L'Étudiant face à L'oeuvre : technique et matières








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Les techniques graphiques : les crayons ou techniques sèches

  • Le crayon, terme générique

Ex : Luis Eugenio Melendez, Autoportrait, 1746, huile sur toile, Musée du Louvre ;

Ici il présente un nu académique.

Le dessin ne se définit pas par le support mais par l'intention de l'artiste. Il peut être réalisé sur un support propre, il peut être idépendant, il peut être inclus sous une peinture. De même un dessin peut apparaître par transparence sous une aquarelle.

Le terme de « crayon » recoupe plusieurs techniques.

  • Le matériau métallique : pointe d'argent, d'or ou de plomb.

Les dessins au plomb remonte au Moyen Age alors que la pointe d'argent remonte au Xvème siècle. Plus la pointe est dur, moins le trait est visible

Ex : Gérard david, Etude d'un buste de jeune garçon à tête rasée.

  • Le graphite

A l'origine il s'agit d'un matériau naturel, il s'agit d'un carbone pur cristallisé que l'on trouvait sous forme de paillette. On les assemblait sous la forme d'une mine ou d'une crayon et ce graphite a été utilisé dès les XVIème siècle.

Ex : Jean-Auguste Dominque Ingres, Place Saint-Pierre, entre 1806 t 1820, graphite sur papier, Montaban, musée Ingres.

C'est Comté qui met au point un graphite artificiel fait de graphite naturel, de soufre et d'argile. Cela donne naissance au crayon Comté très rapidement adopté, et qui a pour avantage de mettre au point une échelle de dureté des mines (H et B).

  • Le fusain

C'est un charbon de bois, il tire son nom du « fusain » qui est un arbre méditerranéen. On a utilisé d'autre type d'arbre en fonction des types de représentations qu'on recherchait. Ces charbons de bois sont débités sous forme de batonnet ou en crayon à la fin du Xvème siècle. On a pas de trait net, on parle de dessins « moelleux ».

Ex : Antoine Vestier, Portrait d'une femme en bonnet, deuxième moitié du XVIIIème siècle, fusain et craie sur papier teinté, Bordeaux, Musée des Beaux-Arts.

Odilon redon révolutionne l'usage du fusain au XIXème siècle.

  • La craie blanche, noire (pierre noire, ou pierre d'Italie) ou rouge (sanguine)

    • La technique des trois crayons

Ex : François Couet, François de Colligny, seigneur d'Andelot, 1555-1558, pierre noire, sanguine, craie blanche, crayon bleu sur papier, Chantilly, musée Condé.

    • Le pastel

C'est aujourd'hui considéré comme une technique de dessin, mais au XIXème on parlait de peinture en pastel, il s'agissait d'une technique pictural. Le pastel s'épaouit au XVIIIème en particulier avec le portrait, en particulier avec la pastelliste Rosalba Carriera.

Le pastel est composé d'un pigment pur auquel on associe une charge blanche (craie, plâtre ou caolin) et un liant (dit aqueux comme de la gomme arabique). Il se présente généralement sous forme de batonnet mais il existe aussi sous forme de crayon. C'est la proportion de gomme arabique qui va déterminer la dureté du pastel. S'il est dur cela veut dire qu'il y a moins de pigment, il sera moins couvrant qu'un pastel mou. Le pastel mou est très friable et les pigments sont pratiquement pur mais très volatile. Plus la quantité de liant est importante plus la coloration est faible donc.

On applique le pastel sur un papier pelucheux ou bien sur une surface granuleuse. Certains artistes applique le pastel sur du papier calque collé sur du carton (Degas). Il existe aussi des pastel où l'on introduit un liant gras (huile, cire) et on obtient un pastel gras très onctueux qui ne nécessite pas de fixatif. Il ne nécessite par ailleurs pas de papier spécifique.

