C'est l'union de trois choses en une ou, ce qui est équivalent, l'union de deux choses dans une troisième chose distincte des deux premières








télécharger 190.51 Kb.
titreC'est l'union de trois choses en une ou, ce qui est équivalent, l'union de deux choses dans une troisième chose distincte des deux premières
page4/6
date de publication30.01.2017
taille190.51 Kb.
typeDocumentos
c.21-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6

donc : 3- Socrate est mortel

Que peut-on faire avec les classes de signes ?

Les classes de signes catégorisent les signes à partir de ce qu'ils sont et du résultat de leur action sur un esprit (leurs modes d'être). Classifier des signes extraits d'un tout donné à l'analyse c'est donc catégoriser des éléments constitutifs de la signification de ce tout. Cependant cela ne donne aucune indication sur la manière dont ces éléments coopèrent pour la produire.

Cette question pose finalement le problème des rapports de la taxinomie à la structure ou plus généralement du rapport du local au global ou encore des parties au tout, questions au coeur des problèmatiques philosophiques actuellement débattues sur la complexité ( Edgar Morin). Une taxinomie ne produit en effet que des éléments séparés (une série) et même si l'on est parfaitement instruit du fonctionnement de chacun de ces éléments elle n'apporte rien sur la totalité. En effet, l'ensemble des parties n'a rien de commun avec le tout. On traduit cette constatation en disant que les propriétés du tout sont émergentes vis à vis de l'ensemble des propriétés des parties. La comparaison avec la chimie s'impose encore ici : le chlore et le sodium n'ont rien de commun avec le chlorure de sodium, notre prosaïque sel de cuisine. Seule une "structure" (dans cet exemple un type de relation induit par le mode relationnel -la valence- de chacun des atomes de chlore et de sodium), c'est-à-dire une configuration de relations entre les parties produites par l'analyse peut rendre compte de cette émergence.

Certains commentateurs ont voulu réduire la sémiotique telle qu'elle est exposée dans l'oeuvre de Peirce à une taxinomie sans avenir. Ils n'ont pas vu, ce que Peirce avait entrevu ,à savoir que les relations nécessaires entre catégories phanéroscopiques inpliquaient des relations nécessaires entre classes de signes qui, de facto, configurent les éléments résultant de l'analyse (voir pages suivantes).

Quelles relations y-a-t-il entre les classes de signes ?

Les dix classes de signes sont ordonnées dans une structure d'ordre nommée "treillis des classes de signes" dans lequel les flèches représentent des présuppositions logiques. Il s'ensuit que chacune des classes renferme toutes celles avec laquelle elle est en relation dans la structure.

Le treillis des classes de signes peut être obtenu de plusieurs façons plus ou moins sophistiquées mais d'une rigueur absolue (voir Marty, 1990). Il se déduit de la hiérarchie des catégories phanéroscopiques fondée sur des présuppositions non réciproques

On remarquera que 3 couples de classes de signes n'entretiennent aucune relation (ce sont celles qui sont au même niveau) mais sont toutes deux impliquées dans la classe située immédiatement au-dessus et à fortiori dans toutes celles dans lesquelles cette dernière est à son tour impliquée.

Peirce a eu l'intuition de cette structure ; il l'a exprimée en termes d'affinités entre classes de signes (voir Ecrits sur le signe, 2-264 p. 283). On peut suivre la description qu'il donne de chacune des classes (op. cité p. 179 à 283) et se rendre compte -par exemple- que ce qu'il appelle la "syntaxe" du symbole dicent n'est autre que la sous-structure du treillis située au-dessous de ce dernier (huit classes) en relisant article par article jusqu'au qualisigne. Nous appellerons donc "syntaxe" d'un signe donné la sous-structure du treillis qu'il renferme nécessairement.

Pour une étude détaillée du treillis des classes de signe, de sa construction, de ses rapports étroits avec les écrits de Peirce ainsi que des conséquences méthodologiques pour l'analyse et la production sémiotiques, revenir à la page d'accés aux textes en langue française, rubrique : Le treillis des classes de signes      qui donne accés au "vrai treillis".



Que peut-on faire avec le treillis des classes de signes ?

Le treillis des classes de signes structure l'ensemble résultant de l'analyse en éléments séparés en mettant à jour non seulement les niveaux d'interprétation que sont les classes de signes mais encore la syntaxe de chaque niveau et surtout les enchâssements des niveaux. De plus, ses propriétés algébriques permettent de formaliser la notion de sens global ainsi que la notion de qualité sui generis d'un signe complexe. Le treillis des classes de signes débouche sur une méthodologie de l'analyse de la signification.

