I. La première guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale








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date de publication29.01.2017
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Histoire Chapitre 3 : Guerres mondiales et espoirs de paix (1914-1945) 1ère S

Chapitre 3 : Guerres Mondiales et espoirs de paix (1914-1945)

Introduction :


Les deux guerres mondiales deux XXe siècle se sont affirmées comme des guerres totales elles provoquent un accroissement démesuré de la violence des guerres, des millions de combattants meurent sous des quantités industrielles de balles et d’obus, tandis que les populations civiles sont mal traitées, affamées, bombardées enfin, chacune de ces guerres a donné lieu à un génocide

  • Comment expliquer le déchainement de violences guerrières dans ces deux conflits ?

  • Quelles souffrances les combattants et les civils ont-ils endurés ?

  • Quelles sont malgré tous les avancés du droit international et de la sécurité collective ?

I.La première guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale

A.1914-1918 : Combattre


A quels degrés de violence les combattants sont-ils exposés sur le champ de bataille ?

1.Les formes nouvelles de guerre




  • Une mobilisation massive : 70 millions de combattants sont incorporés entre 1914 et 1918. Ces soldats partent en guerre très déterminés pour défendre leur patrie et ils pensent aussi que la guerre sera courte.



  • Un blocage stratégique : aucune armée ne parvient à prendre l’avantage. Les soldats s’enterrent rapidement dans les tranchées. Les bataillent prennent formes en de vastes opérations militaires très longues


2.L’apprentissage d’une guerre défensive


Ces tranchées prennent la forme d’un réseau aménagé sur plusieurs lignes. Au-delà de cette ligne, se forme la « No Man’s Land » (zone de combat) jusqu’à la tranchées adverse.

Les combattants sont soumis à un stress permanant, ils endurent de terribles conditions d’existence (le froid, l’humidité, la boue, la promiscuité, les conditions d’hygiènes sont déplorables d’où les « Poilus » : les rats, les poux prolifèrent entre les ordures et les morts.

3.La violence des combats

a)Ernst Jüngor parle d’  « orage d’acier »


Le développement de la puissance de feu transforme le champ de bataille en un véritable enfer. Ainsi, 15% des allemands et des français mobilisées trouvent la mort au combat. On combat aussi à l’arme blanche et à la grenade, c’est le travail des « nettoyeurs de tranchées » (unité spéciale chargées de neutraliser les ennemis en état de combattre après l’assaut). C’est surtout la violence des bombardements qui est responsable à 70% des morts de la guerre, près d’un combattant sur deux a été blessé une fois (amputés : « gueules cassées »). Les obus atomisent le corps de centaines de milliers de soldats dont leurs familles ne pourront jamais retrouver le corps. Les troubles psychologiques à l’arrière et au front sont nombreux, comme l’ « obusite » qui est le trauma du champ de bataille, sont d’autant plus graves que la psychiatrie militaire est rudimentaire.

b)Le droit de guerre bafoué


Les conditions de Genève (1864) et de la Haye (1907) sont toujours ignorées. Par exemple, les blessés agonisent sans pouvoir être secouru, les officiers autrefois prisonniers sur parole sont désormais mis dans des camps d’isolement, de nouvelle armes apparaissent (les armes chimique dont le « gaz moutarde » qui sont inappropriés par les masques car ils agissent sur la peau).

B.1914-1918 : Survivre

1.Tenir

a)Se protéger et s’endurcir


Survivre à la guerre requiert un apprentissage et se sont les jeunes recrues qui sont exposées, en effet, ils doivent s’aguerrir (anticiper le danger), s’endurcir (vue des corps déchiquetés). Contrairement à eux, les combattants les plus expérimentés qui ont appris à maitriser leurs angoisses (bombardements, prises de tranchées)

Un certain nombre de produits permettent de tenir comme l’alcool ainsi que l’espoir d’être relevé, permet de tenir car les combattants restent que quelques mois au front à cause de l’intensité des bombardements.


