Littérature québécoise








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IV


– Pour vous, mon ami ?

– Voici, fit IXE-13, j’ai eu un accident de voiture... celui qui a frappé mon auto s’est sauvé, mais j’ai réussi à prendre son numéro de plaque... est-ce qu’il y aurait moyen de retracer ce type-là ?

– Certainement. Vous avez le numéro ?

– Il s’agit d’un taxi portant le numéro de plaque T-07421.

– Ce ne sera pas long, monsieur, je vais vérifier.

Le commis s’éloigna.

Il resta environ cinq minutes absent.

Lorsqu’il revint, il tendit une petite feuille à IXE-13.

– Tenez, je vous ai inscrit le nom et l’adresse de ce chauffeur, là-dessus.

– Merci.

IXE-13 sortit rapidement.

Il sauta dans sa voiture et se rendit tout de suite à la demeure du chauffeur de taxi.

Ce dernier dormait.

– Pas moyen de se reposer en paix, ici, on dort toute la nuit.

– J’ai un renseignement à vous demander.

– Ah !

– Le chauffeur ouvrit de grands yeux, car IXE-13 tenait un billet de cinq dollars dans sa main.

– Un renseignement ?

– Oui. Hier soir, vers huit heures, vous êtes allé chercher un homme chez lui, et il vous a fait rouler jusqu’au parc.

– Hier soir ?

– Oui.

– Une minute.

Le chauffeur alla dans sa chambre.

Il revint avec un petit calepin.

– Il n’y a qu’un voyage d’une maison privée à un parc, c’est 0562 Governor Street.

– Parfait, je vous remercie.

IXE-13 demanda :

– Avez-vous le téléphone ? Puis-je m’en servir ?

– Il est là, derrière vous.

– Merci

Pendant qu’il signalait, IXE-13 demanda :

– Vous ne vous rappelez pas quel genre d’homme c’était ?

– Je ne puis dire, il me semble. J’ai embarqué un petit Juif, hier soir, mais je ne puis dire si c’est lui.

On sonnait à l’hôtel.

– Voulez-vous me mettre en communication avec la chambre 169.

– Un instant.

Ce fut Gisèle qui répondit à l’appareil.

– Allo ?

– Gisèle ?

– Oui.

– Voici l’adresse, ce n’est pas très loin de l’hôtel. 0562 Governor.

– Très bien, nous y allons tout de suite.

– Je vous rejoins là, dans environ dix minutes.

– Parfait.

IXE-13 raccrocha.

Il se tourna vers le chauffeur.

– Je vous remercie infiniment mon ami.

Il lui tendit le billet de cinq dollars.

– De rien, ça me fait plaisir, dit le chauffeur.

– Maintenant, voulez-vous que je vous donne un petit conseil ?

– Un petit conseil ?

– Oui, rendez-vous au poste de police le plus près pour vous rapporter.

Le chauffeur fronça les sourcils :

– Au poste de police, pour me rapporter ?

– Oui.

– Pourquoi ?

– Le type que vous avez transporté a été assassiné dans le parc, hier soir.

– Quoi ?

– Lisez les journaux, vous serez mieux renseigné.

IXE-13 vint pour sortir.

Le chauffeur lui demanda :

– Mais... qui êtes-vous ?

Le Canadien sourit :

– Détective privé, et je suis sur la bonne piste. Vous m’avez grandement aidé. Au revoir, mon ami.

L’as des espions sortit.

*

Le professeur et ses deux complices arrivèrent devant la maison d’Isaac.

Abraham mit la main dans sa poche et sortit un trousseau de clefs.

– J’ai bien fait de prendre l’empreinte de cette serrure.

Il ouvrit la porte facilement avec l’une des clefs.

Les trois hommes entrèrent.

Le soleil perçait au travers des rideaux.

– Travaillons comme ça, il fait assez clair, et il ne faut pas attirer l’attention.

Le logement du Juif n’était composé que de trois pièces. Abraham, Vladimir et le professeur en prirent chacun une.

Ils se mirent à fouiller méthodiquement la place.

– Fouillez chaque coin, il faut absolument trouver cette boule de verre.

Le Juif devait avoir trouvé une bonne cachette pour la boule.

Le professeur avait fini d’examiner le bureau-laboratoire d’Isaac.

Abraham fouillait méthodiquement la cuisine, regardant dans toutes les armoires, dans toutes les casseroles.

Le professeur alla rejoindre Vladimir dans la chambre.

Le Tchèque fouillait la garde-robes.

– Rien ?

– Non, je regarde partout.

– Tu as inspecté le lit ?

– Oui, regardez, j’ai même ouvert chaque oreiller.

C’était vrai.

Vladimir sortit enfin de la garde-robes.

– Rien, absolument rien.

– Allons aider Abraham dans la cuisine.

Ils allaient sortir de la chambre lorsque le regard de Frencet se posa sur le lit.

