C'est l'union de trois choses en une ou, ce qui est équivalent, l'union de deux choses dans une troisième chose distincte des deux premières








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Il y a trois types de signes symboliques : le symbole-emblême, le symbole-allégorie et le symbole-ecthèse.

Dans le cas du symbole les formalismes sont toujours les mêmes mais les connexions sont purement conventionnelles ou résultent d'une habitude collective. On distinguera :

- le symbole-emblême qui est un signe dans lequel un ensemble de qualités est conventionnellement lié à un autre ensemble de qualités que possède son objet. Par exemple, le vert est l'emblême de la nature ou de l'écologie ; cela signifie que la qualité de chacun de ces concepts (ressentie lorsque l'un deux est présent à l'esprit) est conventionnellement liée à la couleur verte. On dirait la même chose du rouge et du communisme, du blanc et de la monarchie, du noir et du blanc pour le deuil (suivant les cultures), du jaune et du bleu pour la Poste (en France), etc... Notons que dans le cas du vert une convention sociale s'est surimposée à un légisigne iconique ; c'est l'habitude collective qui a créé l'emblême par l'usage répété du légisigne iconique (icône-image).

- le symbole-allégorie qui est un signe dans lequel une dyade de qualités est conventionnellement liée à une autre dyade de qualités que possède son objet. La représentation de la justice par la glaive et la balance, de la révolution russe par la faucille et le marteau, des tableaux comme "La liberté guidant le peuple" de Delacroix ou "La Vengeance et la Justice poursuivant le Crime" de Prudhon sont autant d'exemples d'allégories dont le fonctionnement sémiotique est évident.

- le symbole-ecthèse (rappelons que l'ecthèse est un raisonnement de portée générale fait sur un cas particulier) qui est un signe dans lequel une triade de qualités est conventionnellement liée à une autre triade de qualités que possède son objet. Comme pour l'icône-métaphore et pour l'index-indication il y a dans le symbole-ecthèse représentation d'une représentation à savoir la représentation de la représentation d'un concept général dans des instances de ce concept. On utilise donc le symbole-ecthèse chaque fois que l'on veut faire une démonstration par l'exemple, qu'elle soit valide ou non.

Qu'est-ce qu'un argument déductif ?

C'est un type d'argument dans lequel la loi prescrit la coexistence absolue des prémisses et de la conclusion en garantissant que cette dernière est représentée dans les prémisses. C'est un signe qui dicte son objet à tout interprétant.
Nous avons étudié précédemment un exemple d'argument déductif (le panneau routier "Attention au feu"). Il représente la certitude absolue de communiquer le feu à la forêt avec tout objet inflammable. Tout interprétant est contraint d'adopter cette conclusion, y compris le pyromane qui, déjà sollicité par les images des flammes, s'en trouvera conforté dans ses noirs desseins !

Empruntons un autre exemple à Peirce. Les prémisses sont les suivantes :

- Tous les haricots de ce sac sont blancs

- Ces haricots proviennent de ce sac

et la conclusion est évidemment (façon d'exprimer la certitude absolue)

- Ces haricots sont blancs.

Ce cas comme le précédent est un argument déductif nécessaire. On distingue aussi la déduction probable dans laquelle la conclusion n'est pas certaine mais dans laquelle on est assurés que si la situation représentée par les prémisses se renouvelait un grand nombre de fois, la proportion des cas dans lesquels prémisses et conclusion coexisteraient se rapprocherait d'une fréquence déterminée. C'est par exemple le raisonnement que peut faire un commerçant qui en s'installant dans un quartier dans lequel 60 % de la population a un revenu minimum constitue son stock avec 60 % d'articles de bas de gamme.

Les mathématiques et les modèles hypotético-déductifs n'admettent que la déduction nécessaire ; la statistique est le domaine privilégié de la déduction probable.

Qu'est-ce qu'un argument inductif ?

C'est un type d'argument dans lequel la loi prescrit la coexistence probable des prémisses et de la conclusion en garantissant que cette dernière est plausiblement représentée dans les prémisses. C'est un signe qui recommande son objet à tout interprétant.

Empruntons encore à Peirce l'exemple suivant :

Prémisses : - Ces haricots proviennent de ce sac

- Ces haricots sont blancs

Conclusion : - Tous les haricots de ce sac sont blancs.