b)Le réconfort de l’écriture


Ces soldats alternent des phases d’assauts et de repos à l’arrière de front ou encore dans les tranchées de 2ème ou de 3ème ligne. A partir de 1915, les poilus ont une semaine de permission tous les quatre mois et en reviennent écœurés par le « bourrage de crâne » diffusé à l’arrière (mensonges diffusés par la presse). Les journaux des tranchées connaissent un succès, ils sont écrits par les soldats pour divertir leurs camarades en réaction au bourrage de crâne. La correspondance avec les proches joue un rôle essentiel pour conserver le moral. Ainsi, près de 10 millions de lettres ont été échangées pendant le conflit.

2.Obéir

a)Contrainte ou consentement ?


Depuis la fin de la première guerre mondiale, les historiens débattent sur les raisons qui ont permis aux soldats de combattre dans ces conditions pendant quatre longues années.

  • Selon certains, les combattant n’ont pas seulement subis la violence de la guerre, il y a eu consentement, ils ont participé à un sorte de culture de guerre (toutes les idées, les attitudes qui vont entretenir la haine de l’ennemis et donc justifier la guerre).

  • Pour d’autres, la résistance des combattants s’explique par le fait de suivre le mouvement et la contrainte de la discipline militaire.


b)Les mutineries de 1917


Cette désobéissance est cependant restée peu nombreuse. En 1917, en France, ces mutineries ont lieu à la suite du Chemin des Dames, suite à cette attaque, 40 milles poilus se mutines contre la poursuite des boucheries inutiles. Le Général Pétain a remplacé le Général Nivelle en 1917, ce qui met fin à ce mouvement de mutineries.


3.Témoigner

a)L’Europe est en deuil


Pendant la Première Guerre mondiale, 60% des 16 millions de morts sont des jeunes entre 20 et 30 ans. En France, il y a 600 000 veuves, 760 000 orphelins. Ainsi que plus d’un million de père et de mères ont perdus un mari, un père ou un fils.

b)Le culte du souvenir


Pour entretenir le souvenir de la guerre, les soldats de la Première Guerre mondiale se rassemblent et forment des associations d’anciens combattants pour le souvenir des combattants morts en écrivant des romans ou des récits où ils racontent les souffrances endurées. Ils organisent aussi des manifestations autour des monuments aux morts. En France, leur mobilisation conduit à l’instauration d’un jour férié du 11 novembre.

Le pacifisme est le sentiment dominant en 1918, cette « Grande Guerre » doit être « la der des der ». Les survivants de cette guerre formeront pourtant 40% des mobilisés en 1939.

C.Une guerre totale



1.La mobilisation des hommes et des esprits




  • Dès le début de la guerre, les gouvernements tentent de contrôler les hommes et les esprits. Il s’agit d’abord de rallier les populations à la guerre par l’appel au patriotisme : cette adhésion se traduit au Royaume-Uni par l’adhésion volontaire de 1,5 millions d’hommes mais dès 1916, le gouvernement doit instaurer une conscription obligatoire.

  • La presse et de correspondance des soldats subissent une censure triste. Les nouvelles sont contrôlées par les états-majors (« bourrage de crâne »). Ces mesures doivent empêcher le découragement des populations. La diabolisation de l’adversaire est un thème récurrent.

  • L’encadrement de la population est d’autant plus nécessaire qu’elle est soumise à une violence omniprésente. La brutalisations, c’est-à-dire la violence physique et psychologique qui engendre chez les populations des comportements brutaux, touche d’abord les soldats (cf. A. 3. Une violence extrême), prendre l’exemple de 20 000 morts britanniques le 1er juillet 1916. Cette violence se » répercute sur les civils par le deuil qui les frappe.

  • La violence sur les civils atteint son paroxysme avec le génocide commis sur les Arméniens par les Ottomans en 1915 : après avoir massacré les soldats arméniens, le gouvernement ottoman déporte les civils dans le désert syrien : 1,5 millions d’Arméniens périssent.


