Surtout les romans ‘’Tandis que j’agonise’’ et ‘’Requiem pour une nonne’’, les recueils de nouvelles ‘’Treize histoires’’ et ‘’Descends, Moïse’’








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The bear"

L'ours
Nouvelle
Aux temps légendaires où le comté de Yoknopatawpha était encore sauvage, couvert de forêts, habité par des animaux fabuleux, le jeune garçon de treize ans qu'est Isaac Mc Caslin participe aux différentes chasses qui, chaque année, le même mois, sont menées, par le vieux Carothers Mc Caslin, le général Compson, le major de Spain et Sam Fathers, le vieil Indien, contre «Vieux Ben», un ours monstrueux, presque immortel qui fait des ravages à travers la forêt. Sa patte a été mutilée dans un piège, et il semble impénétrable par les balles. Isaac apprend à le traquer, mais il est inutile de le chasser parce que tous les chiens ont peur de lui. Sam Fathers, qui apprend à Isaac les façons d’«Vieux Ben», lui dit qu’il faudra un chien extraordinaire pour en venir à bout. Isaac le voit plusieurs fois. Une fois, ils lui envoient un petit chien qui n’a pas le sens du danger, et Isaac peut lui tirer dessus. Mais, au lieu de le poursuivre, il court après le chien et plonge pour le sauver de l’ours. Il peut alors voir « Vieux Ben» qui le domine et il se souvient de l’image qu’il se faisait de lui dans ses rêves.

Finalement, ils trouvent le chien capable d’acculer « Vieux Ben » : Lion, un énorme Airedale d’un courage et d’une sauvagerie extraordinaires. Sam l’apprivoise à demi en l’affamant jusqu’à ce qu’il accepte d’être touché. Bientôt, Boon Hogganbeck se consacre à lui et va même jusqu’à partager son lit avec lui. Se servant de Lion, ils sont sur le point de capturer « Vieux Ben », mais Boon Hogganbeck manque cinq coups tirés à bout portant. Le général Compson atteint l’ours dont le sang coule, mais il s’échappe dans la forêt.

Isaac et Boon vont à Memphis acheter du whisky pour les hommes, et, le lendemain, ils partent de nouveau à la poursuite de l’ours. Le général Compson déclare vouloir qu’Isaac monte Kate, la seule mule qui n’a pas peur des animaux sauvages, et qui est donc la meilleure chance qu’ils ont de s’approcher assez de l’ours pour le tuer.

Dans la profondeur des bois, près de la rivière, Lion saute à la gorge d’«Vieux Ben » qui le saisit et commence à lacérer sa poitrine avec ses griffes. Boon Hogganbeck sort son couteau et se jette à la tête de l’ours, lui ouvrant la gorge. « Vieux Ben» meurt et, quelques jours plus tard, Lion meurt lui aussi. Sam Fathers s’écroule après le combat et meurt pas longtemps après Lion, tous deux étant enterrés dans la même clairière.

Isaac revient à la ferme, près de Jefferson, la vieille plantation McCaslin. Quand il a vingt et un ans, il est temps pour lui de prendre en main la plantation, qui lui revient par héritage. Mais il y renonce en faveur de son cousin, McCaslin Edmonds, qui est pratiquement son père. Isaac a une longue discussion avec lui au cours de laquelle il affirme qu’il croit que la terre ne peut être possédée, que la malédiction de la terre de Dieu est la tentative de l’homme de la posséder, et que cette malédiction a conduit à l’esclavage et à la destruction du Sud. « C’est Sam Fathers qui m’a délivré » lui dit-il. McCaslin essaie d’arguer, mais Isaac se souvient avoir consulté les vieux livres de comptabilité d’«oncle Buck » et d’«oncle Buddy » et d’avoir pu reconstituer l’histoire des esclaves des plantations, ce qui lui a fait refuser l’héritage. (une de ses découvertes les plus consternantes : Tomey, l’esclave dont Carothers McCaslin fit son amante et qui est la mère de Turl, peut aussi avoir été la fille qu’il aurait eue d’une autre esclave, Eunice, qui se suicida peu de temps après la naissance de Turl ; à partir de cela et d’autres éléments, Isaac en déduit qu’elle doit aussi avoir été l’amante de Carothers McCaslin.)