En effet, dès l'instant qu'un signe est classé (par exemple, une proposition contenue dans un texte classée comme symbole dicent) on peut considérer que tous les signes dont il présuppose l'existence (sa syntaxe) sont automatiquement pris en compte. Il est donc à priori inutile de les classer à part sauf s'ils sont aussi parti prenante de la signification globale de façon autonome. C'est ainsi qu'unnom propre (Guermantes, par exemple, chez Proust) est un légisigne indexical rhématique impliqué dans une proposition car il désigne un individu singulier sujet de cette proposition mais il est aussi un symbole rhématique dont l'objet est l'aristocratie (il en est une réplique). L'application du modèle aura donc produit une distinction méthodologique qui rend bien compte du double fonctionnement de ce nom propre dont les caractéristiques sont telles qu'il peut fonctionner à la fois pour désigner un individu singulier tout en représentant une classe sociale pour un interprétant "standart". La première de ces contributions au sens sera incorporée dans le classement de la proposition en symbole dicent ; la seconde sera traitée séparément dans le classement de Guermantes en tant quesymbole rhématique.

Par exemple, l'analyse d'un texte produira un certain nombre de niveaux correspondant à chacun des éléments dutreillis avec chacun sa syntaxe particulière. Cela peut être regardé comme un feuilletage au-dessus du texte, chacune des "feuilles" contenant les signes d'une même classe de signes. Cependant puisqu'un texte, par exemple, fait apparaître de manière récurrente des sujets (êtres animés ou choses), chacun de ces sujets étant impliqué dans des propositions différentes à des titres divers, il est clair que tous ces niveaux se trouvent interconnectés. Ce sont ces connexions qui assurent la globalité du sens en faisant du texte un feuilletage certes mais dont les feuilles sont connectées de façon qu'aucune ne reste libre d'attaches.

Donc, compte-tenu de ce qui précède, si l'on est capable de trouver un signe dont la syntaxe recouvre toutes les syntaxes de tous les signes relevés alors il est clair qu'on tient un signe globalisant capable de rendre compte du sens de l'ensemble analysé. Il se touve que les propriétés algébriques du treillis des classes de signes sont telles que cette opération est toujours formellement possible.

Inversement le treillis donne aussi la possibilité de trouver une classe de signes qui est contenue dans toutes les classes relevées dans l'analyse et indique donc un signe dont les qualités correspondront aux qualités du sentiment (qualités of feeling) produites par le tout, c'est-à-dire aux impressions ou aux émotions globales.

On voit que le modèle peut donc atteindre une complexité formelle en rapport avec la complexité observée des ensembles à analyser et permet d'étendre l'analyse sémiotique au delà des codes routiers, des consignes de lavage du linge, etc... Cependant comme par construction il intègre la complexité tout en la respectant, il pourra donner lieu à une méthodologie raisonnablement complexe.

Quelle est la méthodologie de l'analyse sémiotique peircienne ?

La méthodologie découle des propriétés algébriques du treillis des classes de signes . Elle se déroulera en trois temps :1. analyse en classes de signes élémentaires.2. construction du "feuilletage" induit par les relations entre les classes.3. recherche d'un signe globalisant.

Nous illustrons cette méthodologie avec un exemple tiré de l'Algèbre des signes (Marty, 1990) relative à l'étude du poème "Mathématiques" de Jules Supervielle.


  • (1)Quarante enfants dans une salle

  • Un tableau noir et son triangle(1)

  • (2)Un grand cercle hésitant et sourd

  • Son centre bat comme un tambour. (2)




  • (3)Des lettres sans mots ni patrie

  • Dans une attente endolorie.(3)




  • (4)Le parapet dur d'un trapèze(4)

  • (5)Une voix s'élève et s'apaise (5)

  • (6)Et le problème furieux

  • Se tortille et se mord la queue.(6)




  • (7)La mâchoire d'un angle s'ouvre

  • Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?(7)




  • (8)Et tous les chiffres de la terre

  • Tous ces insectes qui défont

  • Et qui refont leur fourmilière (8)

  • (9)Sous les yeux fixes des garçons.(9)


Le texte ext découpé en signes (les vers compris entre des chiffres identiques). Nous attribuons à chaque signe un objet (relativement consensuel nous semble-t-il) mais toujours discutable. Cependant les désaccords éventuels ne sauraient affecter la méthode qui se rapporte à la combinatoire des significations accordées aux signes découpés ci-dessus. Ce sont :

  • (1) classe "archétypique".

