C'est l'union de trois choses en une ou, ce qui est équivalent, l'union de deux choses dans une troisième chose distincte des deux premières








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En prenant la sémiosis en considération on peut distinguer dans le phénomène sémiotique deux objets (objet immédiat et objet dynamique) et trois interprétants (interprétant immédiat, dynamique et final). On définit ainsi un signe hexadique qui est un affinement du signe triadique et conduit à des catégorisations plus complexes.

Le principe de l'affinement des classes de signes consiste à intégrer dans le modèle des distinctions nouvelles opérées à l'intérieur du processus sémiotique.

L'Objet Immédiat est "l'objet tel que le signe le représente" ; il correspond à l'Interprétant Immédiat qui est la détermination de l'esprit de l'interprète par les données premières sur l'objet du signe telles qu'elles lui parviennent dans la perception du signe.

L'Objet Dynamique est le sujet de l'enquête, la réalité qui a déterminé le signe à être ce qu'il est, c'est à dire à avoir la capacité de produire un effet sur un interprète, cet effet étant distinct de sa simple présentation comme chose. L'Objet Dynamique c'est ce qu'on trouverait si on pouvait pousser l'enquête aussi loin qu'on voulait pendant une durée indéterminée. Il lui correspond l'Interprétant dynamique et l'Interprétant final ; le premier est l'objet réellement produit dans l'esprit de l'interprète, l'effet réel que le signe produit au cours du développement de la sémiosis qu'il a déclenchée ; le second est cette sorte de traite tirée sur l'avenir qui consiste à accepter le résultat de l'enquête sur cet objet, au terme d'un processus inférentiel plus ou moins stabilisé.

Nous n'irons pas au-delà dans la complexification du modèle (ces questions seront traitées en détail dans les pages consacrées à la "sémiotique dure". Nous signalons ici simplement que tous les principes de la modélisation du signe triadique s'appliquent au signe hexadique. Ils conduisent notamment à des classifications (un ensemble de 28 classes de signes hexadiques) organisées dans la structure de treillis représentée ci-après :



Peut-on diviser les classes de signes en sous-classes ?

Toutes les classes de signes peuvent être divisées en trois sous-classes. On obtient ainsi une tripartition des signes iconiques, des signes indexicaux et des signes symboliques

Prenons pour commencer tous les signes iconiques (qualisignes, sinsignes iconiques, légisignes iconiques). Ils sont caractérisés par un rapport entre le signe et son objet établi sur la base d'une homologie de configurations de qualités incluses chacune dans leurs "molécules phénoménologiques". Compte-tenu de la possibilité de décrire ces molécules comme une combinatoire de primans, de secondans et de tertians, il y aura trois types d'homologies possibles :

- qualité de l'objet / qualité du signe

- dyade de qualités de l'objet / dyade de qualités du signe

- triade de qualités de l'objet / triade de qualités du signe

ce qui correspond à trois types d'icônes.

Pour les signes indexicaux (sinsignes indexicaux rhématiques et dicents, légisignes indexicaux schématiques et dicents) il en est de même sauf que le rapport signe-objet est une connexion réelle (l'homologie des configurations est un effet de cette connexion). Il y a donc toujours homologie (c'est la raison pour laquelle un index contient toujours une icône) ; la différence provient uniquement du mode de connexion.

Pour les signes symboliques (symboles rhématiques et dicents, arguments) la correspondance est purement conventionnelle, autrement dit l'homologie est construite. Elle implique un index dans la mesure où, une fois établie par une communauté la connexion est une réalité sociale relativement indépendante des individus qui l'actualisent dans leurs interprétations. Elle implique aussi par conséquent une icône.

On pourra donc subdiviser chaque classe de signes (sauf le qualisigne) en trois sous-classes suivant les schémas formels ci-dessous :

rectangle 45

Peirce a indiqué ces subdivisions pour les signes iconiques. Il les a nommés hypoicônes. Ce sont l'image, le diagramme et la métaphore. Elles peuvent être étendues aux index et aux symboles (Marty, 1990).

Qu'est-ce qu'une icône-image ?

Une icône-image est un signe qui représente un objet parce qu'il possède un ensemble de qualités que possède cet objet.

La relation entre le signe et l'objet qui caractérise l'icône-image est donc établie grâce à une communauté de qualités ; ces qualités ne sont pas liées entre elles à la fois dans le signe et dans l'objet (cette particularité relève de l'icône-diagramme). D'autre part, il est clair que ces qualités sont sélectionnées dans le temps même de l'interprétation et que le contexte est déterminant dans ce choix. En effet, à priori,une chose qui possède une qualité ou un ensemble de qualités peut représenter tout autre objet possédant cette qualité ou cet ensemble de qualités. Le contexte apportera alors des éléments indexicaux qui guideront ce choix en limitant les possibilités ( contraintes interprétantes) . Souvent ces choix sont institués par la culture qui ne laisse qu'une seule possibilité. C'est le cas, par exemple, de l'expression "rouge comme une tomate" qui lorsqu'elle qualifie un personnage est interprétée comme une icône-image de son visage sous l'effet de l'émotion qu'il est censé d'éprouver. Celà signifie en fait : prenez une tomate (c'est à dire ayez une tomate présente à l'esprit), extrayez de ce phanéron la qualité de rouge (prenez l'élément "rougéité" dans le phanéron précédent) et vous avez une qualité de l'état momentané de la face de la personne dont on parle qui est un index de son émotion.

