Littérature québécoise








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V


Monfort emmena Nadia dans un restaurant où l’on pouvait manger en même temps que boire de la boisson.

– Vous ne m’avez même pas dit votre nom.

– Je me nomme Nadia... Nadia Dupras.

– Et moi, Eugène Monfort.

Ils se serrèrent la main.

– C’est curieux, n’est-ce pas, se connaître comme ça, dans un cinéma ?

– C’est le hasard qui a permis que vous veniez vous asseoir à mes côtés.

Nadia sourit.

Ils commandèrent des liqueurs, et Nadia dansa au bras du chimiste.

– Vous a-t-on déjà dit que vous étiez belle ?

– Oui... suis-je obligée de le croire ?

– Vous l’êtes... vous êtes divinement belle.

Monfort voulut commander d’autres liqueurs.

– Non, non, fit Nadia, je veux entrer.

– Où demeurez-vous ?

– À l’hôtel Continent...

– Ah... vous permettez que j’aille vous reconduire ?

Nadia hésita, puis :

– À une condition. Venez me reconduire à ma chambre, mais quand je vous dirai de partir, vous vous en irez.

– C’est promis.

Le chimiste ne croyait pas en obtenir tant.

Par cette phrase, Nadia l’invitait à monter à sa chambre.

Ils se rendirent donc à l’hôtel.

Nadia lui offrit quelque chose à boire et déboucha la bouteille de fort.

– Vous demeurez seule, ici ?

– Oui, je suis Française... je suis venue m’installer au Canada.

– Et vous habitez l’hôtel ?

– En attendant de me trouver un logement. Heureusement, j’ai quelques sous devant moi... ce n’est pas comme Gisèle... ma petite amie.

– Qu’est-ce qu’elle a ?

– Elle est arrivée en même temps que moi. Malheureusement, elle, elle est sans le sou.

– Ah !

– Elle est bien prête à travailler, mais elle a de la difficulté à se trouver une position.

– Et vous, qu’est-ce que vous faites ? demanda la Russe, changeant brusquement la conversation.

– Moi, je suis chimiste.

– Marié ?

– Non, vieux garçon. Je travaille pour moi... et je vis tout seul dans ma grande maison rue Delorimier.

– Elle est grande votre maison ?

– Six appartements, plus deux grandes pièces pour mon laboratoire.

– Ah, vous travaillez chez vous ?

– Oui.

Monfort buvait et parlait avec plus de volubilité.

– C’est votre servante qui s’occupe de faire ce ménage.

– Je n’ai pas de servante... je vous ai dit que j’habitais seul.

– Et qui prépare vos repas ?

– Moi... quand je ne vais pas manger au restaurant.

– Et c’est vous aussi qui faites le ménage ?

– Oui.

– Mais, ça ne doit pas vous laisser grand temps pour travailler ?

– Mon ménage... je vous garantis que je ne le fais pas souvent.

Nadia sursauta :

– Je l’ai... vous devriez engager Gisèle.

– Gisèle, pourquoi ?

– Comme bonne. Vous l’auriez pour pas très cher... et elle pourrait vous aider, répondre au téléphone, préparer vos repas.

– Je n’ai pas besoin de servante.

– Elle serait prête à travailler pour le gîte et la nourriture... et puis, songez que ça pourrait nous rapprocher.

– C’est vrai ?

– Certainement... Gisèle est mon amie... il faudrait que je sois très gentille pour son patron, afin qu’elle ne perde pas sa position.

Monfort se mit à rire et passa son bras autour des épaules de Nadia.

Il commençait à avoir plus de difficulté à prononcer.

– Oh... oh... restez tranquille.

– Vous avez peur de moi ?

– Non, mais je vous connais si peu.

Il se rapprocha d’elle, la serrant un peu dans ses bras.

Nadia faisait semblant de protester.

Monfort la regarda longuement dans les yeux.

Nadia soutint son regard, un petit sourire sur les lèvres.

Brusquement, le chimiste se pencha sur elle et l’embrassa.

Nadia voulut se dégager, mais le chimiste la tenait solidement.

– Eugène, vous ne devriez pas.

Mais Monfort la gardait dans ses bras.

Nadia passa à son tour, le bras autour du cou du chimiste et l’embrassa longuement, passionnément.

– Nadia.

– Eugène !

Brusquement, la Russe se dégagea.