Une vieille couchette à poteaux de fer.

– Vladimir !

– Oui, professeur ?

– Regarde, chaque patte du lit repose dans une boule de verre.

– Mais oui.

– Je crois que nous avons trouvé.

Ils appelèrent Abraham.

Ils soulevèrent le lit, et le professeur dévissa la première patte.

– Rien.

La deuxième était comme la première.

Mais la troisième était plus grosse et le verre de meilleure qualité.

Le professeur poussa un cri de joie :

– Regardez... le reflet blanc à l’intérieur... nous avons trouvé... c’est la bonne boule... c’est elle... nous l’avons.

*

Sing Lee et Gisèle sortirent en vitesse de l’hôtel.

– Mademoiselle Gisèle ?

– Oui, Sing Lee ?

– Vous savez où se trouve, la rue des Gouverneurs ?

– C’est la deuxième rue d’ici... nous allons marcher.

– Bien.

Ils arrivèrent bientôt rue des Gouverneurs.

– C’est ici.

Gisèle vérifia l’adresse.

– C’est bien ça.

Le Chinois regarda autour de lui, puis plongeant la main dans sa poche, il en retira un énorme trousseau de clefs.

Lentement, il essaya les clefs une par une.

– Celles-là entrent bien... mais ne tournent pas... pour moi nous allons la trouver dans ce groupe-ci.

Enfin, Sing Lee sentit la clef tourner lentement dans la serrure.

– Sing Lee a trouvé la bonne clef.

Il ouvrit la porte.

– Vite, referme-là derrière toi, et ne fais pas de lumière, il faut agir prudemment, le patron ne devrait pas tarder.

– Nous allons commencer les fouilles ?

– Oui.

Abraham, Vladimir et Frencet étaient encore dans la chambre.

Ils exultaient de joie, parce qu’ils avaient trouvé la boule de verre.

Soudain Abraham fit un signe.

– Écoutez, on entend du bruit à la porte.

Ils prêtèrent l’oreille.

– Mais oui.

Frencet leur fit signe de se taire.

La porte venait de s’ouvrir, puis elle se referma lentement.

Le professeur mit la main dans sa poche et sortit un revolver.

Les deux autres l’imitèrent.

Ils entendirent une voix d’homme demander :

– Nous allons commencer les fouilles ?

– Oui, répondit une voix de femme.

Il y eut un silence, puis l’homme dit :

– Chinois aimerait bien trouver la boule avant que le patron arrive.

Frencet fronça les sourcils :

– Ce n’est pas la police, attendons, ils vont approcher.

En effet, le bruit des pas se rapprochait.

Brusquement. Frencet sortit de la chambre, revolver au poing :

Gisèle poussa un cri.

– Ne remuez pas, la belle petite demoiselle, pas un geste, vous le Chinois.

Frencet fit signe à ses deux amis.

– Surveillez-les, je vais dans la cuisine, il doit y avoir de la corde.

– Oui, dans l’armoire, professeur.

Le professeur revint avec un rouleau de cordes, fine, mais très solide.

Gisèle n’avait qu’une idée en tête, gagner du temps, jusqu’à l’arrivée du patron.

– Allez-vous nous dire pourquoi vous...

Mais Frencet l’arrêta brusquement :

– Pas un mot, la petite dame, nous n’avons pas une seconde à perdre, vous attendez quelqu’un, nous vous avons entendu parler.

Frencet s’approcha de Sing Lee pour le ligoter.

Comme il lui prenait les mains, le Chinois, vif comme l’éclair, saisit le poignet de Frencet.

D’un tour de jiu-jitsu, il fit pirouetter le professeur.

Ce dernier s’écrasa de tout son long.

Gisèle vint pour plonger la main dans sa sacoche, mais Abraham la surveillait.

– Ne bougez pas, ou je tire.

Vladimir avait sauté sur Sing Lee et tous les deux luttaient.

Le Chinois était moins fort, mais il connaissait le jiu-jitsu à fond.

Juste comme il réussissait à se défaire de Vladimir, Frencet se releva.

Il prit son revolver et en donna un violent coup de crosse sur la tête du Chinois.

Sing Lee s’écroula sans pousser un cri.

Rapidement, Frencet le ligota, puis il passa à Gisèle.

– Abraham ?

– Oui, professeur ?

– Va chercher la voiture et amène-là en arrière... nous allons les sortir par la ruelle.

– Bien.

Abraham sortit.

Frencet prit Sing Lee sur son épaule et Vladimir fit de même avec Gisèle.

Ils se rendirent à la cuisine, et le professeur ouvrit la porte arrière.

Il jeta un coup d’œil dans la ruelle.

– Personne. Viens voir justement Abraham.

Ils sortirent avec leurs deux prisonniers.

Ils les hissèrent dans la voiture.

– Vite, maintenant, à la maison.

Et l’automobile partit à toute vitesse.
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