Essais sur le roman








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LE ROMAN DU XX
Raymond : Le roman depuis la révolution

Sartre : Qu'est-ce que la littérature

N. Sarraute: L'ère du soupçon

Butor : Essais sur le roman

Kundera : L'art du roman
I Le roman avant-guerre

II Les années 20 : Gide / Proust

III L'entre-deux guerre : Giono, Malraux, Céline, Aragon

IV Sartre et Camus : une littérature de situation

V L'ère du soupçon : le nouveau roman
I LE ROMAN D'AVANT-GUERRE

Le roman devient une industrie, un produit de consommation de masse

A l'époque, quelques grands noms dominent le roman : Barrès, Anatole France, Bourget, Romain Rolland. Ces écrivains incarnent la grande littérature aux yeux des comtemporains. La génération qui va explosé après la guerre travaille à l'époque encore dans l'ombre.
1.C'est la crise du modèle naturaliste. Il est critiqué rigoureusement notamment dans Le manifeste du surréalisme de 1897 qui montre les excès du naturalisme. D'autres reprochent au naturalisme son manque d'attention à l'âme (comparaison avec Tolstoï et Dostoïevski) notamment dans la préface de Les romanciers russes de M. de Vogüe. L'esthétique symboliste va contre l'esthétique naturaliste. Est-ce que le roman doit faire concurrence à l'état civil ? Le roman est un instrument.
Les meilleurs esprits vont se détourner dans un premier temps du roman : ils vont chercher d'autres formes. Ceux qui sont exigents vont se détourner du roman.
Jules Renard "Le plus artiste saura écrire par petits bonds"
Edouard Dujardin publie un petit récit Les lauriers sont coupés. Il s'attacha au symbolisme sous toutes ces formes : théâtre Antonia, roman Les lauriers sont coupés, 1888, où il inaugura le monologue intérieur.

Joyce dira que c'est chez Dujardin qu'il a trouvé la méthode du monologue intérieur : capter le flux de la conscience, de l'inconscient et du conscient. Mais toutes les techniques littéraires sont utilisées depuis toujours mais c'est le choix d'utiliser la technique qui est révolutionnaire.
Faire un roman tout en monologue intérieur est un choix qui restreint le point de vue.

Comme autre exemple, nous avons Nathalie Sarraute qui est l'inventrice, à l'autre bout du siècle, des tropismes ou la sous-conversation dans le roman : il s'agit de capter dans le flux de conscience à une parole qui est muette, nommer ce qui est dans l'infra-conscience, nommer ce qui est par définition pas nommable.

On va tenté d'explorer littérairement toutes les zones du semi-conscient, de l'infra-conscient.

û tout le roman explose car les personnages échappent à l'auteur : le roman entre en crise et n'en sortira plus.

cf l'individualisme de Barrès : En 1900, Maurice Barrès était déjà célèbre par ses prises de position en faveur d'un individualisme forcené, exalté dans Le Culte du Moi. Caractéristique de l'évolution du jeune homme est le titre de sa première trilogie romanesque, le Culte du Moi : selon Barrès, la seule culture est celle de l'âme, loin des maîtres; la solitude est source e bonheur, à condition de ne pas s'en griser et d'accepter des "intercesseurs".
Il faut saisir le moderne dans sa réalité : l'homme moderne. Le roman-collage, le roman-simultaéniste sont des réponses au fait que les techniques du XIX sont trop étroites pour rendre compte de toute l'intensité
2.Le roman standard de grande diffusion

Il y a une production massive de feuilleton et même temps, la scolarisation massive des masses populaires. On reprend les intrigues campagnardes de George Sand.George Ohnet, par exemple, est un feuilletoniste à succès et est surtout connu pour son Maître des forges (1882) qui fut adapter pour la scène : il fait de l'idéalisme de pacotille. Ces romans stéréotypés ont beaucoup de succès : ils sont morales et sont plein de bons sentiments. Ces écrivains ont un public fidèle.

La littérature est de plus en plus un commerce, qui utilise comme les autres la publicité. La pauvreté créatrice est souvent dissimulée par la fabrication d'"évènements" littéraires : publicité de lancement, vedettariat, multiplication des Prix littéraires (Goncourt, Fémina, Renaudot...) qui assurent une vente élevée au lauréat.

