Description géographique, précis historique, institutions sociales, religieuses, politiques, notions sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce








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Marie-René Roussel

marquis de COURCY

L'EMPIRE

DU MILIEU




à partir de :

L'EMPIRE DU MILIEU

Description géographique, précis historique, institutions sociales, religieuses, politiques, notions sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce
par Marie-René Roussel,

marquis de COURCY (1827-1908)

ancien chargé d'affaires de France en Chine

Librairie Didier, Paris, 1867, 692 pages.

Édition en format texte par

Pierre Palpant

www.chineancienne.fr

mars 2014

TABLE DES MATIÈRES

Préface

LIVRE PREMIER

GÉOGRAPHIE

CHAPITRE PREMIER : Notions générales

Noms qui désignent l'empire du Milieu et ses habitants. — Son étendue ; ses limites.—Ses montagnes, ses fleures, ses lacs.— La Grande muraille et le Grand canal. — Aspect général du pays et des côtes. — Différentes races de l'empire. — Divisions administratives et politiques.

CHAPITRE II : La Chine proprement dite ou les dix-huit provinces

Étendue. — Limites. — Divisions naturelles. — Divisions politiques. — Notions géographiques. — Climat. — Population.

CHAPITRE III : Les pays distributaires et les colonies

Limites, divisions administratives, mœurs, gouvernement, climats de la Mandchourie, de la Mongolie, du Ko-ko-nor, de l'Ili et du Thibet. — Notions historiques sur l'Ili et le Thibet.

CHAPITRE IV : Histoire naturelle

Notions générales sur la minéralogie, la zoologie et la botanique chinoise. — L'herbier chinois. Sa méthode et ses divisions.

LIVRE DEUXIÈME

MŒURS ET RELIGION

CHAPITRE PREMIER : Des mœurs et des relations sociales

Caractère national. — Noms, prénoms, sobriquets. — Séparation des sexes. — Mariage ; ses formalités et sa législation. Costume national. Alimentation publique. — Jeux, divertissements, spectacles. — Cérémonial. — Mode de voyage et de transports.

CHAPITRE II : Doctrines religieuses, cultes, superstitions

Religion d'État. — Secte des lettrés. — Culte de la raison. — Bouddhisme. — Judaïsme. — Islamisme. — Missions nestoriennes, catholiques, protestantes. — Croyances populaires. — Culte de Kouan-yin. — Culte des ancêtres. — Cercueils, tombeaux. — Superstitions populaires. — Institutions charitables. — Infanticides.

LIVRE TROISIÈME

GOUVERNEMENT, LÉGISLATION ET ADMINISTRATION DE L'EMPIRE

CHAPITRE PREMIER : Du gouvernement et de la législation

L'empereur, la cour et la famille impériale. Distinctions sociales.— Hiérarchie et costumes officiels. — Titres de noblesse. — Les deux grands conseils du gouvernement. — Les six départements et les principaux corps de l'État. Le code et ses divisions. — Édits provinciaux. — Arrêtés municipaux.

CHAPITRE II : Administration de l'empire

Hiérarchie administrative. — Fonctionnaires spéciaux. — Rangs officiels des fonctionnaires. — Leurs traitements, leurs prétoires, leurs cortèges. — Administration de la justice. — Procédure. — Les cinq peines légales et les corrections. — Police. Administration des finances, de l'armée, de la marine. — Pratiques et abus de l'administration en général. Clans. — Corporations. — Clubs. — Sociétés secrètes. — Piraterie.

LIVRE QUATRIÈME

DES SCIENCES ET DES ARTS

CHAPITRE PREMIER : De la langue

Formation du langage écrit. — Symboles primitifs. — Éléments phonétiques. — Nombre et classification des caractères. — Radicaux. — Les modes et les tons. — Les trois principaux dialectes. Grammaires. Dictionnaires. — Les six textes d'écriture. — Encre, papier, pinceau. — Imprimerie. — Texte, formats, prix des livres.

