Littérature québécoise Volume 543 : version 0 Le grand sépulcre blanc Numérisation : Wikisource, Projet Québec/Canada. Relecture : Jean-Yves Dupuis. Édition de référence : Éditions Édouard Garand, 1925. «Le roman canadien»








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titreLittérature québécoise Volume 543 : version 0 Le grand sépulcre blanc Numérisation : Wikisource, Projet Québec/Canada. Relecture : Jean-Yves Dupuis. Édition de référence : Éditions Édouard Garand, 1925. «Le roman canadien»
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Surprise, travail, solitude.


I head not custom, creed nor law ;

I care for nothing that ever I sav,

I terribly laugh with an oath and sneer,

When I think that the hour of Death draws near !

W. Winter.

Le soleil continuait sa course au-dessus de l’horizon, s’élevant degrés par degrés jusqu’à ce que son point culminant fût atteint à midi. La lumière féerique de la nuit avait été éclipsée par la lumière plus naturelle de celle du vrai jour.

Jusqu’à quelle heure se fût prolongé le sommeil du voyageur après les émotions de la veille, est assez difficile à conjecturer. Son chronomètre, posé sur le sol à portée de sa main, indiquait huit heures et quarante. Depuis deux ou trois minutes, son chien faisait un manège inusité. Entrant sous tente, il regardait son maître une ou deux secondes puis, s’élançant au dehors, il courait à la grève. Là, les yeux fixés sur un point blanc s’avançant, il aboyait. Rebroussant chemin, il retournait au triple galop au gîte de son maître et s’y engouffrait. Pour attirer son attention il aboyait légèrement et lui léchait la figure et les mains. Réveillé en sursaut, ce dernier s’assit, se frotta les yeux d’une main tandis que de l’autre il repoussait le gros animal dont les caresses étaient plus démonstratives que d’habitude.

« Quelle mouche t’a piqué, vieux fou ? lui dit-il. Es-tu fatigué de ta longue veille ? Est-ce ton pemmican que tu es après ? »

Pyré ne s’était pas attardé à une futile discussion. Bondissant, il retourna à la grève. Une succession de jappements furieux et saccadés sortaient de sa gorge. À cet appel Théodore sortit de sa tente. Regardant dans la direction de son chien, il vit ce qu’il l’agitait et l’exaspérait. Un superbe ours polaire nageait vers terre et n’en était plus qu’à une centaine de pieds. Ni les aboiements du chien, ni la vue de l’homme ne l’arrêtèrent. Celui-ci se rappela alors, que la veille il avait laissé quelque part sa carabine, dont il ne s’était plus soucié. Son regard anxieux regarda de côté et d’autre. Heureusement, il la vit à quelques trente pieds de lui, reposant sur un gros cailloux. Complètement éveillé maintenant, les muscles tendus, en deux bonds et trois sauts il s’en était saisi. Il courut à la grève, ajusta et pressa la détente. Une détonation formidable, répercutée au loin par les échos de la montagne, vibra dans l’air. L’ours fit un mouvement de côté et fit entendre un grognement furieux. Quelques taches rouges flottèrent sur l’eau, mais il continua d’avancer. La balle n’avait fait que lui érafler l’épaule. L’homme ajusta sa mire, et, cette fois, posément, tira sur le chien de son fusil. L’écho reprit sa moquerie. Cette fois, le coup avait porté juste. L’animal avait eu deux ou trois vifs sursauts et flottait renversé, la tête sous l’eau. Le projectile lui avait traversé la cervelle. Théodore attendit encore quelques minutes. Posant la main sur la tête de son chien, il lui dit :

« Plus de danger, maintenant, mon vieux. Vas le chercher, mais prends garde à quelque traître coup de pattes. Sus ! »1

Le noble chien n’attendait que ce commandement car il frémissait d’impatience. Il se jeta à l’eau, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il fut aux côtés de la bête morte. Il la saisit par le cou et se mit à nager vigoureusement vers la rive. Ce n’était pas là travail des plus faciles, car l’animal pesait plus de quatre cents livres. Après bien des efforts il s’échoua sur la grève. Le reflux se faisait alors, de sorte qu’au bout d’un quart d’heure, la carcasse était à sec.

« Nous déjeunerons plus tard, n’est-ce pas vieux, et nous aurons un jambon d’ours grillé », dit l’ingénieur à son chien. De sa ceinture il retira un long coutelas bien aiguisé, et se mit en frais non seulement de dépecer sa victime mais surtout d’en enlever avec soin la peau, superbe trophée qu’il montrerait plus tard à ses amis. Il fit ce travail avec le soin qui aurait mis un taxidermiste.

Laissons à ce travail notre ami et revenons à sa victime.

