Premier épisode








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Deuxième épisode



XVII


Il y avait déjà longtemps que Suzanne n’avait point vu Raymond, qu’elle ne lui avait point parlé ; depuis le jour où le jeune homme avait voulu obtenir son pardon, sur la terrasse.

Elle avait trouvé ce temps bien long, et souvent, elle s’était surprise à soupirer... et plusieurs fois même, à la dérobée, elle avait essuyé ses larmes, pour ne rien laisser deviner à son père.

Au moins, si elle avait connu quelqu’un qui lui parlât de lui, c’eût été un soulagement à son âme.

Mais qui ? Et comment sans exciter les soupçons ?

Tout à coup, elle pensa à Catherine ; à la femme de Petit-Louis.

– C’est vrai, dit-elle... Catherine le connaît... J’irai...

Et quand elle eut pris cette résolution, elle fut heureuse...

Pourtant, le lendemain, au moment où elle allait partir, sa jolie figure se rembrunit...

« À quoi bon ? se dit-elle... Cela me fera plaisir d’abord. Je souffrirai ensuite... Ne vaut-il pas mieux rester ?... »

Mais elle se répétait tout bas le nom de Raymond, ce nom qui aurait sur son cœur un magique pouvoir, et elle s’amollissait.

*

Une demi-heure après, Suzanne était chez Petit-Louis.

Il avait gelé blanc le matin, mais le soleil s’était levé, déchirant un nuage de brumes opaques qui voilaient le ciel ; à midi, il faisait chaud.

Elle avait pris pour prétexte à sa visite l’envie de peindre un des coins du premier parc, du côté de la voûte.

– Ah ! mademoiselle, qu’il y a beau temps qu’on ne vous a vue ! s’écria Catherine. Est-ce que vous étiez fâchée contre nous à cause de votre accident ?

– Mais non, madame Louis.

– Asseyez-vous donc, mademoiselle. Voulez-vous prendre quelque chose ?... Une tasse de lait ?

– Merci...

– Petit-Louis me le disait encore ce matin : « Bien sûr, cette demoiselle ne reviendra plus. Son père le lui défendra ! Quel dommage ! Elle était si gentille ! » Il est vrai que, si nous sommes restés sans vous voir, cela ne nous a pas empêchés de parler de vous souvent, tous les jours presque.

Le cœur de la jeune fille battit violemment.

– Avec qui donc, fit-elle... avec Petit-Louis ?

– Oh ! que non... Avec ces messieurs de Noirville... le plus jeune surtout... monsieur Raymond... Si vous saviez comme ils ont été inquiets pendant que vous étiez souffrante ! On aurait dit, vraiment que vous étiez leur parente, presque leur sœur.

Suzanne écoutait, ravie, délicieusement émue.

Catherine vivait seule aux Vaux-de-Cernay et allait rarement au hameau.

Elle n’avait donc pas souvent l’occasion de parler.

Elle ne tarissait pas.

Elle avait trouvé une auditrice bienveillante, et comme sa langue lui démangeait depuis longtemps, ce fut une longue causerie où elle s’épancha – où elle parla de tout – sans s’apercevoir que, chaque fois qu’elle s’égarait sur des riens, Suzanne, habilement, la ramenait par un détour à la seule chose qui avait de l’intérêt pour elle : la vie de Raymond.

Elle eût raconté sur Raymond dix fois la même histoire que Suzanne l’eût écoutée chaque fois avec un même et aussi vif plaisir.

Et pourtant ce que disait la paysanne était bien peu de chose, mais il faut si peu pour intéresser les amants !

– Il était parti depuis quelque temps, disait-elle, mais, avant son départ, il venait tous les jours, sous le premier prétexte et souvent même sans prétexte, simplement pour causer... Ah ! qu’il était doux et aimable... et toujours souriant... pas du tout le caractère de son frère aîné, lequel riait rarement et semblait triste... Mais bons tous les deux, autant l’un que l’autre... Il y avait très longtemps qu’ils habitaient le pays... dix ans au moins... peut-être plus... Et tout le monde les aimait... On les avait connus enfants... Maintenant l’un des deux promettait d’être avocat.