CHAPITRE II : De l'éducation et des examens littéraires

Antiquité de l'instruction. — Ses titres au respect national. — Écoles primaires. — Le Siaou-kio et le San-tsé-king. — Collèges. — Examens littéraires. — Bacheliers, licenciés, docteurs, académiciens. — Conditions des lettrés. — Gradués militaires. — Éducation des femmes.

CHAPITRE III : Des sciences

État de la science en général. — Les principaux classiques. Sciences philosophique, historique, géographique, astronomique, mathématique. — Poids et mesures. — Médecine. — Physique. — Chimie.

CHAPITRE IV : Des beaux-arts

Poésie. — Romans. — Proverbes. — Architecture. — Construction des habitations, des navires et des bateaux. — Temples. — Monuments honorifiques. Sculpture. — Peinture. — Musique. — Confucius et Mencius.

LIVRE CINQUIÈME

DE L'AGRICULTURE, DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE

CHAPITRE PREMIER : Agriculture

Honneurs et encouragements dont elle est l'objet. — Instruments de culture. Engrais, amendements, irrigations. — Conditions de la culture en général. — Cultures alimentaires : riz et thés. — Cultures industrielles : coton, mûrier, chanvre, orties, arbre à suif, cassier, camphrier, pavot, tabac, sésame. — Fabrication et usage de l'opium. Jardins. — Fléaux de l'agriculture.

CHAPITRE II : Industrie

Conditions de l'industrie en général. — Ses procédés. — Métallurgie. Industrie séricicole. — Étoffes de coton. — Toiles. — Étoffes de laine. — Cuirs. — Céramique. — Poteries. — Verrerie. — Laque. — Sculpture et gravure en relief. — Fabrication des lanternes. — Pêcheries et pisciculture. — Éclosion artificielle. Progrès de l'industrie.

CHAPITRE III : Commerce

Aptitudes du peuple au commerce. — Commerce intérieur : monts-de-piété, droits de transit, participation des étrangers au commerce intérieur. — Commerce extérieur. — Historique du commerce étranger : commerce russe, portugais, espagnol, hollandais, américain, anglais ; contrebande de l'opium ; régime établi par les traités de 1842 et 18&4 ; les cinq ports ; Hong-kong ; Macao ; régime établi par les traités de 1858 et de 1860 ; nouveaux ports ouverts ; inspectorat des douanes ; émigration chinoise ; agents monétaires des échanges ; crédit commercial ; transports maritimes ; informations statistiques sur les importations, les exportations, l'entrée et la sortie des navires ; conditions particulières du commerce français.

LIVRE SIXIÈME

HISTOIRE

CHAPITRE PREMIER : Notions sur l'histoire nationale

Période légendaire. — Le premier homme. — Les cinq souverains. — Les vingt et une dynasties.

CHAPITRE II : Relations des peuples civilisés avec la Chine

Relations de la Chine avec l'Occident sous l'empire romain, sous le bas-empire, au moyen âge. — Missions nestoriennes. — Ambassades envoyées par Innocent IV et saint Louis. — Voyages de Marco Polo et des Arabes. — Entreprises des Portugais, des Espagnols, des Russes, des Hollandais, des Français, des Américains, des Anglais. — Trafic de l'opium. — Guerres de 1840. — Traités de 1842 et 1844. Événements de Canton. — Politique des puissances à l'égard des rebelles. — Événements militaires et diplomatiques de 1858 et 1860. — La Chine ouverte aux nations étrangères.

Annexes : I - II - III - IV - V - VI - VII - VIII - IX.

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PRÉFACE

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p.V Présenter au public un résumé fidèle et succinct des notions générales que les peuples occidentaux ont recueillies sur l'empire du Milieu, depuis qu'ils sont entrés en relations avec lui : tel est le but que j'ai voulu atteindre en écrivant cet ouvrage. Il m'a paru qu'il pouvait être publié avec quelque profit, au moment où les armes victorieuses de la France et de l'Angleterre, habilement secondées par les négociations de leurs diplomates, viennent de briser, d'un seul coup, les obstacles séculaires qui séparaient la Chine de l'Europe.

