C'est l'union de trois choses en une ou, ce qui est équivalent, l'union de deux choses dans une troisième chose distincte des deux premières








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Qu'est-ce qu'un sinsigne (indexical) dicent ?

Un sinsigne indexical dicent est un objet d'expérience directe qui dirige l'attention sur un autre objet auquel il est (ou a été) réellement connecté au moyen de qualités communes et apporte de ce fait des informations sur les qualités que possède cet objet.

Vis à vis du sinsigne indexical rhématique le sinsigne dicent en plus de diriger l'attention communique des informations concernant son objet. Ces informations sont relatives à un ou des constituants de cet objet (ou plutôt de sa "molécule" phénoménologique).

L'exemple le plus célèbre est celui de la girouette : sa position, son mouvement dirigent l'attention sur le vent car elle est construite de façon que la direction de son axe de symétrie coïncide avec la direction instantanée du vent (mais il n'est pas besoin de le savoir pour qu'elle signifie le vent). De ce fait son mouvement indique qu'il fait du vent et sa position indique la direction instantanée et le sens de ce vent. Elle ne dit rien sur sa force, sur sa fréquence, sur son nom.

On peut de plus remarquer que le sinsigne dicent renferme un sinsigne indexical rhématique par lequel il dirige l'attention et un sinsigne iconique porteur de l'information (l'axe de la girouette est à chaque instant dans la direction du vent).

Une photographie d'une personne connue est un sinsigne dicent puisque des rayons lumineux issus de cette personne ont impressionné la pellicule laquelle à son tour a déterminé physiquement la photographie.

Qu'est-ce qu'un légisigne iconique (rhématique) ?

Un légisigne iconique est défini par la donnée d'un objet d'expérience et d'une loi qui prescrit les qualités de cet objet qui pourront susciter dans l'esprit l'idée d'un objet semblable (c'est à dire d'un objet qui possède ces qualités). Cet objet d'expérience est un sinsigne iconique particulier appelé réplique du légisigne iconique.

L'exemple du diagramme du système nerveux de la grenouille tel qu'on peut le trouver dans un manuel de biologie illustre parfaitement le légisigne iconique tout en produisant la différence avec le sinsigne iconique . En effet, le diagramme du manuel, indépendamment de son individualité factuelle, traduit l'accord d'une communauté scientifique sur la configuration du système nerveux des grenouilles selon lequel chacun d'eux doit posséder la qualité sui generis que possède le diagramme du manuel. Par qualité sui generis on entend qualité graphique c'est à dire une qualité complexe descriptible en termes d'arborescence par exemple.

Le fondement de cette loi consiste dans l'institutionnalisation de cette qualité graphique toujours présente dans tous les systèmes nerveux des grenouilles examinées et dont on postule qu'elle est une régularité d'un futur indéfini. Le diagramme du manuel, tout comme celui de l'élève évoquépécédemment, est un sinsigne iconique mais d'une sorte particulière puisqu'il est investi d'un effet de loi : c'est le diagramme auquel tous les autres doivent se conformer sous le rapport de la qualité graphique. Le diagramme de l'élève, dès lorsque sa conformité à la loi a été vérifiée, devient à son tour une réplique de légisigne.

Il est clair qu'un pré-requis est l'intériorisation de la loi par l'interprète du signe. Elle est produite par l'inculcation pédagogique au sens large d'apprentissage social (la société "institutrice"). Cette remarque vaut pour toutes les classes de signes qui suivent (qui sont tous des légisignes).

Qu'est-ce qu'un légisigne indexical rhématique ?

Un légisigne indexical rhématique est défini par la donnée d'un objet d'expérience et d'une loi qui prescrit par quelle connexion réelle cet objet dirigera l'attention sur un autre objet. Cet objet d'expérience est un sinsigne indexical rhématique d'un genre particulier appelé réplique du légisigne indexical rhématique.

