Littérature russe








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LA BIBLIOTHÈQUE RUSSE ET SLAVE


LITTÉRATURE RUSSE —

Alexandre Beliaïev

(Беляев Александр Романович)

1884 – 1942

LES INVENTIONS DU PROFESSEUR WAGNER

L’AMBA

(Амба)


1929

Traduction de Morgan Malié, 2013.

Le téléchargement de ce texte est autorisé pour un usage personnel, mais toute reproduction est strictement interdite.

TABLE


1. Un dîner de gala 3

2. La mort de Ring 14

3. Le cerveau parlant 19

4. Un guide singulier 36



1. Un dîner de gala


Je me souviens qu’avaient surgi durant mon enfance, entre mon ami Kolia Bibikine et moi, de sérieux désaccords, qui avaient failli se solder par la rupture de notre amitié vieille de deux ans. Il essayait de me convaincre de fuir en Amérique pour se battre avec les Indiens, et je ne voulais entendre parler que de « l’Abessinie »

— Primo, c’est pas « Abessynie », mais « Abyssinie », — a corrigé Kolia.

— Secundo, ça peut s’écrire « Abessinie » ou « Abyssinie ». Mais je trouve ça plus correct d’écrire et de prononcer « Abessinie », puisque ce mot provient de la vieille appellation locale du pays, Habesh, — que j’ai répliqué, avec l’érudition d’un vrai savant. J’avais lu un petit bouquin sur ce pays lointain et j’en étais envoûté.

— Mais pourquoi t’as choisi justement l’Abessinie ? — a insisté Kolia.

— Parce qu’en Abessinie, — que j’ai répondu, — d’abord, il y a l’amba. Tu sais ce que c’est, l’amba ?

Il a secoué la tête.

— Mon père m’a dit : l’amba — c’est quand deux numéros gagnants sortent à la suite au loto ou à la loterie.

Je me suis mis à rire avec mépris et j’ai expliqué :

— L’amba — c’est un haut plateau de montagne en Abessinie, avec des bords si escarpés que les habitants grimpent sur leur amba avec des échelles et font monter le bétail avec des cordes. Tu piges si c’est intéressant. Il faut se choisir une bonne petite amba, inaccessible à l’homme, y grimper et y vivre comme sur une île volante. Ou bien on peut occuper deux ambas et jeter une échelle de corde au-dessus du profond canyon et se rendre visite. Le vent soufflera dans le col, et l’échelle se balancera d’un côté à l’autre, comme ça : ici et là, ici et là.

— Mais les Indiens ? — que Kolia a demandé ; il semblait déjà près à laisser tomber, mais avait du mal à renoncer aux Indiens.

— Là-bas, en Abessinie, il y a aussi des tribus sauvages et des brigands terriblement féroces. Tu te battras avec eux.

— Ouais, faut voir...

— Non, tu peux pas t’imaginer la merveille que c’est, — que j’ai continué, de plus en plus animé. — L’Abessinie — c’est la Suisse. C’est même mieux. L’Abessinie est cinquante fois plus grande que la Suisse et plus belle d’encore plus de fois. L’Abessinie, c’est une belle île au-dessus d’une mer de sables et de marais. L’Abessinie, c’est le toit de l’Afrique. C’est un parc merveilleux. Des pâturages avec des bosquets ombragés partout. Pas même un parc, mais des centaines, avec des végétations variées. En bas : de la canne à sucre, du bambou, du coton, des fruits tropicaux ; l’étage au-dessus : du café ; encore plus haut : des champs de notre froment. T’aimes le café ? Au fait, tu sais pourquoi ça s’appelle « café » ? Kaffa, c’est une province de l’Abessinie où poussent de superbes caféiers. C’est de là-bas que nous vient le meilleur café. Là-bas, il y a plein d’hippopotames, de hyènes, de léopards, de lions. Là-bas, il y a tellement d’oiseaux que t’as même pas le temps de tirer. Et tu sais, là-bas, l’argent est épatant. De fins morceaux de sel fossile long d’un demi-mètre. C’est leur rouble. Si le morceau est fêlé ou écaillé, ou qu’il rend un mauvais son, on le prend pas. Et quand les gens se rencontrent sur la route, ils se régalent l’un l’autre en rompant un petit morceau de sel, — comme on fait avec le tabac. Chacun mange un petit morceau, remercie et s’en va. Mais je t’ai pas dit le plus important. Là-bas, toi et moi, on serait des militaires. Je t’assure. Là-bas, on prend au service des garçons de dix ans, on en fait des assistants. Le garçon transporte le fusil du soldat, le nettoie, soigne le cheval ou le mulet et marche pendant des kilomètres et des kilomètres.