Les prémisses garantissent qu'une partie du sac est représentée par un symbole dicent sous le rapport de la couleur de ses constituants ce qui est aussi implicitement affirmé dans la conclusion qui énonce la même chose pour le tout. C'est en ce sens qu'on dit que la conclusion est représentée dans les prémisses. La plausibilité consiste à admettre que toute poignée qu'on pourrait tirer de ce cas jusqu'à épuisement des haricots ne contiendrait que des haricots blancs. L'argument par induction est donc une prédiction générale selon laquelle un symbole dicent continuera à représenter un fait si les circonstances de sa production sont identiques (ce que l'on exprime en matière scientifique par l'expression : "toutes choses égales d'ailleurs").

Il est clair que la mise en oeuvre de ce type d'argument ne fournit aucune assurance quant à ce qui se produira réellement dans l'avenir et que la personne ou la communauté qui l'utilise ne le retient (c'est à dire n'accepte son objet) que pour autant qu'il n'est pas infirmé par un fait. Il est clair aussi que cette acceptabilité est liée à la nature des objets représentés dans les prémisses (taille et mode de constitution des échantillons, caractéristiques des populations étudiées, etc...)

Le lecteur trouvera dans le livre de J. Chenu (1984) une discussion approfondie sur l'induction, les différents types d'induction ainsi que sur l'abduction et la déduction.

Comment utiliser la sémiotique peircienne pour produire des sémiotiques spécifiques ?

Appliquée à un ensemble délimité de signes relativement autonome vis à vis des autres signes , la sémiotique peircienne organise ce champ selon ses propres catégories. L'organisation produite, qu'elle coïncide ou non avec les savoirs antérieurement produits sur ce champ, s'avère la plupart du temps heuristique.

Informer un ensemble de signes plus ou moins autonome avec la sémiotique peircienne c'est catégoriser chacun de ses signes à partir de ce qu'il fait, c'est-à-dire selon son mode d'action et le résultat de cette action sur l'esprit d'un interprète considéré comme un produit social. Ces catégories étant par construction munies d'une organisation formelle (par exemple le treillis des classes de signes ) leur organisation se trouve alors importée dans le champ étudié et c'est en cela d'ailleurs que réside leur valeur cognitive. C'est ainsi que, pour reprendre quelques exemples simples, la sémiotique peircienne appliquée à une assertion quelconque énoncée dans la vie quotidienne comme "le chat mange la souris" ou "Pierre donne un livre à Paul" donne à ces faits linguistiques une forme particulière , tandis que le panneau routier "Attention au feu" prend la forme établie auparavant.

On peut opposer dans chaque cas les formes de description de ces ensembles de signes (linguistiques et visuels dans ces exemples) à d'autres descriptions produites par des savoirs existants. Dans les faits linguistiques la grammaire détache des sujets, des verbes, des compléments, etc... catégories qui sont déterminées par leur fonction à l'intérieur du système global de la langue. Dans le cas des signes visuels on peut les opposer au discours sémiologique qui convertit préalablement les signes visuels en texte en leur appliquant des catégories linguistiques. Dans chaque cas on pourra relever des adéquations (par exemple les pronoms démonstratifs sont tous des légisignes indexicaux rhématiques), des écarts (par exemple, l'analyse peircienne n'étant pas une analyse en parties prend en compte des éléments qui ne sont pas isolables dans un texte ou une image) et quelques fois même on pourra conclure à l'incommensurabilité des conceptualisations. Par exemple, si le signifiant saussurien s'accorde assez bien avec le signe peircien il est clair que son signifié ne peut coïncider avec l'objet du signe peircien que lorsqu'il est un légisigne dont l'objet est un concept général pour un interprète complètement informé de la loi de correspondance.

Cependant, dans tous les cas, étant donné que les fondements de l'analyse peircienne se situent dans la phénoménologie (les modes d'être des choses, c'est à dire leurs capacités à se relier à d'autres choses, sont seules pris en compte) elle ne peut que faire ressortir soit l'importance de certaines relations déjà relevées de façon empirique, soit l'oubli ou le refoulement de certaines autres. Cela ne peut qu'enrichir le débat sur la signification et faire progresser la connaissance de ces phénomènes. Il ne faut pas oublier non plus que le modèle d'analyse et la méthodologie peuvent être affinés presque à la demande ce qui permet d'approfondir le débat en le complexifiant au degré nécessaire.
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