Le pastel peut être appliqué en hachure, superposer plusieurs couches, etc. C'est un matériau qui se conjugue avec d'autres techniques et il peut se transformer en utlisant un pinceau mouillé et ainsi donner des effets d'aquarelle ou de gouache.

A partir du XIXème le pastel est utilisé pour le paysage ou pour certaines scènes de genres, Jean-François Millet, Le bouquet de marguerite, 1871-1874). C'est surtout à la fin du XIXème que l'on trouve avec Degas un grand usage du pastel ; il en fait sa technique de prédilection et revivifie ce matériau par différents usages du pastel.

Ex : Edgard Degas, Danseuses, 1884-1885, pastel sur papier beige, 75 x 73 cm, Paris, musée d'Orsay.

Ex : Edgard Degas, Le tub, 1886, pastel sur carton, 60 x 83 cm, Paris, musée d'Orsay.

Ex : Edgard Degas, Femme après le bain, 1894 ou 1898, pastel sur papier crème, 95,9 x 76,2 cm, NY, Metropolitan Museum of Art (MoMA).

          1. Les techniques graphiques : les encres ou techniques humiques

  • L'encre

L'encre est une préparation plus ou moins consistante, liquide. Elle peut être noire, grise, ou colorée. Elle est utilisé manuellement pour dessiner.

L'encre dite « de Chine » est composée de noire de fumée, de gélatine et de canfre. On estime qu'elle est inaltérable. Jusqu'au XVIIIème on combinait l'encre de chine avec le bistre qui était obtenu avec de la suie de feu de bois, puis additionner à de la gomme arabique. Elle a été suplanté par la sépia, extraite de la vessie de la seiche, qui permettait également une coloration brune mais beaucoup plus foncée.

Ex : Carlo Cignami (d'après), La charité aux trois enfants, plume et lavis, ncre de Chine et bistre.

La plume originellement est une plume d'oie dont on taillait le tube en pointe. Ça désigne aussi une extrémité en métal découpé en pointe. On place la plume ensuite dans un porte-plume. La plume d'acier a été inventé au XIXème siècle. La plume permet de rendre une ligne pure.

Ex : Jean-Auguste-Dominique Ingres, La dormeuse de Naples, 1831, plume et encre sur velin, Paris, BnF.

Le travail au lavis est une manière d'utliser l'encre : elle est délayé dans de l'eau. Si l'artistes utilise une seule teinte d'encre on parle de lavis en camaïeu. Une fois sec le dessin ne peut pas être repris.

Ex : Alfred Manessier, Sables VIII. Baie de somme, 1938, lavis d'encre de Chine sur papier, 159 x 119 cm.

  • Le support papier

C'est un support mince obtenu à partir de différentes substances végétales, comme le lin, le chanvre, ou le coton. Ces substances sont réduites en pâte puis réaliser en feuille.

Le papier est uilisé selon un certain grammage qui correspond à une certaine épaisseur et une certaine solidité.

Le grain correspond à la caractéristique de la suface du papier ; on va utiliser un grain très fin pour le dessin à la plume alors que pour de l'aquarelle on utilise un papier gros grains ( donc rugueux).

Le papier « verger » est un papier dans lequel on voit un réseau de lignes orthogonales. Cela correspond au mode de fabrication du papier qui est réalisé manuellement dans un cadre en bois. Ces lignes correspondent aux vergeurs et au fil de chainettes qui maintiennent le papier dans son cadre en bois.

Le papier « couché » est un papier qui a reçu une couche de finition, il s'agit d'une enduit composé d'un liant mélée à une charge. Cela joue sur la blancheur du papier et sur sa texture lisse ou non. Cela donne une sensation de couverture presque plastique sur le papier. Dans le travail à l'encre cela permet que le papier n'absorbe pas l'encre. Par contre pour l'aquarelle on utilise des papiers qui absorbent l'eau donc qui ne sont pas des papiers couchés.

