Replique de la banlieue et des etudiant-e-s a demi-cultive-e-s a un








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Paul De Marco


POUR MARX,

CONTRE

LE NIHILISME
REPLIQUE DE LA BANLIEUE ET DES ETUDIANT-E-S A DEMI-CULTIVE-E-S A UN
PHILOSOPHE-PITRE


Editions électroniques

La Commune

http://lacommune.tripod.ca

2002




Du même auteur:
Tous ensemble, éditions La Commune, 2002 (livre électronique)

et tous les textes gratuitement disponibles sur le site http://lacommune.tripod.ca.




A Vincenzo, Rosa, Joseph et Maria

A tous les communistes authentiques du passé, du présent et de l’avenir


POUR MARX, CONTRE LE NIHILISME

Réplique de la banlieue et des étudiant-e-s à demi cultivé-e-s à un philosophe-pitre.

Paul De Marco

1 avril 2002

(C) Copyright éditions La Commune, 2002.
AVANT-PROPOS
Ce livre se veut un simple pavé contre la “bêtise” d’une idéologie qui se donne comme philosophie de la lucidité et croit se rehausser en dénigrant la “banlieue” et “ un prolétariat de bacheliers à demi, seulement, cultivé” (Glucksmann dixit, p. 151.) Cette idéologie informe le dernier livre d’André Glucksmann intitulé “Dostoïevski à Manhattan”. (1) En vérité, elle se donne beaucoup de peine en vain. La banlieue (on n’ose pas ajouter, et le ghetto) n’a jamais l’impression de “patauger” mais bien celle, plus correcte, que l’exploitation de classe la force à patauger dans la misère. Les étudiant-e-s, pour peu qu’on veuille bien leur demander, vous diront combien ils ressentent une culture bourgeoise “petit-nègre” qui vient leur parler le même langage appauvri parlé jadis par les “maîtres” à leurs esclaves dans leurs plantations sans jamais faire le moindre effort pour comprendre l’idiome de liberté parfaitement articulé par les “nègres marrons” ou par tous ceux rêvant de le devenir. Glucksmann, nous le verrons n’est ni Nietzsche ni Schœlcher : il n’est qu’un “servo in camera”, un philosophe-pitre singeant de mauvais étudiants diplômés de Yale ou de Chicago grâce à la fortune et aux connexions de leurs parents et amis. Privilèges gratuits qui les mènent facilement à se prendre pour les “Maîtres de l’Univers”.
Deux grandes parties organisent le sujet traité ici. La première, volontairement polémique, s’attache à démonter les mécanismes simplets et la vacuité du livre de Glucksmann pris comme l’exemple du genre. Elle représente une “critique intellectuelle et académique” en bonne et due forme: elle est offerte gratuitement ici. Il est juste que Glucksmann en fasse les frais puisque, en prétendant déconstruire les “maîtres à penser”, il ne lui déplaît pas de tenir ce rôle devant les médias pour défendre ses conceptions idéologiques. La seconde partie essaie de répondre provisoirement aux non-dits des soi-disant intellectuels nihilistes comme Glucksmann. A charge pour les lectrices et les lecteurs de procéder à une critique de fond de ce qui est avancé ici dans le but de raffiner leurs propres concepts et leur propre compréhension. Tâche urgente. Car ce qui est en cause n’est rien moins que le rapport entre rationalité et irrationalité, l’utilisation philosophique et politique consciente de ces rapports par des individus et des groupes ne disposant pas, au fond, de connaissance en la matière plus étendue que le commun des mortels mais qui n’hésitent cependant pas à en tirer tout le profit possible en faveur de leur classe sinon en faveur de leur intérêt personnel. A la conception des “écrivains-éveillés” auto-proclamés comme Glucksmann nous n’hésiterons pas à opposer les linéaments d’une “psychoanalyse” dérivée du matérialisme historique que nous distinguerons de la psychanalyse, particulièrement la psychanalyse freudienne, et de la psychologie.