– Vous vous rappelez votre promesse ?

– Quelle promesse ?

– De partir quand je vous le dirais ?

– Oh, mais je ne veux plus m’en aller.

– Si, si... il faut partir, Eugène... vous ne pouvez rester ici... songez aux gens de l’hôtel.

– Mais...

Elle l’embrassa du bout des lèvres.

– Vous allez retourner chez vous... demain, mon amie ira vous voir. Si vous pouvez faire quelque chose pour elle... je m’en souviendrai... j’irai vous voir, à mon tour... et là, je ne serai pas obligée de partir.

– Nadia...

La Russe se leva :

– Allons, Eugène... partez... il le faut.

Le chimiste soupira :

– Envoyez-moi votre amie demain... ou plutôt, pourquoi ne vous engagez-vous pas vous-même ?

– Moi... oh non... je ne sais pas travailler.

– Vous n’auriez aucun travail à accomplir.

– J’aime mieux être libre... je vous enverrai Gisèle.

Monfort sortit.

– Je l’ai, s’écria Nadia... je savais que je triompherais.

La Russe passa la nuit à l’hôtel et le lendemain matin, elle retourna auprès de ses amis.

Elle leur apprit la bonne nouvelle.

IXE-13 déclara à Gisèle :

– Ton principal travail sera de surveiller Monfort et de chercher à connaître l’endroit où il met ses documents...

– Très bien.

Gisèle, à dix heures du matin, se rendit chez Monfort.

Le chimiste avait rêvé à Nadia toute la nuit.

Ce ne fut qu’une affaire de secondes.

Gisèle fut engagée comme domestique de Monfort.

– Votre chien n’est pas trop dangereux ?...

– C’est un très bon gardien... mais il s’habitue vite... vous n’avez rien à craindre.

Gisèle se mit à faire le ménage de la maison.

À trois heures, Monfort était enfermé dans son laboratoire. Gisèle y entra sans faire de bruit.

Monfort l’entendit pourtant et se retourna brusquement.

– Qu’est-ce que vous faites ici ?...

Gisèle avait vu une pile de papiers que Monfort avait glissés vivement dans un petit tiroir sous l’une des grandes tables.

– Oh, excusez-moi... je ne pensais pas que c’était votre laboratoire.

– N’entrez jamais ici, vous entendez... jamais.

– Excusez-moi, monsieur.

– De rien... pour votre pénitence, vous allez rejoindre votre amie Nadia et dire que j’irai la prendre à son hôtel, à sept heures.

– Vous allez me laisser seule ici, avec ce chien ?

Monfort se mit à rire :

– Vous pouvez sortir si vous voulez.

Gisèle sortit du laboratoire.

Elle alla prévenir Nadia que Monfort sortirait avec elle le soir même.

Vers six heures, Gisèle alla se placer à genoux devant la porte du laboratoire et jeta un coup d’œil par la serrure.

Elle vit le savant se lever au bout de quelques minutes.

Il replaça ses papiers dans le petit tiroir sous la table.

Puis, il sortit un trousseau de clefs et en introduisit une dans la serrure du tiroir.

Après avoir fermé le tiroir à clef, Gisèle le vit disparaître.

Puis, le chimiste revint avec une planche qu’il cloua le long de la table.

Quatre clous seulement retenaient cette planche à la table, mais elle camouflait le tiroir.

Gisèle se releva rapidement et s’en fut à la cuisine.

Du coin de l’œil, elle vit Monfort sortir du laboratoire.

Il y avait deux serrures et un cadenas à la porte du laboratoire.

Toutes les clefs se trouvaient à même le trousseau.

Déjà, Gisèle avait obtenu plusieurs renseignements.

Elle sortit en même temps que Monfort.

Pendant que celui-ci courait à son rendez-vous avec Nadia, Gisèle alla retrouver IXE-13 et Marius.

Elle leur apprit tout ce qu’elle savait.

– Eh bien, c’est le temps de se mettre au travail, déclara IXE-13. Nous allons voler les plans de Monfort.

Marius sursauta :

– Peuchère, patron... vous voulez réellement voler les plans ?...

– Mais oui...

Gisèle et Marius le regardèrent :

– Mais ce gaz est puissant... nous allons le remettre aux Russes.

– Quand Nadia reviendra ce soir, nous dresserons un plan. Toi, Gisèle, je ne vais te demander qu’une seule chose...

