Littérature québécoise








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VI


Le lendemain, à dix heures, IXE-13 parut très excité.

Il appela :

– César... César !

– Oui ? fit Marius en apparaissant.

– Tu n’as pas vu mon neveu ?

– Roger ?

– Oui, je le cherche depuis ce matin.

– Moi aussi.

Olga et Victor accoururent :

– Qu’est-ce qui se passe ?

– Roger est disparu...

IXE-13 se tourna vers les deux Russes :

– Je comprends, vous vous êtes emparé de mon neveu pour que nous jouions plus facilement votre jeu, n’est-ce pas ?

– Non, pas du tout.

– Je vous le jure, fit Olga. Nous avons promis de travailler la main dans la main et nous tenons parole.

– Mais, alors ?

IXE-13 ragea :

– Le petit espiègle... je me demande où il peut être passé.

Victor les interrompit :

– Écoutez, nous ne sommes pas pour nous embarrasser d’un petit enfant de quatorze ans.

– Il faut que je le retrouve.

– Il reviendra bien à la maison par lui-même. Le plus important pour le moment, c’est de faire parler le professeur.

– Vous avez raison, fit Marius.

Olga approuva à son tour.

– Comment nous y prendre ? demanda IXE-13.

Victor ricana :

– Laissez-moi faire, je sais le tour de faire parler les gens, le professeur nous dira où se trouvent ses plans, sinon, tant pis pour lui.

Il désigna Marius :

– Vous, César, vous êtes bien bâti, quand il entrera, vous le réduirez à l’impuissance.

– Bien,

Il plaça une chaise au centre de la pièce.

– Nous l’attacherons sur cette chaise, Olga, va chercher de la corde.

La Russe sortit.

Victor continua :

– Lorsqu’il nous aura révélé son secret, vous, Latreuil, vous irez avec Olga chercher les plans. Nous devons marcher constamment deux par deux.

IXE-13 admirait le calme de Victor.

Olga revint avec des cordes.

– Maintenant, Latreuil, allez chercher le professeur. Amenez-le ici. Il est enfermé dans son laboratoire.

– Bien.

IXE-13 sortit.

Quelques minutes plus tard, il revenait en compagnie du professeur.

Aussitôt, Marius le saisit par en arrière.

– Mais qu’est-ce qui se passe ?

– Assis sur cette chaise, professeur, fit Olga.

Victor l’attacha solidement.

– Maintenant, vous allez nous dire où sont vos plans.

– Jamais.

– Ah, vous ne voulez pas parler ?

– Je ne dirai rien... ah, vous êtes tous des espions, je m’en doutais, j’aurais dû me méfier.

– Taisez-vous...

Victor glissa quelques mots dans l’oreille d’Olga.

Cette dernière sortit pour revenir avec une paire de ciseaux.

– Maintenant, professeur, vous allez nous dire où sont vos plans.

– Non.

Victor ordonna à IXE-13 :

– Enlevez-lui ses lunettes.

Olga tressaillit :

– Tu ne vas pas lui crever les yeux ?

– S’il ne parle pas, oui, je lui crève les yeux.

De grosses gouttes de sueur perlaient au front de Rakouf.

– Vous êtes fous !

IXE-13 enleva les lunettes du savant.

– Pour la dernière fois, allez-vous parler professeur ?

– Non.

– Très bien, vous l’aurez voulu.

Il approcha les ciseaux des yeux du professeur.

– Je ne suis plus qu’à un pouce, parlez, sinon, j’enfonce les ciseaux dans votre orbite.

– Non, non...

Les ciseaux touchèrent la paupière du vieillard.

– Arrêtez, cria-t-il, ne crevez pas mes yeux, je ne veux pas, non, non...

– Où sont les plans ?

– Je vais aller les chercher, déliez-moi.

– Non, vous allez nous dire où ils se trouvent.

Il y eut un long silence.

Tout le monde attendait la réponse du professeur.

– Dans ma chambre, murmura-t-il.

– Où ? À quel endroit ?

– Dans... dans le pied de ma couchette.

– Le pied de votre couchette ?

– Oui, il se dévisse, l’enveloppe est roulée.

Victor fit signe à IXE-13 et à Olga :

– Allez voir.

Olga et le Canadien sortirent.

Ils montèrent à la chambre du professeur.

IXE-13 dévissa 1’un des poteaux de la couchette et plongea sa main à l’intérieur.

– Rien.

Olga s’attaqua à l’autre poteau.

Elle en sortit une enveloppe roulée.

– C’est bien ça, il n’avait pas menti.

– Il faut vérifier, fit IXE-13.

Olga ouvrit l’enveloppe.

Elle contenait des feuilles remplies de chiffres, de formules et de dessins.

– C’est bien ça, vous avez raison, ce sont les plans, fit IXE13 après y avoir jeté un coup d’œil.

Ils revinrent dans la pièce où Marius et Victor les attendaient.

– Vous les avez ?

– Oui.

Victor se tourna vers le professeur.

– Nous vous remercions infiniment, Rakouf, vous nous avez rendu un fier service.

Il sortit un revolver et le tira à bout portant.

Marius cria :

– Vous êtes fou, pourquoi l’avez-vous tué ?

– Pensez-vous réellement que je pouvais prendre la chance qu’il refasse ses plans pour les passer à une autre nation ?

– Non, je vous approuve, fit IXE-13.

Il se tourna vers Olga :

– Tu as les plans ?

– Oui.

– Alors, venez, partons d’ici le plus vite possible, nous allons mettre le feu aux laboratoires.

– J’allais justement vous le proposer.

Il se tourna vers Marius :

– Voulez-vous délier le professeur, nous allons le transporter dans son laboratoire. On croira que c’est lui qui a mis le feu, par accident.

Marius se pencha.

Victor se tenait tout près d’IXE-13, le revolver toujours à la main.

Brusquement, il se tourna vers le Canadien.

Au même moment, Olga brandit une matraque et assomma Marius.

– Mais, qu’est-ce qui...

– Pas un geste, Olga, fouille-le.

La jeune Russe enleva le revolver d’IXE-13.

Victor ricana :

– Nous avons fait semblant de jouer votre jeu, Latreuil. Mais nous ne sommes pas des imbéciles. Nous travaillons pour le compte de la Russie. Si vous en aviez eu la chance, vous auriez fait la même chose.

– Vous êtes des traites, fit IXE-13. Vous ne pourrez aller loin avec ces plans.

– Vous croyez ? Nous avons plusieurs amis dans la ville.

Olga avait détaché le professeur de sur sa chaise.

– Asseyez-vous là, fit-il à IXE-13.

Le Canadien fut forcé d’obéir.

– Tiens le revolver, Olga, je vais l’attacher solidement.

Une fois qu’IXE-13 fut ficelé à la chaise, il jeta un coup d’œil sur Marius.

– Il en a pour une dizaine de minutes encore.

– Viens, Victor, nous n’avons pas une seconde à perdre.

– Pas si vite, fit une voix.

Gisèle, habillée en femme, venait d’apparaître dans la porte.
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