Un légisigne indexical rhématique type est la flèche qui indique un lieu défini, par exemple la sortie d'un immeuble ou le but d'une randonnée (sentier "fléché"), etc... La loi considérée, intériorisée par l'interprète, prescrit de ne retenir des caractéristiques de la flèche que la direction de son axe et le sens allant de l'empennage à la pointe, à l'exclusion de toutes les autres (couleur, épaisseur et longueur des traits, valeur des angles aigus qu'ils forment, etc...). Elle dirige l'attention vers la sortie en produisant sa présence à l'esprit comme objet singulier parce qu'elle est en connexion réelle (ici connexion spatiale) avec la sortie et de ce fait garantit son existence dans la direction qu'elle indique, et rien de plus. Cela peut être faux d'ailleurs mais cette remarque ne concerne en rien le fonctionnement sémiotique de la flèche. La plupart des signaux routiers qui annoncent des particularités de la route sont en connexion spatiale (proximité immédiate) avec ces particularités (chute de pierres, passage à niveau, chaussée déformée, voie sans issue, etc...).

De nombreux signes linguistiques sont des légisignes indexicaux rhématiques ; par exemple les pronoms démonstratifs "celui-ci" et "celui-là" qui sont en connexion spatiale dans la linéarité de l'écriture respectivement avec le dernier objet nommé et avec le précédent. Les locutions adverbiales comme "ci-dessus", "ci-dessous", "ci-après" sont aussi en connexion spatiale avec leurs objets (parties du texte au-dessus ou au-dessous de chacun de ces mots).

Comme tous les signes indexicaux le légisigne indexical rhématique peut-être trichotomisé

Qu'est-ce qu'un légisigne indexical dicent ?

Un légisigne indexical dicent est défini par la donnée d'un objet d'expérience et d'une loi qui prescrit par quelle connexion réelle cet objet dirigera l'attention sur un autre objet et par quelles qualités il apportera des informations sur cet objet. Cet objet d'expérience est un sinsigne indexical dicent d'un genre particulier appelé réplique du légisigne indexical dicent.

Un exemple type est le graphisme apposé sur les places de stationnement réservées aux handicapés physiques. La loi (et même dans ce cas l'institution judiciaire) est que tout emplacement ainsi signalé est réservé à une catégorie de personnes. Cette connexion est on ne peut plus réelle puisque le signe est peint sur l'emplacement. De plus le graphisme par certaines de ses qualités (roue, fauteuil, silhouette stylisés) qui constituent un légisigne iconique informe sur les caractéristiques particulières de la classe de personnes auxquelles cet emplacement est réservé. Ce légisigne indexical dicent renferme donc un légisigne indexical rhématique qui dénote le sujet de l'information en dirigeant l'attention sur lui et un légisigne iconique pour signifier l'information. C'est le cas de tous les signes de cette classe. Remarquons aussi que cette distinction que nous venons d'opérer dans ce signe n'est pas une distinction en parties isolables dont l'une dirigerait l'attention et l'autre porterait l'information, mais une distinction qui relève d'une analyse phénoménologique de son action sur un esprit ayant au préalable intériorisé la loi.

Un autre exemple cité par Peirce est celui du "cri de la rue" (par exemple le "rags and bones" des chiffonniers anglo-saxons). La connexion réelle est aussi une connexion spatiale réalisée par un train d'ondes sonores et l'information est l'icône d'une personne qui s'intéresse aux chiffons et aux peaux de lapins.

Une autre catégorie de panneaux routiers fonctionne aussi comme un légisigne indexical dicent ; ce sont ceux qui annoncent une particularité de la route (connexion spatiale) en présentant une icône de l'objet : virage à droite ou à gauche, lacets, route glissante, croisement avec une route secondaire, etc...

Comme tous les signes indexicaux le légisigne indexical dicent peut-être trichotomisé

Qu'est-ce qu'un symbole rhématique ?

Un symbole rhématique est défini par la donnée d'un objet d'expérience et d'une loi qui prescrit les qualités de cet objet qui sont conventionnellement associées à un concept général, c'est à dire à une classe d'existants ou de faits.

Le nom commun est l'archétype du symbole rhématique. Une occurrence du mot "chaise" perçue par un lecteur instruit de la langue française suscite dans son esprit le concept général de chaise. Cela présuppose qu'il a préalablement regroupé sous ce terme son expérience personnelle d'un certain nombre d'objets (des chaises réelles) en les constituant en classe à partir des caractères communs qu'ils possèdent (pieds, plateau, dossier, etc...). Cela présuppose aussi qu'il a accepté ou intériorisé (par inculcation pédagogique au sens large d'apprentissage social) la convention sociale selon laquelle cette classe est étiquetée par le mot "chaise".