Ces obstacles, si absolus et si persistants qu'ils commençaient à désespérer nos patients efforts, la juste méfiance d'une monarchie semi-barbare, naturellement jalouse de son pouvoir et de son prestige, l'ignorance à la fois présomptueuse et timide de ses sujets, la rigueur et l'injustice des procédés dont on usa d'abord envers la Chine, — les avaient fait naître. Ils s'étaient maintenus, p.VI pendant plus de deux cents ans, par la force de l'habitude et de la tradition. Les circonstances odieuses d'où sortit, en 1840, la guerre de l'opium les avaient fortifiés. À peine parurent-ils fléchir sous l'impulsion du nouveau régime qu'inaugurèrent les traités de 1842 et de 1844. Ils ont aujourd'hui disparu pour ne plus se relever si nous savons ne point abuser de notre victoire, si notre modération, notre fermeté, notre vigilance en développent les conséquences, en maintiennent et en complètent les résultats.

Les traités de Tien-Tsin et les conventions qui leur servirent de corollaires ont réalisé une des plus grandes et des plus nobles conquêtes de la civilisation moderne, en ouvrant aux entreprises du négoce étranger, à la libre propagande des missionnaires chrétiens, aux investigations du voyageur et du savant, la plus riche, la plus industrieuse, la plus féconde, la plus populeuse, la plus curieuse contrée de l'univers. Désormais il n'est plus un port important des côtes chinoises qui n'admette les navires de toutes les nations du globe, il n'est pas un lieu de l'empire chinois qui ne puisse être visité par les Européens ; il ne s'y rencontre pas une ville, pas un village où le prêtre chrétien ne puisse enseigner ouvertement sa doctrine. Nos ambassadeurs résident à Péking. Aucune humiliation ne leur est imposée. Ils interprètent directement les griefs de leur pays et de leurs nationaux, et traitent d'égal à égal avec les conseillers intimes de l'empereur. Que de belles et brillantes promesses dans ces conquêtes ! Déjà nos p.VII marchands se sont établis, sous la protection de nos consuls, dans les grandes villes que baigne le Yang-tze-kiang, la principale artère de la Chine. Les intelligentes populations du vaste et fertile bassin qu'arrosent le fleuve Bleu et ses tributaires, profitent, avec empressement, des avantages de notre industrie. Sa supériorité éclate à leurs regards. Elles en partagent avec nous les bénéfices. Éclairées par l'intérêt, le guide irrésistible de leur race, elles ouvrent les yeux à la lumière. Le vieux préjugé chinois est frappé au cœur. Quels magnifiques triomphes attendent notre civilisation, quels gains immenses sont réservés à notre commerce si ce préjugé vient à disparaître entièrement, si, mettant à profit la science de nos ingénieurs aussi bien que l'expérience de nos industriels, et nous abandonnant la part de bénéfice et d'influence qui serait due légitimement à notre concours, la nation chinoise vient à multiplier la puissance de ses ressources nationales, par la construction de chemins de fer et de télégraphes qui relient entre elles ses grandes cités, par l'établissement d'un service régulier de steamers sur les innombrables rivières qui sont les routes commerciales de l'empire, avant tout, par l'exploitation des richesses inouïes que recèlent ses mines d'argent, de cuivre, de fer et de houille.

Une transformation si magnifique et si féconde n'est point improbable. Nous avons vu la valeur approximative du négoce étranger que représentait en Chine, pour l'année 1855, la somme de 300 millions de francs y atteindre, neuf ans plus tard, p.VIII sans tenir compte du trafic de l'opium, le chiffre énorme de 1 milliard 200 millions de francs 1, bien que les districts producteurs du thé et de la soie eussent été, en partie, dévastés par les rebelles, bien que la terreur qui régnait autour de Shang-haï, au temps où l'insurrection cernait, de toutes parts, ce grand emporium des échanges maritimes, en eût banni, pendant plusieurs années le crédit et la confiance. Que de si rapides progrès, accomplis dans des conditions défavorables, nous servent de leçons et d'encouragements ! La formidable muraille qui abritait les soupçons et l'ignorance de l'empire du Milieu n'existe plus. Nous contemplons maintenant face à face cette civilisation antique dont l'éclat émerveillait les regards de nos voyageurs, alors que l'Europe sortait à peine des ténèbres du moyen âge. Elle est restée immobile dans son égoïste isolement, et son immobilité l'a fatalement conduite à la décrépitude. La civilisation occidentale, que ses origines chrétiennes et les instincts naturels de notre race ont faite, au contraire, essentiellement expansive, est maintenant aux prises avec elle ; elle doit la vaincre en la régénérant.