« Les journaux à plusieurs reprises, avaient parlé de lui... comme il paraît que jadis ils parlaient du père... un avocat célèbre, mort en plaidant... dans l’affaire d’un assassin... monsieur Raymond, monsieur Pierre ou madame de Noirville pourront le raconter. Un assassin et un voleur... Je ne sais plus le nom... Mais tout cela, c’est pour dire que monsieur Raymond, sans vous offenser, ne vient peut-être pas ici seulement pour mes beaux yeux. Ah ! je vois cela, moi car, à peine est-il installé, crac, le voilà qui me reparle de votre accident, comme si ce n’était pas de l’histoire ancienne, et comme si vous y pensiez encore, de votre côté... C’est mademoiselle Suzanne Farney par-ci, mademoiselle Suzanne Farney par-là... Allez, vous devez avoir des tintements de cloches dans les oreilles...

Suzanne, en l’écoutant, rougissait et pâlissait tour à tour.

Elle voulait l’interrompre, mais le courage lui manquait et Catherine reprenait, racontait ce qu’elle savait.

Lorsque Suzanne s’en alla peindre, près de la voûte, elle marchait légère comme un oiseau, se répétant :

« Il m’aime ! Il m’aime ! Il ne m’a pas oubliée !... »

Elle fit le lendemain et les autres jours ce que faisait Raymond autrefois, elle revint, elle passa rarement une journée sans venir.

Le tableau du parc, sans doute, était difficile à peindre, et il fallait de nombreuses séances !... Il est vrai que la moitié des séances se passait en conversation avec Catherine, qui s’y prêtait de bonne grâce. Suzanne arrivait chez la paysanne avec d’autant plus de confiance qu’elle savait Raymond à Paris et qu’elle ne craignait point de se rencontrer avec lui.

Cependant, le jeune avocat reparaissait de temps à autre à Méridon, d’autant plus souvent, qu’il était violemment épris.

Un jour – la veille, il avait remarqué de loin Suzanne, qui sortait de chez le garde –, il alla rôder aux alentours des Vaux-de-Cernay. N’apercevant ni Catherine, ni Petit-Louis, et cependant, voyant la porte entrouverte, il entra. Il n’y avait personne. Il s’assit.

Tout à coup, c’est à peine si depuis cinq minutes il était là, ayant levé les yeux, il découvrit Suzanne, sa boîte de peintre et son chevalet à la main, qui suivait l’avenue du parc.

Elle se dirigeait vers la maison.

La première pensée de Raymond fut de s’enfuir... Il était pris d’un tremblement nerveux ; il préférait tout braver, même le ridicule, plutôt que d’affronter le regard méprisant de la jeune fille.

Et cependant, malgré cela, il resta.

Et quand Suzanne ne fut plus qu’à quelques pas, effaré soudain, il se glissa derrière les grands rideaux de serge rouge de l’alcôve, et là, il se tint immobile sans respiration.

Il ne voyait pas la jeune fille, car il n’osait bouger. Elle alla dans un coin déposer son fardeau, puis elle appela :

– Catherine !... Petit-Louis !...

Presque au même instant, Catherine rentrait ; elle venait du jardin, où elle avait ramassé des linges de la lessive, étendus pour sécher au soleil ; elle en avait un ballot énorme qu’elle jeta sur la table.

– Bonjour, mademoiselle, dit-elle essoufflée – puis regardant de tous les côtés –, tiens, je croyais que monsieur Raymond était là !

La jeune fille fit un brusque mouvement. La paysanne se méprit :

– Oui, dit-elle, du jardin, il m’a semblé le voir entrer. Il sera ressorti sans doute, pendant que j’avais le dos tourné.

Suzanne se rassura. Il n’était pas là. Elle pouvait rester.