L’ours blanc peuple le littoral de toutes les terres arctiques. Son habitat s’étend du détroit d’Hudson à la limite nord des terres. On ne le rencontre presque jamais sur la terre ferme. C’est un nageur d’une force et d’une vitesse incroyables, se nourrissant surtout de loups marins, qu’il traque sournoisement. lorsqu’ils sommeillent sur les glaces. En été, lorsque le saumon, en bancs serrés, remonte les cours d’eaux peu profonds pour y frayer, il s’en régale, D’un coup de patte habile il le projette sur la grève, où il lui est facile ensuite de l’y dévorer. L’ours polaire est tellement dans son élément naturel dans l’eau qu’il a été donné à l’auteur d’en rencontrer sur des minuscules glaces flottantes à quarante milles des côtes. Quelques-uns, avec l’âge, deviennent très gros, et il n’est pas rare d’en voir pesant de 1500 à 2000 livres, et dont les peaux mesurent de 10 à 12 pieds de longueur. Malgré sa masse il court très vite et il est doué d’une force prodigieuse, s’attaquant même aux morses. On le rencontre presque toujours isolément. De son naturel il n’est peut-être pas féroce, mais sa grande curiosité est presque toujours la cause de sa perte. Voyageant continuellement sur les glaces et explorant de son regard aigu toute la côte il en connait la physionomie particulière. Dès qu’un objet insolite ou inusité s’y voit, il doit s’en rendre compte. Il s’attaque alors à l’obstacle, poteau, cairn ou tente, et, dans une bataille épique, détruit, déchire, macère tout ce qui lui tombe sous la griffe, témoin les efforts répétés qu’ils ont faits pour desceller la plaque de marbre du cénotaphe Franklin, sur l’île Beechey.

Ce caprice ou cette fantaisie de l’ours mit à deux doigts de la mort un parti d’explorateurs en 1908. Le sous-officier Morin, voyageant de l’Île Melville à l’Île Banks avait laissé, de place en place, des dépôts de provisions pour son retour. Son travail sur l’Île Banks étant terminé il revint sur ses pas pour regagner le bateau en hivernement à Winter Harbour, à l’Île Melville. À son retour, toute trace de provisions avait disparu. L’ours blanc était passé par là et avait tout détruit. Ce ne fut qu’à force d’énergie, de courage et de misères que M. Morin et ses deux compagnons revinrent sains et saufs. Lorsque l’ours polaire vient ainsi faire une razzia d’une tente, il n’a peut-être pas de mauvaises intentions, mais celles-ci peuvent vite le devenir, si à l’intérieur il lui arrivait d’y trouver un homme, soit éveillé soit endormi. Sa chair est loin d’être succulente. Ce n’est que lorsque le renne et le loup-marin font défaut que les Esquimaux, ou les Blancs de passage, en font usage. Elle est dure, coriace et a un goût rance très prononcé.

Il était près de midi avant que Théodore eût terminé son travail et que la peau de l’ours bien grattée pour en enlever le gras, fût étendue au soleil pour y sécher.

La faim le travaillait. D’une caisse il sortit du thé, du sucre, des biscuits, et un minuscule poêle à pétrole, Dédaignant ce procédé ultra-moderne de cuire ses aliments il se mit à la recherche d’un combustible local. Dans ce pays où il ne croît ni arbres ni arbustes cette décision lui valut quelques efforts enfin couronnés de succès. Il recueillit d’abord une quantité de mousses tondreuses et de lichens desséchés. Cherchant ensuite des racines mortes du saule rampant, il en ramassa un fagot mais non encore suffisant pour ses besoins. Ce fut alors, que, dans une cavité bien abritée des vents, il découvrit un arbre devant lequel il tomba en extase. C’était aussi un saule arctique, mais vu sa position protégée il avait poussé droit. Le tronc avait deux pouces de diamètre et l’arbrisseau, ayant la forme d’un chou monstre, mesurait vingt neuf pouces de hauteur. Il devait être très vieux, car ses branches, dont une grande quantité étaient mortes, étaient tordues et nouées dans leur continuel effort pour résister aux intempéries et aux vents tempétueux qui règnent sur ces côtes en automne et en hiver. De son long coutelas, il enleva toutes les branches sèches, aidant la nature dans son émondage. Avec les racines déjà ramassées il eut une brassée de sarments secs suffisants pour ses besoins actuels. Il disposa alors des pierres plates en forme de four carré, et y fit son feu à la mode indienne. Tandis que dans son poêlon une immense tranche d’ours rissolait, il se prépara à établir la latitude à laquelle il se trouvait. D’une boîte en acajou il retira son sextant et l’ajusta. La mer étant calme et unie comme un miroir, il n’eut pas à faire usage de son horizon artificiel mais ramena à la surface des eaux l’image du soleil, au moment précis où celui-ci avait atteint le zénith. Sur un calepin, il inscrivit l’angle obtenu, compara l’heure à son chronomètre et remit à plus tard ses calculs. Il siffla son chien, lequel s’était promu gardien du trophée acquis ce matin, et se dirigea vers sa cuisine. Sur un tapis de mousse et de fleurs il s’installa, divisant son repas en part égale avec son compagnon. Ce dernier eut même sa ration de thé au lait condensé. À l’eau claire d’un ruisselet sourdant d’une crevasse du rocher, il fit sa toilette.