  • ((2)cercle "animé".

  • (3)lettres "humanisées".

  • (4)parapet trapézoïdal.

  • (5)voix indéterminée.

  • (6)problème "animalisé".

  • (7)angle "animalisé";

  • (8)chiffres "insectisés".

  • enfants pétrifiés.


L'exercice appelle de toute évidence un grand renfort de néologismes et de guillemets, la langue offrant rarement les termes adéquats pour synthétiser la pensée d'un poète (c'est même un constat inhérent à l'expression poétique).

Aprés avoir étudié et arrêté la nature du signe proprement dit (en tant que mots de la langue ce sont tous des légisignes), puis la relation du signe à son objet et enfin sa relation à son interprétant, on l'affecte à l'une des classes du treillis. On obtient le sous-treillis suivant :


Les signes de (1) à (9) sont répartis dans les classes colorées en bleu. On constate que le signe global, c'est-à-dire l'objet de l'ensemble du poème, est nécessairement un symbole dicent, car cette classe de signes est la première, dans l'ordre du treillis, à contenir tous les signes partiels répertoriés ci-dessus. Ce signe "somme" est donc sémiotiquement équivalent à une proposition qui pourrait être "La mathématique est un animal monstrueux". Alors le "feuilletage" des signes montre (et à ce titre il est une icône-diagramme) la structure phénoménologique du plongement de la mathématique dans le règne animal réalisée dans ce poème. C'est une manière poétique de créer une tératologie.

Qu'est-ce que la sémiosis ?

C'est un processus qui se déroule dans l'esprit de l'inter- prète ; il débute avec la perception du signe et se termine avec la présence à son esprit de l'objet du signe. C'est un processus inférentiel .

Jusqu'ici toutes nos considérations sur les signes ont porté sur des signes interprétés c'est-à-dire dont l'action avait produit un résultat consistant en la présence d'un certain objet à l'esprit d'un interprète. Or la base de notre modélisation consiste dans l'idée selon laquelle une partie de la "molécule phénoménologique" de l'objet se retrouve dans la "molécule" du signe et que c'est en cela que consiste leur connexion. Cela peut être une très petite partie de la forme de l'objet qui est ainsi communiqué, une partie qui peut être réduite à une seule qualité de sentiment (c'est le cas par exemple d'une tâche de peinture accidentelle sur un vêtement dont on se demande de quel objet elle peut provenir). Au terme du processus d'interprétation c'est un objet nettement plus complexe qui est présent à l'esprit; sa "molécule" incorpore la partie qui a été communiquée. Le processus de la signification consiste alors à reconstituer la molécule de l'objet qui est (ou a été) connectée à celle du signe à partir de l'un de ses fragments. Il s'agit d'une sorte d'enquête dont nous sommes le plus souvent inconscients dans la vie quotidienne car sa répétition à tout instant a créé en nous des habitudes d'interprétation quasiment instantanées.

Il n'empêche que ce processus mérite d'être étudié et décrit. Il ne peut être qu'inférentiel puisqu'il s'agit de déterminer un tout au moyen de l'une de ses parties. Il sera aussi contextuel puisque les circonstances de l'interprétation et de la production qui sont le plus souvent connues agissent comme autant de guides pour arriver plus rapidement à la conclusion.

Qu'est-ce qu'une inférence ?

Une inférence est un acte de pensée qui met en oeuvre un argument. C'est donc une opération de l'esprit par laquelle on admet qu'un nouveau symbole dicent représente un objet en vertu de sa relation avec d'autres symboles dicents connus qui représentent ce même objet.

Dans sa définition classique, l'inférence est une opération logique portant sur des propositions tenues pour vraies (les prémisses) et concluant à la vérité d'une nouvelle proposition en vertu de sa liaison avec les premières. C'est pourquoi l'inférence est souvent réduite à la déduction nécessaire dans lequel la vérité des prémisses assure totalement la vérité de la conclusion.