– Voyez-vous, mademoiselle, dit la paysanne tout en pliant son linge, je suis certaine que monsieur de Noirville vous aura découverte, et c’est pour cela qu’il est parti.

– Pourquoi donc ? fit-elle en jouant la surprise. Est-ce que je lui fais peur... et depuis quand ?

– Dame, qui sait ? Il y a peur et peur... Et tenez – autant vous déclarer tout de suite ma façon de penser –, je me suis bien aperçue que monsieur Raymond ne vous regarde pas comme tout le monde – et vous ne seriez point femme si vous ne vous en étiez point aperçue aussi. Il vous – allons, ne vous offensez pas, si je dis le mot –, il vous aime... Eh bien, vous aimant, je comprends qu’il vous fuie.

Suzanne s’était troublée, mais se remettant :

– Ce n’est pas très logique, ce que vous m’expliquez, ma bonne Catherine...

– Peut-être bien... Et, pourtant, réfléchissez !... Vous êtes riche, vous, mademoiselle. Croyez-vous que les jeunes gens qui vous aimeront et qui seront pauvres ne seront pas gênés de vous ?... Si fait, da !... et malheureusement monsieur Raymond n’a pas la réputation d’être fortuné... Il le deviendra sûrement, mais, en attendant, il n’a que son talent... et sa part de la ferme de Méridon, c’est-à-dire pour ce qui est de la ferme, juste de quoi vivre... et même la ferme ne compte pas, car lui et son frère en abandonnent les revenus à leur mère, qu’ils idolâtrent... Donc, c’est maigre... Dans ces conditions, monsieur Raymond, qui est très fier, souffre évidemment beaucoup de ne pas être votre égal...

Suzanne s’était levée et avait fait quelques pas dans la chambre.

Elle était visiblement en proie à une très vive agitation.

– Voilà, disait la paysanne, sans cesser son travail et suivant du coin de l’œil tous les gestes de la jeune fille, voilà ce que j’ai cru deviner. On n’est pas femme pour rien. Ce n’est pas votre avis ?

Suzanne s’arrêta et, tout à coup, sèchement :

– Est-ce monsieur de Noirville qui vous a priée de me parler de la sorte ?

Catherine, consternée, laissa échapper des serviettes qu’elle empilait sur la commode. Elle joignit les mains, silencieusement, très triste... puis :

– Oh ! mademoiselle !... oh ! mademoiselle ! fit-elle avec reproche.

Les grands rideaux de serge rouge venaient de s’agiter comme si un violent courant d’air était passé dans l’alcôve. Les deux femmes ne virent rien. Elles n’entendirent pas non plus un soupir entrecoupé qui partait de cette même alcôve.

– Croyez-vous, mademoiselle, que si monsieur Raymond avait à vous dire certaines choses, il se servirait de moi comme intermédiaire ? Si je vous dis qu’il vous aime, c’est qu’il m’a semblé le deviner... à sa façon de parler de vous, de prononcer votre nom... à mille choses, enfin, qu’on ne peut détailler... et réelles pourtant...

« Mais, après tout, continua Catherine, je ne réponds pas de son amour et il est bien possible que je me trompe... Si cela vous offense, mademoiselle, n’en parlons plus.

– Ma bonne Catherine, je vous ai fâchée ?

Catherine se mit à rire.

– Un peu, mais c’est fini.

Elles gardèrent le silence, toutes deux gênées quand même. Suzanne avait les yeux baissés. La rusée paysanne la considéra un instant, de haut, et lâcha doucement la tête, avec un demi-sourire.

Et ce geste semblait dire :

– Oh ! malgré vous, je saurai tout ce qui se passe dans ce petit cœur !...

Après un assez long moment, ce fut Suzanne qui reprit, tremblante :

– Alors vous croyez qu’il... m’aime... et qu’il... est malheureux ?...