Il est clair que dans ce cas le nom n'a aucune espèce de motivation au regard des chaises singulières qui constituent la classe représentée. La raison en est qu'une classe d'objets est un être d'une toute autre nature que chacun des objets singuliers qui la constituent. Par exemple, elle n'a aucune matérialité, elle est une pure construction de l'esprit (c'est d'ailleurs ce que le terme "concept" veut dire). La relation qui lie l'occurrence du nom "chaise" avec son objet (le concept de chaise) est donc reconstruite à chacun des usages du mot ; c'est en ce sens qu'on dit que l'occurrence du mot, le concept et la détermination de l'esprit qui assure complètement leur relation constituent une triade authentique.

Il en est de même du mot "phénix" ou du mot "licorne" sauf que l'expérience dont il est question n'est pas effectuée dans le monde physique (la nature) mais dans un monde déjà informé par le langage (la culture) dans lequel les descriptions du phénix ou de la licorne sont bien connues.

Un autre exemple tout aussi important est le verbe. Une occurrence du verbe "aimer" suscite dans l'esprit l'image d'une personne qui en aime une autre ou aime une chose. Ce fait présuppose le regroupement de l'expérience personnelle (un ensemble de ralations vécues ayant une certaine qualité) et l'intériorisation de la convention sociale selon laquelle cet ensemble est étiqueté par le mot "aimer". Ce verbe concerne des faits relatifs à deux existants (faits dyadiques) ; il est donc pourvu de deux valences ou marque-places que pourront occuper des existants convenablement choisis et notés "__1 aime __2". Pour les faits monadiques la valence sera un (exemple : "__ dormir") et pour les faits triadiques elle sera trois (exemple : "__1 donne __2 à __3"). La réduction triadique nous assure que les verbes de ces trois types doivent suffire à décrire tous les faits concernant plus de trois existants.

Les symboles rhématiques peuvent être visuels ou sonores : sur la route les balises de priorité, les feux tricolores, les sirènes des pompiers ou des ambulances représentent leurs objets conceptuels comme des noms communs tandis qu'on voit souvent un coeur placé dans une phrase en lien et place du verbe aimer.

Il est important de signaler les cas dits "dégénérés" du symbole rhématique. Ce sont le symbole singulier (cas où la classe d'existants contient un seul élément qui signifie conventionnellement par certaines de ses qualités) et le symbole abstrait qui signifie par une seule qualité.

Tout symbole rhématique renferme nécessairement un légisigne indexical rhématique et un légisigne iconique. Chacune de ses occurrences est un sinsigne indexical rhématique qui dirige l'attention sur le concept général qu'il représente. Il opère comme une sorte de pointeur dans la mémoire à long terme qui stocke les expériences en les catégorisant.

Qu'est-ce qu'un symbole dicent ?

Un symbole dicent est défini par la donnée d'un objet d'expérience et de lois qui prescrivent les qualités de ces objets qui sont conventionnellement associées à des concepts généraux dont l'un est une classe de faits et les autres les classes d'existants concernés par ces faits.

La proposition déclarative est l'archétype du symbole dicent au point que les signes non-linguistiques de cette classe sont nommés "quasi-propositions". L'objet d'un symbole dicent est constitué de un, deux ou trois concepts généraux suivant que le fait représenté est monadique, dyadique ou triadique. Il renferme donc un, deux ou trois symboles rhématiques pour signifier les concepts et un légisigne iconique pour signifier les relations que ces concepts entretiennent (ces rltions sont représentées par un prédicat, c'est-à-dire un verbe avec des marque-places).

Ainsi la proposition "Caïn tue Abel" a pour objet une paire d'êtres singuliers représentée par les ymboles rhématiques singuliers "Caïn" et "Abel" et la relation qu'ils entretiennent est représentée par le prédicat "__1 tue __2" qui signifie que tout objet d'un signe mis dans le marque-place 1 est agent de la relation de "tuer" avec tout objet d'un signe mis dans le marque-place 2. "Caïn" et "Abel" agissent comme des sinsignes indexicaux rhématiques qui dirigent l'attention sur les idées de "Caïn" et d'"Abel" que peut avoir l'interprète tandis que "tue" est un légisigne iconique qui diagrammatise un certain type d'action d'un individu sur un autre consistant à lui retirer la vie. On peut représenter cette proposition comme suit afin d'en illustrer le fonctionnement sémiotique :



la mise entre crochets signifiantqu'il s'agit de symboles singuliers de Caïn et d'Abel.