Kolia était vaincu. Il s’est mis à penser, a secoué la tête et a dit :

— Ouais, faut voir...

Bientôt, Kolia Bibikine est parti de notre ville avec ses parents, mais j’ai quand même réalisé mon rêve, quoique avec vingt ans de retard. À vrai dire, m’étant entiché de ski à cette époque, je n’avais pas tardé à oublier l’Abyssinie. Et je ne m’en suis souvenu que lorsqu’on m’a proposé, en tant que collaborateur scientifique de l’Académie des sciences et jeune savant-météorologue « prometteur », de prendre part à une de ces expéditions se rendant à divers points du globe terrestre pour des observations météorologiques.

Les devineurs de temps jouissaient encore depuis peu de la réputation de fieffés menteurs. « Il faut prendre leurs prédictions à l’envers », — disaient ironiquement les habitants. Ils avaient en partie raison : les météorologues se trompaient très souvent. Malgré toutes les cartes synoptiques, les échanges d’informations par télégraphe, des cyclones imprévus apparaissaient au dernier moment et gâchaient toutes les prédictions. Et les savants-météorologues n’avaient décidé qu’assez récemment de s’installer aux foyers de « production » du temps.

— Où voudriez-vous aller ? — me demanda-t-on. — Au pays des cyclones, en Islande, ou bien en Abyssinie ? Les collaborateurs scientifiques pour ces deux endroits n’ont pas encore été recrutés.

« Abyssinie. Kolia Bibikine. Amba... » — ça a fusé dans ma tête, et j’ai répondu sans hésitation :

— En Abyssinie, bien sûr.

... Lorsque je descendis sur le rivage de corail plat et sablonneux de la Mer Rouge, et que je vis à l’horizon la muraille bleue des montagnes aux créneaux d’argent, il me sembla avoir rajeuni de vingt ans, et, à la surprise de mes compagnons de voyage, je criai :

— Amba !

On s’enfonça dans un pays borné, fourré entre une plate-bande de rochers et le rivage de la mer, couvert de collines, irrigué par de nombreux fleuves. Des tamariniers toujours verts recouvraient les collines.

Beaucoup de choses ne se passèrent pas du tout comme je l’avais imaginé dans l’enfance. Mais vraiment, tout surpassait, pourtant, même mes rêves d’enfant. Quelque chose dans le pays se révéla plus intéressant que les ambas. D’ailleurs, je prêtais maintenant attention à ce qui m’occupait peu dans l’enfance : aux températures, aux vents, au climat. Et l’Abyssinie est, de ce point de vue, le plus intéressant des pays. Dans le coin où se trouve le « village-capitale » et où vit le négus négesti (roi des rois) aux pieds nus, il règne un printemps éternel. Le mois le plus froid est celui de mai — plus chaud là-bas que le mois de mai à Moscou, et le plus doux est à peine plus frais que le juillet moscovite. Sur les hauteurs du Tigray, la nuit, on se raidit de froid, alors que plus bas, vers l’est, s’étend le désert de l’Afar, l’un des endroits les plus torrides du globe terrestre.

Mais ce qui m’intéressait particulièrement, c’était les pluies saisonnières, sans lesquelles toute la culture égyptienne aurait été impossible. Les anciens prêtres-savants n’avaient pas songé à découvrir la véritable raison des grandes crues du Nil qui fertilisaient tout le bassin du fleuve ; ils savaient seulement les utiliser de manière efficace grâce à un étonnant réseau de canaux, de digues et d’écluses régulant les approvisionnements en eau. Les prêtres ignoraient pourquoi, au début des crues, le Nil avait une couleur vert sale, et pourquoi ses eaux prenaient ensuite une teinte rouge. C’était l’action des dieux. À présent, nous les connaissons, ces dieux. Les vents humides de l’océan Indien se rafraîchissent sur les hauteurs froides de l’Abyssinie et tombent sous la forme de terribles pluies tropicales. Et voilà que ces mêmes pluies érodent les profonds canyons en transformant un plateau de montagne en enfilade d’ambas éparses. Ensuite, les torrents se précipitent dans les gorges, en entraînent tous les déchets en putréfaction, les vers, les fientes animales, le humus, et portent cette boue verdâtre dans le Nil Bleu et son affluent— l’Atbara. Après avoir nettoyé cette pourriture, ayant rompu la digue de roseaux qui retenaient dans leurs broussailles l’eau et le limon, les pluies commencent à détremper les roches montagneuses rougeâtres, et l’eau du Nil devient rouge comme le sang. Malheur au voyageur surpris par les pluies dans une gorge ou au fond d’une vallée !