Cependant la pensée n'opère pas sur des propositions mais sur des signes. On est donc conduits, pour rendre compte de la sémiosis, à élargir la notion d'inférence à des opérations portant sur des symboles dicents (des quasi-propositions) et à remplacer la notion de vérité d'une proposition par celle de réalité d'une représentation pour un interprète particulier. Cette conception de l'inférence ouvre le champ à la description des opérations réellement effectuées dans la vie quotidienne et libère des contraintes imposées par le point de vue qui s'en tient uniquement à la production de vérités universelles, c'est à dire aux arguments valides. C'est ainsi que l'acte de poser une hypothèse qui consiste à tenir pour vraie, au moins provisoirement, une proposition n'entretenant aucun lien logique nécessaire avec les prémisses aura droit de cité dans cette perspective. On l'observe en effet dans toute activité de recherche dont elle constitue la part d'invention possible. Cela nous conduira à distinguer trois types d'inférence : la déduction, l'induction et l'abduction.

Comment modéliser les processus sémiotiques ?

Modéliser un processus sémiotique c'est décrire la série d'arguments mis en oeuvre depuis la perception du signe jusqu'à la présence à l'esprit de l'interprète de l'objet du signe. Ceci est réalisé lorsque la série se stabilise, c'est-à-dire reproduit à l'infini le même objet.

Tout signe étant un objet d'expérience, la perception de ses différents éléments bénéficie de l'évidence du perçu. Au départ du processus l'interprète est donc assuré de la réalité de la représentation. Tout le processus inférentiel qui suit consistera à produire une série de signes plus développés. L'objet du signe devient alors un sujet d'enquête. Les arguments mis en oeuvre doivent à chaque pas assurer le passage d'une représentation réelle à une autre représentation réelle d'un objet qui n'est pas encore déterminé. Ils sont donc nécessairement tenus pour valides par l'interprète du signe, même si leur validité ne peut être prouvée ou si leur probabilité ne peut être évaluée. La règle est celle de la croissance en complexité de la représentation puisqu'il faut passer d'une représentation partielle de la "molécule phénoménologique" à sa représentation totale qui seule produira la présence à l'esprit de l'interprète de l'objet du signe.

Cependant à chaque pas la nouvelle représentation est corrélative de la présence à l'esprit d'un certain objet fugace, incomplet et provisoire et c'est la convergence de ces objets vers un objet stable qui seule peut indiquer que l'enquête a atteint son but. La règle est donc que l'enquête s'arrête lorsqu'aucune inférence possible ne transforme la représentation à un certain stade de son développement et que c'est l'objet construit à cet instant qui est tenu pour l'objet du signe. Il est clair que cet objet peut ne pas être celui que a déterminé le signe et que la description des processus sémiotiques ouvre aussi à celle des difficultés de la communication. Elle fait éclater la dissymétrie entre production et interprétation : la première est un choix de représentation, la seconde est une enquête sur ce choix.

La modélisation du processus sémiotique consistera à distinguer les grandes étapes de cette série au moyen d'une catégorisation de ses éléments. Elle constituera un affinement de la théorie car elle prendra en charge son aspect dynamique.

Peut-on affiner la classification des signes?
1   2   3   4   5   6

similaire:

C\Note de l’auteur : Bah, comme je l’ai dis dans mes deux premières fics «What he Knows»
«What he Knows» et «His reflexions» je suis une toute nouvelle ««fan» de csi, donc IL y aura peut être des choses qui ne colleront...

C\Le livre de la nature est écrit dans un langage mathématique
«Il n’y a pas de choses simples, mais IL y a une manière simple de voir les choses.»

C\Titre I : L’évolution juridique des Communautés européennes vers l'Union européenne
«Europe atlantique», quelques Etats européens, en nombre réduit (six), ont lancé «l'Europe communautaire». L’aboutissement actuel,...

C\Paragraphe 2 : La classification des obligations
«Débiteur» («C'est une personne qui est tenue envers une autre d'exécuter une prestation.») et le «Créancier» («C'est une personne...

C\Recherches physiologiques sur la vie et la mort
Est réputée matière biologique […] toute matière contenant une information génétique qui est autoreproductible ou reproductible dans...

C\Recherches physiologiques sur la vie et la mort
Est réputée matière biologique […] toute matière contenant une information génétique qui est autoreproductible ou reproductible dans...

C\Première partie I à bord du steam-boat «Shannon»
«bluffs» ou collines, si nombreux dans la région centrale et septentrionale de l’Union. Quant à sa forme, on peut la comparer à une...

C\Une liaison covalente, c’est la mise en commun d’une ou plusieurs...

C\Les formules chimiques des composés montrent deux choses

C\Bernard Andrieu ó Histoire des sciences de la vie et ÈpistÈmologie†:...
Par-delà les étoiles, par-delà toute chose, c’est vers l’inconditionné que nous visons, là-bas où IL n’y a plus de choses qui fourniraient...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
c.21-bal.com