Aussi Isaac s’établit-il donc en ville, devient charpentier, s’abstenant de toute possession matérielle. Il épouse une femme qui le pousse à reprendre la plantation, mais il refuse même quand elle essaie de le convaincre en se refusant à lui. Il administre l’argent laissé aux enfants de «Tomey's Turl» et de Tennie. Il se rend même en Arkansas pour donner mille dollars à Sophonsiba, la soeur de Lucas, qui déménagea là-bas avec un savant fermier noir qui ne semble ne jamais s’occuper de sa ferme. Il continue à chasser et à passer le plus de temps possible dans les bois.

Une fois, il retourne au camp de chasse où ils avaient traqué «Vieux Ben» pendant tant d’années. Le major de Spain l’a vendu à une compagnie de coupe du bois, et les trains sont plus proches et plus bruyants qu’avant. Bientôt, le camp sera démoli par les bûcherons. Isaac va sur les tombes de Lion et de Sam Fathers, puis va voir Boon Hogganbeck qui est dans une clairière pleine d’écureuils, essayant d’arranger son fusil. Comme Isaac entre, Boon lui crie de ne toucher à aucun des écureuils: «Ils m’appartiennent !»
Commentaire
Ce récit impeccable de style, de ton, de regard, de justesse, d'une chasse, qui célèbre l'instinct du chasseur heureux dans sa forêt primitive et ses mauvais penchants, est l’une des plus belles histoires de chasse de la langue anglaise et sans doute l’un des chefs-d’oeuvre de Faulkner. Le Grand Ours est l’animal totémique par excellence, «emblème et apothéose de la sauvage existence d’antan» ; la poursuite et la mort de ce dernier symbole d'une existence libre et aventureuse fait comprendre au jeune Isaac McCaslin le poids de la malédiction qui pèse sur le Sud.

Pour Michel Mohrt, dans “L’ours des Adirondacks”, l’ours représente «le mythe du paradis perdu, le mythe des jours anciens, quand les êtres humains étaient tous bons et courageux. Ou plutôt la chasse et la prise de «Vieux Ben», c’est la destruction de ce qui existait avant l’arrivée de l’homme blanc dans ce pays, la forêt, les animaux sauvages... la destruction de la terre américaine... péché originel dont l’homme américain subit le déterminisme».

Sam Fathers, le dernier dépositaire de la culture indienne, meurt quelques jours après la chasse qui a eu raison du Grand Ours.

Dans le jeune garçon qu’est Isaac se sont réunies les deux descendances : la blanche et la noire que l'ancêtre a eues, l'histoire des Mc Caslin étant enclose en une seule interminable phrase. Isaac décide de renoncer à une propriété foncière qu’il juge illégitime. Mais sa rédemption (relative et qu’il paie d’une extinction sans descendance, sa femme se refusant à lui du jour où il renonce à la terre que lui a léguée le vieux Lucius Quintus Carothers) passe par la légitimation de la terre elle-même : né de la terre, le «Vieux Ben» l’a reconnu, qui ne s’est laissé approcher que par ce garçon à qui l’initiation a rendu «l’innocence primordiale». Face à un rêve d’auto-engendrement, de fondation ex nihilo sur un sol que l’on aurait souhaité désert et vierge, les Indiens indiquent la voie d’une ré-affiliation à la terre, le modèle auto-chtone d’une légitimation par les forces chtoniennes et la nature elle-même, d’une implantation prenant acte des forces déjà présentes et s’établissant dans la relation.

‘’L’ours’’ est l’une des nouvelles de Faulkner les plus connues.