Ce prodigieux triomphe est-il assuré, est-il prochain ? Nul doute pour moi, que les destinées p.IX sociales, industrielles et mercantiles du peuple chinois n'appartiennent désormais à l'Europe. Nul doute aussi qu'elle ne parviendra point à les transformer sans subir les épreuves d'une lutte incessante et laborieuse. Les erreurs souvent déplorables de notre passé, les enseignements parfois douloureux de notre expérience guideront, en Chine, nos futurs efforts. Nous n'oublierons pas que nous y avons des fautes, des crimes même à racheter par des services et des bienfaits. Nous opposerons constamment aux méfiances du gouvernement chinois, à son mauvais vouloir que déguisent mal ses protestations affectées, à ses ruses artificieuses qui sont les armes naturelles de sa faiblesse, la loyauté et la courtoisie de nos allures, la dignité et la fermeté de notre attitude. Nous essaierons de le contraindre au maintien de la paix en le faisant notre obligé et notre débiteur, en appelant, par exemple, au secours de son trésor appauvri, les capitaux de nos financiers ; nous nous garderons de ces précipitations imprudentes, de ces ingérences téméraires, de ces inutiles provocations qui compromettent les meilleures causes ; nous saurons maintenir résolument, fût-ce même au prix de quelques sacrifices, l'union des quatre grandes puissances qui, seule, protège efficacement à Péking les intérêts solidaires des peuples civilisés, qui seule protège la Chine contre les ambitions rivales des deux puissants empires dont les frontières lui sont communes ; nous protégerons, avec une stricte impartialité, l'admirable dévouement de nos missionnaires ; p.X désireux de témoigner, en toute circonstance notre amour pour la justice, nous ne craindrons point de réprimer, avec éclat, les actes coupables que commettraient nos nationaux ou les tentatives illégales de notre commerce ; nous lui rappellerons, s'il le faut, que, sans la bonne foi et la patience, il risque son honneur et sa fortune.

Ce n'est pas sans dessein que j'ai fait précéder cet ouvrage des réflexions qu'on vient de lire. Elles en feront comprendre le sens et l'intention. Mes loisirs m'ont permis d'étudier la plupart des recueils anecdotiques, scientifiques, édifiants, statistiques, pittoresques ou littéraires que les Européens ont écrits sur l'empire du Milieu 1. Les plus sérieux et les meilleurs, si l'on excepte les excellentes études de nos sinologues et les volumineux travaux de nos anciens missionnaires, sont dus sans contredit, aux publicistes anglais ou américains. Il m'a été facile de comparer leurs valeurs respectives pendant mon séjour en Chine, où j'ai pris une part active et directe aux affaires diplomatiques et passé six ans de ma vie.

J'ai cru qu'en coordonnant les notions que j'avais puisées dans ces recueils, en les complétant par mes propres souvenirs et par les informations qui me sont parvenues depuis mon retour, en écrivant, d'après ces données authentiques et consciencieuses, un volume simple et impartial, sobre p.XI de réflexions, d'autant plus facile à consulter qu'il fût plus concis et plus méthodique, je pourrais être utile à ceux de mes compatriotes qu'intéressent les grandes choses de l'extrême Orient. Je n'ai pas eu d'autre ambition.

L'ouvrage que j'ai intitulé « L'empire du Milieu », est divisé en six livres dont les cinq premiers traitent successivement de
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