La proposition "Le chat mange la souris" sera représentée par :



les doubles crochets signifiant des concepts généraux.

Quant aux propositions "Pierre dort" et "Pierre donne un livre à Paul" elles seront représentées par :



En d'autres termes un symbole dicent est un signe qui produit les effets suivants :

- il dirige l'attention, au moyen de sinsignes indexicaux rhématiques (des répliques) sur des concepts généraux ou des individus

- il montre que tous les existants qui "tombent" sous le concept sont dans une relation réelle représentée par un prédicat de valence convenable étiqueté par un signe (symbole rhématique) qui caractérise cette relation (le verbe).

Le dessin qui figure sur certaines bombes aérosol et qui représente une main au dessus d'un globe terrestre est un symbole dicent visuel (doublé le plus souvent par la proposition "x préserve la couche d'ozone"). Les objets sont le produit générique contenu dans la bombe (représenté par un échantillon) et la couche d'ozone représentée par la terre qu'elle enveloppe. La relation de protection est représentée par la main qui s'interpose entre le globe et les radiations dangereuses. Les pictogrammes utilisés dans l'apprentissage de la lecture, la plupart des rébus et des vignettes des bandes dessinées (sans les bulles) fournissent d'autres exemples de tels signes.

Qu'est-ce qu'un argument ?

Un argument est défini par la donnée d'un ensemble de symboles dicents appelé prémisses et d'une loi qui prescrit la coexistence de cet ensemble avec un ou plusieurs symboles dicents (appelés conclusions). Ces derniers sont relatifs à des classes d'existants et de faits explicitement ou implicitement représentés dans les prémisses.
Examinons d'abord un signe argumental visuel, le panneau "Attention au feu" que l'on trouve à l'entrée des forêts. Nous ne retiendrons pas le message linguistique pour l'instant. On y voit au premier plan une allumette enflammée et, au second plan, un arbre dont la base est en feu. L'allumette et la flamme d'une part, l'arbre et l'autre flamme d'autre part représentent chacun un fait et constituent donc chacun un symbole dicent : l'allumette est un symbole abstrait (l'inflammabilité) qui représente la classe des choses inflammables, la flamme est un symbole rhématique dont l'objet est le concept de "feu"; leur position relative (symbole rhématique) représente l'union de la flamme et de l'allumette dans le fait, c'est à dire la relation accidentelle du feu avec les choses inflammables ; l'arbre est un symbole singulier de la forêt qui signifie cette dernière par ses caractères et la relation de la forêt avec le feu est représentée de la même façon que celle de l'allumette. Ces faits sont représentés dans le même panneau ce qui prescrit visuellement leur coexistence tandis que l'allumette enflammée étant au premier plan est présentée comme une prémisse et l'arbre en feu comme la conclusion, ce que l'ordre chronologique renforce par ailleurs, sans compter l'irrécevabilité dans ce contexte de la chronologie inverse. La signification du panneau est donc livrée dans le panneau lui-même, c'est une sorte de signification "clés en main" qui caractérise l'argument dont on peut dire qu'il représente sa propre interprétation et l'impose de ce fait à tout interprète (plus ou moins). Elle peut se décrire par la phrase: "si une chose inflammable prend feu alors la forêt prend feu aussi". Comme nous le verrons plus loin, cet argument est un argument déductif car la conclusion est implicitement représentée dans la prémisse étant donné l'inflammabilité (constatée hélas !) des forêts.

Les mathématiques, la logique formelle, tous les modèles hypothético-déductifs utilisent exclusivement des arguments déductifs. Mais nous verrons que ce ne sont pas les seuls types d'argument.

Dans les arguments linguistiques certains signes sont spécialisés pour indiquer les prémisses (comprises entre "si" et "alors" ou "donc") et la conclusion (propositions placées après "alors" ou "donc") Par exemple dans le raisonnement syllogistique deux propositions en produisent une troisième par effacement du terme commun :

Prémisses :
1- Tous les hommes sont mortels
2- Socrate est un homme
Conclusion :
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