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"Delta Autumn"

Automne dans le delta”
Nouvelle
Cette année-là encore, en novembre, comme depuis soixante ans, « oncle Ike » descend de Memphis dans le delta avec d’autres chasseurs, dont Roth Edmonds, pour y tuer l’ours et la biche. Ils sont dans une voiture, partant pour ce qu’il soupçonne être la dernière de ses annuelles expéditions de chasse. Le voyage, qui se faisait d’abord en voitures tirées par des chevaux, se fait maintenant en automobiles, mais la distance est de plus en plus longue car le delta a été envahi par les cultures, l’espace sauvage s’est rétréci. « Oncle Ike » a quatre-vingts ans, mais veille à ne pas dire son âge, de peur qu’on l’empêche de chasser. Le long du chemin, ils discutent de l’aggravation de la situation en Europe, Roth opposant sa vision cynique à l’idéalisme d’Ike. À un certain moment, Roth appuie sur les freins, comme s’il avait vu quelqu’un ou quelque chose sur le bord de la route. Il semble préoccupé et pas dans son assiette.

Finalement, ils arrivent à leur lieu de campement et l’établissent sous la direction d’Ike. Une conversation animée a lieu pendant le repas où il peut rapporter des souvenirs. Puis, après avoir donné aux Noirs qui font la cuisine des ordres pour le lendemain, ils se couchent dans les tentes. Mais « oncle Ike » ne peut dormir et pense à sa vie passée, pense que lui et la sauvagerie meurent ensemble.

Au matin, les autres se préparent à aller chasser et le laissent dans son lit. Revient alors Edmonds qui lui donne une enveloppe pleine d’argent et mentionne qu’un messager pourrait se présenter durant la journée. Ike (dont on découvre alors qu’il est Isaac McCaslin) devra lui tendre l’argent et lui faire savoir que Roth dit « Non ! ».

Dans la matinée, un bateau arrive. Il porte une jeune femme aux yeux sombres avec un bébé enveloppé dans une couverture. Ike comprend qu’elle a été la maîtresse d’Edmonds. Honteux d’agir comme un intermédaire dans une affaire aussi sordide, il l’informe que Roth est parti et essaie de lui lancer l’argent. Elle refuse immédiatement de le prendre et remarque que Roth l’a abandonnée. Ike lui demande avec mépris comment elle a pu attendre autre chose de sa part.

La conversation se poursuit. La jeune femme semble en savoir beaucoup sur la famille d’Ike et sur sa propre vie, plus que Roth ne lui en a probablement dit. Car elle fait elle-même partie de la famille, étant une lointaine cousine Beauchamp. Ike est consterné par le croisement de races, même s’il imagine que l’espèce humaine puisse un jour être prête pour des alliances interraciales. Il conseille à la femme d’épouser un homme « de sa propre race » et d’aller au loin. Elle réplique qu’il est bien mal placé pour donner des conseils à quiconque au sujet de l’amour, et le laisse avec l’argent.

Ike réfléchit encore à cet incident troublant quand un de ses compagnons survient en courant, cherchant frénétiquement un couteau. Le vieux chasseur en déduit que Roth a tué une biche et essaie de cacher la preuve ; un autre péché de famille qui doit être dissimulé.
Commentaire
La nouvelle montre que l’espace sauvage reflue progressivement, s’éloigne, et finit par se dissoudre. La dernière chasse d’Ike McCaslin n’a plus lieu dans les Basses Terres du Yoknapatawpha, dans « l’étendue presque vierge encore de marais, de brousse qui séparaient les collines des villes et plantations en bordure du Mississippi » où le major de Spain avait fait construire le pavillon, les écuries et les chenils de son camp de chasse et où chaque année il invitait les hommes qu’il estimait dignes de chasser le gibier (‘’Les larrons’’). Elle se déroule à des centaines de kilomètres de là, dans la région du Delta. La forêt n’a cessé de reculer. En deux ou trois générations, le pays a été « dépouillé de ses marécages, de ses arbres et de ses rivières ». Avec le vieil ours, les animaux totémiques de la forêt et le savoir ancestral de Sam Fathers, c’est la charge imaginaire d’un Nouveau Monde, d’une terre promise, qui s’évanouit.