– Laquelle ?

– Demain soir, Nadia ira chez Monfort. Elle le fera boire et versera dans son liquide, un peu de narcotique. Ce sera un jeu de lui prendre ses clefs... Toi, tu feras la même chose avec le chien. Un morceau de viande, et il tombera endormi. Maintenant, voici ce que je veux que tu fasses. Tu laisseras la fenêtre donnant sur la ruelle, légèrement entrouverte. C’est tout.

– Mais, les plans ?

– Vous les volerez... ne vous occupez pas du reste.

Nadia arriva à la maison de pension vers deux heures.

– Monfort est fou de moi, déclara-t-elle... il fera tout ce que je voudrai...

– Alors, voici ce que je propose. Toi, Nadia, tu vas te faire inviter chez Monfort.

– Pour quand ?...

– Pour demain soir. Tu le feras boire et tu verseras du narcotique dans son verre.

– Bien.

– Pendant ce temps, Gisèle s’occupera du chien.

– Je l’endormirai aussi, déclara Gisèle...

IXE-13 continua :

– Lorsque Monfort sera endormi, Nadia, vous lui enlèverez son trousseau de clefs. Marius et moi, nous nous tiendrons devant la maison. Lorsque vous aurez les clefs, vous viendrez chercher Marius.

– Et toi ? demanda Nadia.

– Je resterai à l’avant. Si quelqu’un cherche à venir... on ne sait jamais, c’est toujours dans ces moments-là...

– Le plan est parfait, et je ne vois pas pourquoi il ne réussirait pas.

– Il va réussir, déclara IXE-13.

Marius demanda :

– Après le vol, qu’est-ce que nous allons faire ?...

– Vous me remettrez les documents. J’irai les porter chez le type. Tu me donneras l’enveloppe, Nadia.

– En sortant...

– Vous autres, vous irez m’attendre à la gare. Nous prendrons le premier train en direction d’Ottawa.

Le plan semblait parfait, et rien ne pouvait le briser.

L’invention de Monfort prendra-t-elle le chemin de la Russie ?

*

Ce jour-là, IXE-13 sortit seul de la maison de pension.

Il alla dans un grand magasin, acheta un chapeau haut de forme et le mit dans un sac.

Puis, dans ce sac, il glissa un petit miroir, un crayon noir, gras, et un loup.

Il alla porter le tout dans la ruelle près de chez Monfort.

Il glissa le paquet dans la poubelle à déchets de Monfort et revint vivement à la maison.

Il arriva tout juste comme Nadia se préparait à appeler le chimiste.

Ce fut Gisèle qui répondit à l’appareil.

– Allo ?

– Gisèle ?

– Oui.

– C’est Nadia. Est-ce qu’Eugène est là ?

– Un instant, je vais sonner dans son laboratoire.

Monfort avait son propre appareil dans le laboratoire.

I1 décrocha.

Gisèle resta sur la ligne pour voir ce qui allait se passer

– Allo, chéri ?...

– Nadia, c’est toi ?...

– Oui, comment vas-tu, Eugène ?...

– Bien. Mais pourquoi m’appelles-tu, en plein après-midi ?

– Je ne recevais pas de tes nouvelles... et je m’ennuyais...

– Nous sortons ce soir ?...

– C’est justement, mon chéri... je t’ai promis d’aller visiter ta maison... j’irai ce soir.

– C’est vrai ?...

– Si tu m’invites...

– Tu sais bien que oui, voyons. Je vais renvoyer Gisèle et lui dire de ne pas revenir avant demain matin...

– Non... Gisèle ne dira rien... Garde-là... pour ne pas que ça ait l’air trop curieux.

– Très bien. Tes désirs sont des ordres, Nadia. Je t’attends vers huit heures ?...

– C’est ça, vers huit heures...

Cet après-midi-là, Gisèle sortit pour aller acheter ses provisions et arrêta chez un pharmacien.

– Je voudrais avoir quelque chose pour faire dormir mon chien...

– Votre chien ?...

– Oui, il s’est blessé à la jambe hier et il passe son temps à crier...

– Emmenez-le chez un vétérinaire.

– C’est ce que j’ai fait... il devrait être mieux dans une couple de jours... mais d’ici là, je ne puis même pas dormir...

– Je vais vous donner quelque chose.

Le pharmacien lui remit une poudre.

– Mettez ça dans son eau ce soir... et il dormira.