On voit apparaître la littéraire de grande consommation
3.Les gloires de l'époque p 274-275

Le conservatisme de Paul Bourget (1852-1935)

Son esprit analytique, attentif à la sensibilité mouvante d'une génération, se donna vite l'ambition de recenser, dans les Essais de psychologie contemporaine (1883-1885), les causes d'un malaise généralisé qui envahissait la société française en une fin de siècle remplie d'interrogations.

Dès les premières années du XX siècle, Paul Bourget, anti-dreyfusard notoire, milita ardemment en faveur de l'Eglise, de la monarchie et du nationalisme. Ses romans majeurs, L'Etape (1902), Un divorce (1904), L'Emigré (1907), Le Démon de Midi (1914) font tous l'apologie des valeurs les plus conservatrices. Dès lors, l'intention dictatique pèse nécessairement sur l'ingéniosité de l'intrigue : drames individuels et débats sociaux restent asservis à une thèse arbitraire qu'il convient impérativement de confirmer par de multiples situations romanesques; ainsi le parti-pris idéologique, trop insistant, a-t-il fini par discréditer la prétendue méthode expérimentale dont se réclamait l'analyste scrupuleux des maux d'une génération, visiblement réduite aux milieux de la haute bourgeoisie.

Il fait des romans d'analsyse, romans écrits pour la bourgeoisie. Il écrit comme écrivait Maupassant. Comme Barrès, il utilise ses romans pour parler de ses thèses.


Le nationalisme de Maurice Barrès (1862-1923)

En 1900, il était déjà célèbre par ses prises de position en faveur d'un individualisme forcené, exalté dans Le Culte du Moi, ou d'une fronde anarchisante dont se flattte L'Ennemi des lois. Or l'affaire Dreyfus l'amena vite à rallier les rangs de droite et à devenir le théoricien enflammé du nationalisme (Les Déracinés, 1897). Ce n'est pas sans paradoxe que Barrès en vint alors à soutenir que le ciment du nationalisme et l'enracinement dans les traditions d'un terroir étaient les conditions indispensables à l'épanouissement des invidualités les plus jalouse de leur autonomie. Il reprit à son compte les conclusions déterministes de Taine pour démontrer que la formation, la croissance et l'expansion d'une nation obéissaient à des mécanismes naturels, indifférents à toute considération morale : les nations se font et se défont selon les principes de la concurrence et en vertu de la loi du plus fort. Inutile donc, de s'encombrer des normes de la justice et des injonctions de droit. " La société est un système de forces où le vaincu, au demeurant, a toujours tort. Le fait accompli constitue le droit" (L'Appel au soldat, 1900). On mesure ainsi à quel point la pensée de Barrès a pu venir cautionner les pires hérésies du XX siècle : racisme, xénophobie, hégémonies et dictatures en tous genres.

Malgré les engagements passionnés qu'elle essaie de légitimer, l'oeuvre polémique de Barrès ne saurait masquer la sensibilité douloureuse d'un homme obsédé par la mort. Tout au long de son existence n'ont cessé d'alterner deux voies opposées, pour l'aider à conjurer l'angoisse du néant. Tantôt la morale de l'action, de convaincre que la permanence du patrimoine territorial, religieux et culturel d'une nation est un défi à la disparition des individus et à l'extinction des générations successsives. Tantôt le goût de l'ordre et de la tradition cède aux harmonies lyriques du voyage (Le Voyage de Sparte, 1906) et de la rêverie (La Colline inspirée, 1913). Cette double application à exorciser le tragique de la condition humaine révèle ainsi la complexité d'une esthétique partagée entre classicisme et romantisme.
L'humanisme désabusé d'Anatole France (1844-1924)