La terre n’a pas été souillée, devine Ike McCaslin, « par ce que [son grand-père], sa race, ses ancêtres, avaient emporté du crépuscule corrompu et vil de ce vieux monde dans ce nouveau pays ». Elle était « déjà maudite même lorsque Ikkemotubbe et le père d’Ikkemotubbe, le vieil Issetibbeha et les ancêtres du vieil Issetibbeha la détenaient, déjà souillée, avant même qu’aucun Blanc la possédât ». Le pacte avait déjà été rompu, suppose-t-il, entre la terre et les hommes, entre le Créateur et la créature qu’il avait créée pour qu’elle soit son « administrateur sur la terre » et « conserve la terre indivise et entière dans l’anonymat d’une communauté fraternelle ». La terre n’aurait pas dû être bradée. Les occupants du Yoknapatawpha ont moins de comptes, dès lors, à rendre aux Indiens qu’à la terre elle-même, et la faute des Blancs est moins d’avoir privé les Indiens de la terre que de s’en être privés eux-mêmes. La question posée est celle de la relation ontologique au territoire : peut-on vendre (ou acheter) ce à quoi on appartient (ou prétend appartenir)? Vendre la terre, en faire sa terre, c’est moins se vendre soi-même que ne plus appartenir à quoi que ce soit, et se vouer à la perte. C’est non seulement renoncer à y faire racine, mais c’est être emporté dans le mouvement d’une disparition inexorable.

Cette méditation poétique sur la profanation des grands espaces rappelle Fenimore Cooper, fut la contribution de Faulkner au mythe de la Prairie perdue.

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"Go down, Moses"

Descends, Moïse”
Nouvelle
En 1940, un jeune Blanc qui est bien vêtu et qui parle bien, qui s’identifie comme Samuel Beauchamp, natif du comté Yoknapatawpha, remplit un formulaire de recensement, puis est ramené à sa cellule dans le couloir de la mort.

L’action passe à Jefferson, chef-lieu du comté. Le protagoniste est Gavin Stevens, célibataire issu d'une vieille famille du Sud, avocat, exégète biblique amateur et détective. Molly Beauchamp (la femme de Lucas) a eu la prémonition d’un danger menaçant son petit-fils Samuel qu’elle a depuis longtemps perdu de vue. Elle demande à Stevens de découvrir où il se trouve et ce qu’il fait. Comme il a pitié de la vieille femme, il accepte la tâche. Il découvre vite que Samuel Beauchamp doit être exécuté en Illinois dans les heures qui viennent. Sans bien comprendre pourquoi, il donne et réunit assez d’argent pour apporter le corps du jeune homme chez lui pour qu’il y ait des funérailles décentes. Ce soir-là, Stevens se rend au service funèbre, mais le quitte vite car il ne s’y sent pas à sa place. L’inhumation a lieu deux jours plus tard.
Commentaire
Le titre fait allusion au «negro spiritual» "Go down, Moses", où est faite une comparaison entre l’esclavage des juifs en Égypte et des Noirs en Amérique, qui est montré par les commentaires de Molly Beauchamp, où elle répète que son petit-fils a été "vendu à Pharaon». Aussi ‘’Go down, Moses’’ est-il peut-être l’oeuvre de Faulkner la plus empreinte de spiritualité, déjà exprimée par le lien entre la nature et la terre dans ‘’Les Anciens’’, ‘’L’ours’’ et ‘’Automne dans le delta’’.

C’est la nouvelle la plus courte et la plus directe du recueil. L’action est minimale. Son importance réelle tient à la fraîcheur du point de vue qu’elle donne à travers Gavin Stevens, un homme du XXe siècle éduqué et qui a bien les pieds sur terre et qui allait devenir une figure clé dans la suite de l’œuvre de Faulkner. Comme plusieurs autres personnages blancs de ‘’Go down, Moses’’, il a des Noirs une conception quelque peu paternaliste et soumise à la tradition. Cependant, il peut changer ; à la fin de la nouvelle, il connaît une épiphanie quand il apprend que Molly veut que les funérailles soient mentionnées dans le journal local « comme n’importe quelles autres ». Sa prise de conscience clot le texte sur une note d’un certain espoir ; peut-être, après tout, le vieux cycle de l’exploitation et de l’ignorance volontaire ne va-t-il pas durer pour toujours.