Gisèle revint rapidement à la maison et cacha la poudre.

Huit heures dix, Nadia arriva, plus belle que jamais.

Elle avait passé l’une de ses robes du soir, avec un décolleté très osé.

Eugène se montra très empressé.

Il la fit passer au salon et Gisèle resta dans la salle à manger avec le chien.

Elle les entendait rire.

– Allons, disait Nadia, restez tranquille Eugène... laissez-moi un peu... vous passez votre temps à m’embrasser... tenez... buvez...

Vers dix heures, Monfort commençait à être passablement ivre.

Nadia en profita pour sortir une petite enveloppe de sa sacoche.

– Un autre verre, chéri ?...

– Le dernier... ensuite... je t’amène à ma chambre.

Nadia se leva et pendant qu’elle versait la liqueur, elle laissa tomber le contenu de l’enveloppe dans le verre.

Monfort vida son verre d’un trait.

Trois minutes plus tard, il tombait endormi.

– Gisèle, cria Nadia, vas-y avec le chien.

La Française alla chercher un peu d’eau et y versa toute la poudre.

Le chien que Gisèle n’avait pas fait boire de la soirée vida tout son plat.

Il mit dix minutes à s’endormir.

Lorsqu’il fut étendu de tout son long, Gisèle appela Nadia.

– Tu peux prendre les clefs, je vais prévenir Marius.

Gisèle ouvrit la porte-avant.

Marius et IXE-13 se tenaient tout près.

– Vas-y Marius... voici Gisèle... je reste ici...

Le Marseillais entra dans la maison.

– Où est Nadia ?...

– Au salon... Viens...

– Ils dorment ?...

– Tous les deux.

Ils allèrent au salon.

Nadia venait de sortir un trousseau de clefs des pantalons de Monfort.

– Venez, fit Gisèle.

Elle ouvrit la porte du laboratoire en se servant des trois clefs.

– Enlève cette planche, Marius...

– La déclouer ?...

– Oui.

Le Marseillais obéit.

– Tu vois... le tiroir...

Gisèle prit la petite clef et ouvrit le tiroir.

Les formules se trouvaient là, devant eux, dans le tiroir.

– Nous l’avons... nous avons réussi, s’écria Nadia.

*

Aussitôt que Marius fut entré dans la maison, IXE-13 se dirigea rapidement vers la ruelle.

Il prit le paquet qui se trouvait dans la poubelle.

Il changea de gilet, se dessina une moustache épaisse, mit le loup sur ses yeux et le chapeau haut de forme sur sa tête.

Il se dirigea vers la fenêtre.

Gisèle l’avait laissée bel et bien ouverte.

IXE-13 la poussa et sans faire de bruit, entra dans la maison.

Il se trouvait dans la salle à manger,

– Nous l’avons, entendit-il... nous avons réussi.

Un bruit de pas, et Marius, Nadia et Gisèle apparurent.

IXE 13, revolver au poing, les attendait.

Il dit d’une voix grave et cassant le français :

– Bonsoir, mes amis...

Il s’avança vers la Russe.

– Vous m’avez épargné beaucoup de trouble, mademoiselle Nadia... moi aussi, je désirais ces documents...

Il enleva le trousseau de clefs de Gisèle et alla fermer les portes à clef.

Nadia bégaya :

– Qui êtes-vous ?...

– Moi... Le Vengeur... ah, ah, ah...

À reculons, il se dirigea vers la fenêtre.

– Si vous sortez par la fenêtre d’ici cinq minutes, vous êtes morts... j’ai cinq amis qui surveillent la maison...

Il enjamba la fenêtre.

Aussitôt qu’il fut dans la ruelle, IXE-13 jeta le haut de forme, essuya sa moustache et changea de gilet.

Il enleva le loup qui cachait ses yeux et revint vers l’avant de la maison.

Quelques secondes plus tard, Nadia sortait en courant.

– Tu l’as attrapé ?...

– Qui ça ? demanda IXE-13.

– Mais... le Vengeur...

– Le Vengeur ?... qu’est-ce que tu racontes...

Marius expliqua avec de grands gestes.

– Un grand type, avec une voix basse... il s’est sauvé avec les plans...

– Diable...

– Il portait un chapeau haut de forme...

IXE-13 s’écria :

– Quoi ?... Un chapeau haut de forme... mais j’ai vu un type sortir de la ruelle...