L’étudiant face à l’œuvre Piccinini

La place de l’œuvre d’art dans l’histoire :

L’histoire de l’art a tendance à se voir comme une branche de la recherche historique en oubliant la pratique appliquée par les artistes et l’utilisation des outils. Les sciences appliquées à l’étude des matériaux depuis les années 70 au contraire des historiens de l’art qui le délaissent pour rester dans la théorie. La vision séparée de la technique et de la théorie date de l’Antiquité grecque. Cependant cette séparation n’est pas correcte car au moment de l’exécution, l’artiste peut repenser sa première idée. Cette distinction est une question qui se pose tout au long des siècles.

A l’Antiquité et au Moyen-âge, il n’y a pas de distinction entre les artisans et les artistes même si les philosophes tels qu’Aristote et Platon tentent d’anoblir l’œuvre d’art. la culture antique gréco-romaine fait la distinction entre les activités intellectuelles (arts libéraux) et les activités pratiques (arts mécaniques). En Antiquité, l’art fait parti des arts mécaniques et ce jusqu’aux théoriciens de la Renaissance qui tentent de justifier le statut d’art libéral. Cette séparation dans l’Antiquité entraîne la distinction dans la société. Mais le problème est que cette distinction restera après la nuance de la séparation au sein de la société mais si les artistes sont de plus en plus considérés. Les philosophes grecs qui méprisaient les artistes voulaient tout de même faire reconnaître l’invention (en latin ingenium= trouver). L’identification de ce moment précis de la conception sera la base des théories de la Renaissance. A côté de l’invention, on trouve la tekné qui est le savoir-faire propre aux activités mécaniques et intellectuelles seulement l’évolution du terme le fait s’appliquer qu’aux activités manuelles. En latin tekné se dit ars qui se définit par la capacité de faire quelque chose. Les Romains distinguent ars et ingenium : Horace dans son essai Art poétique introduit un parallèle entre la peinture et la poésie notamment avec la phrase « ut pictura poesis ». Cette formule a été reprise par les théoriciens de la Renaissance pour appuyer les revendications même si Horace voulait à la base faire un éloge de la poésie. Les rares auteurs qui à Rome ont essayé de réévaluer la pratique artistique ont toujours souligné la noblesse du côté pratique nécessaire à l’art.

Le Moyen-âge hérite directement de la tradition classique romaine mais le reprend avec le symbolisme de la Genèse : Adam a été condamné à travailler avec ses mains comme l’artiste travaille avec ses mains. L’intérêt pour le côté pratique et la virtuosité est plus important à cette période plutôt que pour l’invention car l’art n’est une « copie pâle » de la nature. L’art est parfois rejeté par les polémiques sur les églises fastueuses. L’art en tant que métier n’a aucun des privilèges des arts libéraux : il reste en-dehors de tout système intellectuel. L’architecture reste cependant une exception antre le XIIème et le XIIIème siècle car cet art nécessite des connaissances spécifiques comme les arts décoratifs avec l’alliage qui les rapproche de la chimie. Cependant ces exceptions ne changent pas le statut de l’artiste. Les livres au Moyen-âge sont consacrés à la pratique et circulaient entre les hommes de l’art. Les penseurs du Moyen-âge comme Dante semblent reconnaître la partie inventive mais la place sociale n’évolue pas pour autant.

Selon les chercheurs, le début d’un changement de la considération de l’artiste se fait à partir du début du XIIème siècle dans les communes du centre Nord de l’Italie par des bourgeois banquiers et marchands. Les artistes créent des œuvres qui augmentent le prestige de la ville augmentant en même temps le prestige des artistes. Un exemple est Giotto qui a une renommée si importante que Florence le nomme maître de l’architecture de la ville et l’exonère de tout impôt : cela montre l’estime de très haut niveau donnée par sa ville de naissance. C’est à ce moment qu’apparaît de plus en plus de « signatures » d’artistes souvent accompagnées d’éloges de l’artiste avec des qualificatifs dédiés en temps normal aux intellectuels. Ces « signatures » sont acceptées par les commanditaires : c’est le début du changement de la considération des artistes. Mais il faudra du temps pour que les intellectuels leur donnent une reconnaissance.