Une icône-image, et d'ailleurs une icône en général, n'est pas nécessairement une icône visuelle. Un enfant qui joue au cow-boy met sa main en forme de revolver (icône-diagramme visuelle) et émet un bruit qui est une icône-image sonore du coup de feu, car il en possède les qualités de force, de hauteur et de brièveté. Les icônes gustatives sont pour la plupart des icônes-images ; il suffit pour s'en convaincre de lire un compte-rendu de dégustation où se trouvent évoqués pêle-mêle fleurs, fruits, parfums. Il en est de même des icônes tactiles : on tâte un tissu et on le déclare soyeux ou laineux, par exemple.

De nos jours la couleur verte s'est trouvée promue au rang du légisigne iconique en tant qu'icône-image ; son objet peut être suivant les contextes la nature ou l'écologie. Cet exemple montre que les fonctions sémiotiques ne sont pas une fois pour toutes attribuées aux qualités dans une même culture.

Qu'est-ce qu'une icône-diagramme ?

Une icône-diagramme est un signe qui représente son objet parce qu'il qu'il possède des dyades de qualités que possède aussi cet objet.

Peirce décrit les icônes-diagrammes comme "celles qui représentent les relations, principalement dyadiques ou considérées comme telles, des parties d'une chose par des relations analogues dans leurs propres parties", ce qui est rigoureusement équivalent à notre définition.

Nous avons déjà donné un exemple d'icônes-diagrammes : celui du système nerveux de la grenouille qui est un sinsigne iconique lorsqu'il est produit par un élève, un légisigne iconique dans son manuel de biologie. Les qualités en question sont des qualités graphiques ; le dessin est décomposable en traits (courbes, segments et droites) qui mis bout à bout de façon convenable constituent le diagramme et mettre deux traits bout à bout c'est constituer une relation dyadique entre les qualités de chacun de ces traits. On peut citer des icônes-diagrammes sonores comme tout ce qui en musique évoque des choses réelles (par exemple, "Pacific 231" d'Arthur Honegger) et les enfants en produisent continuellement dans leurs jeux (le pistolet, mais aussi la moto imaginaire qu'ils imitent en produisant simultanément des icônes-diagrammes sonores et visuelles). L'icône-diagramme gustative est illustrée par cette anecdote selon laquelle un dégustateur professionnel identifia une clé avec son porte-clés en cuir tombés dans un tonneau à partir d'un goût de fer et de cuir.

Il est un genre d'icône-diagramme qu'on appelle icône logique qui joue un rôle fondamental dans les sciences formelles et par voie de conséquence dans les sciences formalisées. Toute formule de la physique, toute formule chimique en est un exemple. Soit la formule exprimant la loi d'Ohm U = RI ; elle montre que les mesures de trois grandeurs (représentées par les symboles rhématiques U pour la différence de potentiel, R pour la résistance et I pour l'intensité du courant) sont liées par deux relations dyadiques __ x __ (multiplication) et __ = __ (égalité) de la façon suivante __ = (__ x __). La formule dévéloppée du méthane par exemple



est un exemple encore plus frappant.

Mais c'est peut-être en algèbre qu'on trouve les meilleures illustrations quant à l'intérêt de cette catégorie d'icônes pour la compréhension de l'activité mathématique. Soit un système très classique de deux équations à deux inconnues :

ax + by = c

a'x + b'y = c' (avec ab' - a'b différent de 0)

il montre que les grandeurs symboliquement représentées par les lettres x et y sont dans deux relations dyadiques (a_ + b_) = _ d'une part et (a'_ + b'_) = _ d'autre part. Résoudre le système c'est montrer que ces prémisses sont équivalentes à la conclusion selon laquelle ces mêmes grandeurs sont dans les relations monadiques _ = xo ; _ = yo par une suite d'arguments déductifs qui assurent la vérité de cette conclusion. Résoudre ce système c'est donc opérer sur la configuration des relations de façon à faire ressortir ce qui est implicite dans les données, c'est-à-dire à montrer que x = xo et y = yo.

Les figures de géométrie sont, de toute évidence, des icônes-diagrammes (légisignes) et chercher un problème de géométrie c'est expérimenter sur des répliques de légisignes de façon à déduire d'une configuration de départ la vérité de la configuration demandée qui constitue la question du problème.

Qu'est-ce qu'une icone-métaphore ?

Une icône-métaphore est un signe qui représente son objet parce qu'il possède des triades de qualités que possède aussi cet objet.