– C’était lui, s’écria Gisèle...

– Où est-il ? demanda Nadia...

– Il a sauté dans un taxi. Je crois que ce sera bien difficile de le rejoindre.

Nadia était éperdue.

– Nous avons échoué...

IXE-13 soupira :

– Ce n’est pas de notre faute. Vite, partons d’ici avant que Monfort ne se réveille. Il va s’apercevoir de la disparition de ses formules...

Nadia ne pouvait se consoler :

– Nous avons échoué... dans notre première mission...

– Vous avez l’enveloppe, avec l’adresse du type ? demanda IXE-13.

– Oui...

– Nous allons la jeter dans un canal... c’est le plus simple moyen de s’en débarrasser et sans regarder.

Et le Canadien alla la jeter au coin de la rue.

– Où allons-nous ?...

– À Ottawa. Nous irons nous rapporter au Capitaine Mocknay.

Ils montèrent dans un taxi et se dirigèrent vers la gare.

Marius et Gisèle n’étaient pas certains, mais ils se doutaient bien que le fameux Vengeur n’était nul autre que le patron.

Ils arrivèrent à la gare à onze heures.

Un train partait pour Ottawa à onze heures dix.

– Je vais m’acheter un journal, fit IXE-13.

Il se dirigea vers un coin de la gare.

Lorsqu’il fut assez loin de ses amis pour ne pas être vu, il tira les formules de Monfort de sa poche.

Il glissa le tout dans une enveloppe préparée à l’avance, et jeta l’enveloppe dans une boîte aux lettres.

Il passa aux kiosques des journaux et s’acheta une revue, puis revint trouver ses amis.

– Je me demande pour quel pays travaille ce Vengeur...

– C’est certainement un étranger, dit Nadia.

– Il cassait le français, peuchère...

– Je me demande comment il a fait pour savoir que nous devions voler les formules de Monfort ce soir...

– Nous ne le saurons jamais, sans doute.

Mais en montant sur le train, dans la bousculade, Nadia se sentit piquer dans le dos.

– Oh... qu’est-ce que c’est que ça...

– Un papier, fit Marius.

Il le prit et lut :

« Encore une fois, merci de votre obligeance. Vous m’avez bien rendu service. Nous nous retrouverons peut-être. À l’avenir, faites attention aux chambreurs qui sont près de vous... dans une chambre voisine. Les murs ont des oreilles.

Le Vengeur. »

IXE-13 poussa une exclamation :

– Ça, par exemple... c’est trop fort... Cet homme nous a surveillés constamment, sans que nous nous en doutions...

– Si on le retrouve, fit Nadia, nous triompherons... Vous avez vu comme j’ai pris soin de Monfort... Je ferai tomber le Vengeur dans mes pattes.

IXE-13 réprimait son envie de rire.

Il avait joué un bon tour aux Russes.

De plus, un de leurs meilleurs hommes, allait tomber entre les mains des autorités, puisqu’IXE-13 avait transmis le nom du type au Colonel.

– C’est un succès complet.

*

Le lendemain matin, Monfort, encore tout abasourdi par ce qui s’était passé chez lui durant la nuit, reçut une lettre.

Elle était grosse et semblait contenir beaucoup de papiers.

Il l’ouvrit.

– Ça, par exemple... ma formule...

Il y avait une carte épinglée à la formule.

« Monsieur Monfort.

Ne faites savoir à personne que vous avez retrouvé vos papiers. À l’avenir , méfiez-vous des trop belles femmes. Une chance que je veillais. Je ne serai pas toujours là.

Le Vengeur. »

– C’est à n’y rien comprendre, s’écria le chimiste.

Il regarda les feuilles.

Tout y était... toutes ses formules, il ne manquait rien.

Mais IXE-13 pourra-t-il continuer longtemps ce double-jeu sans éveiller les soupçons de Nadia ?

Quelle mision lui confiera le Capitaine Mocknay ?

Et IXE-13 tentera-t-il de faire de Nadia une ennemie des Russes ?

Ne manquez pas de lire le prochain chapitre des aventures étranges de l’agent IXE-13, l’as des espions canadiens.

Cet ouvrage est le 725e publié

dans la collection Littérature québécoise

par la Bibliothèque électronique du Québec.

La Bibliothèque électronique du Québec

est la propriété exclusive de

Jean-Yves Dupuis.

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