Nous verrons qu’en tenant compte de la distinction entre reproduction sexuée et sexualité tout en conservant à l’esprit les critiques de l’aliénation sociales exposées par Marx, il est possible de dépasser définitivement la pseudo-théorie sociale qui sous-tend les théories freudiennes, de même que les pratiques de la psychiatrie freudienne (ou de ses avatars) désormais ossifiées dans les fausses prémisses qui découlent de cette théorie. Cette perspective montrera aussi, je l’espère, l’inanité du faux débat des tenants d’une opposition fondamentale entre un supposé jeune Marx et un Marx de la maturité. Aussi incroyable que cela puisse sembler, cette opposition est présentée comme quasi-antithétique par tous les idéologues aux petits pieds qui pensent ainsi substituer leurs marxologies à la pratique théorique althussérienne qui, loin de rejeter les théories du jeune Marx, voyait leur aboutissement et leur dépassement dans la loi de la valeur et dans les théories économiques, culturelles et sociales qui en découlent, suivant d’ailleurs en cela les affirmations de Marx lui-même. Pourtant Althusser avait bien pris soin de parler de “coupure épistémologique” et non d’une quelconque coupure théorique voire ontologique; mais cette précision relevant d’une saine pratique professionnelle pleinement maîtrisée semble avoir tout bonnement échappée à nombre d’hurluberlus confortablement coiffés de leurs bonnets académiques. Cette conception du développement intellectuel/matériel on la retrouve en germe chez Kant lorsque dans La Critique de la raison pure il montre les liens intimes entre méthode d’investigation et méthode d’exposition, mettant ainsi de l’avant la première conception véritablement moderne de l’épistémologie comme science du devenir des concepts. De toute évidence, tous ces marxologues rémunérés n’ont pas vraiment lu le jeune Marx. Et moins encore le Marx de la maturité. Une lecture même cursive des Manuscrits parisiens de 1844 contient déjà en elle la critique anticipée du marginalisme et de toutes les théories économiques bourgeoises incapables de concevoir théoriquement et en pratique un véritable équilibre général, ni même de saisir la signification profonde du Tableau de Quesnay qui ne sera véritablement compréhensible qu’après les développements concernant la Reproduction simple et la Reproduction élargie. De la même manière, les critiques adressées par le jeune Marx à Hegel mais aussi à Feuerbach ne constituent en rien une négation des exposés plus tardifs de l’aliénation humaine révélée par la critique de l’économie politique trouvant son aboutissement dans Le Capital. Au contraire, les premiers développements et les premières ébauches n’acquièrent leur pleine valeur qu’une fois exposées les règles de fonctionnement du mode de production capitaliste et des modes qui l’ont précédé. En fait, avouons-le, pour les tenants d’un “jeune Marx” préfabriqué contre Marx même, il s’agit de se libérer coûte que coûte de la loi de la valeur et des conséquences qu’elle implique. Cette manœuvre révèle les tentations nietzschéennes du monde intellectuel petit-bourgeois qu’un Frederico Chabod, par exemple, négligea lorsqu’il cherchait à comprendre les réactions de la classe moyenne occidentale confrontée à la fois à sa paupérisation et à la montée du fascisme. On ne s’étonnera pas alors si sous prétexte de réhabiliter le “jeune Marx” on nous serve abondamment du Mannheim dûment recuit, à moins que ce ne soit tout bonnement du Destutt de Tracy et, cela va de soi, du Freud, de l’Adler et autres Jung. Non! Le concept marxiste d’aliénation n’est pas réductible à un concept purement “psychologique” à moins que l’on ne veuille infliger de graves mutilations à la compréhension des lois de fonctionnement de la psyché humaine et donc aux possibilités sociales de lever les contradictions engendrant les désordres psychologiques les plus graves. (Re)lisez L’idéologie allemande et au moins les trois premiers chapitres du Capital aurait-on envie de conseiller à tous ceux qui croient pouvoir remplacer les nécessaires transformations économiques et sociales par des prises en charge sociales musclées, dictées par de quelconques “éveillés” en titre, objectivement au service d’une classe dirigeante toujours quelque peu nietzschéenne et toujours naturellement portée à croire que les “classes dangereuses” sont agitées de dangereux “démons”, transmuant ainsi en fantasmagories idéologiques la précarité de leur position de classe!