2.La mobilisation des sciences et des techniques




  • Il apparait rapidement que la victoire dépendra des capacités d’innovations des deux camps car la guerre de position exige des armements spécifiques. Les ingénieurs mettent au point de canons à longue portées et une artillerie à tir courbe, l’aéronautique progresse.

  • De nouvelles armes apparaissent : les mitraillettes, les lance-flammes, les sous-marins, les chars (1916). Surtout, la chimie produit le « gaz moutarde » (Ypérite), qui, peu efficace stratégiquement sème tout de même l’horreur dans les tranchées. En contrepartie, la chirurgie et la médecine doivent progresser face à des blessures terribles. En France, marie-Curie organise un service de radiologie ambulant.


3.La mobilisation de l’économie




  • La guerre économique vise à affaiblir l’adversaire : elle débute par la mise en place en 1914 d’un blocus naval autour des Empires centraux (Empire allemand et austro-hongrois). Il conduit à l’asphyxie progressive des puissances centrales, mais frappe aussi les populations civiles. L’Allemagne réplique par la guerre sous-marine contre les navires de commerce britanniques pour « mettre l’Angleterre à genoux » : début 1917, 1/3 des cargos ont été coulés.

  • Par ailleurs, les Etats instaurent une économie de guerre dès le début du conflit. Pour mobiliser les entreprises, un office de guerre est organisé en Allemagne. En France, la production d’acier du bassin de Saint-Etienne est coordonnée par Schneider. A main d’œuvre est également mobilisé avec le retour à l’arrière des ouvriers de la sidérurgie, le travail des femmes (les « munitionnettes »), des coloniaux et de prisonniers de guerre.

Pour financer la guerre, les Etats lancent des emprunts et augmentent les émissions de monnaies.

  • Enfin, l’interventionnisme de l’Etat s’affermit. Il contrôle le commerce extérieur, le taux de change, la répartition des matières premières. En France, l’Etat confie à André Citroën le ravitaillement des entreprises.

Propositions de sujets de composition (sur I) : - « la Première Guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale » (A-B) - «  la Première Guerre mondiale : une guerre totale » (C) - livre p.92-93 : « Combattants et violences de guerre (1914-1918) »

II.La Seconde Guerre mondiale : une guerre d’anéantissement et de génocide des juifs et de Tsiganes

A.Une guerre d’anéantissement

1.La dimension idéologique du conflit

a)La conquête d’un « espace vital »


Dans cette guerre et dans la vision nazie, la guerre ne fait pas s’affronter des Etats mais aussi des peuples en lutte pour leur survie. Cette lutte doit permettre la domination de la « race aryenne » en Europe. L’occupation allemande est ainsi brutale à l’encontre les peuples slaves considérés comme inférieurs. A partir de 1941, Hitler mène une véritable croisade contre les bolchevismes en attaquant l’URSS.

b)Les Nations-Unis contre la barbarie nazie


Cette grande alliance est une alliance formée à partir de 1941 par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Urss et les puissances de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste, Japon militarisme). Ces alliés justifient leur combat par la défense de la liberté et des valeurs de la démocratie. En 1941, Churchill et Roswell signent la chartre de l’Atlantique qui envisage la destruction de l’Allemagne nazie et la mise en place d’un nouvel ordre national sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cependant, pour préserver la cohésion de la Grande Alliance, les alliés anglo-saxons sont contraints de fermer les yeux sur l’invasion soviétique des pays Baltes et de la Pologne orientale en 1939 ainsi que sur le massacre de Katyn ordonné par Staline en 1940 (correspond à l’exécution de 20 000 polonais dont 4500 officiers).

2.Des peuples réduits en esclavage

a)L’Europe est pillée et terrorisée


A partir de 1940, la domination allemande en Europe va bien au-delà d’une simple occupation militaire. Puisqu’Hitler veut éviter à l’Allemagne une famine qu’elle a subie en 1916, pour lui, la défaite de 1918 a été causée par la défection de l’arrière. Les allemands exploitent ainsi les ressources agricoles, minières, industrielle dans les pays occupés, le travail forcé est systématisé et touche 6 million de personnes en 1944.