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Commentaire sur le recueil
Suivant la trace de la famille McCaslin pendant plus de quatre-vingts ans, ‘’Descends, Moïse’’ montre essentiellement la disparition du «wilderness». Le terme, qui est omniprésent, qui n’a pas de véritable équivalent en français («sauvage», «désert», mais aussi «furieux, violent»), fait entendre la marque et l’ambiguïté de ses connotations bibliques, par delà l’espace de la forêt primitive opposé aux terres déjà domestiquées et défrichées, ou encore l’expression d’un sentiment de la nature périodiquement réactivé dans les saisons de chasse ramenant vers les Basses Terres. Lieu d’errance, d’épreuves et de souffrances, mais aussi refuge et sanctuaire du peuple hébreu dans les traditions anglaises des Écritures, évocation plus tard, dans les sermons des colons puritains, de l’inquiétante sauvagerie d’un continent à découvrir et à conquérir, puis, à mesure de sa disparition, d’un «paradis perdu de vigueur et de pureté», il fait entendre ses résonances mythiques. Lors de son ouverture en 1859, deux ans avant la guerre de Sécession, le Mississippi était encore un pays de la Frontière, cette zone mouvante séparant les terres déjà colonisées des terres à conquérir. Mais cet espace sauvage reflue progressivement, s’éloigne, et finit par se dissoudre.

Récit d’une faillite, le recueil est aussi le récit d’une initiation à l’espace sauvage de la forêt, celle que dispense Sam Fathers au jeune Ike McCaslin, depuis le sacrifice sanglant par lequel celui-ci franchit un seuil à l’âge de douze ans (le «meurtre» d’un cerf transformé en baptême par le barbouillage du visage de l’enfant avec le sang encore chaud et fumant de la bête) et le long et patient apprentissage, sans montre ni boussole, de l’immensité touffue et sauvage, jusqu’à la vision enfin du vieil ours, l’ancêtre et l’âme vivante de la forêt. Marqué, par son initiation, «avec quelque chose que Sam en son temps avait reçu de son peuple oublié et disparu» (‘’Les Anciens’’), enfant ayant saisi lors d’une aube de novembre, quand le vieil Indien l’avait mené sous le grand cyprès, «que c’était là exactement qu’allait passer le cerf, parce que coulait dans les veines de Sam Fathers quelque chose qui coulait également dans les veines du cerf» (‘’Automne dans le delta’’), Ike McCaslin optera, lors de sa majorité, pour la relation plutôt que pour la fondation, pour la fidélité non seulement aux forces magiques de la forêt mais à l’égalitarisme auquel il a été initié au travers de la chasse, plutôt que pour la perpétuation d’une entreprise qui contredit ses convictions.

Faulkner oppose à ce qui est appelé «le Sud» ses propres convictions grandissantes au sujet de la race. Il a créé le jeune Ike McCaslin qui apprend l’unité de toute la nature, que le sang n’a pas d’importance, que Sam Fathers, Noir, Blanc et Indien, est Sam Fathers, un homme. Il apprend aussi l’amour et la pitié pour toutes les créatures vivantes et qu’il y a un code de la nature selon lequel nous devrions tous vivre.

Le texte, plus léger qu'à l'accoutumée, voire même parfois drôle, est d'une qualité exceptionnelle. Les obsessions de Faulkner, fatalité, inceste, racisme, sont cette fois traitées sur le mode de la dérision et de l'ironie.

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En 1945, le critique Malcolm Cowley relança la vente des œuvres de Faulkner grâce à son ‘’Portable Faulkner’’.

En 1948, Faulkner interrompit la rédaction de ‘’Parabole’’ pour écrire en trois mois (printemps 1948) et publier en septembre de la même année :

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