– Oh ! ce que j’en disais... C’était peut-être aventuré... J’avais remarqué que monsieur Raymond était préoccupé et triste... De là à bâtir une histoire... Tenez, j’aime mieux vous avouer que je me trompais et que je connais le motif de sa préoccupation – laquelle n’est pas tristesse.

– Vous le connaissez ?

– Je m’en doute. Monsieur Raymond est sur le point de se marier...

– Lui ! fit Suzanne en pâlissant.

– Mon Dieu, oui, avec une jeune Parisienne... Il n’y a rien d’étonnant... Et même un beau mariage, à ce qu’il paraît... On en parle dans le pays... Il avait refusé d’abord...

– Ah ! il avait refusé... Et depuis ?...

– Et depuis, il s’est ravisé, il accepte.

– Il accepte... Il accepte ! murmura la jeune fille.

– Qu’avez-vous donc, mademoiselle, vous voilà toute pâle.

– Pâle ? vous êtes folle !...

Elle se leva, voulut marcher, chancela, et fut obligée de s’asseoir.

La paysanne la regardait, partagée entre la pitié et la curiosité.

– Il fait très chaud, ici, dit Suzanne, vous ne trouvez pas ?

– Mais non, au contraire, le vent est frais... Mon Dieu !...

Suzanne faiblissait, les bras amollis pendant le long de la chaise. Tout à coup de grosses larmes lui vinrent aux yeux.

– Il se marie..., murmura la pauvre enfant, il se marie... Tant mieux... tant mieux, cela vaut mieux...

Les paupières s’étaient fermées, mais entre les cils les larmes filtraient... Et Catherine, agenouillée près d’elle, lui disait :

– Ah ! que vous êtes orgueilleuse... Vous l’aimiez et vous ne vouliez pas vous l’avouer. Et il a fallu un mensonge pour forcer votre aveu... Car j’ai menti... On a bien parlé d’un grand mariage pour monsieur Raymond, mais il a refusé, malgré sa mère, sans donner de motifs... C’est lui qui m’a tout conté... Oui, il a refusé... calmez-vous !...

Elle se calmait, ses larmes s’étaient séchées soudain...

– Vous avez tort, Catherine... grand tort... de vouloir pénétrer ce secret... C’est vrai, j’aime Raymond, mais jurez-moi – sur votre mari – qu’il ne le saura jamais.

Catherine allait répondre... impressionnée par la gravité des paroles de la jeune fille, quand tout à coup elles tressaillirent toutes deux et jetèrent un cri.

Raymond venait d’apparaître – Raymond, pâle comme un mort, et pourtant les yeux humides, avec je ne sais quel rayonnement de bonheur surhumain sur le visage –, Raymond tendait ses mains jointes :

– Oh ! Suzanne... Suzanne ! J’étais là... j’ai tout entendu...

Mais Suzanne, debout, recula jusqu’au seuil... Son visage avait une singulière dureté... son œil brillait sous le sourcil froncé... et les lèvres étaient crispées... Elle avait jeté sa cravache sur la table quand elle était entrée... Elle la reprit, comme pour s’en faire une arme – et d’une voix que la colère entrecoupait :

– C’est un guet-apens... Tout cela était préparé. Cette scène est une comédie. Catherine, vous êtes dans votre rôle, car, sans doute, il vous a payée pour cela... Quant à vous, monsieur, je vous tiens pour un misérable et un lâche !...

Et sa cravache coupa l’air en sifflant entre elle et Raymond.

– Suzanne !... au nom du ciel, Suzanne ! fit Raymond terrifié.

– Mademoiselle... Oh ! mademoiselle, disait Catherine, je ne savais pas, je vous jure par ce qu’il y a de plus sacré... Je ne le savais pas là...

Mais Suzanne, impérieuse et hautaine :

– Faites seller mon cheval... à l’instant, je vous l’ordonne.

Et reculant, faisant toujours face à Raymond, elle sortit...

Le jeune homme, épouvanté par sa colère, voulait implorer encore :

– Suzanne, dit-il, écoutez-moi !...