L’Allemagne et plus particulièrement la Gestapo (SS : Schutzstaffel : échelon de protection) terrorisent la population et devient une élite, elle gère la police ainsi que les camps de concentration. A mesure que la résistance s’organise, elle multiplie les exécutions d’otages.

b)Les « Einsatzgruppen »


Ces « groupes spéciaux » sont au nombre de 4 et suivent l’armée allemande sur le front Est et ils ont pour mission d’exécuter les populations civiles, juives, slaves et communistes.

Hitler se livre ainsi à une véritable guerre d’extermination à l’Est, son bras droit, Himmler, est nommé en 1939 « commissaire du Reich pour le renforcement de la germanité ».

B.L’extermination nazie des juifs et des Tziganes

1.Aux origines du génocide

a)Le racisme nazie


Tout ce base sur la hiérarchie des races qu’Hitler expose dans Mein Kampf, les « ariens » sont des destinés à dominés des peuples « inférieurs » en particulier les Tziganes, les juifs, les slaves… Biologiquement, Hitler conçoit la société comme un organisme biologique, les juifs sont assimilés à des « virus » qui menacent la société. Hitler élabore ainsi une politique eugéniste, c’est-à-dire, qu’il considère les handicapés, les malades mentaux, les alcooliques et les homosexuels inutiles à la société. A partir de juillet 1933, une loi contraint à la stérilisation de plus de 400 000 personnes.

b)Les nouvelles persécutions liées à la guerre (1939-1941)



C.Une guerre totale (3 idées + arguments et exemples à confronter avec le I. C. un sujet type " Les deux guerres mondiales : des guerres totales «)

1. Une guerre idéologique




  • La Seconde Guerre mondiale oppose deux camps antagonistes défendant des valeurs radicalement différentes : L'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et le Japon (ou puissances de l'Axe) sont des dictatures fascistes fondées sur une idéologie raciste et sur la guerre de conquête qui doit leur assurer un territoire où ils veulent Imposer un ça ordre nouveau " L'ennemi est déshumanisé et diabolisé au point que la violence perpétrée à son égard n'est plus perçue comme un acte abominable.

En face, les Alliés et les mouvements de résistance défendent les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l'Homme. Il s'agit donc d'une lutte entre deux visions du monde Incompatibles pour lesquelles le combat est Juste et l'anéantissement de l'ennemi Indispensable.

  • Ce combat Idéologique explique l'importance de la propagande comme Instrument de lutte, pour maintenir le moral des siens et Justifier le combat. La guerre psychologique sert également à démoraliser le camp adverse

  • Enfin, la propagande bénéficie des progrès importants des techniques de l'information les affiches, la presse, les tracts sont utilisés mais aussi le cinéma et surtout la radio.

2.Les sciences au service de la guerre




  • La guerre accélère les innovations technologiques (radar, moteur à réaction) et met en Ouvre des moyens de destruction de plus en plus puissants (chars, bombardiers, fusées V1 et V2 allemandes). Les progrès scientifiques dans l'armement rendent possible les massacres à grande échelle, notamment par voie aérienne.

  • Un pas décisif est franchi avec la mise au point par les Etats-Unis de l'arme nucléaire aux capacités de destruction Inégalées (les deux premières bombes sont lâchées sur les villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945)


3. Une économie de guerre




  • Avec, l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1941, le confit devient vraiment mondial. Dans cette guerre totale, tous les moyens sont mis en Ouvre par tous les belligérants pour permettre la victoire finale.

