Littérature québécoise








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III


– Olga ?

– Oui, Victor ?

– Va ouvrir, on a sonné.

Olga, une grande blonde, se dirigea vers la porte.

– Monsieur ?

– Je suis Jacques Latreuil.

– Ah, vous êtes le Français que monsieur le professeur a engagé pour travailler avec lui dans son laboratoire ?

– Oui.

– Entrez.

IXE-13, Marius, et Gisèle parurent.

– Vous saviez, que je devais emmener mon petit neveu avec moi, n’est-ce pas ?

– Oui. Il se nomme Roger, n’est-ce pas ?

Elle se pencha vers Gisèle.

– Il est joli et mignon.

– Ôte tes pattes dans mon visage. J’aime pas à ce qu’on me touche.

Marius gronda :

– Roger, sois poli avec mademoiselle.

IXE-13 vit un homme s’approcher.

– Monsieur Latreuil, je présume ?

– Exactement.

– Je suis Victor Barenko, et voici ma sœur Olga.

– Vous êtes les domestiques du professeur Latreuil ?

– Oui. C’est-à-dire, domestiques, c’est une manière de parler, c’est pratiquement nous qui sommes les rois et maîtres dans cette maison.

– Ah !

– Venez vous asseoir, un peu, je vais vous parler du professeur.

– Il est sorti ?

– Présentement, il dort, mais il devrait se réveiller bientôt.

IXE-13 se tourna du côté de Marius :

– César, pourquoi n’amènes-tu pas Roger dans la cour, vous pourriez jouer là, tous les deux.

– Oh, oui... viens jouer avec moi.

Marius était rouge :

– Je suis tout essoufflé. Ça fait depuis qu’on est parti de la gare qu’il me fait courir.

– Viens, le gros, ça va te faire maigrir.

Gisèle prit Marius par le bras et le tira au dehors.

– Que parlions-nous ? demanda Victor.

– Du professeur.

– L’avez-vous déjà rencontré ?

– Non, mais j’en ai souvent entendu parler. Il paraît que c’est un grand savant ?

– Oui, peut-être trop grand.

– Comment ça ?

– Voulez-vous que je vous dise la vérité ? Le professeur Rakouf n’est pas tout à lui.

– Hein ?

– Pour moi, il est fou. Il est fou, tout en demeurant grand savant. Il pousse souvent des cris, se promène de long en large, les cheveux dans la figure, puis brusquement, va s’enfermer dans les laboratoires.

IXE-13 fronça les sourcils :

– Je vais dire comme vous, c’est un type plutôt curieux.

Comme les deux hommes gardaient le silence, IXE-13 demanda :

– Savez-vous à quoi il travaille, présentement ?

– Ce me semble être un avion. Mais, il ne veut pas parler de son invention. Il a peur de se faire voler. Il ne voudra pas vous en dire un mot.

– Alors, pourquoi me fait-il venir ?

– Pour vous faire calculer certaines choses. Il se dit trop vieux.

– Que veut-il faire de son invention ?

– Conquérir le monde, pour lui, il veut devenir le seul à gouverner le monde. Je vous dis que réellement, il est fou.

– Et croyez-vous que son invention...

– Son invention puisse être bonne ?

Olga parut dans la porte :

– Victor ?

– Oui ?

– Le professeur est réveillé.

– Excusez-moi, monsieur Latreuil, je vous présenterai le professeur dans quelques secondes.

Olga entra suivie de Victor.

– Le professeur vient. Il a hâte de faire votre connaissance.

– Moi aussi, d’ailleurs.

La porte s’ouvrit à nouveau et Joseph Rakouf parut.

Le professeur était assez petit.

Il portait une petite barbe grise, en pointe.

Ses cheveux étaient grisonnants, et une paire de lunettes, dont les verres étaient très petits entouraient ses yeux.

– Où est-il ? ce chimiste français dont on parle tant, où est-il ? allons Victor, réponds-moi.

– Mais, il est là, professeur.

– Oh.

Il aperçut IXE-13 :

– Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. Vous êtes Jacques Latreuil.

– Oui, professeur.

– N’essayez pas de me tromper, vous n’êtes peut-être pas Jacques Latreuil, vous venez peut-être ici pour me voler mon invention.

– Mais non, je vous jure.

– Je vais vous croire, pour le moment.

Il regarda Gisèle :

– Oh, le beau petit garçon, viens ici, petit... petit...

– Aie ! Je ne suis plus un bébé.

– Comment t’appelles-tu ?

– Roger Latreuil.

– Quel âge as-tu ?

– 14 ans.

– Tu vas aimer ça rester ici ?

– Donne-moi une chance, je viens d’arriver.

Il se redressa brusquement :

– Et vous, monsieur, fit-il en désignant Marius, que venez-vous faire ici ? Ah, vous êtes un espion russe, je vous reconnais à votre accent.

– Je n’ai pas encore parlé, bonne mère.

– Bonne mère, il a dit bonne mère. Il vient de Marseille, c’est un Français. Il vient chercher mon invention pour la France, afin qu’un nouveau Napoléon s’empare du monde.

– Mais non, je suis César Lampion, le gardien du petit bonhomme.

Il se frappa sur la tête :

– Mais oui, mon Dieu, où avais-je la tête, je suis rendu que je vois des espions partout, monsieur Montreuil.

– Pardon, Latreuil, mon nom est Latreuil.

– C’est vrai, Latreuil. Excusez-moi.

Il se tourna vers Olga :

– Avez-vous réglé le problème de l’habitation ?

– Oui, il n’y a qu’un moyen.

– Lequel ?

– César Lampion va coucher dans la même chambre que le petit Roger.

Gisèle sursauta :

– Mais, je proteste, je ne veux pas.

– Pourquoi ?

– Parce, parce que... lui, il ronfle, il m’empêche de dormir.

– Il a raison, fit Marius.

Victor remarqua :

– Il reste le divan.

– Je vais coucher là, s’écria Marius.

– Mais non, vous êtes beaucoup trop grand, Roger couchera là.

– Bon, puisqu’il le faut, ce sera entendu.

Le professeur emmena IXE-13 aux laboratoires,

Roger et César sortirent dans la cour.

Olga resta seule avec Victor.

– Victor ?

– Oui ?

– Je n’ai pas confiance en ces trois-là,

– Comment ça ?

– Il va falloir se renseigner le plus tôt possible. Tu sais que nous ne pouvons prendre de chance. Tu connais notre pays.

Victor soupira :

– Oui, s’il fallait que l’invention nous échappe, ce serait certes la mort, pour nous.

– Alors, il faut agir en conséquence.

– Qu’est-ce que tu vas faire ?

– La chose la plus simple. Tu vas relever les empreintes de Latreuil, nous possédons son dossier dans le service secret, ensuite, si les empreintes correspondent, il nous faudra le surveiller de près, c’est surtout ce petit garçon et son gardien qui m’agacent.

– Tu crois que ce sont des espions ?

– Ils ne sont pas dangereux, mais je croirais qu’ils ont été amenés ici, spécialement pour distraire notre attention.

– Je vais surveiller Latreuil pour prendre ses empreintes digitales.

– Quant à moi, je vais aller au village. J’y verrai le Capitaine et lui pourra me faire venir le dossier Latreuil. J’aurai ça ce soir, au plus tard.

– C’est ça, ma petite Olga, on ne se laisse pas prendre facilement au dépourvu.
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