Un mot lui cloua brutalement la bouche.

– Vous... je vous méprise. Ah ! je vous méprise bien !...

Raymond tomba, anéanti, et se cacha la tête dans les mains.

Quelques minutes après, la jeune fille s’éloignait au galop.

Cette scène avait à peine duré une minute.

– Ah ! vous m’avez perdu, vous m’avez perdu, Catherine, répétait le malheureux garçon... avec votre curiosité, votre envie de savoir... Est-ce que je vous avais priée de l’interroger, moi ?...

– Et moi, savais-je donc que vous étiez dans l’alcôve ? Est-ce que je pouvais deviner ?... Est-ce ma faute ?...

– C’est fini, maintenant, bien fini.

– Mais il n’est pas possible qu’elle ne vous croie point, qu’elle ne me croie point, aussi, quand nous lui dirons...

– Que lui dirons-nous ?... Tout est contre nous... Elle me méprise... Elle a raison...

– Elle est méfiante comme les filles riches qui s’imaginent qu’on ne veut d’elles que pour leur fortune...

– C’est son droit. Et elle m’aimait ! Et la voilà partie !

– Si elle vous aime, elle reviendra.

– Non, jamais. Je l’ai bien compris à son regard... Oh ! quel mépris ! J’aurais voulu mourir...

– Vous me faites beaucoup de peine, monsieur Raymond... en vous désolant ainsi.

– Et elle m’aimait ! Car je l’ai entendue ! Elle l’a dit..., répétait-il en appuyant les poings sur les yeux.

*

Suzanne, en s’en allant, s’écriait :

– Il n’était pas digne de moi, je ne le regretterai pas...

Cela ne l’empêcha pas le lendemain, d’être prise d’une grosse fièvre. Elle souffrit beaucoup, mais n’en dit rien à son père, dans la crainte de l’inquiéter. Un mois se passa, avec une mortelle désillusion.

Les joues de la jeune fille s’étaient un peu défraîchies et un pli amer se voyait presque constamment à chaque coin de ses lèvres.

Laroque avait comme un pressentiment de ce qui se passait dans le cœur de sa fille ; mais qu’y pouvait-il ? Ses préoccupations personnelles l’absorbaient d’ailleurs au point de le rendre égoïste. Dans sa soif de réhabilitation, il passait parfois des journées entières en recherches inutiles concernant toutes les personnes qui avaient pu connaître Larouette.

Quant à Guerrier, qui s’était offert si généreusement à l’aider, il était passé lui-même par de cruelles épreuves. Marie-Louise tomba subitement malade. Une fièvre typhoïde se déclara ; la jeune fille fut plusieurs jours entre la vie et la mort, puis un mieux se produisit et la convalescence commença.

Longue convalescence que le médecin ne trouvait pas encore terminée, malgré les fraîches couleurs revenues sur les joues de Marie-Louise.

Le mariage avait été remis à des temps meilleurs.

Laroque partageait son temps entre sa fille, son enquête et Guerrier.

*

Un moment, Laroque s’était cru sur une bonne piste.

Il avait découvert un filleul de Larouette, un filleul pour lequel l’avare avait fait d’incroyables sacrifices d’argent et qui avait néanmoins très mal tourné.

Cet individu, encore jeune, était sous le coup d’une banqueroute frauduleuse ; en outre, son casier judiciaire se trouvait chargé de deux condamnations pour escroqueries.

Au bout d’un mois de pénibles investigations, Laroque dut reconnaître qu’il avait fait fausse route. Le filleul de Larouette n’habitait pas la France au moment de l’assassinat de Ville-d’Avray. Attaché comme voyageur de commerce dans une maison de soieries, il parcourait à cette époque l’Espagne et le Portugal.

Laroque se décida alors à aller trouver Tristot et Pivolot, mais les deux policiers amateurs venaient de partir en Allemagne à la recherche d’un caissier en fuite ; force lui fut donc d’attendre leur retour.
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