Ainsi, j’étais en Abyssinie, assis sur un plateau de montagne du Tigray, fumant une pipe près de ma tente de voyage, et je pouvais profiter à volonté des paysages d’ambas. Ressemblant à des cactus, les euphorbes luisaient comme des candélabres dorés aux rayons du soleil couchant ; près de la tente se tenait un groupement de cèdres rappelant des saules. De la forêt voisine parvenaient des chansons pas très agréables à l’oreille européenne. Là-bas, vraisemblablement, on faisait la fête. N’était-ce pas pour cela que s’attardait mon guide et porteur, Fédor l’Abyssin ? Celui-ci était parti dans la forêt afin de me procurer de quoi manger pour le dîner.

— Pourvu qu’il ne soit pas parti s’enivrer — dis-je, sentant un accès de faim.

Mais nous entendîmes, à cet instant, un chant qui se rapprochait. C’était Fédor, visiblement éméché. Il revenait les mains vides. Je secouai la tête d’un air de reproche et, mélangeant les mots italiens et anglais, lui reprochai de n’avoir rien rapporté et de s’être encore enivré. Fédor commença à se signer, affirmant qu’il n’avait fait qu’éprouver le goût de l’alcool. Mais il ne ramenait rien.

Et il n’avait rien ramené parce que l’ancien (le plus âgé de la tribu) du village nous invitait à dîner.

— Beaucoup à manger ! — dit Fédor, en clappant même des lèvres. Son shama (manteau) était ouvert, découvrant son torse vigoureux. Fédor ne portait pas de chemise ; toute sa toilette consistait en une culotte étriquée et un shama. Comme beaucoup d’habitants des montagnes, ce n’était que par temps froid qu’il se vêtissait d’un manteau de fourrure. Son visage long, ovale, de couleur chocolat, son petit nez, ses cheveux crépus et sa barbe claire semblaient émettre des rayons de lumière. Et la source de cette lumière était cette pensée : « beaucoup à manger ». Mais je connaissais déjà ces repas solennels et déclinai l’invitation.

— Va dire à l’ancien que mon camarade et moi sommes malades et ne pouvons pas venir, et ramène-nous des galettes.

Fédor commença à nous persuader d’accepter l’invitation. Il affirmait que notre refus pourrait courroucer le chef de la tribu, et que cela nous ferait du tort, mais je persistai. Fédor, alors, après avoir cligné de l’œil de manière significative, dit :

— Alors je vais te dire quelque chose qui ne te fera pas refuser. Il y aura des invités au repas. Des Blancs. Un Russien, un Allemand.

Je ne crus pas Fédor. Il devait avoir inventé cela afin que j’acceptasse d’aller au festin : car c’est en qualité de domestique qu’il irait et il recevrait sa part, bien entendu. Rencontrer des Italiens ou des Anglais en Abyssinie — il n’y a rien d’étonnant à cela. Leurs colonies sont limitrophes à l’Abyssinie, privant le domaine du négus négesti de l’accès à la mer. Il est aussi possible d’y rencontrer un Allemand. Mais un « Russien » ? Comment un « Russien » pourrait-il apparaître en Abyssinie ? Mais Fédor continua à se signer et à jurer ses grands dieux, affirmant qu’il y aurait un « Russien », qu’il était venu d’Addis-Abéba avec un Allemand et qu’il faisait une halte dans le village voisin.

Ma curiosité était piquée. Si Fédor disait vrai, il serait stupide de ne pas profiter de l’occasion d’aller voir mon compatriote. Avec cela, la faim ne me laissait décidément pas en paix. Je n’avais pas mangé de toute la journée et avais marché, vraisemblablement, une trentaine de kilomètres sur les sentiers de montagne.

— Bien, allons-y. Mais si tu m’as trompé, Fédor, alors prends garde...

Sur la clairière, parmi les huttes au toit en pointe couvert de chaume, toute une société s’était installée. Comme le soleil était déjà couché, les jeunes avaient allumé de grands feux de bois qui éclairaient la scène du festin à une distance de deux mille mètres. Au centre du grand cercle était assis l’ancien au visage ridé, mais aux cheveux parfaitement noirs — les Abyssins ne grisonnent presque pas. La place à sa gauche était libre ; et à sa droite, deux Européens étaient assis : l’un d’eux était un bel homme à la barbe châtain et aux moustaches broussailleuses, et l’autre était un jeune homme roux et pâle.