A l’évidence, conscient chez certains, inconscient chez d’autres moins “éveillés” et plus laborieux, il y a là le travail de taupe nietzschéen de toujours, si débilitant pour la conscience et la liberté humaine. Les linéaments d’une “psychoanalyse” marxiste proposés ici se veulent une réfutation, que je crois définitive, de ces idéologies régressives. Ils démontrent qu’en se débarrassant de ces fausses oppositions concoctées de toutes pièces, on retrouve aisément dans Marx tout entier, jeune ou mature, les fondements d’une critique radicale de l’aliénation humaine, et a fortiori de la psychanalyse bourgeoise, émergeant de la critique radicale de l’économie politique et des phénomènes psychiques directement induits par l’exploitation de l’homme par l’homme. Malheureusement, il est trop de pseudo-éveillés qui ne connaissent ni Marx, ni Freud ni même, au fond, leur Nietzsche favori mais qui prétendent néanmoins pontifier sur toutes les tribunes généreusement mises leur disposition, y compris par ces maisons d’éditions interchangeables qui, croyant le travail des divers Nolte, Furet et compagnie définitivement accompli, n’hésitent pas à publier leurs “oeuvres”... en compagnie méritée de torchons évidents telles les Oeuvres complètes du judéo-fasciste notoire Ezra Pound, pour ne citer qu’un nom de pitre en tête de file!

Tenant compte de la constitution, largement orchestrée par les médias dominants depuis la chute de l’URSS, d’une pensée unique, d’un sens commun néolibéral dont la plausibilité est renforcée par des répétitions constantes et données comme faisant autorité, nous n’hésiterons pas chaque fois que nous en ressentirons le besoin à interpoler des exemples et des commentaires destinés à faire la démonstration que les alternatives théoriques et pratiques existent bel et bien. Mieux, qu’elles sont de loin plus sensées. Les notes et les annexes compléteront cette stratégie défensive visant à pallier l’incurie vénale des mass-médias et à restituer la plénitude des prémisses nécessaires au développement de toute pensée libre. Ces défenses et illustrations d’un mode de penser différent axé sur le matérialisme historique seront plus proéminentes dans la seconde partie de cet essai.