Peirce décrit les icônes-métaphores comme "celles qui représentent le caractère représentatif d'un représentamen [ou signe] en représentant un parallèlisme dans quelque chose d'autre". L'équivalence de cette définition avec la nôtre ne saute pas aux yeux. La difficulté provient de l'impossibilité de représenter unetriade authentique car cette dernière nécessite un élément immatériel (une détermination de l'esprit) dont la représentation par un point sur une feuille de papier ne lie pas réellement les deux autres ; les traits qui les relient ont des extrémités et l'extrémité commune renvoie conventionnellement aux opérations réelles de l'esprit unissant deux choses dans une troisième, comme il le fait dans tout signe:



L'exemple suivant puisé chez le psychanalyste Lacan illustre parfaitement notre propos. Pour montrer sa conception des rapports qu'entretiennent le symbolique, le réel et l'imaginaire, Lacan utilise l'image (ce mot est pris ici dans son sens courant) du noeud borroméen. Ce noeud concerne trois brins de ficelle qui sont assemblés de façon que chacun unit les deux autres. Si l'on coupe l'un des brins, les trois sont libérés. On peut représenter ces rapports par le schéma :



qui se trouve donc être la représentation de la relation triadique entre les trois instances considérées. Mais la relation entre les traits ci-dessus qui sont chacun des légisignes iconiques des brins ne sont pas les brins eux-mêmes et ne forment pas un noeud borroméen. Ils représentent le noeud borroméen idéal dans lequel la conception de Lacan est représentée (ce qui est fait par l'intermédiaire du nom de chaque brin). Le dessin ci-dessus est donc une icône-métaphore de la conception triadique lacanienne qui est l'objet du signe. On voit que son interprétation nécessite une détermination supplémentaire de l'esprit (qu'on peut appeler intermédiaire) qui, à partir de celle qui est directement créée par la détermination du signe reconstruit la représentation d'une triade dans une autre, seul moyen d'atteindre la triade originelle.

Toutes les métaphores, y compris les plus sophistiquées, peuvent se décrire de la sorte. Cependant il faudra tenir compte des possibilités de dégénérescence des triades qui n'ont pas été évoquées (voir la partie "sémiotique dure"

Terminons par un exemple d'icône-métaphore visuelle tiré d'une publicité pour un procédé technique d'enregistrement appelé PCM :



Ce dessin représente la représentation de la différence entre le son PCM et les autres sons dans la différence entre des verres propres et des verres pas très nets.

L'expression poétique est préférentiellement métaphorique car la métaphore constitue un relais pour la création de sens nouveaux ou de sens "innommables" directement, sans compter l'économie que permet sa puissance d'expression.

Quels sont les différents types de signes indexicaux ?

l y a trois types de signes indexicaux : l'index-trace, l'index-empreinte, l'index-indication.

La distinction entre les types d'index est formellement la même qu'entre les types d'icônes. Simplement les qualités, les dyades, les triades sont mises en correspondance en vertu de la connexion réelle entre signe et objet qui caractérise les index. On distinguera donc :

- l'index-trace qui est un signe qui possède un ensemble de qualités que possède aussi son objet en vertu d'une connexion réelle avec celui-ci. Par exemple une trace de peinture sur une voiture résultant d'un contact avec une autre voiture est un index-trace (un sinsigne) ; les nitrates que l'on trouve dans l'eau d'une nappe phréatique constituent des index-trace de pollution par l'agriculture (légisignes indexicaux, la loi étant que ce qu'on met dans les champs se retrouve dans l'eau de la nappe à cause du lessivage par les pluies) ; le nom de famille d'un individu est un index-trace de sa famille.

- l'index-empreinte qui est un signe qui possède des dyades de qualités que possède aussi son objet en vertu d'une connexion réelle avec celui-ci : c'est le cas de la plupart des empreintes au sens ordinaire du terme et notamment les empreintes digitales (sinsignes) ; en revanche, une admonestation verbale (un "savon") par sa durée et son niveau sonore est un index-empreinte d'un légisigne indexical dont l'objet est l'irritation de son émetteur.

- l'index-indication qui est un signe qui possède des triades de qualités que possède aussi son objet en vertu d'une connexion réelle avec celui-ci. Comme dans le cas de la métaphore on se trouve nécessairement devant un cas de représentation d'une représentation. Par exemple, les kremlinologues ont interprété pendant longtemps les photographies des tribunes officielles de la Place Rouge pour y puiser des indications sur la hiérarchie du pouvoir dans le PCUS ; chaque photographie représentait la représentation d'une hiérarchie réelle dans une hiérarchie proxémique définie par la distance au Secrétaire Général. Un exemple semblable est celui de l'automobile d'un individu dont le prix et le caractère plus ou moins récent constituent un index-indication de la place de cet individu dans la hiérarchie sociale.

On remarquera, en s'aidant du treillis des classes de signes, que chaque type d'index renferme le type d'icône correspondant.

Quels sont les différents types de signes symboliques ?
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