L’ancien — le chef de la tribu et du village — me montra un endroit près de lui et m’invita à m’asseoir. Je le saluai et occupai la place qui m’avait été désignée. Je souhaitais vivement m’asseoir près de l’Européen à l’enviable teint vermeil et à la barbe châtain pour discuter avec lui. Mais notre hôte hospitalier était assis entre lui et moi, et, comme tous les Abyssins, il se caractérisait par sa grande loquacité. Il s’appelait Ivan ; ou bien, comme il le prononçait lui-même, « Ian ». Les mets n’étaient pas encore « servis », et en attendant, l’hôte nous entretenait de ses conversations, en s’adressant surtout à son voisin de droite. Ian, visiblement, voulait briller devant nous par sa culture. Il disait qu’il était parfaitement au fait de ce qui se passait dans le monde. Il y a l’Abyssinie, et il y a aussi l’Europie et la Tourquie. L’Europie est bien, mais pas trop : là-bas, point de négus négesti. Du reste, comme il l’avait appris récemment, il y a aussi la Grèce — « le plus grand État du monde »...

On « servit » pendant ce temps le premier plat. Deux jeunes Abyssins assez beaux amenèrent une vache en la tenant par les cornes. On lui avait lié les jambes. Un vieil Abyssin prit un couteau et, après avoir picoté la vache au cou, versa à terre quelques gouttes de sang. Ils renversèrent ensuite la vache. Un jeune Abyssin, armé d’un couteau courbe et tranchant, fit une incision sur la peau de la vache vivante, tira un morceau de peau et commença à couper depuis le filet de gros morceaux de viande palpitante. La vache se mit à mugir, comme la sirène d’un bateau en naufrage. Ce mugissement, semblait-il, flattait l’oreille de Ian, dont la salive coulait, et excitait son appétit. Les femmes prirent des morceaux de viande palpitants, les coupèrent en petits morceaux, les saupoudrèrent de poivre et de sel, les enveloppèrent de galette et les portèrent à la bouche des convives. L’Européen à la barbe châtain remercia, mais déclina le morceau qui lui fut proposé. Il expliqua que la loi ne nous permet pas à nous, Européens, de manger la viande crue, ce pourquoi nous mangerions du mouton rôti.

Soudain, il s’adressa à moi en russe :

— Si je ne m’abuse, vous êtes mon compatriote. Ne mangez pas non plus la viande crue, c’est à cause d’elle que tous les Éthiopiens souffrent de vers solitaires et de ténias. Et s’ils ne faisaient pas chaque mois une purge intégrale en mangeant des fleurs et des fruits de la plante vermifuge indigène de kousso, beaucoup d’entre eux, probablement, mourraient à cause des parasites.

Je suivis volontiers ce conseil et demandai un morceau de mouton rôti à point. Mon compatriote mastiquait le mouton rôti aussi bruyamment que seuls les Abyssins bien élevés savent le faire. J’avoue que j’ignorais que faire du bruit en mangeant était un signe de bonne éducation.

Une fois tous repus, on servit le t’edj, la liqueur locale. Ian s’en versa un peu dans la main et but pour montrer que la boisson n’était pas empoisonnée ; et ce n’est qu’après cela que le vin fut proposé aux hôtes.

Le « plat » malheureux continuait à mugir. Ce mugissement troubla le silence des champs et des cols environnants. Les hôtes se mirent à approcher depuis les villages voisins.

Le mugissement d’agonie de la vache leur servait de gong d’appel. On accueillait cordialement les invités, et ils participèrent au dévorement de la vache vivante. Tout le flanc de la vache fut bientôt mis à nu. Celle-ci battait convulsivement des pattes, mais non seulement les hommes, mais aussi les femmes, n’y accordaient pas la moindre attention. Quant aux enfants, le beuglement de la vache et ses tics convulsifs les ravissaient.

Ian fut bientôt ivre. Il se mettait tantôt à chanter des chants religieux dont l’air rappelait le hurlement des loups affamés, tantôt à rire doucement pour quelque raison.

Cette soirée fastidieuse s’acheva enfin. Le « Russien » se leva et me fit un signe de tête. Je suivis son exemple. Après avoir remercié l’hôte, il demanda la permission d’emporter la tête de la vache. Ian accepta très volontiers. Il ordonna à l’un des jeunes gens de couper la tête, mais le « Russien » prit le couteau de la main du jeune homme et exécuta lui-même l’opération, et le fit en outre avec une rapidité et une adresse extraordinaire, ce qui lui valut l’approbation générale. La malheureuse vache cessa de gémir, et ses pattes se raidirent bientôt. Je jugeai que mon compatriote l’avait fait par compassion, afin de mettre un terme aux souffrances de l’animal.

— Je me présente, — dit-il en me tendant sa main en guise d’adieu. — Professeur Wagner. Soyez le bienvenu dans ma hutte. Celle-là, vous voyez ? — Et il me montra deux grandes tentes à l’orée du village, faiblement éclairées par les flammes mourantes des feux de camp.

Je le remerciai de son invitation et nous nous séparâmes.

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