« Agis à ta fantaisie, maintenant, vieux chien ! moi, je vais travailler. Penses-tu qu’elle va venir aujourd’hui ? Ne fais pas l’air si bête, tu sais de qui je veux parler, Serais-tu jaloux par hasard ? »

Caressant affectueusement la tête intelligente de la bonne bête, il se leva, roula une cigarette dont il aspira avec délices la fumée qui s’envolait en volutes circulaires. Il s’en fut à son embarcation d’où il sortit deux trépieds qu’il enfonça solidement dans le sable. Sur l’un d’eux il vissa son théodolite-magnétomètre et sur l’autre son aiguille aimantée servant à mesurer l’inclinaison.

Vu que ces observations de la déclinaison et des oscillations sont très longues et très absorbantes, il ouvrit un siège pliant et se mit à l’ouvrage, observant et notant de minute en minute, les degrés des verniers.

Au-dessus de sa tête un ciel lointain, très bleu, taché seulement au nord de quelques cirro-cumuli au blanc laiteux, semblables à un troupeau de brebis paissant dans les prairies de l’Olympe. Face à lui, l’eau calme du détroit, d’un vert glauque dont la surface était animée d’une multitude incroyable de guillemots-nandt, de mergules noirs, de labbes skua, de stercoraires pomarins, de goélands, de canards kakawi. Plus au large, des icebergs aux formes les plus variées dérivaient vers l’est et le sud, fatidiquement entraînées par les courants polaires, qui comme les hommes recherchent des climats tempérés.

« Déjà trois heures », dit l’ingénieur en regardant sa montre.

« Que le temps passe vite. Je vais maintenant établir ma longitude. Un autre jour j’observerai l’inclinaison magnétique et la mesure absolue de la déclinaison ».

Le point exact où je me trouve étant établi, je pourrai comparer mes observations avec celles de l’Observatoire de Toronto, sur une donnée juste, sur une base scientifique établie. »

Reprenant son sextant, par une série de lectures, durant trois quarts d’heure, il nota les angles indiqués sur le vernier, dont le calcul des degrés devait lui indiquer la longitude où il se trouvait. Pour ce travail il se servit de son horizon artificiel dont le mercure reflétait le ciel.

Démontant ses instruments, il les remit dans leurs caisses respectives, recouvrant le tout d’une toile imperméable.

« Il est trop tard aujourd’hui pour faire l’ascension de ces monts, se dit-il. Tout de même je pourrais chercher un endroit par où cette ascension peut se faire, car d’ici, inutile d’essayer d’escalader ces murs abrupts. »

Il se dirigea alors vers le fond de la crique Cumming. Après une heure de marche, il l’atteignit. Il fut enchanté de voir qu’une vallée étroite et profonde, dans laquelle coulait un clair ruisseau, nourri par un glacier dont il voyait au loin la face, était le prolongement terrestre de ce fjord.

D’ici, répéta-t-il, je ferai bien l’ascension de ces rochers. Quel beau panorama, j’aurai là haut ! Les anachorètes étaient des sages, et leur amour de la solitude le prouve. Pourtant, il n’est pas bon que l’homme soit seul ! Faisant un mouvement brusque : Est-ce que par hasard, cette apparition d’hier ! C’est une hallucination ! il ne se peut pas que mon cœur soit dupe à ce point de mes sens.

Le lieu, les circonstances, l’étrangeté de cette rencontre, la féerie de la nature, le magnétisme émanant de cette terre apocalyptique ! tout s’explique ! Je suis envoûté ! Le vieux Thor est aigri de ce que j’ai envahi son domaine et voulu en arracher les secrets. La science ploiera toujours le genou devant une force spirituelle supérieure.

Monologuant ces pensées philosophiques, il rebroussa chemin. Il était près de onze heures du soir lorsqu’il arriva à son point de départ. Il se prépara un souper sommaire, et, quoique harassé par sa longue marche, il voulut revoir le soleil de minuit dans toute sa splendeur. Il avait deux raisons pour ce faire ; une fausse espérance que peut-être sa solitude serait égayée d’une apparition désirée, mais non voulue, se disait-il. L’autre considération, plus pratique, il voulait à cette heure, fait inusité et qui flattait son orgueil professionnel, prendre une observation solaire, à minuit juste, afin de contrôler celle du midi.

Son travail fini, il scruta l’horizon de sa longue-vue. Rien ne vint en briser l’uniformité. Il se dévêtit, gagna sa tente, mit cette fois sa carabine à portée de sa main, s’enroula dans son édredon : Quelques minutes plus tard sa respiration régulière indiquait le repos complet, l’oubli au pays des songes.

V



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