  • La guerre mobilise l'ensemble des économies et des sociétés et nécessite la mise en place d'économies de guerre. Ainsi, grâce aux accords de prêts-bails (c'est à dire l'autorisation par le Congrès américain de vendre et de prêter du matériel de guerre aux adversaires de l'Axe) en 1941, les Etats contribuent à l'organisation de cette guerre totale chez les Allliés. Puis le président américain, Roosevelt lance le Victory program (programme d'armement) en 1942 qui doit faire des États-Unis " l'arsenal des démocraties "

  • Dans les régimes fascistes, l'économie de guerre est fondée sur l'exploitation des territoires conquis et de leurs populations ainsi, en 1942 l'Europe sous domination nazie est pillée et asservie .L'Allemagne réquisitionne les matières premières et les produits alimentaires. Pour remplacer les travailleurs allemands partis au front, elle a recours aux prisonniers de guerre, aux déportés des camps de concentration et à une main d'œuvre prélevée dans tous les territoires occupés. Enfin, le service du travail obligatoire ou STO, Institué en 1943 par le régime de Vichy, mobilise les hommes entre 20 et 23 ans pour travailler dans les entreprises allemandes.


III.Les espoirs d'un nouvel ordre mondial au lendemain des confits : la SDN et I'ONU

A.La Société des Nations (1919-1939)


Problématique pourquoi la société des nattons a-t-elle échoué à maintenir la paix ?

1. Organiser une paix durable

a)L'action des États-Unis


La conférence chargée de négocier les tractés de paix s'ouvre à paris en janvier 1919. Le président américain, Wilson, veut mettre en place un nouvel ordre mondial fondé sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Reprenant les principes énoncés dès janvier 1918 dans ses "quatorze points ", il milite en faveur de la création d'une société des nations chargée de garantir la sécurité collective.

b) Une paix des vainqueurs


Le traité de Versailles (28 juin 1919), impose toutefois des conditions très dures à l'Allemagne, qui dénonce un " Diktat " (un tracté imposé), refusant d'intervenir dans les affaires européennes, le Sénat américain vote contre la ratification (application) du traité de Versailles et l'entrée des États-Unis dans la SDN la SDN apparaît donc comme une organisation dominée par les puissances européennes victorieuses du conflit

2. L'apogée de la sécurité collective

a)Organisation et mission de la SDN (schéma p. 143)


Les Etats membres s'engagent à ne pas recourir à la guerre, mats à l'arbitrage en cas de litiges. Des sanctions peuvent être prises contre un Etat agresseur mais la SDN ne dispose pas d'une force internationale pour les faire appliquer. Les décisions sont prises par une Assemblée comprenant tous les Etats membres. Elles sont appliquées par un conseil composé de membres permanents et temporaires.

b)Portée de l'action de la SDN


Malgré des moyens limités, la SDN a Joué un rôle non négligeable dans l'application des traités Elle Impose sa médiation dans des litiges frontaliers et organise des plébiscites (votes au suffrage universel) dans les réglons disputées La SDN a par ailleurs encouragé la coopération économique et les actions humanitaires (création du haut-commissariat aux réfugiés en 1921). Dans les années 1920, un certain nombre d'hommes d'Etats incarnent " l'esprit de Genève " (siège de la SDN) comme le ministre des Affaires étrangers Aristide Briand. En 1928, le pacte Briand-Kellog place la guerre " hors la loi ".

3. La faillite de la SDN



a)La dégradation du climat international


La crise économique de 1929 et les agressions des dictatures accroissent les tensions Internationales et paralysent l'action de la SDN. Ainsi, Hitler agit à l'encontre du traité de Versailles, remilitarise l'Allemagne et annexe l'Autriche en mars 1938. Le Japon, après son Invasion de la province chinoise de Mandchourie, quitte la SDN en 1937.

b) L'impuissance de la SDN


Mais les démocraties ont leur part de responsabilité dans le discrédit croissant de la SDN. Par exemple, après l'annexion par Hitler des Sudètes en septembre 1938 (région tchécoslovaque peuplée de populations germanophones), la France et le Royaume-Uni abandonnent la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich où Daladier et Chamberlain rencontrent Hitler.

Hitler ne respecte même pas les accords de Munich puisqu'un mars 1939, il démantèle la Tchécoslovaquie.

