux costumes de théâtre, je me dis que ça pourrait te servir pour ton association et enfin, le plus important regarde ce que j’ai trouvé : un carnet en peau de serpent.

Elle examina méticuleusement la couverture puis les premières pages, nous nous étions assis dans le canapé, près de la cheminée.

- C’est vraiment étrange tu as raison mais ces symboles ça veut dire quoi ?

- Je ne sais pas justement…

- Il a noté ça comme des mesures, tu crois que ce sont des doses ? »

J’allai donc chercher toutes ces fioles qu’il y avait dans le carton.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Les fioles qu’il y avait dans le carton.

- Ah ! et ?

- Je n’avais pas bien regardé, mais il y a des gravures sur le col des bouteilles.

- Des gravures ?

- Oui, tiens regarde !

En effet, en observant de plus près, chaque symbole du carnet correspondait à un symbole sur une fiole.

- C’est donc sa liste de matériel ! 

Avec Annie avons fini de débarrasser les deux étages mais pas le grenier, eh oui, six chambres, quatre salles de bain, ça faisait beaucoup de boulot !

Le lendemain nous nous sommes dit qu’il fallait aller voir un spécialiste, quelqu’un qui s’y connait vraiment en chimie ou plutôt en alchimie, vu le contenu du carton… Vers onze heures donc, nous allâmes à Glasgow dans la boutique du professeur H. Slughorn « spécialiste en chimie, et pratiques magiques en tout genre ».

Il nous expliqua que jamais il n’avait pu trouver un aussi beau grimoire et un journal aussi bien conservés, et que Nicholas Flamel était le plus grand alchimiste connu à ce jour ayant réussi à fabriquer la Pierre Philosophale, « c’est une substance légendaire dotée de pouvoirs étonnants, elle permet de changer n’importe quel métal en or et produit l’Élixir de longue vie, Mais Flamel a disparu sans laisser de traces. » Et trouver enfin une possible preuve de son existence après des années de recherches était extraordinaire. 
Pourquoi Mme Watson avait-elle le journal d’un alchimiste dans son grenier ?

Le Pr. Slughorn nous avait longuement questionné sur elle, la provenance de cette boite en carton, nous restâmes près de quatre heures dans la boutique, entourés de bouquins et de flacons en tous genres. Nous revînmes au manoir avec des questions, des formules plein la tête : il nous restait une journée pour résoudre ce mystère… Le lendemain nous cherchâmes de nouveaux indices dans le journal, il y avait plus de cinq cents expériences, toujours autour d’une pierre rouge sang.

Finalement à l’expérience cinq cent trente-quatre Nicholas Flamel avait réussi à utiliser pleinement les capacités de la pierre, sa femme Pernelle « qui adorait les fleurs de lys, s’en servait pour ses bijoux et ses couverts ainsi que ses pièces de monnaie ». Quant à lui, il s’en servait pour le mettre dans des fioles, le liquide étant transparent il pouvait y mettre des colorants « pour que personne ne se doute de rien ».

Cette histoire m’intéressait beaucoup trop pour que je ne reste que trois jours au pays du whisky, j’ai appelé ma patronne pour prendre deux jours de congés complémentaires prétextant un deuil trop lourd et beaucoup trop de travail dans le manoir.

Au fil des pages du journal plusieurs dessins et gravures avaient été faits, notamment des bijoux que transformait Pernelle. Il y avait une bague avec une pierre rouge sang au centre il était écrit au-dessous : « Pour toi Pernelle, une partie de mon travail acharné, une partie de moi ». Puis il y avait aussi un collier avec une longue chaîne avec au bout des cercles qui s’entrelacent.

Pendant que j’étais plongé dans ma lecture, Annie avait tenu à finir de nettoyer le grenier quand soudain je l’entendis m’appeler, je remontai et la trouvai dans le couloir, plein de poussière dans les cheveux, assise en tailleur avec dans ses mains une boîte en bois sombre orné et travaillé.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Je ne sais pas, on ouvre ? 

C’était une boîte à bijoux, quelques breloques, des perles aussi, il y avait un double fond il s’ouvrait quand on actionnait le mécanisme de la danseuse. Dans ce double fond, Annie trouva une bague sertie d’une pierre rouge sang, une longue chaîne.

- Attends une minute ! Viens, descends la boîte dans la salle à manger »

Si mes pensées étaient exactes, ces bijoux étaient ceux du journal, après vérification, il s’agissait bien de ces bijoux, les bijoux de Pernelle !

Nous appelâmes immédiatement le Pr. Slughorn, qui nous demanda de venir immédiatement à sa boutique pour une authentification. Après quelques heures de route sous une pluie battante nous arrivâmes à la boutique, le professeur nous attendait. Il observa la boîte, nous certifia que c’était de l’acajou et que le bois avait au moins six cents ans et un tas d’autres choses sur ce bois dont je ne me rappelle pas, mais je me souviens avoir remarqué une odeur de lys, et soudain, le déclic ! L’odeur de Lys, les bijoux, cette boite parfaitement cachée, ce carton, cette panoplie de chimiste parfaitement conservée : Madame Watson était une descendante de Nicholas Flamel !

Après avoir fait part de ma réflexion au professeur il me certifia que Pernelle et Nicholas n’avaient « jamais eu d’enfant ou de descendant connu. » Mes espoirs tombèrent à l’eau mais le nom de Pernelle me restait en tête … Je l’avais déjà vu quelque part …

Lorsque que nous rentrâmes au manoir, l’odeur de lys me revint au nez et je me rappelais ne pas avoir montré à Annie les costumes de théâtre que j’avais trouvé au grenier ; je lui donnai donc les sacs contenant les robes et soudain elle s’écria :

- Maxwell ! regarde j’ai trouvé !

- Trouvé quoi ?

- Regarde ce nom, cousu dans col des robes : P.FLAMEL

- Pernelle Flamel ?! 

Et là, c’était l’évidence, madame Watson n’était pas une descendante de Nicholas Flamel elle était sa femme : Pernelle Flamel ! En effet je n’avais jamais su son nom, mais chaque document qu’elle signait, c’était avec un P suivi de Watson le tout gribouillé de plusieurs boucles… Mais si elle avait vécu si longtemps grâce à l’Élixir de longue vie pourquoi décider d’arrêter et de mourir ? Cette question restera malheureusement sans réponse…

Après mûre réflexion, Annie et moi décidâmes d’emménager dans le manoir, et de confier le contenu du carton et la boîte à bijoux au professeur qui lui-même les confia au musée national du ministère de la magie légendaire.

Je m’appelle Maxwell et c’est ainsi que s’achève mon histoire.

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