Sa nostalgie va d'abord vers l'humanisme fervent, mais désuet, dont se réclamaient les auteurs du XVI siècle, épris d'une civilisation gréco-latine qu'ils avaient l'ambition de faire renaître, Réfractaire aux tensions du tragique, sceptique sur les effets de l'engagement idéologique, hostile à toute éthique fondée sur l'héroïsme et le dépassement de soi (Les Dieux ont soif, 1912), A. France se plaît à cultiver Le Jardin d'Epicure (1894), à découvrir dans la sagesse antique le modèle d'un art de vivre qui autorise l'harmonieux épanouissement des plaisirs de l'esprit et du corps. Seule, à ses yeux, vaut une morale naturelle, tournée vers la recherche des jouissances terrestres, ignorante de la discipline et des rigueurs imposées par l'ascèse du christianisme. Comme Voltaire, le romancier, qui s'interroge à l'aube du XX, oppose aux dogmes de la religion révélée la distance d'un esprit critique : la foi dans la raison et dans la science, la croyance au progrès, la paix et la justice promises aux démocraties lui paraissent plus satisfaisantes pour conduire les hommes vers le bonheur. Comme Voltaire encore, c'est à travers la fiction du conte philosophique qu'Anatole France jette souvent un regard désabusé sur les méfaits de l'intolérance et sur le destin chaotique des peuples.

Anatole France hésite entre septicisme et engagement.

4. Les tentatives de renouvellement (ce qui est différent de rupture !)

Il y a la création de La Nouvelle Revue Française en 1909 autour de Gide, de J. Rivière et de Gard : l'objectif est de rompre avec cette banalisation de masse de littérature qui n'est plus rien.
Le paradis perdu d'Alain-Fournier (1886-1914)

Publié dans La Nouvelle Revue Française en 1913, Le Grand Meaulnes demeure l'unique roman d'Alain-Fournier tragiquement tombé au front dès les premières semaines de la Grande Guerre. Largement autobiographique, l'oeuvre retrace l'existence banale d'un adolescent dont l'univers se limite à l'école d'un petit village de Sologne. Or, l'exploration d'un passé encore proche ne saurait être assimilée à une recherche du temps perdu, car la précision du souvenir est progressivement dégradée par le halo de la rêverie et les sortilèges de la magie. A l'image du décor qui se dilue dans l'onirisme d'une géographie mouvante et insaisissable, les protagonistes - à la personnalité souvent opaque- cèdent volontiers au goût du déguisement et entretiennent une atmosphère ambiguë, voilée par de nombreuses énigmes. Ainsi conçu, Le Grand Meaulnes se rattache à la tradition mystique des grands cycles romanesques du MA. Comme les héros du monde chevaleresque dessiné par Chrétien de Troyes, Augustin Meaulnes et ses compagnons agissent avec la conviction que la réalité vécue par chacun s'oppose au regard de nombreuses zones d'ombre, que le sens des destinées individuelles restent à jamais dissimulé, sauf pour celui qui a reçu le privilège d'une révélation et qui essaie de décrypter les signes ouvrant un cheminement vers la vérité. Le récit romanesque devient ainsi quête patiente et fervente, itinéraire initiatique, discret et secret, conduisant aux clés d'un mystère métaphysique. Dans cette perspective, Alain-Fournier rompt totalement avec le réalisme de Balzac ou de Zola; la voie dans laquelle il s'engage est celle du roman poétique, fondé sur les valeurs esthétiques d'un symbolisme renaissant.

Le Grand Meaulnes est tout à fait atypique de la création de l'époque : c'est un roman qui reprend des choses trouvées par Nerval. C'est un roman d'essence symboliste car il suggère. C'est une nouvelle version de la quête du graal. Le filtre de la conscience du narrateur est important. Alain-Fournier a la capacité de raconter tout en suggérant (cf Dhôtel Le pays où l'on arrive jamais)
La foi révolutionnaire de Romain Rolland (1866-1944)

C'est un grand intellectuel du permier tiers du siècle : critique d'art, philosophe, historien, correspondant de Tolstoï et de Freud, intellectuel de gauche, pacifiste, humaniste, socialisant.