L’artiste ne se développe plus seulement dans les monastères mais en ville avec son atelier où il reçoit les commandes de bourgeois et de hauts commanditaires. Souvent les maîtres peuvent avoir plusieurs spécialisations avec des ateliers interdisciplinaires. Le Livre de l’art de Cennino Cennini se propose d’explique aux futurs artistes ce qu’il doit faire pour son développement. Ce ne sera qu’en pleine Renaissance que l’artiste prendra une plus grande place même si la reconnaissance n’est pas totale. De plus en plus de théories sur l’art apparaissent. Le premier auteur qui revendique la place de l’art dans les arts libéraux est Leon Battista Alberti. Il considérait son activité d’architecte comme digne. Cet artiste connaissait le latin, la philosophie et a écrit des traités dont la retombée théorique se manifestera plus tard. Il influence également les écrivains de la seconde moitié du XVIème siècle.

La sculpture va poser de plus en plus de problèmes : selon Michel-Ange c’est un art où on enlève : l’artiste imagine l’œuvre dans le marbre. Même les grands artistes ont besoin de s’appuyer sur la création intellectuelle et de le séparer de la pratique.

S2

Auteur : Léonard de Vinci

Titre : La Vierge, l'enfant Jésus et Sainte Anne (détail)

Date : 1508-1510.

Technique : huile sur peuplier

Dimension : 168x130 cm

Localisation : Paris, musée du Louvre.

Technique de prédilection utilisé par les artistes :

➢ l'huile sur bois.

Auteur : Anonyme

Titre : Saint Nicolas et Saint Blaise

Type : icône russe peinte sur bois

Date : XVI siècle

Technique : tempera sur bois

Localisation : Paris, musée du Petit Palais.

-la peinture sur bois apparaît est en usage usage :

Moyen-Age

➢ jusqu'au XVII en Europe du Nord

➔ au XIX il vont remettre au goût du jour la peinture d'huile sur bois.

-l'usage de la petite palette est fréquent :

Auteur : Paul Sérusier.

Titre : Le Talisman

Date :1888

Technique : huile sur bois

Localisation : Paris, Musée d'Orsay

Auteur : Anonyme flamand

Date : XVI

Titre : L'annonciation

Technique : huile sur bois

Localisation : Bordeaux, Musée des beaux-arts

Dépôt : Église Saint-Michel de Bordeaux.

-jusqu'au XIX le support est un bois massif en planche assemblé en fonction du fil de bois.

unité support : enduis fait d'argile blanche et de colle animal.

-le tableau sur bois a une certaine matérialité dû à ces deux faces :

– la face et le revers

– les coté : champ du panneau.

Techniques

 l'assemblage à joins vif

Usage : plus courant au Moyen Age.

Assemblage : planches assemblées champ contre champ

Solidité : assurée par de la colle et des pièces de jonctions.

Auteur : Anonyme.

Titre : Jésus ressuscitant Lazare

Technique : huile sur bois

Localisation : Bordeaux, Musée des beaux-arts.

-différente technique d'assemblage :

à faux tenons et mortaises :

Issus de la menuiserie elle a une plus grande stabilité a contrario de la

colle qui elle vieillit assez mal.

cheville entre deux planches

papillon à double queue d'aronde :

Au revers des planches à contre fil sur une hauteur du tiers à

la moitié de l'épaisseur du tableau.

Traverse qui donne une solidité à l'ensemble :

Planche de bois placé sur le revers du panneau à contre fil du bois du

support.

Exemple d'oeuvre :

Auteur : Pierre Paul Rubens

Titre : Le Martyre de Saint Georges

Date : vers 1615

Technique : huile sur bois

Localisation : Bordeaux, Musée des beaux-arts.

Papillon à double

queue d'aronde
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