La SDN est désormais madrigalisée, jusqu'à sa disparition officielle en 1946
    1. Vers un nouvel ordre mondial : I'ONU


Problématique. «  Sur quelles bases les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ont-ils cherché à reconstruire une paix durable ?

4. La création de I'ONU

a)La Charte des Nations unies


Signée le 26 juin 1945 à San Francisco cette charte étend les principes énoncés par Churchill et Roosevelt en 1941 dans la Charte de l'Atlantique Son préambule se réfère aux " droits fondamentaux de l'homme " et, fait nouveau, de la femmes qui sont précisés par la suite dans la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 Les Etats membres s'engagent à respecter le principe de l'égalité entre nations petites ou grandes et à unir leurs forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales.

b)Des sanctions plus crédibles ? (Schéma p. 145)


Chaque Etat membre dispose d'une voix à l'Assemblée générale de I'ONU l'assemblée désigne un secrétaire général qui dirige l'administration de l'ONU mais le rôle majeur est dévolu au Conseil de sécurité qui vote les principales résolutions et peut décider d'éventuelles sanctions allant Jusqu'à l'envol d'une force Internationale formée de contingents des Etats membres Les grandes puissances y disposent d'un siège permanent et d'un droit de veto.

5.Une nouvelle chance pour la paix mondiale ?



a)Une coopération internationale élargie


L'ONU reçoit comme mission d'accroître le " progrès économique et social de tous les peuples " dont dépend également la paix future Des organisations sont placées sous son contrôle afin de combattre la misère et le sous-développement, comme I'UNICEF ou OMS Afin d'éviter le retour aux désordres monétaires de l'entre-deux-guerres, un nouveau système International est mis en place avec les accords de Bretton Woods qui créent le FMI et la Banque mondiale.

b)Une paix incertaine


Les concepteurs de I'ONU veulent ainsi la doter des moyens qui ont fait défaut à la SDN Le siège de I'ONU n'est pas Installé en pays neutre, mats à New-York Réunissant tous les Etats Indépendants en 1945, à l'exception des vaincus, I'ONU a dès l'origine une dimension plus universelle que la SDN.

Limite de I'ONU = l'efficacité de I'ONU repose toutefois sur l'entente entre les vainqueurs de la guerre, puisque leur droit de veto peut bloquer le Conseil de sécurité.

Exercice d'application : p. 150-151(Analyse de deux documents)


Propositions de sujets de composition portant sur le chapitre 3 " Guerres mondiales et espoirs de paix (1914-1945) "

  • " L’expérience combattante dans la Première Guerre mondiale " (voir plan I)

  • " La Seconde Guerre mondiale : une guerre d'anéantissement " (voir plan II)

  • " La Première Guerre mondiale, une guerre totale " (voir plan I. C.)

  • " La Seconde Guerre mondiale, une guerre totale " (voir plan II. C)

  • " Les deux guerres mondiales du XXème siècle : des guerres totales "

Proposition de plan :

Une guerre totale est une guerre dans laquelle sont mobilisées toutes les forces d'une nation, aussi bien militaires, qu’économiques, psychologiques, scientifiques, intellectuelles et artistiques. (Entrée) + Problématique + annonce du plan.

  1. La mobilisation des hommes et des esprits .

  1. La Première Guerre mondiale

  2. La Seconde Guerre mondiale



  1. La mobilisation des sciences et techniques

  1. La Première Guerre mondiale

  2. La Seconde Guerre mondiale



  1. La mobilisation de l'économie

  1. La Première Guerre mondiale

  2. La Seconde Guerre mondiale

APPROFONDISSEMENT

Voir également ce que propose votre livre :

  • p. 92-93 (compo) + 94-95 (analyse de ducs) pour la PGM

  • p. 128-129 (compo) + p. 130-131 (analyse de dors) pour la SGM

  • p. 148-149 (compo) pour les espoirs de paix : la SDN et I'ONU

  • + sujets à regarder dans les différentes annales et sur internat

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