Les multiples biographies consacrées à des génies prestigieux (Vie de Tolstoï, 1911) témoignent chez Romain Rolland d'une grande fascination pour les univers héroïques. Or les tensions politiques et sociales accumulées à la fin du XIX sont rapidement nourri, chez ce témoin inquiet, le sentiment qu'une civilisation était menacée des pires dangers. La Grande Guerre viendra rapidement vérifier ces sombres intuitions et dénoncer la sclérose d'une Europe vouée désormais à la folie meurtrière. Conscient de la nécéssité de réformer la structure des sociétés modernes, Romain Rolland, en intellectuel exigeant oscille entre deux tentations opposées. Tantôt il place ses espoirs sans la révolution russe , tantôt réfractaire aux excès attachés à toute révolution, il prône l'idéologie de la non-violence (cf Gandhi, 1924). Toutefois, l'émergence des fascismes européens viendra vite mettre un terme à ces hésitations ; face aux nouveaux périls, la stratégie de la non-violence n'est qu'un leurre ou une démission. Pour Rolland, seule l'idéal communiste paraît capable de restaurer l'héroïsme des grands desseins, de créer un large mouvement d'enthousiasme et d'autoriser l'avènement d'un monde de justice et de paix.

Jean-Christophe, vaste épopée en prose (publiée en dix volumes, de 1904 à 1912) témoigne de la profonde érosion qui a affecté l'âme européenne au moment où les germes du conflit mondial ne sauraient échapper aux esprits les plus clairvoyants. Au-delà des aventures prêtées à son héros Jean-Christophe, le romancier anticipe sur la tragédie imminente d'une génération sacrifiée et lance un vibrant appel à la fraternité des peuples.

Il part du roman fresque mais en centrant autour de la formation d'un personnage et il le définit en même temps de "roman fleuve" comme une symphonie

û conception musicale et symbolique

La formation de Jean-Christophe est l'histoire de l'humanité. Il y a une nouvelle conception de l'homme dans le monde. Romain Rolland tente de créer un roman symphoniste : il veut, comme Mallarmé, reprendre à la musique son bien. Il trouvera sa suite avec Jules Romain et Du Gard.

A l'extérieur de la France, il se passe au contraire plein de choses pour les romans. Beaucoup de romanciers sont traduits : Dostoïevski, Henry James, Conrad, Kafka, Joyce. Les choses importantes se trouvent à l'extérieur.

5. Trois expériences originales

Trois oeuvres ne sont lu par personne à l'époque de leur parution mais elles ont fait par la suite un triomphe. Elles sont :

Paludes de Gide

La soirée avec Monsieur Teste de Valéry

Oeuvre de Roussel

Ces oeuvres annoncent un renouvellement radical du genre sans que personne ne s'en rende compte.
GIDE (1869-1951)

Cet esprit de disponibilité à soi-même, délivré de tout système préconçu, prêt à tous les déracinements et à toutes les tentatives, c'est André Gide qui en est l'incarnation la plus décisive. Après une enfance confinée dans la rigueur protestante et le conformisme bourgeois, il découvre, lors d'un voyage en Afrique du Nord, la jouissance du corps, l'évaision et l'absurdité des tabous. Convaincu que la littérature sent "furieusement le factice et le renfermé", il ne cessera plus, dès lors, malgré des zigzags, de chanter le désir, la sincérité, la liberté. Cette quête du bonheur passe par l'abandon des chaînes -familiales, morales ou esthétiques- et par le "déracinement".

Gide se voit d'abord en poète symboliste.

Palude a pour propos de se mettre lui-même en abyme : c'est le roman d'un écrivain.
Le nouveau roman a comme procédé la mise en abyme : pratique de l'intrigue virtuel (il s'interroge sur ce qu'il est en train de faire). Gide affiche l'hypo-texte : il le fait monter à la surface de son texte. Il joue littérairement avec le romanesque.

VALERY

Le goût de Valéry pour le travail scientifique l'a poussé à s'intéresser à des formes d'art marquées par la mathématique, au sens large. En 1894, à travers Léonard de Vinci, il avait déjà essayé de définir un état d'esprit dont les oeuvres soient le fruit de "la pensée la plus étendue" (Introduction à la méthode de Léonard de Vinci). Mais c'est dans ses réflexions sur la danse et l'architecture que sa théorie se manifeste le plus clairement. Valéry conçoit ainsi un personnage-symbole, Monsieur Teste, "sorte d'animal intellectuel, monstre d'intelligence et de conscience de soi-même" qui incarne cet idéal de lucidité et de maîtrise.
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