Pitre, Glucksmann l’est doublement d’où le sous-titre: d’abord au sens de bouffon qui croit jongler avec des concepts alors qu’il ne jongle qu’avec des clichés d’emprunt en se donnant beaucoup de peine; nous aurons l’occasion de démontrer cette méprise et les lecteurs pourront se faire ainsi une idée personnelle; ensuite au sens de marionnette, d’un “Papagueno” tragique et grotesque à la fois qui, se prenant pour un “écrivain-éveillé” et croyant avoir une compréhension de l’”irrationnel”, oublie tout simplement de se poser la question simple suivante : si l’irrationnel domine certaines gens, quels sont les critères décisoires qui lui permettent d’affirmer qu’il est lui-même exempt de ces influences? La réponse c’est, bien sûr, aucun, sauf sa prétention d’être un écrivain éveillé. Ce qui force à conclure qu’il n’est qu’un écrivain-pitre ou, mieux, en tenant compte de ses prétentions, “un philosophe-pitre”. On l’aura compris: il s’agit ici d’un concept critique fondamental et non d’un terme de dérision. Glucksmann peut se permettre de caractériser Lénine d’avocat “barbichu”. Dans les mass-médias allant dans le même sens idéologique que lui, on est surpris du nombre de termes péjoratifs et des accusations sans réels fondements portées contre les tenants de la gauche authentique et particulièrement de la gauche communiste et bolchevique. Certains commentateurs surpayés et toujours prévisibles se laissent aller à de telles dérives langagières qu’ils n’hésitent pas à caractériser les gens de “singes”* croyant sans doute faire preuve à bon compte d’audace intellectuelle sinon de perspicacité dans l’analyse. On peut aisément multiplier les exemples. Ces procédés dénigratoires nous sont étrangers dans la mesure même où nous prétendons avoir percé à jour les mécanismes conceptuels intimes de sujet critiqué. Que M. Glucksmann soit ou non “le dernier des hommes” ou le dernier des imbéciles du point de vue personnel ne nous regarde en rien. Ce qui est en cause ici est bien plus grave. L’emploi du concept de “pitre”, tel que défini et développé dans ce qui suit, prétend révéler la contradiction principale, ou si l’on veut la tragique prétention intellectuelle gratuite du système de pensée idéologique de cet “auteur” et des groupes sociaux dont il se réclame. Sans doute M. André Glucksmann est un écorché vif qui a vite appris à lécher ses plaies avec délice. Il est difficile de l’ignorer tellement il le clame lui-même sur tous les tons et sur toutes les tribunes disponibles, non sans un infantilisme symptomatique. Connaît-il seulement le nombre des accidents de travail dans les sociétés démocratiques capitalistes qu’il encense et les conséquences que ces tragédies engendrent? En particulier pour les proles de la “banlieue” sacrifiés sans autre forme de procès en douce, certes, mais néanmoins systématiquement et industriellement aux lois du profit capitaliste et marchand? Criminaliser en bloc le communisme sans jamais rien dire de l’exploitation de classe de la société capitaliste n’est pas la preuve que l’on ait lu et compris aucun de ses “maîtres” en philosophie! Au demeurant, après Mazar-e-Charif, Rafah et Jénine et tant d’autres tragédies (Qalqiliya? Sabra et Chatila?) il est difficile de compatir à de tels gémissements érigés en méthode. Glucksmann et les autres comme lui seraient plus avertis s’ils abandonnaient rapidement leurs prétentions gratuites à se croire exclusivement “éveillés” et s’ils s’ingéniaient à ne pas trop ignorer les leçons les plus évidentes de l’histoire. Sans cela le commun des mortels ressentira bientôt face à eux la même répulsion que le pauvre requin des Chants de Maldoror confronté à plus prédateur que lui. La rançon de l’être pitre au monde, si l’on veut.
Dans la plupart des cas le solipsisme ne prête à aucune conséquence. Il ne représente qu’une érosion du mode d’appréhension de la réalité en faveur de l’hypertrophie d’une subjectivité individuelle ayant perdue tout repère. Le problème, politique et social, commence lorsque ce solipsisme, ce rêve et ce cauchemar “éveillé”, est cultivé comme une arme de classe par des bourgeoisies disposant de ce qu’elles croient être une supériorité militaire absolue. Les “servi in camera” les encouragent dans leur croyance, en réalité auto-mutilante et dangereuse, qu’ils sont les seuls à pouvoir prétendre à l’utilisation légitime de la force à l’échelle de la planète entière. C’est aussi que le valet n’a qu’un rêve : celui de mener d’abord son maître par le bout du nez pour ensuite profiter de la première occasion venue pour se substituer à lui et s’auto-proclamer seul Grand-Prêtre du nouveau temple où trônerait dorénavant son totem archaïque érigé en véritable Messie apportant la seule bonne nouvelle possible.
Ce genre de valet rêvant de devenir le seul maître à bord se soucie peu du fait que son succès éventuel ne peut être qu’un tour de plus dans le manège ennuyeux de l’exploitation de l’homme par l’homme. La lutte des classes et les alliances de classe qu’elle suppose demeureront avant comme après l’expression de la vie et de l’égalité intrinsèque des deux pôles opposés, maître et esclave. Mais si l’expression de la vie ne saurait être effacée même dans un monde où le solipsisme guerrier se serait imposé comme système, le danger pour le monde contemporain tient au fait que cette bourgeoisie en dérive détient l’armement nécessaire pour détruire toute vie sur terre. Son nietzschéisme pourrait bien la porter à vouloir transformer la vie en un “enfer terrestre” dans le but de préserver ses privilèges de classe en menant pour cela une lutte à mort. N’oublions jamais que le livre
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